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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. D'accord, l'exemple que je prenais est un peu facile étant donné que Macron, qu'on le loue ou qu'on le critique, n'a jamais mis la semelle de sa botte sur la gorge d'une nation à terre parce que par ailleurs cruellement attaquée pour lui extorquer le plus clair de ses richesses dans un "accord inégal" de type colonial. Et c'est bien la toile de fond de l'explosion en direct de la relation Trump Zelensky hier
  2. Absolument, @Stark_Contrast serait très utile maintenant En gardant à l'esprit un point essentiel : Stark est un Américain patriote, et il s'agit de son président même s'il n'a pas voté pour. Il y a pas mal de sentiments négatifs en ce moment, il est important de bien rester sur le factuel et le rationnel Je ne suis pas un électeur de Macron, mais si des étrangers l'attaquent brutalement devant moi, je le défendrai sans état d'âme, si nécessaire sans prendre trop de gants
  3. A propos de se reposer sur l'Amérique pour certains éléments militaires cruciaux au moment où la politique de l'administration américaine devient "plus incertaine" (attention, understatement inside), la suggestion d'Etienne Marcuz pourrait être pertinente Nan parce que faut pas croire, il est vrai qu'il nous arrive souvent de développer une technologie militaire importante nous-mêmes afin de ne pas accepter de dépendance en l'achetant (certes c'est plus facile) aux Etats-Unis ... mais on ne le fait pas tout le temps non plus
  4. Henry Kissinger craignait que Si Thieu subit le même sort que Diem, les nations du monde entier sauront qu'il est peut-être dangereux d'être l'ennemi de l'Amérique, mais qu'il est fatal d'être l'ami de l'Amérique Thieu, président du Sud Vietnam, perdit le pouvoir en 1975 comme Diem l'avait perdu en 1963 (Thieu toutefois survécut) Contrairement à ce que craignait Kissinger, le monde n'en a cependant pas conclu qu'être l'ami de l'Amérique serait fatal Reste à savoir bien sûr ce qu'il en sera si Zelensky connaît le même sort que Thieu. Peut-être la crainte de Kissinger ne se réalisera-t-elle toujours pas ? L'Amérique de fait est bien moins engagée pour l'Ukraine qu'elle l'était au Vietnam Ou peut-être que si ? Ni contre les Russes, ni contre les Chinois Je soupçonne que @Lecteur de passage est sur une intuition juste, l'équipe Trump veut vraiment une pacification générale, mais avec les grandes puissances seulement La réalité brutale de l'époque, c'est que contrairement au moment où ont été définis les membres permanents du Conseil de sécurité, la France et le Royaume-Uni n'en sont plus. Le gouvernement Trump ne fera rien qui puisse envenimer les relations avec la Russie ni la Chine - du moins sur le plan militaire, l'économie et les tarifs douaniers c'est autre chose Si de petites nations en subissent des conséquences négatives, on en conclura à Washington qu'on ne peut pas faire d'omelette sans casser d'oeufs
  5. Trump apporte aussi une information intéressante, et peut-être cruciale pour la suite. Je pense que beaucoup seront surpris Les relations entre le président Zelensky et le président Poutine ne sont pas bonnes. Nous devrons essayer de trouver une solution
  6. Le Royaume Uni analyse la déclaration de Trump au sujet de l'UE Précisons que le Figaro n'a rien inventé. Trump était bien en mode "l'agent de la CIA dans OSS117"
  7. Je serais curieux de savoir quelle définition de "free market" utilise Jeff Bezos au juste Parce que là, le patron a dit qu'on allait fiche 25% de taxe d'importation aux Européens, aux Canadiens aussi sauf s'ils deviennent le 51ème État, et les autres faut en parler... Ça n'est pas exactement l'esprit "Laissez faire, laissez passer" ça
  8. Ah, tu ne proposais pas d'y envoyer les Fallschirmjäger ? Kim Jong Un est déçu ... Y aller avec une proposition commerciale, je crois que c'est se préparer à un moment mémorable... S'entendre répondre par Donald Trump "Non, écoutez, il ne faut pas dire n'importe quoi"
  9. Les États-Unis savent parfaitement que c'est exclu, je pense Que la Russie subjugue l'Ukraine, puis rétablisse un partenariat économique fort avec les Européens façon "On oublie tout, embrassons nous Folleville", c'est à peu près le pire scénario envisageable pour Washington qui soit un peu (pas très) réaliste Une emprise de la Russie sur les Européens, c'est exclu. L'armée russe est puissante, mais pas à ce point Sur un fond de grande surprise, comme Merz au soir du 23/2 "Je n'aurais jamais cru devoir dire ça à la télévision, mais..." Adaptation de certaines capacités, possible. Mais la doctrine n'a pas à changer, la formule "intérêts vitaux" reste idéale car à la fois véridique (on ne peut pas utiliser d'arme nucléaire contre un autre Etat doté sans prendre un risque vital pour soi-même, donc par définition on ne le fera pas si l'enjeu n'est pas vital) et suffisamment vague pour ne pas faciliter la tâche d'un agresseur en levant les ambiguïtés pour lui Là dessus, parfait ! Utile rappel, fondamental même et pourtant si négligé de tous ceux qui pensent que la sécurité ça s'achète au kilogramme, et qu'on fait la guerre en se jetant des sacs d'argent à la figure... Techniquement, je ne vois pas d'obstacle Il suffirait que les forces spéciales allemandes, belges, néerlandaises etc. montent une attaque surprise contre les unités américaines qui gardent ces armes sur leurs territoires, les massacrent, puis c'est un simple exercice de démantèlement et métallurgie Ah, j'ai Kim Jong Un au téléphone. Il aime bien l'idée, mais il se demande si ce n'est pas un peu risqué quand même ?
  10. Au fait, à part la question de troupes européennes pour surveiller un cessez-le-feu - c'est un NIET ferme et définitif du style "On les tue s'il vienne" - que dit la Russie des autres clauses semble-t-il envisagées dans le plan de Trump ? Lavrov répond à une question sur le gel du conflit ukrainien le long de la ligne de front Lavrov a exclu de geler le conflit ukrainien le long de la ligne de front Il n'y aura pas de gel du conflit ukrainien sur la ligne de front, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse à l'issue des négociations de Doha. « Cela n’arrivera pas, nous avons une constitution », a-t-il souligné
  11. Rôoooh... En fait, ça peut être l'occasion de pratiquer la méditation
  12. En exagérant un peu, comme tu dis Un garde du corps avec des armes non déclarées et une très forte somme en liquide, ça fait quand même un peu désordre... L'ennui est que, autant c'est suspect, autant passer de là à alpaguer le candidat d'opposition le mieux placé pour la présidence... c'est un peu contestable, et l'optique est très mauvaise effectivement. S'il n'y a pas d'autres éléments, qui eux impliqueraient très directement Georgescu au point de justifier de l'amener manu militari devant un tribunal, le Monsieur il va gagner quelques voix
  13. Petit rappel de Donald Trump la veille de l'arrivée de Keir Starmer, lequel dit être prêt à participer à une force de garantie d'un cessez-le-feu en Ukraine à condition d'être garanti par les États-Unis ==>Non, c'est aux Européens de fournir des garanties de sécurité Au cas où Starmer se serait encore fait des illusions
  14. Je crois que le sujet est sensible pour toi, et on est parfaitement d'accord que c'est un sujet essentiel, donc - pas taper ! Mais je vais défendre l'analyse que : 1. Etats-Unis, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie et Turquie ne sont pas en violation du TNP du fait du placement par les Etats-Unis de certaines de leurs armes nucléaires sur le territoire des cinq autres car il s'agit d'un placement sans transfert de contrôle 2. Russie et Biélorussie ne sont pas en violation du TNP du fait du placement par la Russie de certaines de ses armes nucléaires sur le territoire de la Biélorussie car il s'agit d'un placement sans transfert de contrôle 3. Dans le cas où elles le décideraient, France, Allemagne et Pologne (par exemple) ne seraient pas en violation du TNP du fait du placement par la France de certaines de ses armes nucléaires sur le territoire des deux autres pourvu qu'il s'agisse d'un placement sans transfert de contrôle L'argument essentiel est que les articles I et II du TNP, que tu rappelles, interdisent le transfert d'armes nucléaires tout comme le transfert de leur contrôle En revanche aucune des dispositions du TNP n'interdit le placement d'armes nucléaires appartenant à un Etat doté sur le territoire d'un Etat non doté pourvu qu'il n'y ait ni transfert ni transfert de contrôle, naturellement ==>Si j'ai manqué une disposition qui interdirait cela, peux-tu la pointer ? Naturellement, le fait que ce serait conforme au droit international ne signifie pas nécessairement que ce serait une bonne idée. Simplement : c'est une décision qui pourrait être prise sans attenter au droit international Mon opinion personnelle, qui n'engage que moi, est qu'elle serait du point de vue de la France envisageable à deux conditions impératives : 1. Le cadre doit être celui d'une défense des Européens par eux-mêmes. C'est-à-dire que les nations concernées doivent avoir une politique sur la même base que celles de la France, la Finlande, la Grande-Bretagne ou la Suède, qui chacune à sa manière disent "Notre défense repose d'abord sur nous, non sur la protection d'un tiers", et définissent chacune à sa manière une politique spécifique convenant à leurs circonstances particulières pour se protéger par elles-mêmes. Il est évident qu'Allemagne et Pologne en sont toutes deux très loin aujourd'hui - Varsovie fait preuve d'une grande détermination, mais c'est pour être un "gros" élément dans un dispositif de bataille américain, non pour se défendre par elle-même. Si elles restent dans ces dispositions, il n'y a pas pour la France d'intérêt à ajouter au système dit "partage nucléaire" (qui n'est évidemment pas un partage, le mot est orwellien), l'Amérique y suffit amplement. Si ces nations commencent à avoir des doutes sérieux sur leur partenariat avec l'Amérique - ce qui ne serait pas forcément surprenant - très bien, mais à elles d'être cohérentes 2. Dans un cadre de ce genre, les pays européens ont à l'évidence tout intérêt à s'épauler mutuellement, par des développements en commun et aussi par des "échanges de services militaires", les points forts de l'un appuyant les faiblesses relatives des autres et vice-versa, pour la défense commune de l'ensemble. Là est le seul type de compensation possible à ce service que rendrait la France, qui ne doit ni appliquer une politique trumpienne de racket des alliés en échange d'une protection supposée... ni encore moins jouer le rôle d'un mercenaire ! Il s'agirait donc que l'Allemagne et la Pologne (dans cet exemple, on peut en imaginer d'autres) expliquent quelle capacité militaire concrète au juste chacune va développer comme "point fort" leur permettant d'épauler la défense de l'ensemble en général et de la France en particulier, et équilibrant la charge spécifique qu'assumerait la France au bénéfice de l'ensemble en général, et d'elles en particulier Dans un accord de ce type, il me paraîtrait imaginable de créer 2 escadrons de Rafale supplémentaires, chacun stationné sur une base en Allemagne / en Pologne, chacun doté de son stock d'ASMPA-R nouvellement produits, chacune de ces armes étant évidemment stockée sous le contrôle exclusif et pointilleux d'une unité militaire française stationnée là, le moindre soupçon ou risque de transfert subreptice étant à bannir absolument comme tu le soulignes très justement et comme le TNP l'exige Le coût financier de tels dispositifs serait équilibré non par de l'argent, mais par les investissements de l'Allemagne / de la Pologne dans telle de leur capacité militaire afin qu'elle serve de point fort au bénéfice de la France aussi Il y a des choses qui s'achètent. Un partenariat de défense, la loyauté d'un allié, n'en font pas partie. L'échange ne peut être que "en nature" L'intérêt pour la France serait de matérialiser et donc rendre plus crédible, plus dissuasif, donc plus sûr, le fait que la sécurité du cœur de l'Europe (je ne l'imaginerais pas un instant pour les Baltes, avec tout le respect que je leur dois, et pas pour les Ukrainiens non plus, encore une fois avec tout mon respect) fait partie de ses intérêts vitaux. Ce qui est certes débattable sur le fond, mais de mon point de vue c'est défendable. Et naturellement de recevoir en échange les "services" militaires réciproques à ceux qu'elle fournirait au bénéfice des autres Etats européens "du cœur" - à noter que les pays du Bénélux seraient eux aussi protégés par un tel dispositif, de même qu'Espagne et Portugal sont déjà protégés contre une agression venue de l'est par la dissuasion française gratis pro Deo C'est un détail, et aucun essai nucléaire n'est à prévoir, mais le TICEN n'est jamais entré en vigueur. Il y faut en effet la ratification notamment de trois petits Etats qui s'y sont refusé... les Etats-Unis, la Russie et la Chine !
  15. En 1864, l'ensemble du territoire de l'Union - Etats nordistes - était contrôlé par ses armées. Aucune difficulté pratique En 1944, pas davantage, à l'évidence C'est plus difficile pour l'Ukraine actuellement... A noter que la France n'a pas eu à se poser cette question pendant la première guerre mondiale, parce que les élections avaient en lieu en 1914 avec un mandat de cinq ans. Si la guerre s'était prolongée jusque là, j'ignore ce que nous aurions fait
  16. Une précision utile tout de même - sinon il serait difficile de comprendre pourquoi la majorité est à 225 voix - le Parlement compte au total 450 sièges Dont 290 sont occupés par le parti au pouvoir et par ses alliés. Ce sont donc leurs votes seulement qui sont comptabilisés ici Les 160 autres se partagent entre divers partis d'opposition pour 91 sièges et 49 sièges vacants car occupés par des partis interdits pour la durée de la loi martiale
  17. ? Comprends pas L'image d'un SNLE et du drapeau français choisie par @Ronfly est un symbole de défense, pas d'attaque. Ce n'est donc pas un symbole impérialiste ?
  18. Il se passe à l'évidence des choses graves en Roumanie. De deux choses l'une : 1. Soit un candidat antidémocratique est sur le point d'être élu (les sondages le placent en tête du premier tour, le second étant indécis suivant les instituts de sondage) avec le soutien d'un pays hostile - et la démocratie est en danger 2. Soit une cabale par un parti ou une coalition de partis manipule la justice pour empêcher les Roumains de choisir leur dirigeant librement - et la démocratie est en danger Je crois que cet avertissement est essentiel L'avertissement d'un sociologue : si les preuves contre Călin Georgescu ne sont pas communiquées correctement, « il pourrait déjà être déclaré vainqueur des élections de mai » L'enquête du parquet général sur Călin Georgescu nécessite « une communication publique solide, basée sur des preuves solides », affirme le sociologue Gelu Duminică mercredi 26 février. En l'absence de ces éléments clés, Georgescu sera le vainqueur des élections présidentielles du 4 mai, estime le spécialiste. « Il est clair qu'une très bonne communication est nécessaire pour montrer à la société que le dossier qui a servi de base à la décision d'arrêter (et je crois qu'il sera également détenu) M. Georgescu est solide, avec des preuves claires et éloquentes », a écrit le sociologue Gelu Duminică sur Facebook (...) « Je ne pense pas qu'il y aura de grands mouvements sociaux parce que ni l'AUR ni le POT n'ont vraiment intérêt à se ranger du côté de M. Georgescu si les preuves sont extrêmement solides. » "Si, par contre, nous n'avons pas une communication publique solide, basée sur des preuves solides, et une publication dans un avenir très proche, M. Georgescu pourrait déjà être déclaré vainqueur des élections de mai", a expliqué Gelu Duminică» Georgescu est au bord d'être élu Si le scénario 1. est le bon, il serait dramatique qu'une communication insuffisante, basée sur des preuves insuffisantes, aboutisse à le faire élire Bien sûr, s'il n'existe pas de preuves "extrêmement solides", alors le scénario 2. est le bon, Georgescu sera élu, et ce sera le mieux qui puisse arriver à la Roumanie
  19. Voici la réponse d'un fonctionnaire américain (qui ne s'identifie pas) à l'exigence d'Elon Musk de lister 5 de leurs actions au travail la semaine passée Il s'exprime sur X, et le destinataire lui répond... sans se démonter Un échange un peu truculent donc. Mais je soupçonne que cette personne sera identifiée, et qu'il ne restera pas fonctionnaire longtemps...
  20. Il y a un aspect "court terme aux dépens du long terme", ça paraît clair Hegseth, qui me semble l'un des membres les plus cohérents de l'administration Trump, a été clair sur le fait que les Etats-Unis "n'y arriveront pas" s'ils ne se concentrent pas sur l'Extrême-Orient Il n'a pas dit que même s'ils le font il n'est pas certain qu'ils parviennent à maintenir cet équilibre. Mais disons que la question se pose, à voir la rapidité de la montée en puissance de Pékin en construction navale, son avance sur les missiles balistiques conventionnels (efficaces ou non contre les groupes aéronavals, c'est une question ouverte) et l'activité de sa R&D militaire Le fait que dégager les ressources militaires d'Europe soit identifié comme condition nécessaire est cependant suffisant pour le décider Merci pour la profondeur de l'analyse Cela dit, faire ami ami avec Moscou a aussi l'intérêt de permettre de dégager plus rapidement l'Amérique de la guerre d'Ukraine. Et peut-être aussi d'enfin décider les Européens à prendre en charge leur défense, donc d'en dégager plus rapidement Washington Même si le "retournement" de Moscou de pro-chinoise à pro-américaine est un fantasme je te rejoins, ces avantages peuvent justifier de faire semblant de croire que le rapprochement américano-russe pourrait être solide, afin de servir de couverture aux raisons plus solides et moins avouables A ce sujet, Comment devenir résident américain pour 5 millions de dollars 5 millions de dollars : c'est ce que devront payer à l'avenir les étrangers souhaitant s'installer durablement aux États-Unis. Ils recevront en échange une « carte dorée Trump », comme l'a annoncé à la presse, mardi, le président américain depuis la Maison-Blanche. « C'est en quelque sorte comme une carte verte », de résident permanent aux États-Unis, « mais à un niveau plus élevé de sophistication », a-t-il déclaré Pas vitaux non, mais à une époque de raréfaction au moins relative des ressources, tout apport même petit compte... Et les ressources en matières premières de la Russie sont tout sauf petites ! Actuellement, l'exploitation des ressources de la Russie (plus celles de l'Ukraine si Moscou y impose sa volonté) ne bénéficie pas aux Etats-Unis, ni d'ailleurs aux Européens. Elle est de plus freinée par les limites à l'exportation de technologies d'exploitation occidentales, peut-être pas immédiatement, mais à terme quand les ressources restantes deviendront de plus en plus difficiles à extraire La Russie est donc dépendante des marchés asiatiques, avant tout de la Chine. Laquelle se taille donc la part du lion dans ces ressources, et à ses conditions qui plus est Une situation plus équilibrée où les Etats-Unis participent à l'exploitation d'une partie des ressources russes (moins les Européens, qui a besoin d'eux d'ailleurs, sinon comme clients ?) est donc à l'avantage des Etats-Unis qui privent la Chine de son avantage actuel sur ces ressources en le remplaçant par une relative "neutralité", Moscou exploitant ses ressources avec le mieux-disant, non nécessairement celui qui vient de Pékin Et c'est bien entendu à l'avantage de Moscou, qui se sortirait largement de l'ombre de la Chine Détacher la Russie de la Chine est un objectif inatteignable. Mais la détente et la coopération auront pour Washington les deux avantages de 1. Rebalancer ses flux de matières premières plutôt que de laisser la Chine en profiter seule 2. Fournir une couverture pour le dégagement américain, immédiatement de l'Ukraine, à court terme de l'Europe, facilitant le recentrage sur l'Extrême-Orient Le coût, c'est en effet essentiellement la diminution des ventes d'armes américaines en Europe. Mais d'une part ce coût est peut-être déjà accepté et intégré au choix du recentrage sur l'Extrême-Orient (c'est-à-dire que cet avantage est jugé supérieur à l'inconvénient commercial en Europe) D'autre part Washington n'a il me semble absolument pas renoncé à convaincre, éventuellement à "convaincre" les Européens que le peu de protection que l'Amérique pourrait généreusement continuer à leur assurer n'est pensable... qu'en échange d'achats d'armes encore plus grands D'où les messages comme quoi les Européens doivent dépenser "5%", mais peut-être qu'on pourrait négocier jusqu'à 3,5%... si les armes sont achetées en Amérique Echoueront-ils ? Ca reste à voir... Une déclaration de Friedrich Merz ne fait pas le printemps Ca oui !
  21. Attention, une partie de la mauvaise réputation de la ligne Maginot est imméritée Il faut distinguer à mon avis l'aspect opérationnel - ça marche ou pas - et l'aspect stratégique - était-ce une bonne idée pour la France de l'époque ? - Opérationnellement, la ligne Maginot n'a pas été percée, mais contournée, et elle a permis de tenir les deux tiers du front avec un tiers de l'armée. C'est le reste des opérations qui a échoué de façon catastrophique ==>Du point de vue opérationnel... ça a marché ! - Stratégiquement, la ligne Maginot était le symbole de la stratégie défensive de la France des années 1930, qui était contradictoire avec le fait que le traité de Versailles avait laissé la France pratiquement seule garante des nouveaux Etats d'Europe centrale né de l'effondrement des empires de 1918-19 - la Grande-Bretagne était théoriquement aussi garante mais n'avait qu'une petite armée de terre, les Etats-Unis avaient pris la poudre d'escampette - alors même que l'Allemagne commençait à les lorgner à nouveau et que la Russie soviétique coopérait déjà avec Berlin (traité de Rapallo en 1922). Un pays à la population et à l'industrie plus faibles que celles de son voisin d'outre-Rhin ne pouvait avoir la moindre chance de maintenir cette garantie - et indirectement sa propre sécurité - qu'au moyen d'une stratégie offensive. C'est ce que proposait De Gaulle dans les années 1930 - il ne fut pas écouté. En 1938, Paris n'avait en fait pas les moyens de défendre la Tchécoslovaquie, et Londres encore moins, parce que la France n'avait qu'une stratégie défensive, et la Grande-Bretagne avait comme stratégie continentale de se reposer sur l'armée française Dans la vision de De Gaulle et le plan précis de "divisions cuirassées" qu'il proposa en 1935 (on les connaît aujourd'hui sous leur nom allemand Panzerdivisionen, car Guderian contrairement à De Gaulle fut écouté), cette force aurait pu menacer la Ruhr coeur industriel de l'Allemagne si Berlin avait concentré ses forces à l'est pour attaquer la Tchécoslovaquie (les Sudètes sont montagneuses, et la Tchécoslovaquie avait la cinquième industrie d'armement d'Europe), forçant l'Allemagne soit à renoncer à son agression soit à un combat sur deux fronts défavorable. Bref, une stratégie offensive de la France aurait pu être efficace, jointe à la force propre des Etats d'Europe centrale, Tchécoslovaquie ou Pologne, elle aurait pu réussir La réalité bien sûr, c'est que Paris et Londres ont acquiescé à l'attaque allemande contre la Tchécoslovaquie, en partie parce qu'ils ne s'étaient pas donné les moyens de l'empêcher, ce que voyant les Tchécoslovaques ont préféré ne pas combattre dans une guerre qui aurait été perdue d'avance ==>C'est la stratégie défensive symbolisée par la ligne Maginot qui était mauvaise, à un point catastrophique S'agissant de la défense des pays Baltes contre une incursion ou une prise de contrôle russe, la stratégie défensive parait plus adaptée. J'imagine mal les Estoniens partir à l'assaut de Saint-Pétersbourg ou les Lituaniens annexer Kaliningrad. Et pour une telle stratégie, une "ligne Maginot" est très utile
  22. Oui j'allais un peu vite, les capacités sont en partie en train d'être remobilisées / reconstruites On parle en tout cas bien de l'échelle de la France, Orion d'après sa fiche de presse était de niveau divisionnaire à 3 brigades "dont 2 simulées", plus des moyens navals et aériens importants. Il ne s'agira jamais de davantage qu'un niveau divisionnaire (grosse "division" à 20 000 hommes), sinon ce ne serait pas à l'échelle de l'AdT Et comme tu le dis, faire cela dans la durée, loin du territoire national, et de préférence avec les 3 brigades non simulées, reste un chantier en cours... Incidemment, cela suggère bien qu'un futur équilibre militaire avec la Russie assuré par les Européens seuls, sans participation ni aide américaine, nécessitera une forte composante conscription pour la composante terrestre. Ce qui serait à l'évidence déraisonnable pour la France, qui n'est pas un Etat "au contact" de la ligne à dissuader de franchir. Ce n'est donc pas à nous de le faire C'est pourquoi je pense que la principale contribution française à ce futur équilibre de "dissuasion conventionnelle" devrait être aérienne. Non seulement nous sommes les seuls avec les Britanniques à pouvoir menacer de manière crédible la Russie de frappes soutenues sur ses bases militaires et sa BITD, car comme eux immunisés contre la menace nucléaire, mais l'arme aérienne est très pertinente aussi hors d'Europe - et la France a besoin de peser à la fois en Europe et outre-mer, le déséquilibre serait mauvais pour nous. Sans compter que c'est l'un de nos points forts Le renforcement en Rafale, ravitailleurs, avions-radar et surtout munitions longue portée aurait aussi un coût plus supportable qu'un grand renforcement de l'AdT. Tant il est vrai que la moitié des 2% du PIB pour la défense est absorbé par les salaires (y compris différés comme les pensions), et l'AdT représente 60% des effectifs. L'AAE comme la Marine ont de moindres besoins d'effectifs
  23. La fenêtre d'opportunité de Moscou n'est pas illimitée en effet. Leur pari principal, c'est qu'elle est plus longue que la volonté américaine de continuer à soutenir la défense ukrainienne, que la capacité ukrainienne à résister surtout sans aide américaine, et que le temps nécessaire aux Européens pour se mettre en capacité de remplacer (et au-delà) les Américains est nettement plus long Le principal pari est temporel La résistance armée en France n'a commencé à prendre une quelconque ampleur qu'après 1942 au plus tôt, après que l'URSS et les Etats-Unis soient entrés dans la guerre. Et elle ne posait aucune vraie difficulté à l'occupant à elle seule, ce n'est que dans le contexte du Débarquement qu'elle a eu un véritable impact en ralentissant les unités allemandes dépêchées vers la Normandie Pour motiver un peuple sous occupation à résister militairement, il faut un espoir de victoire. Ce que représentait pour les résistants l'extension de la guerre à URSS et USA. Les habitants d'une Ukraine mutilée et subjuguée par la Russie ne disposeraient pas d'une telle perspective La résistance armée yougoslave a été plus intense - à un prix terrible - mais là aussi c'était dans le contexte d'une guerre étendue à URSS et rapidement Etats-Unis, et les forces allemandes chargées de mater cette résistance n'étaient d'ailleurs pas très nombreuses par rapport au total D'accord là-dessus ...
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