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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Je n'étais peut-être pas clair, je veux dire d'une part que c'est le seul objectif qui me semble un peu réaliste et atteignable à ce stade, d'autre part que le reconnaître comme objectif signale qu'on a compris que c'est bien l'indépendance de l'Ukraine qui est en jeu. Bref qu'on a lu et écouté Poutine et la bande, et à entendre pas mal de responsables européens j'ai souvent des doutes... Ce n'est pas un gaulliste bien sûr. Il a cité un étranger comme modèle politique, ce qui est rare pour un politicien américain, et c'était De Gaulle, mais ça ne suffit pas à en faire un gaulliste. Et oui il ne peut que faire contrepoint à Hegseth, et créer un (petit) doute sur la version que choisira en définitive Trump si Poutine ne montre aucune flexibilité dans les négociations
  2. Je suis tout à fait d'accord. Si j'étais Poutine, moi non plus je ne négligerais pas ce risque Le problème est que Poutine pense à sa propre manière. Très probablement différente, notamment du fait de l'idéologie du "monde russe", qu'il a absorbé comme un buvard l'encre, et qu'il fait appliquer par la guerre
  3. JD Vance fait évoluer la position américaine sur la guerre d'Ukraine - à mon avis de manière intelligente "Vance brandit la menace de sanctions et d'une action militaire pour pousser Poutine à conclure un accord avec l'Ukraine Dans une interview accordée au Wall Street Journal, le vice-président déclare que l'Ukraine doit avoir une « indépendance souveraine » (...) M. Vance a déclaré que l'option d'envoyer des troupes américaines en Ukraine si Moscou ne négociait pas de bonne foi restait « sur la table », adoptant un ton beaucoup plus dur que celui du secrétaire à la défense Pete Hegseth, qui a laissé entendre mercredi que les Etats-Unis n'engageraient pas de forces. "Il existe des moyens de pression économiques et bien sûr militaires que les États-Unis pourraient utiliser contre M. Poutine, a déclaré M. Vance (...) « Le président ne va pas s'engager dans cette voie avec des œillères », a déclaré M. Vance. Il va dire : « Tout est sur la table, concluons un accord ». Il est à Paris en ce moment, il a visité Notre-Dame en famille... Ça l'a peut-être aidé... Il faut qu'il revienne plus souvent ! Je ne crois pas que les États-Unis soient prêts à le faire. Mais maintenir au moins l'ombre d'un doute dans l'esprit de Poutine est le bon sens même Et Vance formule ce qui est effectivement le vrai objectif, "l'indépendance souveraine" de l'Ukraine, celui qu'il n'est peut-être pas encore exclu d'atteindre, plutôt que d'aligner des âneries et des patenôtres sur "l'intégrité territoriale" comme la déclaration européenne - l'irréalisme est signe de faiblesse Reste bien sûr que l'ombre d'un doute dans l'esprit de Poutine, c'est assez peu
  4. "Ah, les cons !" en parlant de Munich... Je vois que Monsieur a des références historiques Voilà. Dans le monde réel, à différencier de celui du Droit Internationâl, des zinstitutions internationâles, zet autres trucs du même genre, c'est la puissance qui est source d'influence et plus important encore de sécurité Ce n'est pas que la justice, le bon sens, le pragmatisme et l'intérêt général de l'Humanité doivent compter pour du beurre. C'est qu'ils ne comptent que dans la mesure où les pays qui pèsent, c'est-à-dire les pays puissants, le veulent bien De toute façon, tout commence par la question de la puissance Pascal est peut-être celui qui l'a dit le mieux La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste. La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice, et a dit qu’elle était injuste, et a dit que c’était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste Qui a la force a la possibilité d'être juste, donc d'avoir un impact positif Qui est juste sans force ne compte pas de toute façon Il ne s'agit pas de mourir "pour Zelensky". Ni de mourir pour la Crimée ou le Donbass - les Ukrainiens savent eux-mêmes qu'ils ne les récupéreront pas L'enjeu, c'est la possibilité pour l'Ukraine de conserver son indépendance, même avec un territoire amputé. D'arriver à forcer le destin pour atteindre une défaite semblable à celle de la France en 1871, alors que c'est une défaite parallèle à celle de la Pologne en 1795 qui menace Cette chance de forcer le destin et maintenir l'indépendance n'existera que si l'Ukraine reçoit un soutien militaire plus important qu'auparavant, afin que son armée arrête de reculer en s'affaiblissant. Au moment où Washington diminue voire cesse son soutien, cela n'est possible que si les Européens multiplient leur soutien. Maintenant Sinon, effectivement, la liberté de l'Ukraine est condamnée Les racines politiques de Lecornu sont gaullistes. Ca s'entend parfois. Ici, ça s'entend assez bien En plus, il a raison Bonne question. Voire très bonne. La réponse n'est pas du domaine public, je pense Il existe des rumeurs comme quoi les versions spécifiques de ces appareils vendues à la France (version "F") seraient modifiées pour être plus "souveraines". Du point de vue logiciel notamment. Je ne sais pas si elles sont vraies
  5. Tout cela est bel et bon, mais les mots pèsent-ils leur poids ? Ou bien s'agit-il de grands mots préalables à de petites actions ? Permettre à l'Ukraine de continuer à résister même en l'absence de l'aide militaire américaine, cela nécessiterait de la part des Européens un gros effort de production d'armes. Un effort ressemblant à une multiplication. Et comme même un grand effort dans un domaine industriel mettra du temps avant de produire quelque effet (un an, deux, trois ?) il y faudrait aussi des livraisons intermédiaires d'armes pour faire la soudure, livraisons qui ne pourraient être prises que dans les stocks d'armes que les Européens se sont réservés pour eux-mêmes. Les faisant donc baisser en-dessous de ce que chacun a estimé être son "minimum prudent", certes temporairement en attendant que la multiplication des productions d'armes permette de remplacer tout cela mais... tout de même Est-ce que les pays européens - on parlerait essentiellement des six grands en effet - sont prêts à cela ? Si oui, ce serait effectivement le moyen de donner une chance à l'Ukraine - rien qu'une chance, car il est tard, mais sans doute une chance réelle - d'éviter d'être totalement subjuguée par la Russie Si oui, ce serait alors la justification pleine et entière d'une implication de ces pays dans les négociations. Suivant l'excellente formule de Bismarck “La diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments”, qui exprime bien que si on n'est pas une puissance militaire (sérieuse), on n'a rien à fiche dans un processus diplomatique Si oui, alors l'enjeu ne serait pas les territoires contrôlés par la Russie bien sûr, ni l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN - rien de tout cela n'est accessible en effet. L'enjeu serait une chance d'éviter le reste des conditions russes. Que Moscou a l'intention d'imposer soit dans la négociation avec Washington, soit si Trump n'est pas suffisamment coulant en continuant la guerre jusqu'à la victoire sur le terrain Tout est possible. J'avoue cependant être dubitatif. En espérant me tromper
  6. Un gouvernement adroit appellera toujours partenaire respecté, voire partenaire fondamental un pays qui a accepté de dépendre de lui et s'est placé dans sa mouvance. Il fut un temps où les dirigeants américains le savaient. Londres n'était-il pas un partenaire véritablement fondamental ? Xi le sait fort bien, et a les mots les plus élogieux pour la relation de son pays avec la Russie Trump a... un autre style. Le fond ne change pas forcément, mais c'est beaucoup plus évident, du niveau "Dans ta gueule". Je ne suis pas sûr que ce style soit efficace sur le long terme. On verra
  7. Ca me rappelle la blague sur le Polonais qu'on interroge "Mais si ton pays est attaqué à la fois par Russie et Allemagne, qui combats-tu en premier ?" Réponse du tac au tac "L'Allemagne, bien sûr. Le travail avant le plaisir !"
  8. Assez d'accord sur le fond. Le problème est que la naïveté a ensuite été abandonnée - ce qui est bien en soi - pour être remplacée par quelque chose de plus sinistre Depuis quelques années, rappelant le rôle prépondérant de Moscou dans la victoire de la seconde guerre mondiale, on pouvait entendre le slogan "Nous pouvons répéter" (мы можем повторить) Je l'ai initialement compris comme un simple slogan nationaliste, particulièrement stupide car faisant comme une impasse sur le coût humain effroyable payé par l'Union soviétique Depuis 2022, force m'est de reconnaître que j'avais tort. C'était beaucoup plus dangereux qu'un simple slogan stupide Je précise que je ne crois pas du tout à une manipulation consciente de la propagande. D'ailleurs nous savons tous que la Russie est partie en guerre en 2022 la fleur au fusil pour une victoire en quelques semaines, pas pour une guerre de plusieurs années type "bras de fer" et tranchées. Mais cet état d'esprit préexistant "On peut le refaire !" a sans doute contribué ensuite à la décision de Poutine en mars-avril 2022 de définir des conditions écrasantes pour les Ukrainiens pour arrêter la guerre - revenant à dire vous m'accordez tout, et comme ça au moins vous n'aurez plus de morts vous serez soumis mais tranquilles - d'où refus de Kiev et guerre longue et très sanglante pour le subjuguer, alors qu'il avait aussi la possibilité de se dire à part lui "J'ai fait une énorme bêtise" et de définir des conditions limitées destinées à arrêter la guerre en évitant simplement de perdre la face Je ne suis pas sûr que c'étaient les plus gros avant les Nazis - il y a hélas pas mal de concurrence - mais il y a eu des pogroms à grande échelle dans la Russie du sud-ouest dans les années 1880 Cependant... il faut être cohérent. J'ai dit "Russie du sud-ouest", mais ces régions s'appellent aujourd'hui Pologne et Ukraine, des villes comme Kiev, Varsovie et Odessa. Si on pense que ces peuples ont droit à l'existence indépendante - je pense qu'on sera tous d'accord là-dessus ! - alors il faut avouer que ces pogroms n'étaient pas le fait prioritairement des Russes
  9. Si ça en était resté au niveau de la chanson nationaliste à beugler un soir de cuite, mais dont on sait bien qu'elle n'a rien à voir avec la réalité, il n'y aurait pas de quoi fouetter un chat. Le problème bien sûr est que ça n'en est pas resté là L'Alaska n'a rien à craindre évidemment, les dirigeants à Moscou ne sont pas complètement fous ils comprennent les rapports de force... mais précisément parce qu'ils comprennent les rapports de force, il existera à échéance de peu d'années un danger réel pour Estonie, Lettonie et Lituanie - c'est petit, c'est tout proche de St Pet', y a pas mal de russophones, et surtout c'est géographiquement difficile à défendre, donc si Washington décide vraiment de s'en fiche et qu'en face il n'y a que du Britannique, du Français, de l'Allemand et du Polonais... ça peut éventuellement se tenter. Ou pas. Mais le risque existera vraiment Et bien sûr, pour la Moldavie ça pourrait être beaucoup plus rapide. C'est qu'elle n'est pas même un allié, pour les pays européens de l'OTAN, et étant donné que Odessa est une "ville russe", après la fin de la guerre les troupes russes pourraient facilement partir de là-bas pour aller à Chisinau Le discours à Moscou, c'est le monde russe, qu'il s'agit de défendre. Le monde russe inclut à l'évidence l'Ukraine, voir tous les bons auteurs sur le sujet, par exemple l'essai publié par Vladimir Poutine en 2021, de même qu'il inclut la Biélorussie, et le défendre signifie dans ce cas naturellement débarrasser l'Ukraine de son idéologie indépendantiste... ah non pardon on me souffle dans l'oreillette qu'il faut dire "idéologie nazie". Les pays Baltes ? Les sources diffèrent, mais c'est au moins une idée qui a droit de cité. Ensuite, il faut citer le proverbe "l'appétit vient en mangeant"... La Pologne ? La Finlande ? Ce sont seulement des extrémistes qui en parlent, et sont-ils vraiment sérieux ? Habitant en Normandie, je suis d'avis que non. Mais si j'habitais à Varsovie, j'écouterais ces extrémistes attentivement
  10. En revanche, en Alaska les gens seraient vraiment rassurés C'est du trollage bien sûr, mais ce n'est pas complétement dénué de fondement. Il existe bien une idée en Russie que l'Alaska en fait serait russe, et une chanson populaire "Ne fais pas l'idiote, Amérique" sur le sujet Nous n'avons pas de chanson populaire en France sur le retour de la Nouvelle Orléans à la mère patrie Only in Russia...
  11. Les négociations Trump - Poutine devraient couvrir l'ensemble des sujets d'intérêt, de façon à établir une paix vraiment durable Les deux pays devront chacun faire des concessions Voici un exemple de concessions réciproques qui pourrait être envisageable. Même si elle serait douloureuse pour Moscou "Le pacte de non-agression Trump-Poutine de 2025 contiendra une clause secrète qui attribue la Pologne à la sphère russe en échange du maintien de l'Alaska dans les États-Unis"
  12. Il s'appelle Exash Musk. Prénom original, j'imagine inventé par son père, mais du moins il n'y a pas de numéro dedans Musk a dit quelque chose de très intéressant à cette occasion Il s'est retourné vers Trump et lui a dit "T'es pas le président. Faut que tu t'en ailles" Si. Ah non ce n'était pas Elon, il s'agissait d'Exash Musk Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Elon et Donald ne s'entendront peut-être pas indéfiniment...
  13. Les concessions majeures accordées par Washington en préalable à l'ouverture de négociations avec Moscou - c'était probablement des conditions de la Russie pour ne serait-ce que prendre langue - ne sont pas la fin de la guerre d'Ukraine, mais le début de la fin C'est ce que fait remarquer Alekseï Pouchkov, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma de Russie La conversation téléphonique entre Poutine et Trump n'est pas encore une percée, mais peut-être le premier pas vers une percée. À Kiev, Bruxelles, Paris et Londres,, on lit maintenant avec horreur les commentaires de Trump sur sa conversation d'une heure et demie avec Poutine. Maintenant ils vont se concerter d'urgence sur la manière de faire dérailler le dialogue qui s'est instauré Ce n'est pas une surprise. Les conditions définies par Moscou à la fin de la guerre d'Ukraine sont incomparablement plus vastes et plus dures que la proposition qui vient de Washington. L'accord de Moscou pour mettre fin à la guerre sera beaucoup plus cher que ça La Russie est en position de force sur le terrain par rapport à l'Ukraine. Et Moscou a tout son temps (du moins, des années), tandis que Washington est pressé (des mois, au plus). Moscou est donc en position très favorable pour ces négociations L'accord final ressemblera beaucoup plus aux exigences définies par Moscou qu'aux propositions actuelles de Washington
  14. Je ne suis pas sûr que The Onion ou Babylon Bee ait haqué le site du Congrès des Etats-Unis... L'auteur de la proposition Buddy Carter est d'après ses prises de position un trumpien de stricte obédience. En 2020, il a été l'un des 126 députés républicains à soutenir une pétition à la Cour suprême contestant le résultat de l'élection présidentielle Sa proposition lui permet d'exister et de se faire bien voir du grand manitou. "Sir, I'm the most loyal, Sir!" Ben après la participation de Trump à la grande parade russe du 9 mai, il aura à coeur de montrer à Poutine le 4 juillet que les Etats-Unis peuvent faire encore plus grand Plaisanterie (quoique ?) mise à part, nous sommes mal placés en France pour critiquer les parades militaires des autres pays
  15. Plus sérieusement, voici Trump à qui une journaliste demande s'il considère l'Ukraine comme un membre égal du processus de paix. Il commence par une petite moue C'est une question intéressante. Je pense qu'ils doivent faire la paix. Leurs gens sont en train d'être tués, et je pense qu'ils doivent faire la paix J'ai dit que ce n'était pas une bonne guerre à mener, et je pense qu'ils doivent faire la paix On appréciera. Surtout la formule "I said that was not a good war to go into", où Trump fait semblant de croire que c'est l'Ukraine qui a choisi de "mener cette guerre" Kellogg, jusqu'ici en charge de cette approche et qui avait tenté de faire valoir la capacité américaine à durcir les sanctions économiques contre la Russie, afin d'essayer de se ménager un levier... est dans le même temps écarté Ce n'est pas une négociation. Trump ne fait même pas semblant d'obtenir quelque chose en échange Ou bien, interprétation semi-complotiste, la contrepartie pour les Etats-Unis a déjà été discutée hors du champ des caméras... en termes de ventes préférentielles de matières premières russes aux Etats-Unis, peut-être ?
  16. Grok m'avait même proposé une version où les deux dirigeants se trouvaient derrière un pupitre portant leurs deux drapeaux ... mais c'était deux fois le drapeau russe ! ... Yes, that's me
  17. Hmmm, au risque d'inquiéter davantage, je dois partager les images qu'une machine à explorer le temps m'a ramenées du 9 mai 2025 à Moscou (*) (*) Grok ? Oui, cette machine s'appelle Grok, pourquoi ?
  18. Pour qu'il y ait blocage, il faudrait que Kiev soit en mesure de bloquer les négociations entre Washington et Moscou Je ne vois pas comment ils feraient Zelensky a raison : seule l'Amérique serait en mesure de donner des garanties de sécurité valables, c'est-à-dire de dissuader la Russie d'aller plus loin en menaçant de faire la guerre dans ce cas Mais l'Amérique dit désormais ouvertement ce qui était déjà vrai au temps de la plus hypocrite administration précédente : elle n'y consentira en aucun cas
  19. Je n'irais pas jusque là. De beaucoup Il me semble que Trump veut trouver un accord de puissance à puissance. C'est-à-dire entre les Etats-Unis et la Russie. Aucun pays européen de l'OTAN n'y sera inclus, pour la bonne et simple raison qu'aucun pays européen de l'OTAN n'est une puissance à ce niveau Des pays comme la France ou la Grande-Bretagne pourraient l'être... à condition de passer à 6 ou 7% du PIB pour la défense, et en un certain nombre d'années. L'Allemagne aussi, si elle passait à 5%... mais il lui faudrait aussi développer une dissuasion nucléaire et ça prendrait plus de temps. Rien de tout cela n'existe toutefois, et le seul pays européen qui soit une puissance en ce sens... est la Russie Cela dit, mettant en rapport l'invitation de Poutine à Trump à se rendre à Moscou, avec le rappel chaleureux par Trump de l'alliance Moscou-Washington lors de la deuxième guerre mondiale, dans son message sur TruthSocial... Je peux imaginer une scène d'anthologie. Est-ce que le meilleur moment pour la visite de Trump à Moscou ne serait pas... le 9 mai ? L'avantage si c'est le cas, c'est que ce serait peut-être suffisant pour que certains Européens affrontent la réalité ?
  20. Dans les termes utilisés, par le secrétaire américain à la défense Pete Hegseth Il ne mâche pas ses mots. Ce qui est plutôt une bonne chose, la clarté en ce domaine est bénéfique Peut-être aidera-t-elle les Européens à faire face à la réalité ?
  21. L'article sur Axios me semble plus complet Le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a adressé mercredi un message brutal aux alliés de l'OTAN : - Les troupes américaines ne feront pas partie d'une future mission de maintien de la paix en Ukraine. Les protections de l'article 5 de l'OTAN, en vertu desquelles les États-Unis s'engagent à réagir si un allié est attaqué, ne devraient pas non plus s'appliquer aux forces européennes envoyées en Ukraine pour garantir un accord de paix d'après-guerre, a-t-il déclaré. - L'Ukraine, quant à elle, devrait conclure un accord dès maintenant et renoncer à récupérer l'ensemble de son territoire occupé comme à devenir membre de l'OTAN (...) - « Nous voulons, comme vous, une Ukraine souveraine et prospère. Mais nous devons commencer par reconnaître que le retour aux frontières de l'Ukraine d'avant 2014 est un objectif irréaliste », a déclaré M. Hegseth, faisant référence à l'occupation russe de la Crimée et de la région orientale du Donbas, qui dure depuis des années. « Poursuivre cet objectif illusoire ne fera que prolonger la guerre et causer davantage de souffrances. » (...) - « L'Europe doit fournir majorité écrasante de l'aide létale et non létale future à l'Ukraine », a déclaré M. Hegseth, avertissant que la menace stratégique de la Chine ne permettra plus aux États-Unis de se concentrer sur la sécurité de l'Europe. - « Les États-Unis restent attachés à l'alliance de l'OTAN et au partenariat de défense avec l'Europe », a-t-il conclu. « Mais les États-Unis ne toléreront plus une relation déséquilibrée qui encourage la dépendance. Tout cela est sans surprise. L'administration Trump applique ce que le candidat à la présidence Trump avait annoncé Par ailleurs, Washington Donald Trump a annoncé ce mercredi 12 février sur son réseau social Truth Social avoir eu une «conversation prolongée et très productive» avec Vladimir Poutine, lors de laquelle tous deux ont convenu de commencer à négocier «immédiatement» sur l'Ukraine «Nous avons convenu de travailler ensemble, très étroitement, y compris en nous rendant visite dans nos pays respectifs», a aussi écrit le président américain comme Moscou confirment que les présidents Trump et Poutine ont eu un entretien téléphonique Poutine, pour sa part, a évoqué la nécessité de s'attaquer aux causes profondes du conflit et a convenu avec Trump qu'un règlement à long terme pourrait être atteint grâce à des pourparlers de paix. Le président russe a invité le président américain à visiter Moscou.(...) Nous avons parlé des points forts de nos nations et des grands avantages que nous tirerons un jour de notre collaboration. <...> Mais d’abord, comme nous en sommes tous deux convenus, nous voulons mettre un terme aux millions de morts qui se produisent dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. J'imagine très mal qu'il y ait des troupes européennes stationnées en Ukraine pour "maintien de la paix". Washington fera remarquer - il ne sera pas dénué d'argument - que cette absence est du fait des Européens L'Ukraine n'entrera pas dans l'OTAN, elle ne récupérera pas son intégrité territoriale, elle ne recevra d'aide économique comme militaire que de la part des Européens - sauf si elle est prête à donner préférence aux entreprises américaines pour l'exploitation de ses ressources minières, auquel cas elle recevra probablement de l'aide américaine quand même (un peu, hein) Ca c'est la position d'ouverture des négociations par Washington. Avant que Moscou ait forcé à prendre en compte "la nécessité de s'attaquer aux causes profondes du conflit" - c'est-à-dire la nature et les moyens de l'Etat ukrainien futur ainsi que les déploiements OTAN en Europe centrale. Et Moscou va s'y employer. Et Moscou est en position de force, et a tout son temps, tandis que l'Ukraine est en position de faiblesse et les Etats-Unis sont pressés Enfin, la défense de l'Europe sera à l'avenir - un avenir qui va commencer très vite - prioritairement et principalement l'affaire des Européens. En effet, ce sujet ne sera plus pour les Etats-Unis qu'un sujet de second ordre (le mot n'y est pas, mais un sujet sur lequel on ne peut "se concentrer" est presque par définition un sujet de second ordre) Plus de "dépendance", donc. Qui restera dans la position du dépendant le fera à ses risques et périls... Ne reste plus pour les pays européens qu'une seule chose à faire. Dans laquelle, ces derniers temps, tous n'ont pas excellé...
  22. Pas la France seule non. Sauf à passer en mode 7% du PIB pour la défense tel un Vladimir Poutine Si les principaux pays européens s'étaient dès 2022 entendu pour augmenter drastiquement leurs capacités de production, ça aurait pu se jouer Mais il est vrai qu'il aurait fallu une forte capacité de décision, en même temps qu'une grande clairvoyance sur le fait que les succès initiaux des Ukrainiens ne pourraient pas continuer dans la durée, vu la mobilisation industrielle russe Je ne sais pas s'il y a eu beaucoup d'exemples des deux combinés. Souvent, les lucides sur la force russe étaient peu convaincus de la nécessité de soutenir l'Ukraine, tandis que les convaincus de la cause ukrainienne s'illusionnaient sur la difficulté de l'emporter sur la Russie dans une guerre longue
  23. Je ne peux qu'approuver, tout cela n'est pas très cohérent S'il s'agit de transformer l'UE pour préserver davantage la liberté des nations, le résultat sera tout sauf une "fédération" Si la traduction est bonne, "marché commun" est effectivement différent et moins rigide que l'actuel "marché unique" Les identités et cultures de chaque nation sont de toute évidence de sa compétence Le point sur la frontière extérieure effective serait effectivement nouveau, mais plutôt dans le sens de modification de la politique existante L'autonomie stratégique, si le modèle est une "Europe des nations", ce n'est précisément pas l'affaire d'un quelconque niveau communautaire. Donc ça ne devrait pas être inclus dans les compétences de cette confédération De fait, ce serait une transformation très profonde de l'UE. Pas une sortie directe cependant. Ça me fait davantage penser au programme de Marine Le Pen en 2017 qu'à celui des Brexiters en 2016 Sauf que le chef actuel de la Maison royale de Prusse s'appelle Georg-Friedriech. Ce serait donc Georges-Frédéric 1er Parlant de prénoms, j'ajouterais que je ne suis pas du tout royaliste, mais quand je vois que le "prince héritier" en France est un garçon qui s'appelle Gaston, je commence à avoir des doutes... Un roi qui s'appellerait Gaston 1er, ça aurait de l'allure Plus sérieusement, merci pour la référence à la politique de la main libre, j'apprends des choses Mais si je comprends bien il s'agissait alors pour l'Allemagne d'éviter toute alliance. Ce que propose l'AfD si je comprends bien n'est pas un Sonderweg, mais plutôt une alliance entre États européens souverains, visant à de bonnes relations avec la Russie comme avec les États-Unis et la Chine, mais se gardant de s'y fier totalement
  24. C'est tout à fait compréhensible en effet, sur le plan du ressenti Et d'un autre côté il va bien falloir prendre en compte le fait que Hitler est mort depuis 80 ans
  25. Un "souverainisme modéré" donc, si on appelle souverainisme fort la sortie de l'UE Toujours du souveranisme donc Et encore ! Si on parle d' "Europe des patries" comme le fait l'AfD, alors la réponse est : aucune, précisément La formule signifie que les patries européennes, c'est-à-dire les nations comme telles, s'entendent certes et coopèrent lorsqu'elles le trouvent utiles. Qu'elles vont même faire un effort particulier pour chercher dans quels domaines elles pourraient renforcer leur coopération Mais sans aucune organisation qui se penserait, ou même se présenterait moindrement comme "en charge", comme un niveau supérieur d'organisation. Chaque pays choisit pour lui-même sur quoi coopérer et avec qui et comment "Europe des patries", c'est l'idée d'une certaine solidarité entre pays européens basée sur un état d'esprit et sur des opportunités pratiques, plutôt que sur des organisations et des idélogies On est d'accord ou pas, mais c'est tout à fait cohérent avec l'absence d'organisation Si je comprends bien, l'idée de l'AfD serait une disparition de l'OTAN et son remplacement par une sorte d' "OTE" une "organisation du traité de l'Europe", une alliance qui n'intégrerait pas les Etats-Unis ? Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure option. Mieux vaudrait à mon sens laisser les liens avec Washington se distendre - l'administration Trump prend clairement cette direction - et organiser un "pilier européen de l'OTAN", en pratique une sorte de groupe d'intérêt des nations européennes qui le souhaitent à l'intérieur de l'OTAN, afin de faire face à la diminution de l'intérêt américain à fournir un service de "protection" aux Européens, mais sans nécessairement casser une alliance ce qui me paraîtrait un geste symboliquement lourd, et d'ailleurs inutile J'ai l'Allemagne de Helmut Schmidt et de Helmut Kohl en ligne... ils sont tout à fait d'accord. En fait ils ont l'impression d'une réincarnation ! Enfin sauf pour "cybercapacités" ils demandent ce que c'est D'ailleurs, il y a là un point de concordance potentiel avec Washington - voir plus bas Les valeurs militaires sont tout à fait importantes en effet. Pour les militaires, notamment. Sans vouloir faire de mauvais esprit, on évitera tout de même le slogan "Mon honneur s'appelle fidélité", dont tu sais certainement qu'il a un historique chargé. Il y a eu environ 40 générations du peuple allemand depuis le fondateur du premier Reich Otton 1er au Xème siècle, 39 sont à coup sûr dignes d'être des sources d'inspiration, mais il y en quand même une qui... comment dire Je ne savais même pas que l'Allemagne était encore désignée comme "Etat ennemi" Le siège au CS ONU, ce n'est pas la France qui bloque. Mais je crois que les autres n'en voudront pas. Les accords ONU sur la migration... ce n'est pas une surprise venant de l'AfD Je partage à ce sujet un entretien très intéressant publié par The American Conservative en janvier entre la chef de l'AfD Alice Weidel et Sumantra Maitra, l'auteur américain du concept d' "OTAN dormante" c'est-à-dire de la limitation ouverte et explicite de l'implication de Washington en Europe, qui laisserait notamment aux Européens 100% de la fonction "Faire face à la Russie", les Etats-Unis pouvant continuer à assurer la protection de la liberté des mers autour de l'Europe et continuant en échange à y disposer de bases aériennes Ca s'appelle "Les esclaves ne se battent pas" Ce n'est pas une négociation entre un président américain et une chancelière allemande de la nouvelle relation entre Berlin et Washington, parce qu'aucun des deux n'est au pouvoir, mais... le fond est bien celui-là Et tout est dit de manière très franche Et il y a d'autres choses aussi La question du titre, que pose Weidel, s'adresse aux Américains. Voulez-vous que nous soyons vos esclaves, ou des partenaires ? Vous pouvez continuer à nous imposer l'esclavage, comme vous l'avez fait avec Nord Stream, mais alors nous ne nous battrons pas, d'ailleurs "être un esclave a aussi ses avantages". La proposition est claire et ouverte : la liberté de l'Allemagne pour déterminer sa politique étrangère, en échange de la restauration de la puissance militaire allemande rendant beaucoup plus facile à Washington de s'éloigner de l'Europe Je ne suis pas du tout sûr qu'il y ait bientôt une chancelière Weidel, mais si Maitra s'avère continuer à inspirer le président Trump... ce genre de discussion pourrait bien avoir lieu tout de même ! En ce qui concerne votre question sur la sortie de l'UE : C'est un calcul simple. L'Allemagne n'a pas besoin de l'UE pour survivre, mais l'inverse est tout à fait vrai. Pourtant, l'UE se comporte comme si c'était exactement le contraire. Elle agit comme si nous, Allemands, devions mettre nos intérêts vitaux de côté pour ne pas mettre en danger le « projet européen ». Il s'agit d'une déformation grotesque. Soit l'UE apprend à prendre en compte nos intérêts nationaux, soit elle disparaîtra (...) Nous sommes et resterons à jamais le cœur de l'Europe. Le jour où ce cœur cessera de battre, l'Europe mourra. (...) Les États-Unis sont incontestablement une superpuissance mondiale unique en son genre, qui a étendu sa vaste influence dans le monde entier. C'est ce que nous appelons généralement un empire. Mais c'est un drôle d'empire : un empire qui dirige le monde du lundi au mercredi, mais qui ne veut pas le faire du jeudi au dimanche. C'est l'éternelle bataille entre expansionnistes et isolationnistes qui fait probablement rage depuis l'indépendance des États-Unis. Cela rend la situation un peu difficile pour les autres nations, en particulier pour nous, les Allemands. D'un côté, les dirigeants américains se plaignent, par exemple, de la politique énergétique de l'Allemagne qui, d'un point de vue géopolitique, cela va de soi, souhaite conclure un accord avec la Russie. Quelle colère sauvage la construction de Nord Stream a-t-elle déclenchée du côté américain ? Comment avons-nous osé ? Nous avons tous encore en tête les images du président Joe Biden humiliant publiquement le chancelier Olaf Scholz d'une manière inqualifiable à propos de Nord Stream. Eh bien, c'est alors Nord Stream a été éliminé par un acte de guerre. La crainte de l'actuel gouvernement fédéral allemand de ne pointer du doigt l'agresseur sous aucun prétexte en dit long. Est-ce là ce que veulent les États-Unis ? L'Allemagne comme colonie ? Une colonie qui n'a pas le droit de décider de sa propre politique énergétique ? Une nation qui n'a pas le droit de suivre sa propre voie, où qu'elle mène ? Les États-Unis peuvent faire tout cela en tant que brillants vainqueurs de l'histoire. Mais il faut qu'ils le veuillent aussi, qu'ils le disent aussi, pour que nous puissions nous y adapter. Car nous, Allemands, sommes un peuple vaincu. « Tout ce qui a perdu son indépendance a perdu en même temps la capacité d'intervenir dans le cours du temps et d'en déterminer librement le contenu », décrit le philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte. Ce peuple « n'a désormais plus de temps propre, mais compte ses années en fonction des événements et des périodes des nations et des empires étrangers ». Nous, Allemands, avons vécu cette situation pendant longtemps, certainement à l'avantage des États-Unis, mais nous en avons aussi profité en tant qu'individus, je ne le nie pas. Être esclave présente aussi des avantages. Le droit le plus noble d'un serviteur est de ne pas prendre part aux batailles de son maître, mais de jouir de la paix (...) Mais aujourd'hui, alors que nous avons atteint le point de nullité absolue, nos dirigeants politiques ont découvert l'enthousiasme pour la guerre. La belligérance est devenue une folie imposée par l'État, ce qui ne s'était pas vu depuis la fin de la dernière guerre mondiale. La CDU, chef de file de l'opposition, surpasse actuellement les partis au pouvoir dans l'art de lancer le cri de guerre le plus fort et le plus vulgaire. Tout cela en dépit d'une incompétence militaire totale. Ce que nous voyons ici, ce sont vraiment les fantasmes sexuels de personnes impuissantes. Nous mettrons fin à cette grotesque mascarade le plus rapidement possible. (...) Si les Etats-Unis veulent être un empire, vous devez vous battre pour lui, sacrifier votre sang et vos biens. N'attendez pas des non-libres qu'ils prennent en charge ce combat à votre place. C'est impossible. Cela n'existera pas. Un esclave qui se bat demandera invariablement la liberté en guise de récompense. Mais la liberté signifie aussi que les gens suivront leur propre chemin et chercheront leur propre bonheur. S'ils ne le font pas, ils sont des esclaves. Et les esclaves ne se battent pas. Ne les accusez pas de cela. Par conséquent, lorsque le président Donald Trump exige que l'Allemagne prenne la responsabilité de sa propre sécurité à l'avenir, il devrait également être clair sur l'ensemble des conséquences. Que nous écouterons avec bienveillance ses préoccupations concernant Nord Stream et notre approvisionnement en énergie, mais que nous prendrons nos propres décisions et qu'il devra les accepter, qu'elles lui plaisent ou non. (...) Vous devez savoir que nous avons probablement les forces armées les plus inefficaces du monde. Peu importe le pays qui nous attaquerait, nous serions vaincus par presque tous. Lorsque l'Ukraine a demandé des armes à l'Allemagne à la suite de l'invasion russe, nous ne lui avons d'abord fourni que des casques. Les autorités ukrainiennes pensaient que nous voulions les insulter. Mais en réalité, nous ne pouvions rien donner d'autre. Depuis lors, nous avons livré à l'Ukraine des systèmes d'armes encore fonctionnels provenant de nos dépôts. Mais aujourd'hui, nous ne pouvons plus. Tout est presque épuisé. (...) L'ancienne OTAN avait une division du travail très forte. Différents pays assumaient différentes tâches, et nous, les Allemands, nous nous assurions une place sur la scène. Comme je l'ai dit, cela a bien fonctionné tant que les États-Unis étaient disposés à maintenir leur leadership en Europe. Par exemple, si les États-Unis se concentrent désormais davantage sur le Pacifique, cela devra changer. La responsabilité personnelle sera alors à l'ordre du jour. Mais nos forces armées ne sont pas préparées à cela. Nous avons donné à la logistique une prépondérance tout à fait malsaine sur la force de combat. Par conséquent, nous ne sommes pas en mesure de mener des opérations militaires d'envergure de manière autonome. Les hommes politiques allemands aiment vendre cela à l'étranger comme du pacifisme. Mais à mes yeux, un pacifiste est quelqu'un qui pourrait faire la guerre, mais qui ne la fait pas, et qui au contraire recherche désespérément la paix parce qu'il l'aime. En revanche, un homme qui espère la paix parce qu'il ne peut pas se défendre n'est pas un pacifiste. C'est juste un bonhomme de neige qui espère que l'hiver sera le plus long possible. ==>Le point le plus important dans le programme de l'AfD, du point de vue américain, c'est le retour du service militaire obligatoire, comme dans les années 1970-80, afin que la Bundeswehr puisse recommencer à être ce qu'elle était à cette époque. Donc qu'elle soit assez puissante pour être le coeur de la partie "armée de terre" des armées européennes - sachant, même si ce n'est pas dit, que la Pologne aussi volontaire qu'elle soit ne peut y suffire, avec sa population deux fois plus petite et son économie cinq fois plus petite que celles de l'Allemagne, tandis que des pays comme France, Grande-Bretagne et Italie n'ont pas de raison d'augmenter grandement la taille de leurs armées de terre, vu leur éloignement plus grand de la Russie et leur géographie plus maritime qui leur impose d'être forts d'abord sur ce plan (j'ajouterais que dans ce cas, si Paris et Londres se concentraient sur le renforcement de leurs puissances aériennes et maritimes respectives... l'ensemble finirait par ressembler à quelque chose, voire à pouvoir tenir debout sans que les Américains aient à s'en soucier) D'accord avec @g4lly Je ne sais pas s'il serait bon ou non que ce parti participe au gouvernement - n'étant pas allemand je ne suis pas en mesure d'en juger - mais si c'est le cas je ne crois pas que les voisins français vont tomber de leurs chaises. Qu'on approuve ou pas tout cela, il n'y a pas de mesure loufoque, extrémiste ni incompréhensible Nooooon ! Mon monde s'écroule... Si les trains n'arrivent plus à l'heure en Allemagne, mais il va falloir revisiter tous les clichés
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