Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Alexis

Members
  • Compteur de contenus

    16 013
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    263

Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ah non mais on n'est pas sur le pire cas là... On prend la direction du pire du pire ... C'est la toute grosse merde, et ça éclabousse partout
  2. Vrai. Il reste possible bien sûr que Trump défende vraiment tel ou tel allié des Etats-Unis qui lui importe vraiment. Mais si Trump conclut avec Moscou la subjugation de l'Ukraine et par-dessus le marché l'évacuation des forces américaines des pays Baltes voire de Pologne, alors dans tout autre cas y compris à l'autre bout du globe, la charge de la preuve sera désormais à Washington Ce qui change beaucoup de choses Il faut y rajouter le caractère mercantiliste évident de Trump, qu'il a encore confirmé avec ses propositions sur les gisements ukrainiens. Si tout s'achète et tout se vend, alors moi qui veux conquérir tel territoire théoriquement sous la protection de Washington, est-ce qu'il ne suffit pas que je conclue un très bon accord avec Trump, par exemple l'exploitation des ressources minières à 50/50, pour qu'il me laisse les mains libres ?
  3. Les Britanniques ? Je me demande si Starmer ne vient pas de renoncer officiellement Keir Starmer appelle les États-Unis à apporter «un filet de sécurité» en Ukraine Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé lundi les Etats-Unis à fournir «une garantie de sécurité» en Ukraine, jugeant que c’était «le seul moyen» de dissuader la Russie d’attaquer à nouveau le pays. «Je suis prêt à envisager un engagement des forces britanniques au sol aux côtés d’autres si un accord de paix durable est conclu», a déclaré le dirigeant, après une réunion d’urgence à Paris avec ses homologues européens. «Mais il doit y avoir un soutien des États-Unis, car une garantie de sécurité des États-Unis est le seul moyen de dissuader efficacement la Russie d’attaquer à nouveau l’Ukraine», a-t-il ajouté Starmer n'est pas un naïf. Il sait fort bien que Trump refuse de fournir une telle garantie, et que c'est définitif Il conditionne un déploiement de troupes britanniques en Ukraine à une telle garantie américaine, c'est un moyen de la refuser Y a plus que les Françaouis qui n'ont pas encore refusé maintenant...
  4. Refuser des "concessions territoriales à l'Ukraine" peut paraître lunaire, mais est dans la simple logique de la position de la Russie depuis septembre 2022 Les provinces de Kherson et Zaporijjia, tout comme le Donbass, ont été déclarées partie intégrante du territoire russe, même alors que les forces russes n'en contrôlaient qu'une partie où elles organisaient un référendum en carton-pâte Du point de vue de la légalité interne russe, accepter de ne pas les contrôler à la fin de la guerre serait accepter une concession territoriale Moscou a volontairement brûlé ses vaisseaux en septembre 2022 Lavrov est le MAE russe depuis très longtemps, c'est l'un des plus proches de Poutine. Surtout, il ne fait qu'exposer la position de Poutine Qui ne subit aucune pression et ne reçoit aucune incitation à modérer moindrement ses exigences
  5. En juin 2024, dernière fois en date il me semble où il a énoncé clairement les objectifs de guerre de la Russie (sous la forme : voici nos conditions de paix qu'est-ce qu'elles sont gentilles qu'est-ce qu'on est modéré), Vladimir Poutine avait listé des conditions pour l'Ukraine, mais aussi des conditions pour l'OTAN. En gros, il fallait reparler de l'ultimatum envoyé à l'OTAN en décembre 2021. Voir la page... 1 du fil sur les opérations militaires (ça ne nous rajeunit pas) Pour Trump les choses sont claires - peut-être davantage qu'elles ne l'étaient avant qu'il n'entame les échanges avec Poutine (par intermédiaires probablement) à partir du 5 novembre. Puisque Poutine n'est pas intéressé par un accord qui ne lui accorde pas la totalité de ses exigences et puisqu'il a les moyens de continuer encore longtemps la guerre, tandis que Trump lui est pressé, le président américain n'a que deux options : 1. Accorder tout à Poutine, puis prétendre que c'est un grand succès, et forcer la main de l'Ukraine en la menaçant de retrait total du soutien si elle regimbait, si elle accepte tant mieux, sinon tant pis la Russie l'écrasera rapidement une fois qu'elle aura zéro soutien américain et ce sera de sa faute 2. Refuser de conclure un accord à ces conditions, et soit adopter la politique de Biden voire avec plus d'aide (le contraire de ce qu'il veut et qu'il a promis aux Américains, très improbable), soit déclarer que tout est de la faute de Biden / des Européens / des Ukrainiens et donc qu'ils se débrouillent sans nous (alors, écrasement de l'Ukraine par la Russie) ==>Les signes du scénario 1 sont de plus en plus clairs Je ne crois pas que Trump est en train de baisser culotte, parce que ce n'est pas l'indépendance de l'Ukraine qui lui importe. Il a promis aux Américains que la guerre se terminerait rapidement et que l'Amérique éviterait tout risque de troisième guerre mondiale. Si la guerre se termine parce que l'Ukraine passe sous contrôle russe... Trump respecte sa promesse Berlin n'a pas d'armes nucléaires Maintenant que la protection nucléaire américaine est devenue pour le moins sujette à caution, Berlin est presque à poil, et ils le savent Ce scénario est cité pour le cas d'un "cessez-le-feu"... Le fait même qu'il soit évoqué dans ce cas donne une raison supplémentaire à Poutine (qui n'en avait nul besoin) de refuser absolument ce cessez-le-feu La protection de Kiev même par 30 000 soldats occidentaux seulement - du moment qu'il s'y trouverait de nombreux Français et Britanniques - serait une protection de la survie d'une souveraineté ukrainienne, d'une Ukraine véritablement indépendante même si grandement amputée. Précisément ce que Poutine s'est juré d'abolir Bien sûr, il pourrait ordonner une attaque à grande échelle contre 10 000 Français et 10 000 Britanniques, avec suffisamment de forces pour l'emporter. Mais ce serait démarrer une guerre potentiellement longue contre des puissances pas tout à fait démunies, et imperméables aux pressions "nucléaires". Dangereux La dernière fois que nous étions en guerre contre la Russie, c'était pendant la guerre de Crimée dans les années 1850. Nous étions alliés aux Britanniques, et cette guerre... c'est la France et la Grande-Bretagne qui l'ont gagnée. Poutine, féru d'Histoire, le sait certainement Je ne sais pas s'il faut comprendre "Nous en parlerons dès lundi 24 février". J'en doute, mais je peux comprendre que des citoyens allemands se posent sincèrement la question Scholz ne pouvait pas dire autre chose. Surtout à six jours des élections. Malheureusement pour lui, Trump n'a pas tenu compte du calendrier électoral allemand pour choisir son moment... C'est répondre à côté de la question. Pour que Kiev ait ne serait-ce qu'une chance de continuer à tenir sans le soutien américain, il faudrait au minimum une multiplication des livraisons d'armes européennes. La continuation n'y suffira en aucun cas, et de beaucoup Il va vraiment falloir que le chancelier allemand - probablement pas Olaf Scholz la semaine prochaine - lise et intègre le discours très clair du ministre de la défense Hegseth le 12 février ==>Les Etats-Unis se dégagent de la sécurité européenne. Que cela plaise aux Européens, ou non Dans le meilleur des scénarios (qui n'est pas le seul), ils seront prêts à négocier le calendrier - et dans une certaine mesure seulement. Pas le fait La défense de l'Allemagne, bientôt voire très bientôt, ce sera l'Allemagne elle-même D'accord avec ses voisins européens, sans doute - et il y faudra de la coordination. Mais la première garantie de l'Allemagne sera l'Allemagne elle-même Je pense nécessaire de travailler l'empathie avec tous nos voisins européens, plus particulièrement peut-être avec les Allemands pour lesquels ce bouleversement est probablement le plus troublant. La dernière fois que l'Allemagne se défendait par elle-même... elle obéissait à Hitler. La dernière fois que l'Allemagne se défendait par elle-même sans que cela débouche sur une guerre généralisée, c'était à la fin du XIXème siècle. Ce changement est dur à avaler pour tout le monde, mais tout particulièrement sans doute pour nos voisins outre-Rhin France et Grande-Bretagne ont gagné la guerre de Crimée en 1856, guerre qui visait à limiter l'expansion russe dans les Balkans, en conquérant un bout du territoire russe, en démontrant à Moscou qu'elle ne parviendrait pas à les en déloger manu militari, puis en échangeant ce bout de territoire contre la limitation d'expansion qui était leur véritable objectif Comme le nom l'indique, ce bout de territoire était la Crimée Outre le fait que la guerre fut très sanglante, et je ne crois personnellement pas qu'il serait raisonnable pour la France d'accepter de tels sacrifices pour le compte de l'Ukraine, ni que la majorité des Français l'accepteraient, je ne crois pas que Paris et Londres même ensemble aient les moyens d'effectuer un débarquement de vive force en Crimée... (d'ailleurs, cette fois-ci, Ankara dirait non) Et si ce n'est pas la Crimée... alors où pourrait se situer ce deuxième front au juste ?
  6. Non, je parlais des Confédérés américains Mais je n'étais pas très clair on dirait ... Justement, l'OTAN n'est qu'une organisation de coordination. Aucun transfert de souveraineté, contrairement à l'UE Cette organisation est sous domination américaine, de manière assez naturelle puisqu'ils représentent à eux seuls > 2/3 des capacités militaires de l'ensemble... mais ce problème de domination serait justement résolu étant donné qu'aucun Etat membre n'y aurait plus la capacité de dominer les autres de la tête et des épaules Il faut en rester à mon avis aux alliances de nations C'était une erreur de ne pas préparer un "plan B" au cas où Trump serait réélu et où il ferait vraiment ce qu'il avait annoncé qu'il ferait Mais maintenant que c'est très clair en mode "In your face", je pense que les yeux se dessillent à vitesse Grand V
  7. Pour être un peu optimiste - tu le recommandais dans un autre fil - il peut s'agir de couacs de communication dus au désir irréfragable de Vance de jouer les donneurs de leçon et de Trump de proposer un marché de dupes, au cas où en face on serait stupide à ce point Pour peu (OK, ce n'est pas certain), que Vance se calme maintenant qu'il a lancé sa flèche du Parthe, et que Trump s'adapte en constatant que son piège n'a pas fonctionné (ce qui suppose que les Européens ne mordent pas à l'hameçon), il est possible aussi que ce soit la politique énoncée par Hegseth qui soit mise en oeuvre Absolument, et il semble que Trump voudrait bien. Encore une tentative "à tout hasard, ils sont peut-être cons", comme d'ailleurs avec Zelensky et les gisements ukrainiens C'est toute la question des "capacités-clé" de renseignement / observation / communication / planification ... peu développées dans la partie européenne de l'OTAN parce que les Américains s'en chargent. Mais rien n'interdit aux Européens de les développer (à partir de ce que certains pays ont déjà qui n'est pas négligeable) de façon à devenir autonome pour cela aussi Si nous ne le faisons pas... eh bien Trump aura eu malheureusement raison avec ses tentatives "et si en face ils étaient stupides"
  8. Le discours du vice-président Vance à la conférence de Munich a fait couler beaucoup d'encre et provoqué moult scandales, yeux levés au ciel et ronronnements de contentement, parce qu'il avait une dimension politique forte, ce qui fait toujours réagir Mais le plus important pour l'Europe c'est bien le discours du ministre de la défense Hegseth le 12 février Nous sommes également ici aujourd'hui pour exprimer directement et sans ambiguïté que de dures réalités stratégiques empêchent les États-Unis d'Amérique de se concentrer principalement sur la sécurité de l'Europe. Les États-Unis sont confrontés à des menaces conséquentes sur leur territoire. Nous devons - et nous le faisons - nous concentrer sur la sécurité de nos propres frontières. Nous sommes également confrontés à un concurrent de même niveau, la Chine communiste, qui a la capacité et l'intention de menacer notre territoire et nos intérêts nationaux fondamentaux dans la région indo-pacifique. Les États-Unis accordent la priorité à la dissuasion d'une guerre avec la Chine dans le Pacifique, en reconnaissant la réalité de la rareté et en faisant des compromis en matière de ressources pour s'assurer que la dissuasion n'échoue pas. La dissuasion ne peut pas échouer, pour notre bien à tous. Alors que les États-Unis accordent une attention prioritaire à ces menaces, les alliés européens doivent diriger depuis l'avant. Ensemble, nous pouvons établir une division du travail qui maximise nos avantages comparatifs en Europe et dans le Pacifique. Hegseth a aussi rappelé - en Pologne - que les Américains ne seront pas en Europe pour toujours « Les niveaux de troupes américaines sur le continent sont importants », a-t-il déclaré, aux côtés de son homologue polonais, Władysław Kosiniak-Kamysz. « Ce qui se passera dans cinq, dix ou quinze ans fait partie d'une discussion plus large qui reflète le niveau de menace, la posture de l'Amérique, nos besoins dans le monde, mais surtout la capacité des pays européens à monter en puissance. » « C'est pourquoi notre message à nos alliés européens est si clair : c'est maintenant qu'il faut investir, car on ne peut pas supposer que la présence américaine durera éternellement », a-t-il ajouté. Je ne vois soit dit en passant aucune critique à adresser à ces messages. Vance qui fait des commentaires sur les sociétés européennes, on est d'accord ou pas, mais c'est de toute façon de l'ingérence. Trump qui exige des dépenses en achats d'armes américaines en échange d'une protection qui disparaît, c'est du mercantilisme scandaleux et d'ailleurs une sottise car qui accepterait un tel marché de dupes ? Hegseth qui explique que - Les Etats-Unis se retirent en grande partie, et peut-être un jour en totalité, de leur soutien à la défense de l'Europe - Non tant parce qu'ils seraient contre, mais parce qu'il ne le peuvent pas. A cause de la "rareté" (scarcity) de leurs propres ressources, qui doivent être affectées à d'autres théâtres en priorité - Que les Européens doivent "diriger depuis l'avant" (lead from the front) - il n'essaie pas de tromper les Européens en leur proposant de les diriger sans s'engager et alors qu'eux seuls paieraient, ce n'est pas une tentative d'entubage dans le style de Trump - Que c'est *** car les Américains partiront dans pas trop longtemps - en sous-entendu cela pourrait être coordonné, les dernières troupes américaines qui partent d'Europe ce sera au moment où les Européens seront prêts, et Washington veut que cela soit rapide ... Je ne vois rien là qu'un message clair, loyal, et d'ailleurs justifié. La puissance militaire relative de l'Amérique diminue, notamment vis-à-vis du rival chinois qui dans les faits la surclasse, il est raisonnable pour Washington de s'adapter en conséquence. Pas de tentative d'entubage, même pas d'ingérence dans les affaires des autres - Trump se fout de nous, on peut faire des reproches à Vance mais je ne vois pas lesquels nous pourrions valablement adresser à Hegseth C'est d'ailleurs un message qui s'adresse aux Européens comme à des adultes. Il leur propose une division du travail - ce genre de choses se fait entre égaux. Il dit que c'est à eux de diriger - pas exactement la même chose que le mépris trumpien S'il n'y avait pas eu les fausses notes des leçons données par Vance et surtout du mépris et du mercantilisme à courte vue de Trump, il n'y aurait d'autre chose à dire que de serrer la main de Hegseth et lui dire "Vous avez raison, nous nous y mettons tout de suite"
  9. Ben les uniformes existent déjà C'est d'un gris élégant, avec une dimension historique ==>[ ] Idée atroce en effet. L'UE a trois empêchements majeurs : - L'une des deux seules puissances nucléaires d'Europe n'y est pas. Excusez du peu ! - Sa bureaucratie n'a aucune expérience ni aucune compétence en matière militaire - Elle n'est en aucun cas capable de susciter le genre de loyauté "forte" qui est indispensable à la défense. Mourir pour la France, il y a des gens qui l'ont fait dans les dernières années. Mourir pour l'Ukraine, beaucoup le font en ce moment même. Mourir pour l'UE ? Il faudrait être complètement stupide
  10. Pour garantir un accord de cessez-le-feu : on peut envisager tout ce qu'on veut, de toute façon ça ne se fera pas. Moscou le refusera Pour intervenir en support de l'Ukraine afin de l'aider à ne pas basculer : ce n'est pas de troupes au sol que Kiev a besoin, mais de matériel militaire et le soutien aérien lui serait aussi très utile
  11. Mais il n'est pas possible d'inviter tout le monde ! C'est un mini-sommet - le premier du genre, et d'autres formats pourront sans doute être expérimentés par la suite - destiné à faire des choix et prendre des décisions concrètes et rapides. Si c'est une foule autour de la table, il ne pourra en sortir rien d'efficace ! Il faut donc des pays qui soient en mesure de. Qui aient des moyens. Les gros doivent en être. Donc les cinq principaux France Grande-Bretagne Allemagne Pologne Italie. Ajouter deux ou trois autres pour représentativité (le Danemark est d'Europe du Nord par exemple) peut avoir du sens s'ils sont peu nombreux Bien sûr en définitive tout le monde devra être consulté, parce que personne ne participera s'il n'est pas consulté. Mais une chose à la fois Quelle importance à une déclaration ? C'est de premières décisions qu'il doit s'agir L'Ukraine est un sujet, mais pas le seul C'est sans doute le sujet le plus immédiat, mais le sujet encore plus important est la défense de l'Europe après la mort de l'OTAN (et comment on dégage le cadavre) Si le gouvernement allemand n'a pas encore compris que la défense de l'Allemagne est le sujet, puisque son protecteur attitré fait défaut, il faudra voir ce que le prochain gouvernement (dans peu de temps) en pensera J'imagine mal d'autres pays que France et Grande-Bretagne envisager un déploiement aérien en Ukraine. C'est que Moscou a la menace nucléaire facile, qu'elle peut être traitée par le mépris quand on en a soi-même, mais que c'est plus difficile quand on est à poil, comme les pays européens autres que ces deux-là Cela dit, si on était très aventureux à Berlin (hmmmm), Rome, Madrid et Varsovie, il serait très facile à l'ensemble de ces pays de déployer une cinquantaine de chasseurs modernes, et pas très difficile d'en déployer une centaine. Ce qui permettrait pas mal de choses Rappel cinglant, mais juste Envoyer des troupes en Ukraine suppose de se préparer à ce qu'elles soient agressées par la Russie. Ce ne serait pas dans le cadre d'un "cessez-le-feu" puisque Poutine refusera certainement la position initiale des Etats-Unis qui propose des troupes européennes, et les Etats-Unis devront y renoncer Et si ce n'est pas pour un cessez-le-feu, alors c'est pour appuyer la défense de l'Ukraine, donc pour des opérations de guerre Pas russo-américain. Washington a clairement dit qu'il n'enverra de troupes en Ukraine en aucun cas Si des troupes européennes étaient déployées pour aider l'Ukraine, soit il pourrait y avoir une sorte de "gentleman's agreement" (non officiel) comme quoi les appareils européens restent par exemple à l'ouest du Dniepr et les Russes arrêtent de tirer dans cette région. Un accord russo-européen Soit, plus probablement, il n'y aurait rien de tel, juste de la lutte anti-aérienne ou autre de la part par exemple de chasseurs européens
  12. ODETTE ? Organisation de Défense de l'Europe par Traité contre Tout Envahisseur
  13. @Ciders @Yorys C'est assez "vivant" votre échange
  14. Tu ne serais pas en mode OSS117 par hasard ? Voilà. Ce qui compte, sauf énorme surprise dans les urnes ce dimanche, c'est la position de Friedrich Merz le futur Chancelier Bon et aussi sur quelle coalition il s'appuyerait. Noir-Vert et Noir-Rouge, ce n'est pas la même chose Je pense qu'ils n'iront pas. Parce que personne n'ira Une force d'interposition européenne sur la ligne de cessez-le-feu en Ukraine, c'est la position initiale des États-Unis La position de la Russie est différente, et comme elle a l'avantage sur le terrain et Trump veut mettre fin rapidement au conflit, c'est elle qui a le fouet en main. C'est Washington qui bougera S'il y a accord, ce qui n'est pas certain, il ressemblera beaucoup aux objectifs de guerre russes. Et aucun soldat occidental ne sera déployé en Ukraine
  15. Les objectifs d'une part de grande représentativité, d'autre part d'efficacité, sont contradictoires. Toute décision ne peut être qu'une cote mal taillée Huit pays seront représentés. En plus des cinq à mon avis essentiels France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Pologne, il y aura Espagne, Danemark et Pays-Bas Le Danemark est plus petit que les autres sans doute, mais d'une part il représente en quelque sorte l'Europe du Nord, d'autre part il a une "expérience" récente utile à bien comprendre au sujet du Groënland...
  16. Les dépenses ne sont pas le moyen prioritaire d'évaluer l'efficacité d'une politique de défense. Cela dit, une fois définis les objectifs, la stratégie et les moyens opérationnels nécessaires, il faut bien s'inquiéter des moyens financiers nécessaires pour créer et entretenir ces moyens opérationnels En Pologne, on discute de porter éventuellement les dépenses de défense d'un peu moins de 5% aujourd'hui jusqu'à 6% du PIB l'année prochaine. Que cette décision soit prise, ou que le pays reste à "seulement" 5%, la détermination de Varsovie est évidente Cela dit, quelques ordres de grandeur - Le PIB de l'Allemagne est d'environ 5,1 fois celui de la Pologne - Le PIB de la France, c'est 3,5 fois le polonais - Le PIB de la Grande-Bretagne, c'est 4 fois - Et l'Italie, 2,6 fois Ensemble, ces quatre Etats disposent de moyens financiers plus de 15 fois supérieurs à ceux de Varsovie Si on ajoute le fait que ce quatuor compte 2 puissances nucléaires, et qu'il dispose de chaînes de production indépendantes pour la quasi-totalité des types d'armements : chars lourds, véhicules d'infanterie et tous types de blindés, canons, défense sol-air meilleure et moins chère que l'équivalent américain, missiles de croisière, tous types de missiles air-air, chasseurs modernes, frégates, bâtiments amphibies, sous-marins y compris nucléaires, missiles balistiques intercontinentaux, missiles aérobies supersoniques et bientôt hypersoniques, satellites militaires et bientôt antisatellites, et bien sûr armes nucléaires La présence de la Pologne dans le "groupe de tête" est essentielle pour plusieurs raisons, notamment qu'elle représente aussi les points de vue de ses voisins plus petits d'Europe centrale, qu'elle est géographiquement particulièrement concernée, sans compter que sa détermination pourrait être contagieuse ==>Mais l'essentiel se joue à Berlin, Paris, Londres et Rome La puissance combinée de ces Etats est d'ailleurs telle que défendre l'Europe sans un très hypothétique soutien américain leur serait une tâche pas si malaisée, et en tout cas loin d'être épuisante. Incomparablement moins chère en tout cas que d'acheter les tombereaux d'armes américaines que réclame le gouvernement américain (exigence de 3,5% jusqu'à 5% du PIB) en échange de sa très incertaine protection D'autant plus bien sûr que ces quatre-là ne sont pas seuls. La Pologne évidemment, et aussi l'Espagne et la Suède, les Pays-Bas et la Grèce, etc. des puissances dont les moyens économiques et militaires sont tout sauf ridicules (tout particulièrement s'agissant de Varsovie bien sûr) Bref, il suffit de vouloir
  17. La correspondante de The Economist à Paris ose dire ce que beaucoup hésiteront à avouer "Macron avait raison" Oui en 2019 l'OTAN était effectivement en état de "mort cérébrale" Aujourd'hui l'OTAN est mort. Et le cadavre ne va pas tarder à sentir Cela dit, en France non plus nous ne nous sommes pas suffisamment préparés à la suite
  18. Ben c'est une thèse déjà presque ancienne... Initiée par un article dans The Economist Le voilà, juillet 2024 J.D. Vance, Français honoraire, fait paniquer l'Europe Millennial, champion du MAGA, plouc... et Gaulliste Certes, il y a là une part de persiflage typiquement britannique Mais... il y a aussi du sérieux. Eh oui
  19. Le dernier post sur X de Donald Napoléon Trump C'est une citation de Bonaparte «Celui qui sauve sa patrie ne viole aucune loi.» Je ne suis pas sûr d'apprécier ce type de fantasmagorie Surtout le message implicite
  20. Ni VDL ni Kallas n'ont la moindre légitimité sur ces questions. L'UE n'a rien et ne doit rien avoir à faire avec la défense, qu'elle est par nature incapable de traiter Si des Etats membres de l'UE veulent utiliser son mécanisme pour emprunter en commun, pourquoi pas. Il s'agira alors de la simple utilisation d'un mécanisme administratif, une fonction de service
  21. Pour les grandes décisions, oui Mais le délai de production d'ASMPA, ce n'est probablement pas trois mois. Et les Rafale, c'est minimum trois ans surtout que Dassault devrait augmenter sa capacité Les évènements vont très vite, les mesures de précaution doivent aussi être initiées très rapidement Probable, oui Le cercle restreint est indispensable. Avec tout le respect que j'ai pour l'ensemble de nos alliés, une réunion à 29 (les 32 de l'OTAN moins les trois qui ne sont pas européens) ça ne fonctionnerait pas. Et le groupe de coordination, ça doit être le petit groupe des principaux. Ces cinq là exactement
  22. Je comprends la logique. C'est l'hypothèse optimiste pour interpréter la présence de Rutte Il existe aussi une hypothèse pessimiste, qui me vient à l'esprit en regardant les dernières déclarations du secrétaire général, très Trump-compatibles. J'espère qu'elle s'avérera fausse
  23. Du point de vue français, je dirais qu'il y a trois scénarios. Par ordre descendant de préférence 1. Dirigeants des principaux pays européens (ces cinq-là France Allemagne Grande-Bretagne Pologne Italie) qui se concertent pour construire concrètement et rapidement la capacité des Européens à se défendre par eux-mêmes de manière autonome, et montent un plan pour rendre possible à l'Ukraine de tenir dans la durée en évitant d'être subjuguée par la Russie, à base de dons d'ampleur exceptionnelle de matériels militaires à Kiev compensés dans la durée par la multiplication démarrée immédiatement des capacités européennes de production d'armes ainsi que d'une force aérienne franco-britannique en Ukraine pour casser les chasseurs-bombardiers russes qui pilonnent les positions ukrainiennes avec des déluges de bombes guidées UMPK (et leurs AWACS A50) 2. Dirigeants des principaux pays européens (ces cinq-là France Allemagne Grande-Bretagne Pologne Italie) qui se concertent pour construire concrètement et rapidement la capacité des Européens à se défendre par eux-mêmes de manière autonome, sans plan pour l'Ukraine, qui après au choix l'échec des négociations américano-russes et Trump qui s'occupe d'autre chose, ou leur réussite avec Trump qui accepte l'ensemble des exigences russes, privée d'aide militaire conséquente, ne pourra éviter de tomber ... 3. Renforcement des capacités militaires de la France pour elle-même, spécifiquement là où elle-même pourrait être mise au défi dans l'environnement international plus violent qui s'annonce, c'est-à-dire outre-mer et nos lignes de communication maritime. Donc priorité au renforcement de la Marine nationale - même s'il ne peut par nature hélas être que lent, la construction navale c'est long - ainsi probablement qu'aux capacités de bombardement conventionnel lointain de l'Armée de l'air, sans capacité européenne de défense autonome 1 est plus cher que 2 qui est plus cher que 3. Mais il me semble que ça doit bien être l'ordre de préférence Les deux premiers scénarios, la France de toute évidence ne peut en décider seule. Le troisième est dans nos mains, si les deux premiers échouent Epargnons-nous en tout cas l'indignité, les coûts et l'inefficacité de mordre à l'hameçon trumpien "Nous continuerons à commander mais sans contribuer, vous payerez tout, vous achèterez chez nous, et on s'en va à notre guise, par exemple le jour ou ça bardera de votre côté" ! Même si, hélas, nos voisins européens devaient y succomber ... Au cas où Trump s'alignerait sur Poutine y compris pour son exigence de retirer les troupes américaines d'Europe centrale - rappelons les exigences russes de décembre 2021... - je pense qu'il faudrait de toute façon envisager sérieusement de proposer aux Polonais le stationnement chez eux de Rafale français porteurs d'ASMPA, afin de manifester concrètement et fortement que la France refusera en tout état de cause un effondrement complet de l'Europe, à commencer par l'Europe centrale. Y compris si à Berlin, Londres et Rome la mollesse devait l'emporter - je crois qu'on peut faire confiance à Varsovie pour rester déterminée Je pense que ce serait une bonne idée de commencer dès maintenant à produire 20-25 ASMPA supplémentaires - discrètement initialement - pour le cas échéant pouvoir mettre en place ce stationnement en Pologne plus vite, et sans dégarnir les bases existantes. Et bien sûr une commande supplémentaire de Rafale à Dassault, qui seront bien nécessaires de toute façon
  24. La réunion sur l'Ukraine qui se tiendra lundi à Paris à l'initiative de la France rassemblera le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et les dirigeants de l'Allemagne, de l'Italie, du Royaume-Uni et de la Pologne Ca fait six personnes, et une est en trop ==>Qu'est-ce que le secrétaire général de l'OTAN Rutte, de par son rôle la voix de l'Amérique - qui se faisait récemment l'écho des desiderata de Trump sur l'Europe, et c'est à ça que sert le secrétaire général de l'OTAN - fiche dans cette réunion ? En parallèle, il est maintenant confirmé que les pourparlers entre Etats-Unis et Russie sur la guerre d'Ukraine commenceront en Arabie saoudite la semaine prochaine Il n'est pas prévu d'envoyer une délégation de Kiev aux pourparlers, alors que la nouvelle de la réunion en Arabie saoudite aurait surpris les responsables ukrainiens Et bien sûr, pas de représentant d'aucun pays européen de l'OTAN Je répète, qu'est-ce que Rutte fout dans cette réunion ? Ca commence fort mal
  25. Ça peut être un pétard mouillé, ça peut être un groupe de dirigeants qui font face à la situation et commencent à discuter solutions concrètes pour que les Européens se défendent collectivement par eux-mêmes à court, moyen et long terme Si ces dirigeants cherchent ces solutions pratiques et pragmatiques, ils les trouveront La question est avant tout morale, non dans le sens d'éthique mais dans le sens du courage Zelensky ne semble pas être prêt à jouer les paillassons. Ni en face de l'agresseur qui envahit son pays, ni en face du faux ami qui tente de profiter de la vulnérabilité extrême de son pays pour lui imposer un accord léonin en échange de rien J'espère que l'Ukraine ne tombera pas, mais si elle devait tomber, il vaut mieux sur le principe, et même pour l'avenir à très long terme que le capitaine ait tenu jusqu'au bout le drapeau haut Si les dirigeants européens qui vont se réunir bientôt parviennent chacun à trouver 10% du courage et de la dignité d'un Zelensky, je crois que ça suffira
×
×
  • Créer...