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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
De l'eau dans le gaz ? Je ne comprends pas, pourquoi reparler maintenant de Nord Stream II ? ==>[ ] -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait d'accord, c'est l'ensemble des alliés des Etats-Unis, et des acheteurs d'armes, qui doivent se poser ce genre de question aujourd'hui. Et l'industrie américaine de l'armement va y perdre plus que des plumes, ils vont souffrir Là où j'émets un doute, c'est sur l'idée qu'elle perdrait toutes, ou disons la très grande majorité de ses parts de marché d'exportation Les industries militaires européennes et asiatiques vont beaucoup en profiter, mais je ne suis pas sûr qu'elles puissent répondre entièrement à la demande - les Européens auront déjà fort à faire avec leurs propres besoins ! - et le risque politique se pose aussi de leur côté, même s'il est certainement bien moindre -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Un article de fond du Financial Times sur un sujet d'actualité. Avec des questions que seuls des Français étaient assez malpolis pour poser il y a encore quelques années. La discussion du cas du F-35 naturellement, mais pas seulement. Et même le cas de la dissuasion britannique... Les États-Unis peuvent-ils éteindre les armes de l'Europe ? Longtemps accros aux exportations de défense américaines, les alliés ont le remords de l'acheteur pour le matériel dépendant du soutien de Washington (...) Après qu'un retrait américain a mis hors service la plupart des hélicoptères Black Hawk de Kaboul, l'effet de cascade a été rapide. « Lorsque les entrepreneurs se sont retirés, c'est comme si nous avions retiré tous les bâtons de la pile de Jenga et que nous nous attendions à ce qu'elle reste debout », a déclaré un commandant américain à des chercheurs du gouvernement américain cette année-là. Aujourd'hui, un spectre similaire hante les alliés des États-Unis en Europe. Les États-Unis ayant mis fin à leur soutien militaire à l'Ukraine dans le cadre d'un brusque pivot vers la Russie, de nombreux gouvernements européens éprouvent des remords d'acheteurs pour des décennies d'achats d'armes américaines qui les ont rendus dépendants de Washington pour le fonctionnement continu de leur armement. (...) L'inquiétude est telle que le débat s'est orienté vers la question de savoir si les États-Unis conservent des interrupteurs secrets dits « kill switches » qui immobiliseraient les avions et les systèmes d'armes. Bien que cela n'ait jamais été prouvé, Richard Aboulafia, directeur général de la société de conseil AeroDynamic Advisory, a déclaré : "Si vous postulez l'existence de quelque chose qui peut être fait avec un petit bout de code logiciel, c'est qu'il existe." (...) La dépendance de l'Europe à l'égard des États-Unis s'est accrue, les États-Unis représentant 55 % des importations européennes d'équipements de défense entre 2019 et 2023, contre 35 % au cours des cinq années précédentes, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. (...) La dissuasion britannique a fait l'objet d'une attention particulière parce qu'elle repose sur des sous-marins armés de missiles balistiques Trident. Ces missiles sont loués aux États-Unis et retournent régulièrement à la base américaine de King's Bay, en Géorgie, pour y être entretenus. Des essais de missiles sont également effectués sous la supervision des États-Unis à Cap Canaveral, en Floride. (...) Malcolm Chalmers, directeur général adjoint de Rusi, a déclaré que la perspective que les États-Unis décident de cesser d'entretenir les missiles Trident britanniques serait « très improbable ». « Ce serait la fin de la relation spéciale entre le Royaume-Uni et les États-Unis que d'avoir une coupure durable de ce type », a déclaré M. Chalmers Assez d'accord avec Chalmers. Les Etats-Unis n'ont pas intérêt à faire s'écrouler des coopérations de défense de long terme, et ils ne sont pas connus pour prendre ce genre de décision de manière précipitée... Oh, wait ! Cependant, Nick Cunningham, analyste chez Agency Partners, a déclaré que les missiles Trident restaient un « point critique de vulnérabilité pour le Royaume-Uni ». Compte tenu du rôle joué par les États-Unis dans la maintenance, il estime que la Grande-Bretagne devrait au moins étudier la possibilité d'utiliser les missiles balistiques français M51 lancés par des sous-marins. La France et la Grande-Bretagne sont les seules puissances nucléaires en Europe. Je peux déjà imaginer De Gaulle et Churchill observant tout ça sur leur p'tit nuage : "Tu me dois une tournée, Winston !" "Grrrmmmmbll !" Une source de l'industrie de la défense a affirmé que des parties importantes de la flotte aéroportée de renseignement, de surveillance et de reconnaissance en Europe étaient « effectivement hypothéquées aux États-Unis et dépendaient de leur collaboration » (...) Les capitales européennes ne s'inquiètent pas tant des systèmes d'armes spécifiques que de la possibilité pour les États-Unis de retirer leur soutien en matière de communication et de partage d'informations sur toutes les plateformes, des avions de chasse aux hélicoptères Chinook et Apache, en passant par les systèmes de défense aérienne tels que le Patriot. (...) Si Donald Trump a ébranlé l'alliance transatlantique, Joachim Finkielman, directeur de DI Danish Defence and Security Industries, a déclaré que les contacts quotidiens du côté de l'industrie se poursuivaient normalement. « Il y a beaucoup de malaise à propos de ce qui va se passer, mais jusqu'à présent, nous n'avons pas ressenti de changements dans la relation avec les États-Unis. » "Jusqu'ici tout va bien"... « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. A chaque étage il se répète : « Jusqu’ici tout va bien. » « Jusqu’ici tout va bien.» « Jusqu’ici tout va bien. »… mais l’important c’est pas la chute : c’est l’atterrissage. » (La Haine) « Cela marque le début de la fin de l'alliance occidentale, ou du moins de la partie de l'alliance impliquant les États-Unis », a déclaré M. Aboulafia. « Que le ciel vienne en aide à l'industrie américaine de l'armement. C'est catastrophique du point de vue des exportations » Je pense personnellement que l'industrie américaine de l'armement s'en sortira, ne serait-ce qu'avec le marché interne, et j'ai du mal à les imaginer perdre toutes leurs parts de marché à l'exportation En revanche, voyant le graphe plus haut avec 1100 chasseurs de fabrication américaine parmi les 2000 des pays de l'OTAN hors Etats-Unis, voyant les dépendances pour le renseignement aéroporté - qui nous touchent aussi, voir les E-3 et E-2 AWACS, voir les Reaper ! - je mesure que dégager les Européens de cette "hypothèque", de la dépendance créée par des décennies à être accroc aux armes produites en Amérique... sera long et difficile -
Pologne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Nos alliés polonais reçoivent en ce moment une série de leçons douloureuses et cinglantes sur le degré de confiance à accorder à l'Amérique Dernière en date, cette leçon du Professeur Musk "Alors qu'Elon Musk a affirmé que « toute la ligne de front ukrainienne s'effondrerait si j'étaignais Starlink », le ministre polonais des Affaires étrangères lui a répondu sur X : « Starlink pour l'Ukraine est financé par Varsovie à hauteur d'environ 50 millions de dollars par an. Indépendamment de l'éthique qui consiste à menacer la victime d'une agression, si SpaceX s'avère être un fournisseur peu fiable, nous serons contraints de chercher d'autres fournisseurs. » Le milliardaire américain a répliqué au Ministre polonais : « Tais-toi, petit homme. Tu ne paies qu'une infime fraction du coût et il n'existe aucun substitut à Starlink. »" Un moment difficile, je crois qu'il est permis d'avoir de l'empathie pour eux Mais en définitive je crois que ce sera salutaire. La fierté polonaise va prendre le dessus -
Dissuasion nucléaire - La Pologne aussi ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Sanctions par qui ? La Pologne fait partie de l'UE, les sanctions commerciales contre elle ce serait difficile. Et elle sera un membre important de l'alliance de défense européenne. Si d'autres nations européennes souhaitent convaincre Varsovie de s'abstenir, ce sera par la discussion non la pression Et si Varsovie s'avère déterminé, je pense que nous nous y ferons, tout simplement -
Dissuasion nucléaire - La Pologne aussi ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Un site d'essai souterrain dans le sud de la Pologne, leur partie de la chaîne des Carpathes, ne devrait pas être trop difficile à créer. Ce ne serait pas très différent de ce que la Corée du Nord a fait à Punggye-ri Je verrais plutôt des missiles mobiles sur véhicules, dispersables en temps de crise. Peut-être des balistiques moyenne portée ou bien des missiles de croisière longue portée - une portée de 1500 km suffirait à menacer notamment Moscou et St Pétersbourg, ou encore des cibles militaires dans la partie ouest de la Russie La Pologne participe au programme européen ELSA de frappes longue portée, dont le CEMA Burkhardt pouvait dire en octobre dernier « ELSA est un dispositif de frappe dans la grande profondeur puisqu’on parle en milliers de kilomètres et non en centaines de kilomètres. C’est une initiative lancée au niveau européen prenant en compte l’évolution de l’environnement stratégique, en voyant les armes utilisées sur les théâtres d’opérations par les différents belligérants, que ce soit en Ukraine, au Proche et Moyen-Orient ou ailleurs » Bien sûr, la partie proprement polonaise de la technologie de ce programme commun - MBDA par exemple s'est mis sur les rangs avec une version terrestre du MdCN - sera sans doute limitée. Mais Varsovie aura accès au missile et la possibilité d'en commander pour ses besoins de frappe lointaine. Conventionnelle... ou non C'est vrai si on parle de balistiques intercontinentaux, c'est-à-dire si on vise une dissuasion de portée mondiale. Si on a des ambitions plus limitées, on peut se satisfaire de nettement moins Un pays comme le Pakistan se satisfait d'une portée suffisante pour menacer la plus grande partie du territoire de l'Inde. Leurs armes ne sont pas conçues pour se défendre contre l'Amérique, ni la Chine ou la Russie Une Pologne se dotant d'armes nucléaires chercherait à dissuader la Russie voisine, non l'Amérique ni la Chine La principale difficulté est de mettre au point la technologie d'enrichissement. Se procurer de l'uranium naturel, ça ne doit pas être bloquant, il y a quand même pas mal de pays qui en extraient... y compris la Tchéquie voisine qui verrait certainement d'un bon oeil les projets polonais La Corée du Nord, pays moins peuplé et moins prospère que la Pologne, qui plus est frappé de nombreuses sanctions et interdictions d'importation, y est parvenue semblerait-il en 10 à 20 ans (on ne sait pas exactement à quel moment ils ont commencé) J'ai beaucoup de mal à imaginer qu'il faudrait plus de 10 ans à Varsovie s'ils le voulaient vraiment. Je ne les vois pas être frappé de sanctions sérieuses (il y en aurait peut-être "pour la forme") Le reste, les aspects modélisation, métallurgie et explosifs, c'est comparativement moins ardu, surtout s'il s'agit d'engins simples, disons des armes à fission dopée (50-100 kt) de moins d'une demi-tonne Donc les objectifs suivants me paraîtraient tout à fait atteignables - Premier test nucléaire souterrain d'ici 2035 - Force crédible initiale - dizaines de MdC et/ou IRBM terrestres mobiles - d'ici 2040 Je pensais au Pakistan (plus peuplé, mais sur les autres critères plus faible que la Pologne) Ou encore à la Corée du Nord, plus faible que la Pologne sur tous les critères -
Pologne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Que fait la Pologne ? La Pologne sourit -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici un texte utile car réaliste Il est parfois doux-amer. Son réalisme n'est pas empreint de dureté... mais la réalité est parfois dure Ca s'appelle Le retour des deux Europes « L'Europe doit prendre en charge sa propre défense », dit le nouveau cliché géopolitique, mais cela n'a pas beaucoup de sens. L'« Europe » est composée de pays dont les intérêts diffèrent de manière méconnaissable en fonction de leur distance avec la Russie. Le virage de Donald Trump vers Moscou rétablit la géographie de la guerre froide. On assiste au retour de « l'Europe de l'Est » et de « l'Europe de l'Ouest ». La géographie européenne change périodiquement. Prenons l'exemple de l'essai de Milan Kundera, écrivain tchèque en exil, intitulé « L'Ouest kidnappé », publié en 1983. À l'époque, les satellites soviétiques que sont la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie sont appelés « Europe de l'Est ». En fait, selon Kundera, il s'agissait de l'« Europe centrale », qui faisait partie de l'Ouest jusqu'à ce que l'Armée rouge la « kidnappe » en 1945. « Qu'est-ce que l'Europe centrale ? demande Kundera. « Une zone incertaine de petites nations entre la Russie et l'Allemagne. Et qu'est-ce qu'une « petite nation » ? « Une nation dont l'existence même peut être remise en question à tout moment ; une petite nation peut disparaître, et elle le sait. Les petites nations d'Europe centrale ont rejoint l'« Europe de l'Est » en 1945. Après 1989, à la chute du communisme, elles ont rejoint l'« Europe ». En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque sont entrées dans l'OTAN et ont bénéficié d'une amélioration géographique : elles ont rejoint l'Ouest transatlantique, qui s'étendait de San Francisco à Varsovie. La semaine dernière, Trump semble avoir dissous l'Ouest. « Cela commence à ressembler à la fin de l'OTAN », déclare Steven Everts, qui dirige l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne. L'article 5 de l'OTAN engage les États membres à défendre tout membre attaqué. La région la plus susceptible d'être attaquée est la Baltique. Interrogé par un journaliste sur le flanc oriental de l'OTAN, M. Trump a répondu : « Je suis très attaché à la Pologne ». Interrogé ensuite sur les pays baltes, il a évité de s'engager. Où se trouvent aujourd'hui la Pologne et les autres pays ? Ils ne font probablement pas partie d'une entité militaire unique appelée « Europe ». Après tout, ni les Européens de l'Ouest ni les Américains ne sont jamais allés mourir pour les Européens de l'Est - ni pour Dantzig en 1939, ni pour Budapest en 1956, ni pour Prague en 1968. Les Européens de l'Ouest ont bien vécu lorsque les Soviétiques régnaient sur l'Europe de l'Est, et ils pourraient bien vivre si Poutine le faisait. Cela signifie que la notion de « défense européenne » ressemble à un régime d'assurance pour les personnes vivant dans une zone d'ouragans, dans lequel les personnes censées payer le plus de cotisations ne vivent pas dans la zone. Une haut fonctionnaire française m'a dit que l'agression de Poutine, bien que déplorable, n'était finalement pas le problème de la France. « Nous avons notre parapluie nucléaire », a-t-elle déclaré en haussant les épaules. En théorie, Poutine pourrait attaquer la France ou la Grande-Bretagne, mais c'est très peu probable compte tenu de la faiblesse de son armée et des limites historiques de la zone d'influence de la Russie, l'« étranger proche ». L'Europe du Sud est encore plus en sécurité. Le dimanche précédant l'invasion russe de 2022, j'étais assis au soleil au bord d'un lac à Madrid, au milieu de familles en train de déjeuner, et j'ai compris : la Russie n'est pas le problème de l'Espagne. L'Allemagne est moins en sécurité. Poutine ne pourrait probablement pas l'envahir non plus, mais comme l'Allemagne n'a pas d'armes nucléaires, il peut tenter un chantage nucléaire. Les Allemands et d'autres Européens s'interrogent désormais sur la possibilité de partager le parapluie nucléaire de la France. Cela les exposerait à une forme de chantage plus amicale, puisque la France obtiendrait beaucoup en retour. Mais la France n'étendra certainement pas son parapluie aux pays baltes - les pays les plus susceptibles d'en avoir besoin, mais qui n'ont pas grand-chose à offrir. La France ne risquera pas une guerre nucléaire avec la Russie pour la Lituanie. Soudain, l'Europe de l'Est réapparaît, avec la Finlande et la Suède qui s'ajoutent à l'ancien bloc soviétique. Ces pays se dotent rapidement d'une armée. Même plusieurs points de PIB supplémentaires consacrés à la défense ne font pas le poids face au risque d'invasion russe. Une étude réalisée par Catherine de Vries, de l'université Bocconi, et Stephanie Hofmann, de l'Institut universitaire européen, montre que plus les pays sont proches de Moscou, plus ils approuvent l'affirmation selon laquelle « les dépenses de défense de l'UE devraient être augmentées ». Je pense que les Européens trouveront l'argent nécessaire pour financer l'Ukraine. Nous pouvons dépenser plus que Poutine. Mais son avantage réside dans son acceptation de verser le sang russe. Les bonnes sociétés accordent de l'importance à la vie de leurs citoyens, mais c'est un handicap en temps de guerre. Le coût d'opportunité de la mort est extrêmement élevé dans l'Europe d'aujourd'hui, où les jeunes de 20 ans peuvent espérer vivre jusqu'à 80 ans. Si des troupes européennes sont envoyées à Vilnius, les partis d'extrême droite pro-poutinistes exigeront immédiatement la « paix » (c'est-à-dire la reddition) J'ai dit à un grand homme politique d'Europe de l'Est que les États d'Europe occidentale se souciaient peu des guerres en Europe de l'Est. Il m'a répondu : « Nous le savons. C'st pourquoi certains de nos pays demandent : « Pourquoi n'attaquons-nous pas la Russie maintenant, au lieu d'attendre qu'elle nous attaque ? Les petites nations qui peuvent disparaître ont tout en jeu. La remarque finale de ce "grand homme politique" est à l'évidence délirante. Une indication du trouble qu'il n'est certainement pas le seul à éprouver Un examen même rapide de la situation d'ensemble, comme le propose ce court texte, permet je pense de comprendre ce trouble -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
On discute entre Européens des règles des 150 milliards que M'dame Von der Leyen propose de consacrer au financement des industries de défense européennes Première bisbille... au hasard entre Berlin et Paris La France et l'Allemagne s'opposent sur la question des armes "achetées dans l'UE" Berlin estime que le nouveau financement de 150 milliards d'euros pour l'industrie de la défense devrait être ouvert aux partenaires non européens, mais Paris n'est pas d'accord (...) Lors d'un sommet de l'UE jeudi, plusieurs dirigeants, dont le chancelier allemand Olaf Scholz, ont déclaré que l'initiative devrait être ouverte à des partenaires extracommunautaires partageant les mêmes idées (...) Cependant, le président français Emmanuel Macron, qui soutient depuis longtemps l'augmentation de l'autonomie européenne et la stimulation de la production industrielle nationale, a déclaré que « les dépenses ne devraient pas être consacrées à un nouveau kit prêt à l'emploi qui, une fois de plus, n'est pas européen ». Pour combler les lacunes dans les capacités critiques de l'Europe - notamment en matière de défense aérienne, de frappes à longue distance, de renseignement, de reconnaissance et de ciblage - « la méthode consiste à identifier les meilleurs hommes d'affaires et les meilleures entreprises dont nous disposons », a-t-il ajouté. Il a également indiqué que chaque État membre de l'UE serait invité à « réexaminer les commandes pour voir si les commandes européennes pourraient être prioritaires » (...) L'initiative peut être approuvée par une majorité des 27 États membres de l'UE, mais l'adhésion de la France est considérée comme essentielle, même si le pays peut être mis en minorité, comme le montre le précédent de l'EDIF. Deux points de vue possibles, voire complémentaires : - Bouteille non pas à moitié pleine, mais disons avec un petit fond quand même : Berlin a au moins compris qu'il ne faut pas l'ouvrir aux Américains. On progresse ! Merci, M'sieur Donald, grâce à vous on avance (un peu) ! - Ooooom... Ooooom... Oooooom... Bon, comme je le disais précédemment, il est nécessaire d'être un peu compréhensifs les uns envers les autres. Donc de tenir compte du temps nécessaire pour des pays qui ont subi un choc important, par exemple Allemagne et Pologne et pas seulement, pour se faire tout à fait à la nouvelle donne En attendant, naturellement bloquer le mécanisme. Il est possible de jouer sur le facteur temps, et contrairement à ce que suggèrent plusieurs officiels de l'UE interviewés par le journal, il n'y aurait rien de grave à reporter l'adoption de ce mécanisme de quelques semaines voire quelques mois... du moins pour nous Il est heureux que les autres pays soient conscients que même si c'était techniquement possible, ce ne serait vraiment pas une bonne idée de faire approuver ce mécanisme contre la volonté de la France, qui participe à hauteur de 18% au financement de l'UE. Voler 27 milliards d'euros à la France ne serait pas très sage -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
"On va tous crever !" -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais il ne s'agit pas que de Visegrad. Voir le fil sur la dissuasion polonaise, qui part de l'article d'un média polonais Après on peut imaginer que ce soit une tentative de pression sur la France "Soyez sérieux s'il vous plaît sur l'extension de votre dissuasion, sinon à notre grand regret le TNP va souffrir" Mais le type de demande lunaire que fait Tusk "la Pologne le doigt sur le bouton" me fait plutôt penser à la recherche d'un refus afin de justifier des décisions plus lourdes D'après Peyrefitte dans C'était De Gaulle, le général lui a expliqué que sa demande de 1959 d'un triumvirat USA-GB-France pour diriger l'OTAN c'était "demander la Lune" en sachant qu'on la lui refuserait. A l'époque pour justifier de retirer la flotte française du commandement OTAN Je peux imaginer qu'à Washington en recevant cette demande certains étaient en mode -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Et il y a encore une autre question, la réaction de Moscou si Merz fait le même type d'annonce... Tout à fait d'accord sur le fond, il est d'autant plus important d'être un peu (beaucoup) compréhensif les uns envers les autres que l'époque se durcit Au demeurant, la France avait en effet une position correcte depuis 60 ans au sujet de l'autonomie militaire et d'autres sujets encore, mais nous avons nos propres échecs dans d'autres domaines Je ne pense pas qu'il serait bon que les Allemands nous jugent trop sévèrement pour notre incapacité chronique à tenir un budget. Pas que ce ne soit pas lamentable, mais parce que juger n'apporterait rien -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci. Je reconnais ne pas avoir suivi précisément l'état des combats ces derniers temps, sans doute la raison pour laquelle je n'ai pas vu la tromperie -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Cet extrait est lunaire "Si l'on devait s'y résoudre, cela vaudrait la peine d'avoir la certitude que c'est entre nos mains et que c'est nous qui décidons" de son usage. Selon lui, "les Britanniques ont un problème aujourd'hui : ils ne peuvent pas utiliser leurs armes nucléaires sans la participation des Américains" Tusk qui compare avec la situation de la Grande-Bretagne qui est un pays doté. Totalement incomparable avec un déploiement d'armes sur le sol d'un allié, comme les Etats-Unis le font en Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Turquie Je n'avais pas l'impression que Tusk était un adepte de l'aberration mode trumpien. Ni qu'il méprisait suffisamment l'intelligence de Macron et de ses ministres pour imaginer que le président français puisse se laisser prendre à un artifice aussi transparent Le discours qu'il a prononcé devant la Diète polonaise me semble à la vérité sans ambiguîté. Il a bien parlé de la nécessité pour la Pologne de développer des armes nucléaires Je me demande si l'objectif de sa demande "Ohé Paris on pourrait avoir le contrôle de vos armes ?" n'est pas justement qu'on lui dise non publiquement De façon à appuyer sa proposition à ses compatriotes "Vous voyez, il faut bien qu'on en fasse nous-mêmes !" Le fil sur la dissuasion nucléaire polonaise a été créé hier par votre serviteur -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Malheureusement sans doute plus important que cette interception réussie Une contre-offensive russe sur leur ligne logistique place 10 000 soldats ukrainiens en risque d'encerclement dans la région de Koursk Les forces de Poutine avancent sur une ligne de ravitaillement vitale après que les États-Unis ont cessé de partager leurs renseignements avec Kiev (...) Un sergent subalterne, communiquant avec le Telegraph par le biais d'une connexion téléphonique sporadique, a déclaré que l'Ukraine envisageait de se retirer de Koursk afin d'éviter de nouvelles pertes. « Nous voulons éviter les pertes. La peur de l'encerclement est réelle » (...) La seule route ukrainienne menant à Sudzha est désormais à portée des drones russes à vue subjective, ce qui complique les efforts déployés pour tenir la zone et se replier si nécessaire. (...) Des unités d'élite ukrainiennes, dont la 95e brigade d'assaut aérien, la 115e brigade mécanisée et le 8e régiment spécial séparé, restent actives dans l'oblast de Koursk. (...) L'avancée russe sur la route principale a eu lieu peu de temps après que les États-Unis ont mis fin à l'échange de renseignements avec l'Ukraine. Selon les experts, en limitant la surveillance, les États-Unis ont permis aux Russes d'opérer plus librement et de planifier des attaques à l'insu de l'Ukraine. Un officier du renseignement militaire à Kiev a déclaré au Telegraph que le gel équivalait à « plus ou moins un black-out total » (...) Les coupes dans les services de renseignement affectent également la capacité de l'Ukraine à prévoir les frappes de missiles et de drones russes. Vendredi, la Russie a également lancé une attaque « massive de missiles et de drones » contre des installations gazières ukrainiennes, quelques heures seulement après que Volodymyr Zelensky a appelé à une trêve couvrant les attaques contre les infrastructures critiques. (...) Les soldats ukrainiens ont déclaré que la fin du partage de renseignements était d'autant plus catastrophique que l'aide militaire américaine a récemment pris fin. « Cela a un impact sur le moral des soldats », a déclaré un infirmier de 30 ans qui sert dans la région de Donetsk. « Avec tout ce que Donald Trump a fait, nous avons l'impression d'être abandonnés » Ces événements sont malheureusement d'un tout autre poids que l'interception réussie par un M2000 ukrainien de l'un des missiles lourds impliqué dans le bombardement de vendredi. Lequel était une réponse sans ambiguité aucune à l'idée franco-britannique, reprise par l'Ukraine, d'une trève initialement aérienne -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Bien. La question des munitions est vraiment délicate pour Kiev, donc c'est satisfaisant de voir qu'un Mica n'a pas été utilisé contre un simple Geran 2, mais bien contre une cible de valeur un missile de croisière lourd très longue portée Je suppose que les drones légers lents comme le Geran 2, c'est au canon -
Dissuasion nucléaire - La Pologne aussi ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Sur le même sujet, la nouvelle a été remarquée en Russie, naturellement https://tass.com/world/1924171 Tass en donne une interprétation plus limitée cependant, se référant à la dissuasion française "La Pologne cherchera à obtenir l'accès aux armes nucléaires et autres armes non conventionnelles, notamment en participant à l'initiative française de parapluie nucléaire, a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk" Je crois que le discours de Tusk était assez clair cependant. Il ne s'agit pas que de cela Pour l'anecdote, Tass fait un petit raccourci dans son article en parlant du "président Emmanuel" "Dans son discours à la nation du 5 mars, le président français Emmanuel a évoqué les menaces croissantes qui pèsent sur l'Europe et la France, notamment de la part de la Russie" Est-ce qu'eux aussi le confondent avec un émeu ? -
Dissuasion nucléaire - La Pologne aussi ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Je n'ai pas de doute sur le succès polonais s'ils s'y mettent sérieusement. Il y a des pays moins peuplés, moins prospères, moins développés qui l'ont fait Mais il faudrait des années, dans le meilleur des cas, oui Le polygone d'essai, oui ça se trouve... Ce n'est pas le plus difficile à mon sens Sur l'air du "PSG, PSG, PSG" ? D'accord. Nous l'avons fait pour Israël (nous n'avions pas signé le TNP) mais c'était il y a longtemps, il serait déplacé pour la France de se transformer en distributeur automatique de bombes nucléaires -
Dissuasion nucléaire - La Pologne aussi ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Je ferais le rapprochement avec la trajectoire française, d'abord bénéficiant de la dissuasion étendue américaine dans les années 1950, puis développant son propre bouclier lui permettant à la fois de renforcer sa protection propre et de contribuer indirectement à la sécurité des autres Nous avons été bien heureux à l'époque de bénéficier de la protection américaine, mais je crois qu'en définitive Washington aussi y a trouvé son compte Si Varsovie envisage une trajectoire semblable dans les années qui viennent, c'est leur choix, et je n'y vois aucune entourloupe pour nous Évidemment le TNP sera fragilisé Mais je ne vois pas trop comment l'empêcher à ce stade Et on n'est pas à l'abri de réflexions voire de décisions parallèles à Berlin, Stockholm... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Inefficace et antidémocratique Mais même si je suis le plus coupable, puisque c'est moi qui ai commencé à dériver sur un terrain politique (souveraineté vs fédéralisme) qui est hors charte, je propose de s'arrêter là et en tout cas je le fais pour ma part La seule chose que j'ajouterais, parce que ça me semble indépendant de là où on se situe sur l'axe souveranisme <> fédéralisme, c'est que nos différents pays européens sont justement divisés sur le sujet. S'agissant d'un domaine la défense où il s'agit plutôt de travailler la concorde et la bonne coopération, et où toute désunion risquerait de se payer éventuellement cher, le plus efficace serait donc de laisser le domaine Défense perpendiculaire à la question politique souverainisme <> fédéralisme Donc de ne rien changer sur le sujet. Donc de se baser sur des coopérations internationales de type "OTAN" (mais sans fédérateur certes, les Etats-Unis le refusant désormais), plutôt que sur un objectif fédéraliste, même si on y souscrit, sachant que d'autres en Europe et assez nombreux le récusent -
Pour la première fois à ma connaissance, le premier ministre polonais met le sujet sur la table La Pologne travaillera sur et acquerra plus que de simples moyens de défense conventionnels, a déclaré Donald Tusk à la Diète. Le Premier ministre a confirmé que la Pologne était en pourparlers avec la France sur une éventuelle participation au programme de parapluie nucléaire. Il s’agit d’un élément d’une stratégie plus large qui prend en compte le développement de technologies militaires de pointe. – Nous discutons sérieusement avec les Français de l’idée d’un parapluie nucléaire. Il est temps de porter un regard plus audacieux sur les dernières technologies du champ de bataille. Les mesures conventionnelles ne suffisent plus, a déclaré le Premier ministre. Il a souligné que la Pologne ne peut pas se limiter aux méthodes de défense traditionnelles. Le développement de technologies militaires modernes, notamment d’armes nucléaires et de systèmes conventionnels avancés, constitue un élément clé de la stratégie de défense du pays. – Nous devons rechercher les solutions les plus modernes en ce qui concerne les armes nucléaires et les armes conventionnelles les plus modernes – a-t-il ajouté Je crois qu'il s'agit du premier Etat européen qui envisage ouvertement de proliférer depuis les années 1960 Dans ce discours, Donald Tusk annonçait aussi un entraînement militaire de base pour tous les hommes adultes, ainsi que la sortie de la Pologne de certains traités de limitation des armements s'agissant des mines antipersonnel notamment. Toutes nouvelles importantes, mais beaucoup moins que cette annonce Il a utilisé des paroles fortes – Je ne veux plus jamais que la Pologne soit le rempart de quoi que ce soit. Les murs sont censés être à l’extérieur de nous. Nous sommes censés être au milieu, nous sommes censés être un bastion – a déclaré le Premier ministre Donald Tusk à la Diète Détermination entièrement compréhensible naturellement. Tout pays veut que la guerre reste en dehors de ses murs, il ne veut pas être simplement un rempart pour qui que ce soit d'autre Si je devine bien, Tusk suggère une solution à court terme à base d' "extension" de la dissuasion nucléaire française - nécessaire à Varsovie car je ne crois pas qu'ils partent de bases très fortes en matière de technologie nucléaire - et à moyen terme une dissuasion nucléaire nationale (Je laisse la Modération décider s'il convient de fusionner ce fil avec "Dissuasion européenne, voire allemande", en changeant le titre et ajoutant la Pologne, mais je suggérerais de le laisser comme sujet séparé... même si à ce train les fils pourraient se multiplier)
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Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
André Malraux a eu en son temps la formule "Tout le monde a été est ou sera gaulliste" Il semble que ce soit le tour de pas mal de monde en Europe maintenant, remarque The Economist Tous gaullistes maintenant La vraie victime de cette affaire », conclut-il, »c'est l'alliance atlantique... Si nos alliés nous ont abandonnés dans des circonstances difficiles, voire dramatiques, ils seraient capables de le faire à nouveau si l'Europe se trouvait à son tour en danger. » Un dirigeant européen répondant aujourd'hui à la décision éhontée de Donald Trump de suspendre l'aide militaire américaine à l'Ukraine ? En fait, il s'agissait de Christian Pineau, le ministre français des affaires étrangères, après la crise de Suez en 1956. L'Amérique avait alors forcé la Grande-Bretagne et la France à se retirer de leur aventure militaire commune. La Grande-Bretagne en a conclu qu'elle devait serrer l'Amérique de près ; la France, que l'Europe devait voler de ses propres ailes. En réponse, Charles de Gaulle, fondateur de la république française moderne, a développé la dissuasion nucléaire indépendante de la France et, en 1966, s'est retiré du commandement militaire de l'OTAN. Depuis lors, la dévotion à la doctrine gaulliste a été aussi centrale dans la pensée dominante de gauche et de droite en France qu'elle a été rejetée, et moquée, par les amis européens comme étant de la grandiloquence gauloise. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les Européens atlantistes deviennent gaullistes. (...) Bon, on peut s'en amuser, et en tant que Français ce n'est certes pas désagréable à entendre Cela dit, c'est aussi la réaction à une situation objectivement difficile ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Rien, bien sûr. Ce n'est pas son taf Je crois que c'est une fausse alternative. Seuls les pays ont la légitimité et la responsabilité de se défendre, l'organisation internationale "UE" n'y a rien à voir, et les dégâts du fédéralisme sont déjà assez grands dans pas mal de domaines pour qu'on n'y ajoute pas la défense en plus - enfin sauf si on veut vraiment tenter Poutine Mais les pays européens, du moins certains, peuvent avoir certaines appréciations en commun, ils peuvent s'appuyer réciproquement sur certains domaines, ils peuvent se coordonner par exemple dans une institution comme l'OTAN (une fois que l'Amérique sera partie), ou une institution construite sur des principes similaires -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
J'espère que ce tableau est plus noir que la réalité, ou que ce n'est qu'une stupidité provocatrice proposition de plus de la part de la Commission Si c'est exact, et si c'est implémenté, je soupçonne qu'un certain nombre de Français, pas forcément négligeable, en tirera des conclusions de nature à rendre la participation de la France à cette version de la "défense européenne"... courte Un signe de plus que la seule contribution possible de l'UE, et en particulier de la Commission, à la défense des Européens par eux-mêmes est de dégager le chemin -
J'ai connu comme ça un globaliste. Il s'appelait Salomon Aucune idée de sa religion, en revanche ?