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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Un fil intéressant de Stéphane Audrand sur X, où il s'oppose frontalement à l'avis de Jean-Dominique Merchet lequel affirme que rien n'est possible sans les Etats-Unis L'ensemble vaut d'être lu, car Audrand a des arguments, je retiens en particulier cette mise à jour intéressante de la célèbre formule de Churchill Je pense qu'il faut arrêter de parler de faiblesse européenne en permanence. Nous avons, ensemble, des troupes et des matériels en suffisance face à la Russie. Il nous manque des capacités clé de voute, mais nous en avons quand même un peu. Cet argument sert les atlantistes rassuristes qui veulent envers et contre tout sauvegarder l'alliance américaine. Même avec Trump, même - ils ne le diront pas frontalement - au prix du lâchage de l'Ukraine. C'est ça qui est en jeu : "l'Ukraine contre l'Article 5" Et, bien entendu, nous n'aurons ni l'un ni l'autre : l'Ukraine sera perdue et notre propre sécurité ne sera pas assurée, Trump étant par essence incapable de tenir dans la durée aucune promesse L'original était "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre" (Churchill) Audrand a raison de dire "Nous avons à choisir entre perdre l'Article 5 et lâcher l'Ukraine ; si nous choisissons de lâcher l'Ukraine nous perdrons (aussi) l'Article 5" -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Juste un élément de contexte sur la propagande américaine issue des soutiens directs de Trump, Elon Musk en est à écrire Aussi déplaisant que cela puisse être, Zelensky devrait se voir offrir une sorte d'amnistie dans un pays neutre en échange d'une transition pacifique vers un retour à la démocratie en Ukraine Ce sera à l'évidence lui le premier bouc émissaire de la chute de l'Ukraine dans le discours de Trump. Et aussi les Européens naturellement Emmanuel Todd disait en fin d'année dernière que Trump aurait à "gérer la défaite américaine" en Ukraine Il a choisi de le faire avec une tronçonneuse, à l'image de Milei et de Musk Todd dit toute sorte de choses, y compris à l'occasion très aventurées pour ne pas dire plus. Mais quand il dit dans cet entretien "Les Américains nous méprisent pour notre servilité", je crois qu'il a parfaitement raison -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le discours officiel de Washington est que l'intérêt économique américain en Ukraine créerait une forme de protection pour le pays. Vance : « Si vous voulez de véritables garanties de sécurité pour vous assurer que Vladimir Poutine (le dirigeant de la Russie, ndlr) n’envahisse plus jamais l’Ukraine, le meilleur moyen est de garantir l’intérêt économique américain dans l’avenir de l’Ukraine. » Cet Ukrainien commentant la nouvelle sur le site du média Pravda ukrainienne donne un rappel historique utile « Nous fournirons naturellement à la fois sécurité et assistance », nous avons déjà vécu cela, nous avons naturellement déjà reçu des garanties de sécurité sous la forme du Mémorandum de Budapest. Je ne vois pas l'intérêt de cet accord pour l'Ukraine, car aujourd'hui ces ressources sont contrôlées par nous et demain par la Russie, sans garanties de sécurité, ce sera ainsi et ce à 100%. Rien d’autre ne garantira « naturellement » la sécurité de l’Ukraine. Expliquez comment cela garantira la sécurité ? Car en Syrie ou en Afghanistan, les États-Unis contrôlaient aussi les ressources, mais rien n’empêchait la Russie de détruire ces pays. Voulez-vous transformer l’Ukraine en une décharge pendant des décennies et le documenter ? Sans garanties de sécurité claires, cela n’a aucun sens. Tant que nous n'aurons pas reçu ces garanties de quiconque, même de l'Europe, nous ne pourrons pas signer cet accord, car il est illogique, car il fait de l'Ukraine la faute des États-Unis, alors que la fin de la guerre n'est même pas en vue, sauf en paroles, tout comme aucune garantie sérieuse n'a encore été confirmée. Et il devrait y avoir au moins un complexe d'entre eux, et non pas quelques misérables 30 000 personnes à l'arrière qui s'enfuiraient au premier coup de feu, mais quelque chose de vraiment significatif. En effet - En Afghanistan Trump a d'ailleurs signé lors de son premier mandat un accord de paix Etats-Unis - Taliban accord de paix signé par les États-Unis et les Talibans le 29 février 2020 à Doha, au Qatar, dans l'intention de mettre fin à la guerre de 2001-2021 en Afghanistan (...) Respectant les conditions de l'accord, les États-Unis ont considérablement réduit le nombre de leurs raids aériens, privant ainsi l'ANDSF d'un avantage essentiel pour tenir les talibans à distance. Selon un rapport de l'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Afghanistan (SIGAR), cette situation a provoqué « un sentiment d'abandon au sein de la ANDSF et de la population afghane » ==>Quoi que l'on pense du retrait des Etats-Unis à cette époque (à mon avis nécessaire) reste qu'il s'agissait sous couvert "d'accord de paix", que les Taliban n'ont évidemment pas respecté, d'un abandon pur et simple - En Syrie aussi, Trump avait dit en 2019 que "les Etats-Unis gardent le pétrole" ==>Et pourtant, là aussi, Washington abandonnait les Kurdes. Même si cet abandon n'a été finalisé que récemment, avec un temps de retard En Ukraine aujourd'hui, l'ensemble de la séquence visant à "obtenir une proposition de paix sérieuse" de la part de Zelensky, c'est-à-dire la signature de l'accord minier (aux conditions néocoloniales) et probablement un chèque en blanc quant aux concessions que Washington ferait à Moscou au nom de Kiev, en échange de la protection supposée qu'apporterait un intérêt économique américain à exploiter le sous-sol ukrainien, est largement parallèle "On garde le pétrole !" en Syrie, disait Trump. Il l'a lâché. Il lâchera le sous-sol ukrainien aussi, d'autant que la Russie est une puissance militaire d'un autre calibre que la Turquie En 2020, signature de "l'accord de paix" avec les Taliban. En 2021, débandade américano-otanienne lors de l'évacuation en catastrophe de Kaboul ==>L'évacuation en catastrophe de Kiev voire de Lviv, c'est pour 2026 ? En 2021, c'était "évidemment" la faute de Biden, du moins selon Trump. "Si j'avais été président, rien de tout cela ne serait arrivé, Biden is weak", on connaît la chanson ==>En 2026, le bouc émissaire ce sera les Européens, et aussi le gouvernement ukrainien En Syrie en 2019, Macron était partisan de continuer à protéger les Kurdes, la France avait dénoncé l'offensive turque, et de mémoire le président avait demandé aux responsables militaires d'étudier l'option de rester seuls, même si l'Amérique partait. L'option avait rapidement été écartée, elle était militairement irréaliste La France avait la puissance nécessaire pour contribuer à protéger Grèce et Chypre de l'intimidation militaire turque en 2020 - en pratique Paris avait menacé d'abattre les avions et de couler les navires turcs, et Ankara avait reculé. Pour protéger les Kurdes, non. Pour eux, comme le dit l'expression, "Dieu était trop haut, et la France était trop loin" ==>Demain, aurons-nous la puissance nécessaire pour fortement contribuer à protéger les Moldaves et les Baltes ? Je ne sais pas. L'intérêt pour nous à le faire est identique à celui à appuyer Grecs et Chypriotes. C'est en Europe, nom de Dieu ! Mais la Russie, comme déjà dit, c'est d'un autre calibre que la Turquie. Un point positif : nous ne serions pas seuls à chercher à le faire... enfin j'espère -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Certes, il ne le mérite pas Certes, c'est une criaillerie ... Mais bon, c'est justement le titre du fil ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Deux hypothèses - Macron a eu une vague discussion avec Starmer, rien n'était vraiment entendu, mais le président a cru pouvoir entraîner malgré lui le premier ministre en en parlant le premier - Macron et Starmer ont convenu d'une proposition de trève, Macron en a parlé comme c'était prévu... mais Starmer a reçu ensuite un "petit coup de fil" d'un certain Donald -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
On dira ce qu'on voudra, mais Poutine lui il met une cravate ! Selon CNN, la rencontre Poutine-Trump se prépare à un rythme accéléré Le rythme des préparatifs de la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant américain Donald Trump s'est accéléré, a rapporté CNN, citant des sources. Selon eux, la dispute entre Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche le 28 février est devenue une incitation supplémentaire à une nouvelle série de négociations sur le rétablissement des relations entre la Russie et les États-Unis, qui doit avoir lieu dans les semaines à venir -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
L'évidence pure est que Moscou le refusera en effet Si j'ai bien suivi, il y avait l'idée de "vérifier la bonne volonté" de la partie russe avec cette proposition ? Ce serait donc un moyen pour Paris et Londres de s'entendre dire non. Et donc un moyen pour ensuite utiliser ce refus afin de justifier... de faire quoi au juste ? Soit la proposition est totalement stupide (si nos dirigeants s'imaginent qu'il y a la moindre chance que Moscou accepte), soit c'est un système à tiroirs, le premier sera refusé par la partie russe ce qui justifiera de passer au second. Ce serait quelque chose que Macron et Starmer auraient défini ensemble lors de cette fameuse réunion. Mais je ne sais pas ce que ça pourrait être Je soupçonne que la carte magique était la capacité américaine à mettre au pas Zelensky (non pas Poutine) et lui faire accepter les desiderata de Moscou. Permettant de terminer la guerre (promesse électorale de Donald Trump) même si l'Ukraine ne serait plus un pays indépendant (et Trump n'a rien promis à ce sujet) Les plans américain et européen pour mettre fin à la guerre sont assez simples sur le fond. Il s'agit à chaque fois de forcer quelqu'un à vouloir la paix. Il y a tout de même deux différences - Les Etats-Unis voudraient forcer Zelensky à faire la paix, c'est-à-dire à accepter les conditions russes, tandis que les pays européens voudraient forcer Poutine à faire la paix, c'est-à-dire à arrêter d'attaquer l'Ukraine - Washington a les moyens de sa politique - arrêter le soutien militaire à l'Ukraine suffit. Les Européens n'ont pas les moyens de leur politique Dans ces conditions, il n'y a guère pour les Européens que deux options A) Tenter tout de même le coup, en faisant feu de tout bois, car les Ukrainiens veulent continuer à se défendre, si les Européens font de très grands efforts pour soutenir militairement l'Ukraine le succès n'est pas certain, mais l'échec non plus, et Kiev semble prêt à continuer d'essayer - c'est que les peuples tiennent à leur indépendance et leur identité B) Ne pas le tenter, ou faire semblant en faisant les choses sur le même rythme évidemment insuffisant que jusqu'ici (ce qui revient au même l'hypocrisie en plus), et préparer seulement leur défense à eux. Ou ne pas la préparer hein (pendant qu'on y est...), mais alors autant les pays d'Europe de l'ouest seront relativement tranquilles, autant les risques en Europe du Nord (Baltes), Europe balkanique (Moldavie), voire même Europe centrale (Pologne ???) sont non négligeables Si les Ukrainiens ne voulaient pas tenter l'option A, nous n'aurions absolument aucun droit de les juger. Ils sont dans une situation extrêmement grave et angoissante Mais ils le veulent. Dans ces conditions, je pense que A est une bien meilleure option pour les pays européens, y compris les Européens de l'ouest comme Français ou Britanniques, géographiquement largement protégés en plus d'être sécurisés par leurs dissuasions nucléaires respectives - L'impérialisme de Moscou sera stoppé beaucoup plus tôt, ou au pire s'il s'impose quand même ce sera à coût beaucoup plus grand, donc le risque de récidive ailleurs sera diminué et/ou retardé - Il y a une chance sérieuse de l'empêcher de mettre à son service les ressources de 30 millions d'Ukrainiens, qui sinon le renforceraient - Même en cas d'échec, une éventuelle victoire russe encore plus difficile forcera Moscou à mépriser moins ses voisins de l'ouest, à les considérer d'un regard plus prudent, diminuant donc le risque qu'il déclenche d'autres guerres par la suite - L'impératif d'agir vite, d'être créatifs, d'y mettre des moyens etc. forcera les pays européens qui s'y emploiront à faire précisément ce qu'il faut pour augmenter leur propre puissance militaire. Ils iront donc plus vite et plus fort pour se protéger qu'ils ne l'auraient fait s'ils avaient début 2025 décidé - ouvertement, ou hypocritement sans le dire - d'abandonner l'Ukraine comme le fait l'Amérique - Enfin, protéger 30 millions de personnes de la répression et de l'assimilation forcée n'est pas exactement une mauvaise chose en soi. Chaque pays donne assez naturellement la priorité à ses intérêts propres, mais l'enjeu humain ici est tout de même tout sauf négligeable -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
De fait ! Voici l'entretien complet avec Le Figaro en version ouverte Ukraine, dissuasion nucléaire, dépenses militaires… Les pistes d’Emmanuel Macron pour pousser le «réveil» européen Je note en particulier il se veut confiant sur une « désescalade » Trump-Zelensky, lui qui a parlé au président américain trois fois en trois jours, leur dernier appel ayant eu lieu après ce sommet. « Dans les prochains jours, on devrait réussir à réengager les choses », dit-il. (...) Emmanuel Macron ne croit pas à un cessez-le-feu signé entre Américains et Russes, persuadé que Vladimir Poutine cherchera avant tout à humilier l’Ukraine, notamment en la démilitarisant. Le président de la République est donc informé. Bien « On veut la paix. On ne la veut pas à n’importe quel prix, sans garanties. » (...) « Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite, alerte-t-il, en fixant un objectif autour de 3, 3,5 % du PIB. » (...) Les chiffres officiels sont plutôt autour de 7-8%. Lecornu a déjà cité récemment ce chiffre de "10%". Je suppose que c'est sur la base de sources confidentielles Il veut en faire l’enjeu clé d’un sommet européen extraordinaire prévu jeudi. « Il y a les fonds de cohésion structurels et des fonds de programmes existants qui ne sont pas utilisés, observe-t-il. Et je veux qu’on puisse donner mandat à la Commission d’utiliser des financements innovants. C’est-à-dire soit des emprunts communs, soit le Mécanisme européen de stabilité (qui permet de secourir un État en cas de défaillance financière, NDLR), pour lever ensemble des montants considérables. Il nous faut sans doute, dans un premier temps, 200 milliards d’euros pour pouvoir investir. » (...) Remettre sur le métier la loi de programmation militaire (LPM) ? « On devra réviser à la hausse, tranche-t-il (...) Emmanuel Macron assure que les principes cardinaux de la dissuasion demeureront : « Le président de la République prend la décision totalement souveraine et toujours confidentielle d’utiliser les armes nucléaires. Mais le général de Gaulle et mes autres prédécesseurs ont toujours dit que les intérêts vitaux avaient une dimension européenne. » Il se montre prêt à une inflexion importante. « Ceux qui souhaitent approfondir le dialogue avec nous pourront, le cas échéant, être associés aux exercices de forces de dissuasion. Ces échanges participeront au développement d’une véritable culture stratégique entre Européens », espère-t-il. Dans son esprit, l’armée française pourrait aller jusqu’à positionner des armes nucléaires dans des pays partenaires, en liaison avec leurs armées. Avec l’idée de se substituer à terme aux Américains, qui ont des têtes nucléaires déployées en Europe. En tout état de cause, « il ne faut pas avoir peur de ce sujet », mais « ça ne change pas notre doctrine », insiste-t-il. (...) « Il y a un réveil incroyable », car même chez les plus atlantistes, « il y a une inquiétude à l’égard des Américains », constate-t-il, jetant un coup d’œil à la campagne anglaise par le hublot. Il confesse avoir cru que cette Europe autonome pouvait se bâtir « en réengageant avec la Russie ». « Je l’ai sincèrement pensé, j’y ai passé un nombre d’heures incalculables », confie-t-il en référence à ses nombreux appels à Vladimir Poutine avant et après le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022. « À la fin, on n’a pas réussi », admet-il. (...) « Les Américains représentent 30 % de l’Otan. Cela va nous prendre dix ans pour nous désensibiliser, en investissant massivement au niveau national et européen. » Une ligne d’horizon qui va bien au-delà des deux ans de mandat qui lui restent. Je suis surpris par ce chiffre de "30%". La puissance militaire américaine est au moins double de celle de tous les autres pays de l'OTAN pris ensemble. Peut-être Macron parle-t-il de la seule part de la puissance militaire américaine qui est affectée au théâtre européen ? Mais même ainsi, le fait que Washington dispose de réserves à l'échelle mondiale pèse lourd. Sans compter les fameuses "capacités-clé" de renseignement, communications et commandement où les Américains fournissent l'essentiel des moyens -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Tiens, j'ai M'sieur Elon qui a un commentaire... Je suis d'accord Concernant la réunion d'aujourd'hui, je me demande s'il ne faut pas être un peu patient vis-à-vis de dirigeants comme Starmer et Meloni Oui, le rythme effreiné des événements incite à accélérer en réponse. Mais en pratique, il faut du temps pour que les mentalités changent La première phase du processus de deuil est le choc. La deuxième est le déni. Où plusieurs gouvernements européens semblent encore bloqués Peut-être tout simplement les gouvernements britannique et italien ont-ils besoin d'un peu plus de temps pour passer à la phase suivante -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Von der Leyen est présidente de la CE, c'est-à-dire de l'organe bureaucratique d'une... organisation internationale Elle n'a strictement rien à f..... dans un sommet sur la défense Mieux aurait il valu ne pas l'inviter A la rigueur, si on tient à représenter les pays membres de l'UE, le président du Conseil européen, c'est à dire la réunion des chefs d'État et de gouvernement, Antonio Costa suffisait amplement -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Musk n'est pas président. Nous parlons à ce stade d'un tweet avec sept caractères, espace compris Des gens comme Vance ou Hegseth ont parlé de reconfigurer l'OTAN pour que les Européens soient les premiers défenseurs de leur continent, de mettre l'Amérique plus en retrait, non de l'en faire sortir entièrement Cela dit, la rapidité avec laquelle nous en sommes arrivés à ce point est surprenante oui. Aujourd'hui nous savons que Trump a au moins l'un de ses plus proches parmi ses plus proches qui lui murmure "Quitte l'OTAN !" -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Écoute, les Russes arrivent bien à reconvertir les puces de machines à laver en électronique de missile - c'est Von der Leyen qui l'a dit ça doit être vrai - donc je ne vois pas de problème aux exemples que tu donnes ... ==>[ ] -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Excellent pour trois de ces quatre éléments, l'excès de normes et autre écologie non scientifique et déconnectée est très nocif, et le gaz ben y en a ailleurs sur la planète Quant aux 3% de déficit public, n'oublions pas qu'il est possible d'éliminer une exigence d'un traité (qui d'ailleurs n'était pas respectée), mais l'argent ne pousse pas sur les arbres pour autant ... Je préférerais réduire d'autres dépenses publiques + favoriser la croissance par simplification des règles et énergie nucléaire à bas prix plutôt que de tenter le diable de la faillite financière ou celui de l'inflation -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Le sénateur républicain Lindsey Graham, historiquement un néocon "dur", qui a suggéré à Zelensky de démissionner suite à la dispute télévisée qu'il a subi dans le Bureau Ovale, soutient le président Trump en s'exprimant aussi contre les Européens « Aux Européens qui se lamentent et qui se sont sentis offensés par le fait que le président Trump ait rejeté les leçons du président Zelensky : Je vous en prie, allez défendre l'Ukraine contre Poutine. Il est grand temps que les Européens prouvent qu’ils sont capables de défendre leur propre continent. Ils ont laissé leurs armées se vider et quand l’Europe parle, aucun méchant n’écoute. Je dis cela avec une grande tristesse : Le dernier groupe de personnes sur lequel je compterais pour défendre la liberté, ce sont les Européens. » Il est dur Est-il injuste ? -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
L'imagination est reine, je vois Il me semble qu'une longue période de frustration devant les réticences des autres Européens à envisager de nous défendre ensemble se termine. L'accumulation de la frustration mène maintenant... au déchaînement Je soupçonne aussi que si un certain nombre d'entre nous étaient Américains plutôt que Français, Donald Trump devrait les modérer "Attends, moins transactionnel quand même" Si je lis bien entre les lignes de ce que suggère Macron, l'arrangement semble plus simple et plus équilibré : puisque nous Français faisons un effort spécifique pour maintenir et moderniser notre dissuasion nucléaire "qui en définitive est souveraine" et que l'existence de cette dissuasion nationale a un puissant impact positif sur votre propre défense (nous vous en dirons davantage sur le "comment", mais hors caméra c'est "très sensible" et "confidentiel"), pour équilibrer l'ensemble chers alliés européens vous allez faire un effort supplémentaire sur vos capacités conventionnelles pour que la force européenne soit "plus importante", ce qui aura un effet positif sur notre défense aussi (et nous ne vous demanderons pas de les "partager") Si c'est bien cela, et je ne vois pas comment interpréter autrement la déclaration plus haut, cela me semble une proposition tout à fait réaliste, digne pour tous, et équilibrée -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
"Il y a des décennies où rien ne se passe; et il y a des semaines où des décennies se produisent" (Lénine) Par bien des côtés, nous semblons vivre ce genre de semaines... -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Macron a continué aujourd'hui à parler du sujet nucléaire M. Macron s'ouvre à l'idée de Friedrich Metz de créer un parapluie d'armes nucléaires pour l'Europe. S'adressant à la presse portugaise, M. Macron a déclaré que « si nos collègues veulent aller vers plus d'autonomie et de capacités de dissuasion, alors nous devrons ouvrir cette discussion stratégique profonde. Elle comporte des éléments très sensibles et confidentiels, mais je suis disponible et ouvert à cette discussion. M. Macron a poursuivi en déclarant « La France dispose d'une pleine autonomie dans ce domaine (...) c'est-à-dire que nous ne dépendons de personne pour produire nos capacités nucléaires, pour les entretenir et pour les exploiter par air et par mer, ce qui est aussi une spécificité française ». Il a également souligné que les capacités nucléaires de la France diffèrent de celles du Royaume-Uni : « Nos amis britanniques ont des capacités nucléaires moins complètes (...) que les nôtres. Ils sont plus dépendants de leurs partenaires américains (...) Je suis prêt à discuter de cette capacité finalement souveraine si cela signifie que nous pouvons construire une force européenne plus importante » La demande de M. Merz est intervenue alors qu'il évoquait la nécessité d'une sécurité nucléaire dans un monde où les garanties de sécurité des États-Unis pour l'OTAN ne sont pas certaines. Je ne sais pas ce que Macron a en tête au juste - même si la communication claire de Lecornu aujourd'hui donne sans doute une idée, et devrait en tout cas enterrer les incompréhensions qui peuvent exister sur un potentiel "partage" de la décision ou des moyens - mais je trouve notable qu'il en profite pour signaler que mettre France et Royaume-Uni sur le même plan quant à la dissuasion nucléaire n'est pas tout à fait juste La phrase du président comme quoi il est prêt à discuter de cette "capacité finalement souveraine" (sous-entendu probable : et elle le restera), "si cela signifie que nous pouvons construire une force européenne plus importante" pourrait-elle indiquer que la contrepartie attendue serait que les partenaires européens fassent plus d'efforts sur le volet conventionnel ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois qu'on est d'accord sur ce point en fait ==>L'ensemble des pays européens ont intérêt à adopter l'approche "L'Amérique est un pays ami envers lequel il ne faut pas avoir de dépendances vitales" Si cette approche est adoptée, une conséquence immédiate est que les Européens doivent compter sur eux-mêmes, et sur personne d'autre, pour assurer leur défense -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Le ministre de la défense Sébastien Lecornu a publié aujourd'hui une déclaration claire et précise concernant la "dimension européenne" de la dissuasion nucléaire française Notre dissuasion nucléaire est française, et elle le restera : de la conception et la production de nos armes, jusqu’à leur mise en œuvre sur décision du Président de la République. Elle protège les intérêts vitaux de la France, que le chef de l’Etat est seul à définir : c’est d’ailleurs aussi pour cela que le général de Gaulle a voulu l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Depuis 1962, les chefs d’Etat successifs ont tous répondu à la question de savoir si nos intérêts vitaux se limitaient strictement au territoire national. - Le Général de Gaulle en 1964 dans une instruction aux armées précisait que la France devrait « se sentir menacée dès que les territoires de l’Allemagne fédérale et du Benelux seraient violés ». - Le Président Mitterrand en 1992 disait que la dissuasion nucléaire serait « une des questions majeures de la construction d’une défense européenne commune ». - Le Président Chirac en 1996 disait : « la dimension européenne apparaît également dans notre dissuasion nucléaire ». - Le Président Hollande en 2015 : « La définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire » Emmanuel Macron s’inscrit dans cette continuité lorsqu’il exprime que nos intérêts vitaux comportent une « dimension européenne ». Donc oui : nous devons répondre aux questions de nos partenaires européens sur ce qu’est notre dissuasion, sur ce qu’elle peut signifier pour eux, et ce qu’elle restera. Revenir à l’approche gaullienne, en somme. Ce sujet mérite sérieux, rigueur et précision, à hauteur de la gravité du moment que nous vivons. Et du rôle de la France Je trouve intéressant que Lecornu conseille de "revenir à l'approche gaullienne" en même temps qu'il rappelle que De Gaulle fut le président qui donna la définition géographique la plus précise des fameux "intérêts vitaux" « (la France devrait) se sentir menacée dès que les territoires de l’Allemagne fédérale et du Benelux seraient violés ». Lecornu n'est naturellement pas le président de la République. Mais si ce qu'il exprime est la conception d'Emmanuel Macron, voire si celui-ci lui a demandé de transmettre ce message afin de "préciser par la bande" la conception du président, alors c'est là une information (très) importante ==>Si les intérêts vitaux de la France s'étendent à ses voisins directs mais pas au-delà, il est absolument nécessaire que des pays comme la Pologne, la Suède, la Roumanie et d'autres en soient conscients -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Absolument. L'Amérique n'est pas, je répète PAS un pays ennemi L'Amérique est un allié qui est aussi une superpuissance C'est donc un allié qui peut facilement avoir tendance à abuser de sa puissance pour faire prévaloir ses intérêts - juste parce que le rapport de forces est si déséquilibré, même sans parler d'une quelconque mauvaise volonté L'Amérique est d'ailleurs ainsi... depuis longtemps C'est donc un allié envers lequel il vaut mieux limiter les dépendances, afin de ne pas encore aggraver les déséquilibres. Ce qui n'empêche pas par ailleurs de multiplier les coopérations ! Trump n'est en un sens qu'une caricature brutale et grossière de ce fonctionnement. C'est aussi une caricature qui se plaît à rendre visible, voire à faire étalage, de ce qui était avant lui feutré et dissimulé dans des salons aux murs épais Lorsque POTUS 47 le caricatural aura cédé la place à POTUS 48, 49 etc. ... le fonctionnement sera probablement moins caricatural et plus feutré, mais il ne changera pas davantage sur le fond qu'il n'a changé au passage entre POTUS 46 et POTUS 47 il y six semaines -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
On a beau dire, l'administration américaine est parfaitement loyale au nouveau gouvernement Trump Le secrétaire général de l’OTAN a demandé à Zelensky de «réparer» sa relation avec Trump «Ce que j’ai dit au président Zelensky, c’est que je crois, cher Volodymyr, que vous devez trouver un moyen de réparer votre relation avec Donald Trump et l’administration américaine», a déclaré Mark Rutte sur la BBC Mark Rutte est "Monsieur OTAN", ce qui en tant qu'officiel américain le place juste en dessous du secrétaire à la défense Pete Hegseth je pense Il montre bien sa pleine loyauté à son gouvernement -
La question est dans quelle mesure un tel déploiement mènerait vraiment à "sanctuariser" Kiev... Hors de l'implication de l'OTAN, c'est-à-dire des États-Unis, quelques milliers de soldats européens à Kiev ne sont pas forcément beaucoup plus dissuasifs que quelques milliers de soldats ukrainiens Du point de vue de Moscou, le fait qu'ils soient européens ajoute sans doute des risques aériens. Gênants, mais pas écrasants. Et dans une guerre longue, la volonté de la population entre grandement en ligne de compte Voici l'état de l'opinion en France 78 % des Français restent opposés à une implication directe dans le conflit Noter que la question concerne "l'armée", non pas seulement l'armée de terre. Même des avions de combat français combattant en Ukraine, 78% sont contre Si la question de la prise de Kiev se pose, la guerre sera déjà pratiquement terminée. Il sera trop tard, la Russie n'aurait pas de raison de renoncer à parachever sa victoire juste pour les quelques bombardements à subir, sachant que les Européens n'auront guère de ténacité avec leurs opinions largement contre
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Les derniers messages me semblent démontrer la sagesse de la règle "pas de discussion sur la politique nationale" ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne vois aucun gâchis à vendre des avions de combat - et à consolider un partenariat de défense - avec Serbie, Emirats, Indonésie, Egypte, Inde... Le gâchis, c'est de ne pas avoir commandé à Dassault avant-hier 60 Rafale supplémentaires "à tout hasard faut voir" pour les besoins de l'armée de l'air. Ce qui aurait permis à l'avionneur d'augmenter plus tôt sa capacité de production. Et peut-être de discuter avec certains des autres clients pour retarder leur commande et avancer celle de la France en échange de quelque autre avantage Mieux vaut tard que jamais, à ce stade le mieux serait de le faire aujourd'hui Euh, il me semble détecter là une hypothèse sous-jacente très optimiste N'es-tu pas en train de supposer que les ressources minérales ukrainiennes seront exploitées sous l'égide d'un autre pays que la Russie ? Même le Royaume-Uni, probablement l'allié le plus "sûr" du point de vue des Etats-Unis, a du souci à se faire Alors que le ministère de la défense cherche la meilleure façon de dépenser ses milliards supplémentaires, des représentants du gouvernement américain avertissent en coulisses que le Royaume-Uni devrait renoncer à l'achat d'équipements américains (...) Le gouvernement britannique a été informé en privé par des responsables américains qu'il devrait « recalibrer » sa dépendance à l'égard de l'équipement américain. Cela s'est produit après que des suggestions aient été faites au sein de l'administration Trump selon lesquelles le Royaume-Uni obtenait des équipements à un prix trop bas, a déclaré une figure de la défense britannique au courant de la discussion. Racontant la conversation de ces dernières semaines, la source a déclaré : « Ils ont dit que nous ne devrions pas être en train d'acheter des équipements trop bon marché : « Ils ont dit que nous ne devrions pas acheter d'équipements américains et l'administration américaine avait le sentiment qu'elle devrait envoyer une facture au Royaume-Uni parce qu'il a obtenu des équipements de défense à bon marché. » La source a ajouté : « Certains pensent que le Royaume-Uni a obtenu un accord injustement bon marché avec Trident » Les responsables américains ont déclaré que le Royaume-Uni et d'autres pays ne devaient pas penser qu'ils pourraient survivre à une présidence Trump, car JD Vance, le vice-président, pourrait lui succéder (...) Ils ont déclaré qu'une administration américaine pourrait imposer des restrictions sur les kits en provenance des États-Unis et que si des pays sont « considérés comme ne faisant pas ce qu'on leur dit, vous découvrirez soudain que les missiles ne tirent pas et que les avions ne volent pas. Il faut être prudent » La source a ajouté : « Il s'agit de l'aspect transactionnel de l'accord : « C'est le côté transactionnel de Trump ». Ce n'est pas une feuille de chou qui le dit. C'est le Times, l'un des principaux journaux britanniques Certes, la capacité américaine à interdire l'utilisation du matériel militaire qu'ils livrent à leurs alliés par des mesures techniques existe depuis fort longtemps. Ce qui est en train de changer, et à vitesse grand V, c'est la volonté du gouvernement américain de s'en servir aussi souvent et brutalement qu'ils l'estimeront utile Le Royaume-Uni est à ma connaissance la seule puissance nucléaire qui dépend d'une autre pour son actuellement unique vecteur nucléaire. Les missiles Trident britanniques ne sont pas seulement fabriqués aux Etats-Unis, ils y sont maintenus régulièrement. Londres ne dispose pas de vecteur alternatif, comme la France a les ASMPA en plus des M51, et cela fait tellement longtemps qu'ils ont travaillé à des missiles balistiques (les années 50 ou 60 ?) qu'il leur serait très difficile et long de construire une alternative souveraine Washington qui décide que Londres ne doit plus être une puissance nucléaire, c'était auparavant la politique-fiction la plus échevelée. Plus maintenant, plus tout à fait. Au moins, Washington pourrait utiliser cette possibilité maintenant beaucoup plus réaliste comme levier de pression pour obtenir des Britanniques... eh bien... beaucoup de choses Le meilleur scénario maintenant c'est que Washington se contente d'exiger beaucoup plus d'argent en échange du MCO des Trident. Il y en a d'autres... Côté "transactionnel", ouais ! Ca me rappelle un film M'en vais placer un portrait de De Gaulle dans mon salon, tiens... une idée comme ça Les co... pardon les erreurs que nous avons faites ces dernières années 1. Avions-radar, à la fois pour l'Armée de l'Air et pour la Marine 2. Drones de combat Reaper 3. Catapultes EMALS pour le futur porte-avions Autre chose de majeur ? Pour 1), le partenaire à viser est la Suède. 2) l'alternative Aarok est attirante. 3) On n'y coupera pas, il faudra développer cette technologie nous-mêmes, aujourd'hui seuls Etats-Unis et Chine l'ont et même si Pékin semble un partenaire plus sûr à l'heure actuelle on ne connaît pas l'avenir il faut être prudent Vachement balèzes les bombardiers malgaches, c'est de la très longue portée, du B-52 ou B-2 je dirais ==>[ ] Voici l'article originel du New York Times. Aller à la source est toujours préférable Le flux d'armes américaines vers l'Ukraine a presque cessé et pourrait s'arrêter complètement Ca me rappelle une BD de Dimitri dans la série Le Goulag Un Français qui s'est retrouvé en Union soviétique arrive au milieu d'un exercice militaire, et constate que les soldats utilisent des grenades réelles. Etant Français donc par définition râleur - pour la même raison il se retrouve toujours avec de superbes femmes soviétiques en dépit du fait qu'il est laid comme un pou - il va voir l'officier pour l'engueuler L'officier : "Kak ? C'est bon exercice... Seulement 12% de pertes" Le Français augmente encore le volume de sa tirade L'officier : "URSS est grand ! Nous préfère 88 valables que 100 l'est pas sûr !" -
Autant je peux comprendre le refus absolu des États-Unis de s'impliquer le moins du monde dans la défense de forces "de maintien de la paix" en Ukraine, il s'agit d'éviter le moindre risque de dérive vers une guerre mondiale pour un enjeu l'Ukraine qui n'a rien de vital pour Washington - Trump accusant Zelensky hier de "jouer avec la troisième guerre mondiale", c'est dur parce que c'est dit publiquement, mais c'est tout à fait justifié du point de vue américain car ce serait la conséquence d'accepter l'exigence de Zelensky de garantir, même sans déploiement militaire initial, au moins une partie du territoire ukrainien avec les forces armées américaines Autant la tentative d'extorsion contre un pays dans une situation extraordinairement difficile - exigence d'un accord léonin précisément parce que la Russie a mis l'Ukraine dans cette situation ! - est vraiment en-dessous de tout Toutes les nations qui se reposent pour leur sécurité sur l'aide militaire de l'Amérique ont intérêt à bien analyser cette situation. A ne surtout pas fermer les yeux