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Dites, vous saviez qu'il y avait plein de fusils d'assault et d'armes d'infanterie légère différentes fabriquées en Europe par de nombreux fabricants? H&K, FNH, CZ, Beretta... C'est de la folie! Nous devons réduire ce nombre et produire et acheter en commun! C'est pourquoi je propose le démantèlement de la FN Herstal Belge après que cette entreprise ait donné toute sa propriété intellectuelle et ses brevets aux Allemands de Heckler & Koch! Qui sont tellement meilleurs, notamment parce qu'ils sont allemands. D'ailleurs, la preuve, personne ne veut du SCAR alors que tout le monde a acheté le HK416. ... Comment ça monsieur Théo francken n'est pas d'accord? Je suis très étonné!20 points
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Oui, tout à fait. Qu'il sollicite les anglais et BAe, eux ont maintenant l'expertise pour faire des tranches d'EF : ---> []19 points
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Concrétement et contrairement aux cooperants actuels, l'inde aura besoin d'un chasseur de nouvelle generation, nous aussi, l'Inde a une aéronavale embarquée, nous aussi, l'Inde a l'arme nucleaire souveraine, nous aussi, l'Inde a une force aérienne qui combat, nous aussi... ca fait quelques details en communs qui laisserait une certaine logique de cooperation dans le futur.15 points
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Dassault ne voulait pas aller en Inde pour MRCA, c'est l'Élysée qui les y a poussé au cul. Naval Group serre les dents, mais ils en ont également marre des conneries indiennes sur P75i, et ils laissent leur branche Naval Group India gérer une partie de ce bordel (notamment "l'aide sur le futur SNA indien", qui revient apparemment assez souvent à "pisser dans un violon", je cite, vu que les interlocuteurs en face semblent en avoir pas grand chose à faire des experts occidentaux) Dans les deux cas, heureusement, ils savent comment fonctionne le marché indien, et comment s'en prémunir. Notamment en restant fermes sur leurs appuis: Dassault n'a rien cédé à HAL en 2012, et au final a bien eu raison de le faire. Je pense que NG fait la même chose: ils n'ont pas de grosses attentes et récupèrent l'investissement temps/argent/humain sur le prix des contrats signés, ce qui est bien normal. Les vrais perdants dans cette histoire, ce sont les forces indiennes qui récupèrent exactement le même matos que ce qui était prévu au départ mais avec 15 ans de retard, et les contribuables indiens qui payent plus cher à cause des errements administratifs et politiques de leur pays (tout en étant persuadés que ce sont les fournisseurs occidentaux qui se gavent sur leur dos, évidemment) Par contre, d'autres n'ont plus du tout envie d'y aller, y compris des très gros industriels français et européens qu'on n'est pas prêt de voir mettre un pied en Inde. Ce n'est pas forcément de la rancune, c'est du pragmatisme. Les Indiens ne sont pas méchant, mais ils sont relou, comme tu le dis. Et ce n'est souvent pas la faute des personnes impliquées, mais bien d'un système politique et administratif qui marche sur la tête. Ils font de gros efforts pour changer et simplifier tout ça, mais ça va prendre du temps, et encore plus de temps pour renouer la confiance. Du côté Dassault, ça va quand même bien mieux maintenant que HAL est hors course, et que les opérations récentes ont montré l'urgence de la situation à l'IAF et au grand public. Pour le reste, bah justement, le Make in India ça coûte très cher. Certains industriels de certains pays se feraient un plaisir de facturer que dalle à la signature du contrat, avant d'aligner les surcoûts et retards de plusieurs milliards. Mais pour le coup, ce n'est pas dans la culture française, ni dans la culture Dassault Aviation. Si on cherche à établir un partenariat à long terme, c'est peut-être préférable de pas prendre le client pour un jambon. Mais en contrepartie, ça implique d'être honnête avec le client, ce qui n'est pas toujours évident à faire sans le vexer. Et s'il faut lui dire "Ecoute, l'usine va coûter 2 fois plus cher que tes meilleurs devis, et tes ouvriers seront 8 fois moins efficaces que les nôtres même s'ils sont payés 5 fois moins, donc je vais devoir gonfler la facture de 3-4 milliards", bah on le dit, et on ajuste le prix en fonction, en essayant de s'y tenir sur la durée. Bah, à la limite, si ça permettait de corriger un peu le tir et d'aller dans le bon sens avec eux, ça m'irait. Mais oui, sur le papier, c'est pas plus souverain que le reste des options. Ceci dit, tous ces équipements ont l'avantage d'offrir un peu plus d'interopérabilité avec nos partenaires européens que le Pinaka, et surtout ce sont des équipements qui, techniquement, sont nettement plus aboutis et performants que le Pinaka. Mais bon, après si c'est une solution intérimaire, c'est mieux que littéralement le rien du tout qui nous pend au né. Bon après, j'aurais des choses à dire sur le sujet, mais justement on n'est pas dans le bon fil de discussion.15 points
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d'accord sur le principe, par contre ca ne marche qu'avec un partenaire a qui on peut faire confiance, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne depuis quelques annees qui demontrent une mauvaise fois sans limite et mentent comme des arracheurs de dents quid - abandon du MAWS, de la modernisation Tigre Mk3 - fouttre le boxon dans le MGCS en imposant Rheinmetall apres l'accord du projet, depuis 0 avancement dans le projet - blocage d'inclure le nucleaire francais pour les credits carbon zero europe - achat de F35, meme l'Espagne n'a pas ose. - remettre en question perpetuelement les lignes rouges francaises du NGF -> version navale, nucleaire et libre d'export, et puis l'hypocrisie de pretendre a chaque fois comme si c'etait nouveau quand ces demandes datent des annees 80! - exclusion de France/Italie dans l'initiative Euro Sky Shield en imposant Iris-T, Patriot et Arrow, et ne meme pas considerer le SAMP/T, (qui s'est demontre superieur au Patriot en Ukraine). le comble pour la defense des ciels europeens!!!!!!!! - blocage des ventes de Typhons UK en AS sous pretexte d'embargo car mechant de frapper les pauvres houthis alors que Rheinmetall se gavait en vendant des obus a l'AS via ses filiales en Italie et Afrique du Sud - refus de repondre aux tariffs de Trump parce que pas touche a VW, etc..mais pas de probleme quand ca touche les vins, produits de luxe, etc.. de France - incapable de promettre symboliquement d'envoyer quelques troupes allemandes en Ukraine en cas de cessez le feu - vu la faible probabilite c'a n'engage a rien. - sans parler de la campagne de mensonges vis a vis de Dassault et la France quid les 80%, etc... toujours d'actualite. ... ou sinon d'avoir fait les sourds en France quand AKK annonceait a l'epoque que la France devrait ceder son siege a l'ONU et le controle de ses armes nucleaires a l'UE (comme par hasard ou l'Allemagne a la plus grande voix). Nos elus n'ont pas condamner ces propos scandaleux, meme pas convoquer l'Ambassadeur allemand. individuellement ces remarques ne sont pas la mer a boire, mais quand on les cumulent en que quelques annees seulement cela demontre une tendance qu'on ne peut plus ignorer face a une Allemagne qui veut dominer l'Europe non suelement economiquement mais maintenant militairement. il est grand temps d'abandonner ces illusions du couple franco-allemand et de remettre les pendules a l'heure et de concevoir un plan B, (un peu le meme reproche d'aveuglement que la France fait aux pays euro vis a vis de la dependance US). Je ne suggere pas le Frexit, mais de trouver d'autres partenaires qui nous traitent pas comme des Untermenschen14 points
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L'analyse de telepolis.de est claire. Il y a un lobby politique-industriel-syndical qui pousse à la fin de la coopération sur le SCAF, depuis des années, et particulièrement depuis l'explosion du budget Allemand, en ayant recours à la désinformation systématique et des demandes qu'ils savent inacceptables pour Dassault, afin de contraindre la France à sortir du programme. L'argument du 80% toujours ressassé, malgré les démentis de Trappier, relève de la post-vérité au service d'un objectif géo-politique !13 points
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Vous n'avez pas besoin d'analyser toutes ces déclarations de Merz, le FCAS et les armes nucléaires avec autant de précision que les dix commandements. Il dit ces choses dans des interviews, mais il a la fâcheuse tendance à en dire trop à la fois et à devoir ensuite faire marche arrière. Tout le contraire de Scholz, qui ne disait rien dans ses interviews. Idem Merkel. D'ailleurs, dans la même interview, il a également déclaré que l'Allemagne n'aurait peut-être pas besoin d'avion piloté. Cela ne serait pertinent que s'il s'agissait d'une déclaration gouvernementale ou d'un discours sur ce sujet spécifique.12 points
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Le CdG va passer en Suède, le ministre de la défence Suédois : Je me réjouis de la visite prévue du porte-avions français Charles de Gaulle en Suède. Cette visite renforce la coopération entre alliés et nos capacités communes dans des domaines tels que la guerre navale et la défense aérienne. .12 points
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Comme cette affaire a suscité un tollé diplomatique, j'ai écouté l'enregistrement original de l'interview du ministre. Il ne s'agissait pas d'une attaque planifiée contre la France. Le journaliste l'a acculé en lui demandant pourquoi le gouvernement Merz était contre les euro-obligations pour la defence (Urgence ! La guerre approche !). Après tout, Armin Laschet (CDU, presque chancelier fédéral, francophile) et le président de la Banque fédérale allemande Nagel (chose inhabituelle !) y sont également favorables. Le ton donnait à penser que Macron était le plus grand patriote européen et que le gouvernement allemand, à l'esprit étroit, était composé de provinciaux avares. Le journaliste était un peu provocateur et le ministre un peu hésitant. Acculé, Wadephul a répondu maladroitement que Macron devrait d'abord montrer comment il comptait transférer l'argent de l'État providence vers la défense. https://www.deutschlandfunk.de/msc-nachlese-mit-aussenminister-johann-wadephul-cdu-im-interview-100.html12 points
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Eric a encore frappé: Les déboires français d’Helsing, la pépite de la défense allemande lancée en 2021, qui viserait de mettre son "IA" dans le SCAF https://www.lexpress.fr/secret-defense/les-deboires-francais-dhelsing-la-pepite-de-la-defense-allemande-U6VROKE5GREBHCIQUOTJIALK4Q/ 2025: https://defence-blog.com/ukraine-halts-additional-orders-of-german-hx-2-attack-drones/ Toutes ces "Licornes" qui débarquent avec leur beau PowerPoint pour chercher des investissements sans savoir ce qu'est la guerre..12 points
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Voyons ça. Le projet FCAS, qui représente plusieurs milliards d'euros, risque de s'effondrer en raison de la lutte de pouvoir franco-allemande – et à Berlin, un front se forme en faveur d'un avion de chasse indépendant. Le front de Berlin a quelques années de retard... Beaucoup de choses se passent autour de ce qui fut jadis, il faudra bientôt le dire, le projet d'armement le plus important d'Europe, le Future Combat Air System ( FCAS ), convenu entre la France et l'Allemagne (l'Espagne s'y est jointe plus tard en tant que partenaire mineur). L'Espagne PARTENAIRE MINEUR mesdames et messieurs! Mais enfin je croyais que nous étions tous égaux dans le bouzin!? On nous aurait menti? De manière générale, il s'agit d'un avion de combat furtif (Next Generation Fighter, NGF) entouré d'essaims de drones armés et non armés (Remote Carriers, RC) et mis en réseau entre eux et avec d'autres unités via un système logiciel (Combat Cloud, CC). Cependant, les conflits entre les partenaires du projet se sont récemment intensifiés au point qu'une rupture, sous une forme ou une autre, devient de plus en plus probable. Dans ce contexte, certains acteurs intéressés voient une opportunité, soutenue par les milliards de dollars investis durant cette période de transformation rapide, de développer indépendamment un avion de chasse de nouvelle génération. Le lobby des armes et le syndicat IG Metall sont unis à l'avant-garde de ces efforts. IG Metall réclament un démonstrateur Allemand national depuis 2018... Projet financier majeur La consolidation de l'industrie européenne de l'armement par le biais de projets transfrontaliers de grande envergure a longtemps été considérée comme la solution idéale pour constituer un complexe militaro-industriel européen. On prévoyait que cela permettrait d'atteindre des volumes de production élevés et, par conséquent, des prix unitaires bas, tout en offrant la possibilité de concurrencer efficacement les entreprises américaines sur les marchés d'exportation mondiaux. Reste à savoir si cela est réellement réaliste, mais le fait que les projets d'armement transfrontaliers de l'UE figurent presque traditionnellement en tête de liste des projets d'acquisition affichant les plus grands retards et les hausses de prix les plus drastiques jette au moins le doute sur cette hypothèse. Des Allemands qui ouvrent les yeux? Je suis choqué. Quoi qu’il en soit, FCAS est un projet véritablement gigantesque : les coûts de développement à eux seuls, jusqu’à la date de mise en service initialement prévue à partir de 2040, étaient estimés à environ 100 milliards d’euros. Cependant, même ce montant ne représenterait qu’une fraction des coûts totaux engendrés par un projet d’une telle envergure. « L’analyse des coûts du cycle de vie inclut les coûts de développement, d’acquisition et de maintenance (…). La fourchette de coûts qui en résulte, de 1 100 à 2 000 milliards d’euros pour l’ensemble du cycle de vie au moins jusqu’aux années 2070, illustre l’ampleur financière que pourrait prendre ce projet majeur à l’avenir. » À ce jour toujours aucune source sérieuse pour ces grandioses "analyses". Ancien projet clé Convaincus à l'époque que des projets de cette envergure ne pouvaient plus être gérés seuls, ne serait-ce que pour des raisons financières, la France et l'Allemagne ont décidé en 2017 de développer conjointement plusieurs programmes d'armement. L'Allemagne s'est vue confier la direction du Système de combat terrestre principal (MCGS), tandis que la France devait piloter le FCAS. Oui. Après un important engagement politique en faveur du projet, le Bundestag allemand a approuvé en juin 2021 une contribution allemande de 4,468 milliards d'euros, à titre de financement initial (le versement intégral des fonds étant toutefois soumis à une approbation ultérieure). Parmi les partisans de cette approbation figurait Reinhard Brandl, député CSU. « Le FCAS n'est pas un simple projet d'armement parmi tant d'autres pour les forces armées allemandes. Il s'agit du projet stratégique européen pour la sauvegarde à long terme de notre souveraineté dans le domaine de l'aviation militaire. Ce projet déterminera si, en Europe, nous continuerons à construire nos propres avions de chasse à long terme ou si nous deviendrons totalement dépendants des États-Unis. » Et en même temps ils achetaient des F-35. Donaukurier , 23 juin 2021 Jusqu'à la toute fin, les experts ont continué à promouvoir le projet en utilisant pratiquement les mêmes arguments : « Le FCAS est un test décisif pour la capacité de l'Europe à développer conjointement des technologies de sécurité clés et à définir ses propres normes. Un échec à ce niveau risque d'entraîner une perte d'influence sur les principes architecturaux fondamentaux et les logiques opérationnelles de la défense aérienne, avec des conséquences qui se feront sentir bien au-delà de 2040. » Ça ne veut absolument rien dire mais ça fait très très peur et je suis certain que ça doit être très impressionnant sur un powerpoint. Sécurité et technologie européennes , 13 octobre 2025 Symptômes de crise Cependant, le projet est en crise depuis un certain temps : dès février 2021, il a été rapporté que les dissensions étaient si profondes que seule une réunion de crise pouvait le sauver. Bien qu’un accord sur les responsabilités ait été conclu par la suite, le PDG de Dassault, Éric Trappier, a averti en juin 2022 qu’en raison des différends persistants, la première livraison, si elle avait lieu, n’interviendrait probablement pas avant 2050, et non autour de 2040 .Depuis l'année dernière notamment, de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer l'abandon du projet, d'une manière ou d'une autre. Par exemple, Volker Mayer-Lay, député CDU au Bundestag, a exprimé ce point de vue en septembre 2025 : « Il aurait été souhaitable – et finalement plus professionnel – de mener ce projet à son terme. Mais toute chose a une fin. Mieux vaut une fin tragique qu'une fin sans fin. L'Allemagne doit avoir le courage de tirer des conclusions claires : soit une coopération sur un pied d'égalité, soit de nouveaux partenaires qui incarnent véritablement le sens du mot « coopération ». » Égalité = "les Allemands donnent des ordres alors qu'ils n'en ont pas la compétence et les Français donnent tout ce qu'ils ont aux Allemands" Volker Mayer-Lay, rapporteur pour l'Armée de l'air du groupe parlementaire CDU/CSU à la commission de la Défense, defence-network.com , 24.09.2025 Entre-temps, la question avait été déclarée priorité absolue : le chancelier Friedrich Merz avait en effet annoncé son intention de résoudre les problèmes d’ici fin 2025. Puisque cette échéance est également passée sans résultat, il y a de fortes chances que le projet, du moins sous sa forme initialement prévue, soit abandonné. Système aérien de combat français ? Les points de désaccord autour du FCAS étaient nombreux. Paris, par exemple, souhaitait s'assurer que ni le débat allemand de longue date concernant l'acquisition de drones de combat n'entraverait son développement, ni les directives allemandes en matière d'exportation d'armements – relativement restrictives – ne compromettraient les futures ventes. Cependant, des restrictions à l'exportation trop rigides ou des considérations éthiques ne sont pas la cause de l'échec imminent ; le conflit principal se situe ailleurs. Depuis des années, la France soupçonne son « partenaire » de s'intéresser avant tout à s'emparer de son savoir-faire technologique : Nous y voilà! Je suis agréablement surpris. « Dassault se considère comme la seule entreprise en Europe capable de construire un avion de chasse moderne sans assistance. Airbus ne maîtrise pas des éléments clés tels que le contrôle de vol ou la technologie furtive. » Factuel. NZZ , 3 mars 2021 Par conséquent, Dassault avertit depuis peu avec une urgence croissante qu'elle est capable, si nécessaire, de construire elle-même un nouvel avion de chasse. « Les Allemands peuvent bien se plaindre. Nous, on sait comment faire », déclarait le PDG de Dassault, Tom Trappier, en septembre dernier. "Tom Trappier?" « Nous savons comment faire cela de A à Z. Nous le prouvons depuis 70 ans. Nous avons l'expertise. » À l'inverse, la partie allemande se plaint bruyamment d'être lésée dans la répartition du butin. Alors que les Allemands se taillent de loin la part du lion, comme prouvé maintes fois. Le portail spécialisé en défense hartpunkt.de résumait la frustration allemande il y a quelques années par ces mots : « La France, qui a pris la tête du projet FCAS, supporte le même fardeau. […] Dans les milieux industriels, cette situation est parfois qualifiée de « grave malformation congénitale ». En raison de la domination du pays voisin dans ce projet, on murmure parfois que FCAS signifie « Système aérien de combat français ». » hartpunkt.de , 6 février 2020 LOL. Enjeu clé : Savoir-faire Si l'Allemagne est « bien » positionnée en matière de logiciels (Combat Cloud) et d'essaims de drones (Remote Carrier), le point crucial du point de vue allemand est la crainte que la France, ou plutôt Dassault, ne monopolise le savoir-faire développé dans le cadre du projet FCAS en prenant la tête du développement de l'avion de chasse. ...Par contre le fait que Dassault, qui avait produit les premier "remote carriers" furtifs d'Europe, avec les AVE du programme LOGIDUC en 1998-2000, ait été complètement lésé sur la partie drones, là c'était pas un problème. Dans ce contexte, le comité d'entreprise d'Airbus s'est retrouvé sur le devant de la scène avec une déclaration publique à la mi-février 2021, qui a suscité un vif intérêt dans les médias allemands : « Le pilier du FCAS est un nouvel avion de chasse européen (« New Generation Fighter »), conçu pour succéder à l’Eurofighter et au Rafale français. Actuellement, seul un démonstrateur est prévu ; il sera développé et construit par Dassault en France, sur la base du Rafale. Cela marginaliserait l’industrie aéronautique allemande, y compris ses fournisseurs, à court terme, et signifierait probablement la fin de cette industrie dans notre pays à long terme. » Déclaration du comité d'entreprise d'Airbus, publiée sur augengeradeaus.net le 12 février 2021. La raison principale du choix d'une plate-forme issue du Rafale étant qu'Airbus ne possède pas la totalité des droits qui auraient permis d'intégrer des éléments d'Eurofighter au sein du démonstrateur. On en déduit qu'il aurait mieux valu selon les Allemands pas de démonstrateur du tout, plutôt qu'un démonstrateur basé sur le Rafale. Concernant les propositions plus récentes pour la « solution » de la crise du FCAS, il est particulièrement remarquable que les milieux syndicaux réclamaient déjà à l'époque une approche à deux volets pour la construction de l'avion de chasse ou du prototype (démonstrateur) : « Disposer de notre propre démonstrateur, homologué en Allemagne et basé sur la plateforme Eurofighter, est d'une importance capitale pour l'industrie de défense allemande. Non seulement pour nos collègues d'Airbus, mais aussi pour les employés de nombreux fournisseurs allemands de taille moyenne. » Thomas Pretzl, président du comité d'entreprise d'Airbus Defence and Space, augengeradeaus.net , 12 février 2021 ...Et tout aussi remarquable qu'Airbus Allemagne ait à l'époque REFUSÉ. Pourquoi donc? On se le demande... Et bien pour deux raisons principales: d'abord parce que l'objectif n'était pas de contribuer mais de venir gratter des savoir-faire et compétences, et ensuite pour des questions de propriété intellectuelle. D'ailleurs quand Éric Trappier a proposé d'intégrer des éléments issus de l'Eurofighter au démonstrateur, la réponse a été "non, car vous allez en profiter pour nous copier". Travailler main dans la main : l'industrie et les syndicats Lorsque des informations ont circulé durant l'été 2025 selon lesquelles Dassault revendiquerait 80 % du contrôle de la construction de l'avion de chasse (et non des autres composantes du FCAS), cela a servi d'occasion pour plaider avec encore plus de véhémence en faveur d'un retrait de facto du projet. Et Dassault n'a jamais dit ça. Dassault a dit que si on le lui demandait il pourrait fournir JUSQU'À 80% des pièces. JUSQU'À. Pas qu'il demandait à "avoir 80%". Gigantesque hypocrisie de la part de trolls professionnels patentés et hostiles en mission de désinformation. Là encore, le comité d'entreprise d'Airbus et le syndicat IG Metall étaient en première ligne, travaillant main dans la main avec l'industrie. En juillet 2025, le comité d'entreprise d'Airbus a de nouveau recommandé de rechercher de nouveaux partenaires pour la construction d'un avion de chasse. Presque simultanément, Marie-Christine von Hahn, directrice du principal groupe de pression du secteur, a critiqué l'entreprise.« Nos entreprises s'opposent fermement à la volonté unilatérale de domination de la France et travailleront avec elle pour renouer avec la voie de coopération déjà convenue. Nous appelons le gouvernement allemand à s'engager lui aussi dans cette voie. » Si la France et Dassault sont supposés être "leaders" du FCAS, enfin, du NGF plutôt, alors il y a de facto un rôle de chef qui est assumé. Et Dassault ne demande franchement pas grand chose: juste d'avoir les clés leur permettant de tenir leur rôle. Mais apparemment c'est déjà trop. Marie-Christine von Hahn, Association allemande des industries aérospatiales (BDLI), hartpunkt.de , 8 juillet 2025 L'organisation de lobbying a ensuite employé des termes encore plus durs dans un document « confidentiel » qui a fuité dans la presse en novembre 2025 : « La lettre, obtenue par hartpunkt, indique que Dassault insiste dogmatiquement depuis décembre 2024 sur son droit exclusif de contrôler la conception de l'avion et le choix des fournisseurs. (...) L'argent des contribuables allemands servirait à consolider unilatéralement l'industrie aérospatiale européenne en France. Ce serait ni plus ni moins que la fin de la production allemande d'avions de chasse », écrit l'association. » Ben oui. C'est le rôle d'un architecte ou maître d'oeuvre. Dassault entend bien amener ses partenaire à figurer à bon niveau de façon équitable dans l'organigramme des fournisseurs, mais il est hors de question de choisir des gens qui ne savent pas faire le travail pour faire plaisir à l'égo des "partenaires" allemands. C'est le principe du "best athlete". Principe qu'au départ Airbus était partant pour respecter. Jusqu'à ce qu'Airbus se rendent comptent qu'ils n'étaient PAS les "best athletes". hartpunkt.de , 28 novembre 2025 En décembre 2025, les représentants syndicaux ont emboîté le pas dans une lettre adressée au ministre des Finances, Lars Klingbeil : « De notre point de vue, les responsables politiques et industriels allemands ont fait des concessions concernant FCAS dès le départ. Des "concessions" qui ont fait passer Airbus de 50% de l'avion à 66%? Néanmoins, Dassault s'est efforcé dès le début de nous diffamer, LOL. C'est pas plutôt l'inverse? de nous freiner et de nous nuire. (...) Idem. On a pas vu de campagne orchestrée dans des médias étrangers où Airbus étaient mis plus bas que terre. Par contre envers Dassault c'est arrivé, et ce à de nombreuses reprises. Nous sommes fermement convaincus que Dassault s'est totalement disqualifié en tant que partenaire fiable en Europe en période de crise aiguë. (...) » Crise qui avait débuté en 2014 puis s'était intensifiée en 2022. Mais cet argument de "l'Ukraine" était repris en... 2025, donc? Un peu tard peut-être? Nous avons confiance dans la main-d'œuvre allemande pour construire un avion de chasse de nouvelle génération Alors pourquoi être venus chercher Dassault? ; de cette façon, nous maintiendrons et développerons davantage l'expertise du paysage industriel allemand – et nous n'utiliserons pas l'argent des contribuables pour construire ailleurs des capacités essentielles à la sécurité et à la domination de la concurrence. » Dassault veut produire un AVION DE COMBAT PERFORMANT. Les Allemands veulent de l'industrie, du développement, être des concurrents, et que leur argent ne serve surtout pas à quelqu'un d'autre qu'eux. Par contre l'argent Français là y'a pas de problèmes il peut servir à l'Allemagne lui. Tout est dit. Jürgen Kerner, second président d'IG Metall, et Thomas Pretzl, président du comité d'entreprise d'Airbus Defence and Space, sur hartpunkt.de , le 10 décembre 2025. Système aérien de combat allemand ? Finalement, ce qui semblait aller de pair s'est concrétisé : Marie-Christine von Hahn, PDG de BDLI, et Jürgen Kerner, second président d'IG Metall, ont dénoncé dans un article commun publié en début de semaine le caractère inacceptable de la revendication par Dassault d'une « domination exclusive » : Depuis près d'un an, la société française Dassault revendique de facto le contrôle exclusif du projet. C'est faux. C'est la partie allemande qui renie sa propre parole en refusant de laisser Dassault dans son rôle de maître d'oeuvre qui lui échoit par contrat signé et accepté. Cette position inflexible ne saurait plus être interprétée comme une revendication de leadership entre partenaires égaux ; Le "leadership entre partenaires égaux" est un non-sens sémantique absolu qui démontre bien qu'au fond Airbus n'a jamais accepté que Dassault soit maître d'oeuvre. il s'agit plutôt d'une exigence d'abandon de notre autonomie industrielle. L'Allemagne n'a AUCUNE autonomie industrielle dans l'aviation de combat. Donc comment ferait-elle pour abandonner quelque chose qui n'existe pas? Permettez-moi de le dire, mais c'est tout simplement inacceptable. (...) La réponse logique est la suivante : deux appareils au sein d'un FCAS européen commun. Opter pour deux appareils n'est pas un échec, mais bien la preuve que ce projet a atteint sa pleine maturité. Et c'est là que commence la danse du ventre à laquelle on a assisté et assiste encore aujourd'hui, avec, en vrac: "on a un plan B: on va acheter beaucoup plus de F-35!" "on va aller voir les Suédois pour faire un avion avec eux!" "on va aller voir les Anglais Italiens et Japonais pour rejoindre le GCAP!" "on veut plus travailler avec Dassault mais on veut bien un moteur de chez Safran!" ...On ne peut qu'être impressionnés d'un tel étalage "d'autonomie industrielle". Marie-Christine von Hahn / Jürgen Kerner, Handelsblatt , 9 février 2026 Il est intéressant de noter que le PDG de Dassault, Trappier, avait déjà rapidement démenti l'été dernier les informations selon lesquelles son entreprise visait 80 % des parts de l'avion de chasse, sans parler de la totalité du FCAS. Oui. Et évidemment ça a été ignoré. C'est-à-dire que les divagations d'une boite à fake news qui s'appelle "hartpunk" a eu plus de valeur que les paroles du PDG de l'entreprise. Je vous laisse réfléchir aux implications de ce simple fait. Si demain hartpunk balance dans ses colonne que Trappier a été observé sur l'île de jeffrey epstein en compagnie de lycéennes Allemandes, avec pour preuve des montages IA réalisés avec midjourney ou Grok, vous pourrez être sûr que la presse internationale anglo-germano-francophobe en fera ses choux gras, même si au même moment, dans le monde réel, Trappier était en train de faire visiter Mérignac à 50 responsables militaires clients du Rafale... Toutefois, il est frappant de constater que ceux qui tireraient le plus grand profit de la construction de leur propre infrastructure sont aujourd'hui ceux qui critiquent le plus vivement le côté français. OUI. Une fois encore, très agréablement surpris de cet article qui rétablit certains faits (pas tous). Le passage suivant, extrait de l'article conjoint du lobbyiste de la BDLI et du vice-président du syndicat, est révélateur : « Grâce à un budget fédéral solide, nous sommes en mesure d’investir avec confiance et de poursuivre ainsi des orientations audacieuses en matière de politique industrielle : nous ne participons plus à des projets multinationaux, mais mettons en place notre propre programme et recherchons ensuite des partenaires désireux d’y prendre part. Assumer la responsabilité de la sécurité de l’Europe, c’est aussi agir en s’appuyant sur une position de force industrielle. » Marie-Christine von Hahn / Jürgen Kerner, Handelsblatt , 9 février 2026 En d'autres termes, ils affirment ceci : alors que par le passé le développement en interne aurait été beaucoup trop coûteux en raison d'un manque de savoir-faire, il est aujourd'hui abordable – et, pour le dire franchement, on peut ignorer les Français. Et une fois qu'on a compris ça, on a donc établi que, depuis 2017, toute cette histoire de "coopération" n'était que du flan, un mensonge, une manipulation, exactement la même que celle qu'a vécu Naval Group vis-à-vis de l'Australie. La boucle est bouclée, et il est donc démontré que la partie qui a été bafouée, trompée, et méprisée dans cette affaire, c'est bien la partie Française, représentée par Dassault. On souhaite bonne chance aux allemands dans la recherche de leurs futurs """""""""""partenaires""""""""""" avec un tel état d'esprit! Parce que j'ai un scoop: Derrière les portes closes, derrière les postures et les déclarations tièdes, ABSOLUMENT PERSONNE N'EST DUPE.12 points
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Je suis pas complotiste mais me méfie énormément des intentions politiques, militaires et industrielles actuelles de l'Allemagne. Avec un budget militaire prévu pour être plus de 2,5x plus élevé que le budget français en 2030 (ce sera le 3e mondial devant la Russie aujourd'hui), je pense que le gouvernement français et les industriels français vont être chahutés par une Allemagne très puissante au cours de la prochaine décennie. La défense c'est un des derniers secteurs industriels fort en France. C'est donc un jeu extrêmement dangereux auquel on joue avec EUMET, le moteur c'est le plus important levier de négociation face aux allemands. J'espère qu'ils feront pas l'erreur monumentale d'accepter les deux avions avec EUMET en charge du moteur pour les deux. Fabriquer son propre concurrent c'est pas très malin et même avec l'Inde on va devoir se poser et réflechir un jour sur le niveau de technologie qu'on peut leur apporter sans que ça vienne nous nuir un jour.12 points
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Je vais répété ce que j'ai déjà dis: l'aéronavale brésilienne sait très bien qu'elle n'a pas de porte-avions pour l'instant, et qu'elle n'en aura probablement pas avant une vingtaine d'années, si elle a BEAUCOUP de chance. Par contre, elle a une dizaine de A-4 Skyhawk à remplacer, Skyhawk qui pour l'instant opèrent à terre. Il y a aujourd'hui 3 solutions envisageables: - l'abandon de cette composante pour raisons budgétaires (pas idéal vus les investissements off-shore du pays) - l'achat d'avions "équivalents" aux A-4 Skyhawk, mais modernes. Autrement dit des trucs de la gamme M-346, voire éventuellement TA-50. - l'acquisition d'un escadron de Gripen supplémentaire, option évidemment poussée par l'armée de l'air qui rêve de réintégrer la composante aéronavale en son sein. Mais je reste persuadé qu'on pourrait être proactifs en proposant une quatrième voie, en offrant 10 à 12 Rafale M d'occasion. A mon sens, on devrait profiter de la relance de la chaîne Rafale M pour l'Indian Navy (et pour le Rafale F5 de la Marine nationale) pour augmenter un peu notre dotation propre d'une douzaine d'appareils au potentiel neuf, au standard F5, et proposer une douzaine d'appareils d'ancienne génération, au standard F4 Full, à la Marine brésilienne. Peu importe que les appareils n'opèrent pas d'un porte-avions: c'est déjà le cas des Skyhawk. Mais ils disposeraient alors d'appareils robustes, très performants, résistants aux environnements marins, dotés d'armes qu'ils apprécient (Exocet notamment). Et on pourrait leur "vendre" le rêve de pouvoir, un jour à nouveau, disposer d'un "vrai" porte-avions (à tremplin éventuellement) déjà compatible avec leur nouvelle chasse. Je ne dis vraiment pas ça en l'air. Pour moi, c'est une carte à jouer si on veut prendre pied sur le continent américain, et je pense que la séquence politique est relativement bonne pour un tel coup (nonobstant notre propre instabilité politique, évidemment). Et, dans tous les cas, c'est pas plus con de de "vendre" un Gripen navalisé. Mais on est bien d'accord que, pour le moment, c'est du what-if11 points
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Ca n'a pas été du temps perdu. Globalement DA a continué à faire tourner son BE, DA est sur le point d'avoir quintuplé sa production, DA et la France ont des accord stratégique sur le point d'être signé avec les indiens et personnellement je pense que l'AMCA finira par se faire avec les français. Pendant ce temps là la chaine Eurrofighter tourne au ralenti, Airbus et les Allemands sont isolés et au pied du mur. Evidemment Airbus va se voir octoyer des marché collossaux mais sans savoir faire et sans doctrine aérienne pertinente pour les 20 prochaine années. Ils vont être obligé de regarder ce qui se fait ailleurs et d'être toujours à la traine.11 points
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Non, comme la France n'est pas dépendante de l'Allemagne, elle ressemble plutôt à un escroc matrimonial insistant. On accepte ses flatteries, mais il faut cacher sa carte de crédit.11 points
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MTU est dans une situation très proche de celle d'Airbus. Elle a besoin de faire monter les compétences de son BE pour ne plus avoir à aller chercher SAFRAN. Je pense même que pour MTU monter en compétence sur les parties froides finirait par les positionner en alternative pour faire du civil. Je rappel aussi que le marché des drones est au moins aussi important à conquérir que celui des chasseurs. Les volumes y sont bien plus important. Et en plus c'est l'effervescence là-dedans au point que des société comme AML venant du modélisme ont des choses à proposer. Nouveau entrant donc capable de fabriquer à bas coût. MTU est donc dans une situation ou les nouveaux entrants la menacent à cause d'une activité naissante mais potentiellement énorme sur les drones. SAFRAN a déjà commencé à acquérir la maitrise nécessaire pour les moteurs de la prochaine génération. Ils ont au bas mot une dizaine d'années d'avance sur un motoriste qui commencerait à travailler le sujet maintenant. Soyons clair la situation est très risqué pour MTU. L'alternative évidente pour AIrbus c'est Rolls Royce qui doit motoriser le GCAP dans lequel MTU n'existe pas. MTU a tout intérêt à clamer que tout va bien avec SAFRAN.11 points
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Theo Francken sur les 3 potentiels avions européens (2 NGF + GCAP) : « C’est de la folie. [Nous] devons arrêter cette idée, » a déclaré Theo Francken, ministre belge de la Défense, à Breaking Defense aujourd’hui. « Je pense que c’est trop cher d'en fabriquer trois [avions différents]. Mieux vaut avoir un seul programme énorme qui inclurait un réseau cloud et des avions de combat collaboratifs (CCA) » a-t-il ajouté. La Belgique a un statut d’observateur dans le FCAS, « mais nous n’avons pas beaucoup d’informations sur les dernières évolutions politiques et industrielles liées à ce projet en difficulté », a souligné Francken. « Cela se joue entre les principaux acteurs. … Je ne suis pas sûr que cela finisse bien. Ce sera problématique, j’imagine. » https://breakingdefense.com/2026/02/fcas-may-survive-but-next-gen-fighter-negotiations-all-but-dead-industry-source/ Comme quelqu'un l'a dit un jour ici (je ne me souviens plus qui), pourquoi vouloir absolument que l'Europe ait un seul modèle de chasseur alors que toutes les grandes puissances militaires ont plusieurs constructeurs et plusieurs modèles simultanément (Mikoyan/Sukhoi, Lockheed/Boeing/Northrop, Shenyang/Chengdu) et ce alors qu'ils n'ont qu'un seul client final, leur état. Nous on a 5 clients principaux. Croire qu'on peut concilier les besoins de 5 pays dans un seul avion c'est pas très sérieux pour un MinDef, à moins qu'il parle du F-35...11 points
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Je pense qu'on est face à un problème de physique quantique. Le poids de l'Allemagne est en réalité à comprendre au sens astronomique du terme. Les effets de lentille gravitationnelle qui courbent la lumière et l'espace-temps rendent donc le poids Allemand plus lourd que celui des autres. Le résultat étant qu'un kilo allemand est plus lourd qu'un kilo Français, et beaucoup plus qu'un kilo espagnol.11 points
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Je trouve que la France et la Suède ont des points communs évidents : volonté d'être indépendants et souverains, de fabriquer localement un maximum d'équipements militaires, et d'utiliser l'atome civil comme militaire. Les liens tissés entre les deux pays deviennent plus forts : Missiles Akeron et NLAW, radar Girafe, avions GlobalEye, peut-être bientôt les frégates FDI. La France participe aux exercices dans l'arctique et a déployé plusieurs fois des Rafale en Suède notamment pendant la crise au Groenland, ses navires font escale en Suède et le Chef d'état-major Suédois a visiter la base des FAS à St-Dizier. Si la Suède choisit la FDI, la France ayant déjà choisi le GlobalEye, on aurait là un acte de confiance mutuel très important et qui ouvrirait la voie à un possible accord nucléaire. Franchement, s'il y a un pays en Europe avec lequel on peut coopérer sur ce plan là, c'est bien la Suède !10 points
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26+31 =57 soit le chiffre initial demandé par l'Indian Navy. 57+114 ça ferait 171 Rafale de plus pour l'Inde. Auxquels on ajouterait les 323 déjà vendus (incluant les 36 Indiens) soit 494 au total consolidés à l'export. Si les 18 Indonésiens supplémentaires sont signés, ça passerait à 512 exports. Avec les 286 déjà commandés ou à commander au total pour la France, incluant les livraisons + backlog, le nombre total de Rafale commandés depuis le début passerait à 798. Les très hypothétiques "100" Ukrainiens feraient monter le total à 898. Ce à quoi pourraient s'ajouter d'autres petits contrats de-ci de-là. Je pense que les 850 sont atteignables aisément, et que les 1000 sont à portée. Y nada, del Eurofighter.10 points
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Max Villman (l'ancien pilote de Gripen) a fait une longue vidéo sur les FDI à bord de l'Amiral Ronarc'h lors de sa visite à Göteborg9 points
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Justement, ils ont acheté une Douzaine de Rafale F3R neufs ! Donc ils connaissaient les prix ! Néanmoins, Dassault reste dans les prix du marché des avions occidentaux ! Les eurofighters et les F35 et les F15 sont mêmes plus chères à l'entretien ! Donc excepté, des Gripens et des F16 Viper, ils trouveront moins chère ailleurs nulle part chez les constructeurs occidentaux ! Du coup, j'emet un gros doute sur la véracité de l'article du canard9 points
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Tu as bien observé. Merz veut résolument être un chancelier axé sur la politique étrangère. En Allemagne, il y a longtemps eu deux courants en matière de politique étrangère : le courant réaliste de la chancellerie et le courant idéaliste du ministère des Affaires étrangères. Les décisions importantes étaient prises à la chancellerie. Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que bon nombre des problèmes de l'Allemagne sont d'origine géopolitique, c'est pourquoi Merz veut décider seul de la politique étrangère. Le ministre des Affaires étrangères Wadephul n'a absolument aucune importance. Si tu veux connaître la position « officielle » du gouvernement allemand, tu dois lire le discours de Merz à la Conférence de Munich sur la sécurité. Il a été soigneusement préparé. : https://www.bundesregierung.de/breg-de/aktuelles/rede-kanzler-msc-24072189 points
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Il est fort probable qu'une nouvelle commande de Rafale M pour la Marine indienne soit conclue. Les 22 Rafale M commandés sont destinés à l'INS Vikrant. La Marine souhaite une nouvelle livraison pour l'IAC-2, un navire de la classe Vikrant qui complètera ce dernier. Le plan initial prévoyait 57 MRCBF (Multi Role Carrier Borne Fighter). Ce nombre a été réduit à 26 en raison de contraintes budgétaires. Maintenant qu'une chaîne de production de Rafale est en cours d'établissement en Inde, la Marine fait pression pour l'acquisition de 31 appareils supplémentaires. J'ai déjà dit que selon moi le besoin total Indien était de 300 Rafale pour l'IAF et 150 pour la Marine soit 450 en tout.9 points
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S'il y en a bien un dont on se fout royalement de ce qu'il pense du SCAF... c'est assez pénible de l'entendre parler sur ce sujet celui là. Je me demande bien ce qui lui fait croire qu'il a une quelconque légitimité à donner son avis.9 points
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Y'a donc un monde parallèle où le Rafale équipe le Brésil et le Koweit, tandis que les EAU volent sur Super Hornet... Ça me donne envie de refaire des maquettes tiens ! Ça vient d'où la citation ? C'est parfaitement logique. En schématisant très grossièrement, on peut faire deux calculs qui donnent ce genre de cohérence: - Un Gripen E, c'est 80% du poids d'un Rafale C. Si on part du principe que, à technologies équivalentes, plus un avion est lourd plus il est cher, alors le Gripen E coûte à peu près 80% d'un Rafale - Autre approximation (à mon sens un peu plus juste de nos jours): le Gripen E, c'est juste un Rafale avec un moteur en moins, et une grosse tonne de taule (ou de composites) en moins. Et un peu moins de fioritures dans certains équipements. Bon bah, on retombe à peu près sur ces ordres de grandeurs. Perso, au pifomètre, j'aurais dit 80% du prix avec le premier calcul, et plutôt 85% avec le second. Avec 82, on est au milieu. Bah une chaîne d'assemblage locale. On va pas là leur filer gratuitement non plus hein ! + les transferts techno, qui se facturent cher aussi. Et puis on ne va pas se mentir, on leur facture aussi leur cassecouillerie, d'une manière ou d'une autre. Je dis ça sans preuve pour le Rafale, mais plusieurs indus de la BITD m'ont déjà dit, en gros: "En Inde, on n'y va plus, ce sont des chieurs. Si on doit vraiment y aller parce que l'Elysée ou le Quai d'Orsay nous pousse au cul, on margera comme des porcs, parce que le risque de se prendre un revers quelconque y est bien trop important. Et tous les autres fournisseurs occidentaux font pareil." Je paraphrase, mais c'est vraiment ce qu'on a pu me dire. Pour le coup, je ne pense pas que Dassault s'amuse à ça: l'Inde est leur plus gros client, et ils ont déjà fait leurs preuves. Mais s'il y a d'autres industriels impliqués sur la partie armement, infrastructure, etc, alors il est évident que tout le monde va se faire une "marge indienne". Autre piste qu'il faut creuser: ça fait un moment qu'on entend des rumeurs très sérieuses, comme quoi les Indiens auraient accepté de payer un peu plus cher et/ou de réduire leurs exigences sur les ToT si jamais la France acceptait, en échange, d'acheter leurs MLRS Pinaka (que l'Armée de Terre ne veut surtout pas). Ils nous feraient ce qu'on a fait avec les Leclerc aux Emirats ? J'en sais rien. Mais clairement, ce contrat, quand (si) il sera signé, il portera sur bien d'autres choses que 114 Rafale. Alors, ça peut sembler surprenant, mais de sources bien placées, je sais qu'en Corée du Sud l'hypothèse était pas complètement exclue. Pas forcément d'acheter du Rafale sur étagère, mais de se rapprocher de la France peut-être sur le NGF, peut-être autre chose. Mais c'est côté français que ça "bloque", pas forcément activement, mais plutôt dans le sens où y'a absolument personne en France pour prendre les demandes de partenariat coréennes au sérieux vu qu'ils nous l'ont déjà mis à l'envers plus d'une fois. Idem pour le Canada: il me semble qu'ils ont assez officiellement posé des questions récemment, mais qu'on leur a renvoyé une fin de non recevoir. Pour le coup, Singapour n'est pas totalement à exclure non plus, même si ta réflexion nous pousse quand même loin dans la science-fiction. Mais en fonction des résultats de leurs tests opérationnels du F-35B, de la suite du programme F-35, des relations internationales avec les USA... Spontanément, je ne serais pas parti sur les clients Indopacifique du F-35 pour te répondre, vu que c'est LA zone que les US ne lâchent pas du regard. Mais c'est aussi LA zone où les besoins pour du double approvisionnement sont sans doute les plus grands. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, les "moments Rafale" (comme les "moments F-16V" d'ailleurs), ce sont des cycles de 3 à 5 ans (selon le backlog et la cadence de prod). En ce moment, les gens achètent ce qui est dispo dans les temps, et pas uniquement ce qu'ils veulent le plus. Quand on n'aura plus moyen de promettre une livraison en moins de 4 ans, et pour peu que ça se libère côté chaîne du F-16V et que ça se réveille côté chaîne de Gripen E, ce sont les monomoteurs qui auront (temporairement) le vent en poupe. Après, ça reste un effet relativement marginal, c'est loin d'être le seul critère déterminant sur un marché aussi stratégique et longtermiste. Mais, à mon sens, c'est ce qui fait qu'on passe d'une période de vente normale à un "moment" marqué. Ils n'ont pas spécialement d'urgence opérationnelle, aucun besoin pour un multirôle, ni pour un biréacteur. Et ils aiment bien les produits suédois. S'ils prennent autre chose que le Gripen E, ce sera d'ailleurs un gros camouflet symbolique pour Saab. Au Portugal, on essaie de pousser la FDI et le Rafale. Honnêtement, si on pouvait en avoir un des deux ce serait sympa, et tant qu'à faire je préfèrerai que ce soit la FDI. On n'avait jamais gagné le Pérou, déjà. La Colombie, on peut éventuellement en discuter puisque Bogota avait fait des annonces fracassantes très précipitées. Mais le Pérou n'avait jamais annoncé une victoire du Rafale. Et surtout, rien n'est signé encore, ni pour l'un ni pour l'autre, même si le rouleau compresseur de la diplomatie de la canonnière US va clairement mettre toute l'AmSud au pas.9 points
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oh quel dommage... manquait plus qu'eux... ;) https://www.opex360.com/2026/02/19/la-belgique-va-reconsiderer-sa-participation-au-projet-de-systeme-de-combat-aerien-du-futur/8 points
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Tu penses trop, tu penses mal, tu es un Français arrogant et au final tu ne comprends rien ...8 points
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Je vous trouve bien négatif en fait sur le sujet. Pour ma part, je trouve que Mr Macron a bien œuvré (A mon avis sans l'avoir fait exprès, style l'imbécile chanceux). En fait, il l'a fait à l'allemande. Il est évident pour peu que l'on s’intéresse au sujet, que le SCAF n’aboutirait pas. Mais à chaque fois, il remettait une pièce, mais si Messieurs les allemands, en tant que Jupiter, J'ai décidé qu'il aboutirait, faites moi confiance. Et maintenant qui a le bec dans l'eau, nos voisins allemands et espagnols. Les trains sont passés, et ils restent là sur le quai avec leurs valises. Pendant ce temps, anglais, italiens, japonais ont progressé et veulent bien leur laisser un strapontin; La France progresse sur son Rafale F5 et son nEuron; La Suède veut bien travailler avec eux, mais à ses conditions. A voir l'attaque frontale du Ministre allemand des affaires étrangères tout dernièrement et puis maintenant sur le SCAF, celle du chancelier Merz, on sent au minimum de la nervosité pour ne pas dire plus. Ils l'ont joué à l'allemande, sans complexe, ni barrière, juste manœuvré comme toujours dans un seul but, leur unique intérêt bien enveloppé d'un papier cadeau européen. Méthode allemande vous-dis-je: Comme avec le Tigre en laissant français et espagnoles en plan; ou bien dernièrement avec les programmes MAWS [Maritime Airborne Warfare System], CIFS [Common Indirect Fire System]. Revenir sur le SCAF et imposer un nouveau partenaire, l'Espagne, rafler la mise avec Airbus DS [Defence and Space] à 66%, Dassault 33%. Imposer Rheinmetall dans le MGCS [Main Ground Combat System] pour in fine vendre aux français un châssis allemand, tout en privilégiant pour l'Allemagne le canon de 130 mm L/51 de Rheinmetall. Rien ne les étonne ou les perturbe. Mais là, ils se sont pris les pieds dans le tapis. Les actions entreprises se retournent contre eux et maintenant en plus ils accumulent les erreurs: L'alignement imposé par le Bundestag entre les projets MGCS et SCAF , finalement les dessert. L'état allemand verrouille 25,1% de KNDS, actant et anticipant de fait la fin du MGCS . Pour le SCAF, Ils ont joué au poker, sans bonne main, leur vision, France captive. Leur objectif d'appropriation de propriétés industrielles aéronautiques convoitées leur échappe. Bercés par Mr Macron, ils ont pris du retard et surtout les équipes sont faites, ne reste plus que des canassons. Et pire ils jouent centrés sur leur jeux, sans tenir compte des autres. Ils rentrent dans le lard des français et annoncent de facto la fin du SCAF alors que le Président français est en Inde en train de négocier des accords globaux, une bénédiction pour lui, il est libre et a le beau rôle. Alors certes il n'y aura pas d'annonces officielles à ce sujet, mais c'est sûr, c'est enclenché. Il n'y a pas d'urgence, d’abord le nEurone et le F5. On est dans le tempo indien, d'autant que leurs besoins sont les mêmes, à savoir porter le nucléaire et l'aéronavale, donc la 6ième génération se fera avec eux, c'est limpide. On peut même imaginer ajouter le MGCS (qui est aussi un de leurs objectifs) si c'est un package bien négocié! Quand aux espagnols après l'épisode des sous-marins entre Navantia et Naval Group, ils ont à nouveau tenté un pillage des Propriétés Intellectuelles françaises, cette fois-ci par une approche en tant que supplétif allemand. La curée n'a pas marché. Même s'ils faisaient pour l'occasion partie des prédateurs, ils étaient aux premières loges pour observer le modus opérandi des allemands... sans compter la défection allemande du Tigre. Quelles sont leurs options: Comme évoqué dans le forum, se rabattre sur les turcs; Rester pieds et points liés avec les allemands et partager ... et bien, rien. Suiveurs des allemands pour faire poids et partager le strapontin du GCAP. Suiveur deuxième zone du projet de développement d'un avion allemand de 6ième génération? Autre possibilité à ne pas sous-estimer, se rabattre sur la France, 3ième larron d'Airbus DS et se focaliser aéronautiquement parlant sur le FASETT [Future Air System European Tactical Transportation] et si possible intégrer le futur projet franco-indien de 6ième génération, quitte à donner des gages aux français en achetant des Rafale Marine pour leur aéronavale qui est en recherche.... Jusqu’à présent la France a été réglo, après il faut accepter de travailler et apprendre progressivement c'est la vie, croire qu'il suffit de piller...8 points
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Et donc Erdogan qui achète de l'Eurofighter pendant que l'Espagne achète du KAAN. Et par ailleurs: Donc ITP aero du pilier 2 NEFE du SCAF qui fait un moteur avec les turcs. On tient un truc là. On touche au sublime...8 points
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Il y a "délivrer une ogive nucléaire" et "délivrer une ogive nucléaire"... Rien que la tactique que tu comptes utiliser risque d'avoir un effet sur le déroulement de la mission, et donc sur les éléments nécessaires à ton appareil pour délivrer sa charge, et partant de là, une partie de sa conception. Le profil de vol et de tir d'Enola Gay sur Hiroshima n'a rien à voir avec celui prévu pour les CF-104 pour un tir "over the shoulder" vers la les arrières du front du PV en Pologne ou les ponts de la RDA... et pourtant il s'agit de "bombes gravitaires" dans les deux cas. Et dans le cas de l'usage de la famille ASMP, le "tir" devient davantage une "livraison" sur un point d'insertion du missile qu'une délivrance d'ogive, mais comme le but c'est aussi de pouvoir taper loin derrière un front (et pas seulement celui-ci), cela impose des capacités de pénétration et d'action dans la profondeur que les appareils "tactiques" n'ont pas nécessairement. De plus, la mission nucléaire est une mission qui, une fois lancée, ne peut plus se permettre d'avorter. L'avion doit donc avoir un fonctionnement "garanti", avec des redondances fortes sur tous les systèmes (navigation, gestion de mission, etc.) pour ne pas devoir risquer de rentrer à la maison avant l'accomplissement de sa mission. Et même après, il doit aussi pouvoir rentrer après avoir été exposé à une impulsion électro-magnétique dont il est, lui-même, à l'origine. Ses systèmes sont donc durcis en conséquence (ce qui n'est pas nécessairement le cas pour les chasseurs sans vocation nucléaire, le cas d'un combat en environnement "atomique" ayant été passé par pertes et profits au fil du temps et du non-emploi). Enfin, un "pétard nucléaire" se manipule avec un peu plus de précaution que les autres munitions, notamment pour ce qui est de sa séquence d'armement qui doit être largement sécurisée, et qui peut incorporer des protocoles de protection spécifiques (avec, dans le cas du numérique, des clés cryptographique pour authentifier l'ordre de tir - ce que n'ont pas nécessairement les boitiers séquenceur des adaptateurs de bombes, pour qui une simple impulsion de tir suffit). Quant au motif qui légitime un abandon, plus que le "on n'en a pas besoin", je crois qu'il faut lire "on n'en veut pas".8 points
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Attendez qu'ils recoivent leurs F-35. On verra ce qu'ils en diront du cout du Rafale... c'etait en decembre dernier: https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/1270008425724315/pourquoi-les-rafale-de-dassault-seduisent-autant-larmee-de-lair-grecque "...Le taux de disponibilité opérationnelle des Rafale grecs approche les 90 %. Dassault Aviation va signer un nouveau contrat de soutien des appareils grecs pour la période 2026-2029 de près de 490 millions d'euros en Grèce... " "....Selon le lieutenant-général (I) Demosthenes Grigoriadis, chef de l'armée de l'air hellénique, l'aviation grecque dispose « enfin, d'avions supérieurs. Je peux vous l'affirmer en tant que pilote de F-16 totalisant environ 4.000 heures de vol, appareil que je pilote encore. J'ai consacré toute ma carrière à la défense aérienne et j'ai récemment piloté le Rafale (...) C'est une garantie que nous avons un excellent avion et je tiens à souligner que le Rafale possède l'autonomie nécessaire pour assurer le soutien et la présence à Chypre. C'est un avantage considérable dont nous ne bénéficiions que partiellement avec le F-16 jusqu'à présent ». Le patron de l'armée de l'air hellénique a expliqué que l'Eurofighter, dont 20 exemplaires ont été commandés fin octobre par la Turquie, « ne pose aucun problème, si l'adversaire en est équipé. Nous connaissons parfaitement cet appareil et nous disposons d'un système d'armement bien meilleur ainsi que de meilleurs pilotes ». Ce qui pourrait donner envie à la Grèce d'acheter à nouveau des Rafale supplémentaires comme elle l'avait envisagé en 2024... "8 points
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De plus en plus la sensation que c'est officiel, non ?8 points
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https://www.lefigaro.fr/international/perou-le-parlement-vote-la-destitution-du-president-par-interim-jose-jeri-vise-par-deux-enquetes-pour-trafic-d-influence-20260217?utm_source=app&utm_medium=copy&utm_campaign=android_Figaro Le Président péruvien est (encore) destitué. Balle au centre.8 points
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Parmi ceux qui pourraient avoir accès aux codes sources, plusieurs types de réactions possibles : À l'Israélienne : "on ne veut pas de cette merde, on préfère mettre nous-mêmes notre bordel à nous" À la chinoise : "C'est quoi cette merde que vous vendez ? Vous avez besoin d'un coup de main ?" À la néerlandaise : "C'est quoi cette merde que vous nous avez fournie ? Fini de jouer, qui veut qu'on l'aide avec ses F-35 ?" À l'américaine : "C'est vraiment pourri ce truc qu'on leur vend. Et si on le recodait ?" À la suisse : "Le prix fixe doit être compris "prix fixe à la ligne de code", alors vous comprenez, avec le passage à la prochaine version, le budget devra augmenter" À la danoise : "Vu la merde que vous nous avez fournie, on est tranquille au Groenland si vous comptez l'utiliser contre nous. Par contre, on va devoir compter sur nos alliés pour lutter contre vos autres appareils" À la finlandaise : "Linus Torvalds trouve que votre code, c'est de la merde, et que vous gagneriez à le publier sous licence libre, l'ensemble de la communauté pourrait alors participer à son amélioration" Je pense qu'il y en a d'autres...8 points
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Comme disais Théo qui avait fait Stalingrad "Je dis pas que c'est juste, je dis que ça soulage"8 points
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Je ne pense pas qu'il y ait ni qu'il doive y avoir une compétition militaire entre l'Allemagne et nous La déclaration du chancelier comme quoi l'objectif est d'être la première armée conventionnelle en Europe doit être fortement nuancée - D'abord il ne s'agit que de l'armée de terre, Berlin ne prévoit pas de compléter sa marine avec sous-marins nucléaires ni porte-avions, quant à l'armée de l'air ce n'est pas avec des F-35 qu'elle pourrait atteindre une prééminence - Ensuite ce n'est même pas la première armée de terre en Europe mais la deuxième ! La première armée de terre en Europe restera en toute hypothèse l'armée russe En définitive, Berlin se donne pour objectif d'avoir la première armée de terre à l'ouest de la Russie, c'est-à-dire juste de revenir à ce qu'était la situation pendant la Guerre froide ! Dans les années 1970 et 80, Berlin avait en effet la première armée de terre à l'ouest de Moscou ==>Je ne vois rien de menaçant à cela, c'est plutôt une bonne idée en réalité étant donné que France, Grande-Bretagne comme Italie consacrent davantage d'efforts à leur marine et pour les deux premiers à leur dissuasion - difficile d'attendre d'eux qu'ils mettent sur pied une armée de terre vraiment importante. Tandis que la Pologne aussi déterminée soit-elle ne peut pas tout faire ! La question pour la France vis-à-vis de la défense des Européens par eux-mêmes n'est pas de savoir qui dépense le plus d'argent Paris ou Berlin - ce sera Berlin - ni de savoir si la Heer ou l'Armée de terre sera la plus puissante - ce sera la Heer La question est de savoir quelles capacités spécifiques nous pouvons créer de façon à contribuer puissamment à la défense de l'ensemble, alors que Allemagne comme Pologne créent de puissantes capacités terrestres. Sachant que les capacités françaises supplémentaires devront 1) être souveraines 2) mettre à profit les atouts spécifiques de la France 3) être "polyvalentes" entre Europe et Outre-mer, sachant que nous ne sommes pas seulement une puissance européenne Je vois quatre domaines répondant à cette spécification 1. Dissuasion nucléaire, pas nécessairement beaucoup plus ni pour beaucoup plus cher que ce qui est déjà prévu, mais de façon plus symbiotique avec nos partenaires européens, de façon à renforcer l'effet d' "ombre portée protectrice" de notre statut nucléaire sur nos voisins 2. Renseignement et spatial souverain, toutes les applications de l'espace y compris l'intervention laquelle est nécessaire pour garantir l'ensemble. Nous avons déjà pris cette direction, il faudrait sans doute renforcer et accélérer 3. Marine océanique, sans doute pas le premier domaine qui vienne à l'esprit contre une menace russe mais essentiel pour garantir les lignes de communication, et ce n'est pas comme s'il y avait beaucoup de pays européens sur ce créneau ! Donc : davantage de SNA, flotte de surface plus grande et mieux armée, deux PANG, drones navals 4. Frappe massive à longue distance. Probablement le plus cher, mais avec un effet potentiellement majeur pour dissuader une attaque russe contre l'un de nos alliés d'Europe centrale ou baltique. D'une part la frappe proprement dite : Scalp produits en quantité industrielle, balistiques aéroportés manœuvrants, renforcement en Rafale et en Phénix. D'autre part la protection nécessaire du territoire contre les contre-attaques prévisibles : défense de courte portée massive (avec canons, missiles, drones ? c'est à voir), aller nettement au-delà des 8 batteries SAMP NG prévues D'un autre côté, l'Armée de terre a sans doute besoin de modernisation, mais certainement pas d'extension. Et comme ce sont les effectifs engagés qui coûtent le plus cher (environ la moitié du budget de la défense sont des salaires si on y intègre les salaires différés que sont les pensions de retraite), les augmenter est la dernière chose à faire en terme d'efficacité d'ensemble de la défense européenne ! Est-ce qu'il est possible d'intégrer ces quatre domaines dans une enveloppe de 2,5% du PIB ? Je n'en suis pas sûr. S'il fallait augmenter un peu l'enveloppe pour renforcer ces capacités là, j'en serais partisan. Sinon, eh bien resterait à mon sens à faire "au mieux" dans cette enveloppe Sans se préoccuper des Trump, Wadepuhl et autres... ==>"Toujours bien faire, et laisser braire"8 points
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Parce que les "Européens" sont incapables d'admettre qu'il faut écouter celui qui a le plus d'expérience et qui est le meilleur techniquement, à savoir Dassault. Merci bonjour. Lol. Un échec grandiose : pourquoi l'Europe ne parvient pas à construire un avion de combat Le projet d'avion FCAS est sur le point d'être abandonné. Cela réjouit au moins les gaullistes en France, qui considèrent l'indépendance nationale et la puissance nucléaire comme la recette pour une nouvelle ère en Europe. ...Ah parce que c'est pas le cas? C'était la recette qui marchait hier, c'est celle qui marche aujourd'hui, et ce sera celle qui marchera demain. Et les Allemands ne parlent pas par hasard de développer eux-mêmes des armes nucléaires. L'écart entre les ambitions et la réalité, entre les grands discours sur la souveraineté de l'Europe et la réalité militaire, est d'environ 15 mètres. C'est la longueur d'un avion de combat – un Eurofighter, le Rafale français, le F-35 américain. Ou le futur avion de combat du FCAS, pièce maîtresse du Future Combat Air System, le plus grand et le plus coûteux projet d'armement européen. Le NGF était supposé mesurer entre 18 et 20 mètres... Il n'a pas de nom officiel, seulement un acronyme, Oui personne n'a réussi à se mettre d'accord sur un simple nom, ce qui est quand même révélateur. et il est désormais tout simplement tombé à l'eau, alors que Friedrich Merz et Emmanuel Macron, à la tribune de la Conférence de Munich sur la sécurité cette semaine, affirment le contraire, évoquant l'énorme potentiel de l'Europe et sa détermination à faire face à toutes les menaces. 15 mètres, ce n'est pas beaucoup, et pourtant c'est tout un monde. Le FCAS, « Ef-kas » dans le jargon des responsables de l'armement, est apparemment mort. Les Allemands, les Français et les Espagnols ne construiront pas d'avion de combat commun. Les divergences sont insurmontables, les relations entre Airbus Defence et Dassault Aviation, avec son intransigeant directeur Éric Trappier, sont irrémédiablement rompues. Ce n'est qu'après la conférence sur la sécurité de ce week-end que Berlin, Paris et Madrid annonceront cette vérité, selon les prévisions. Cette admission est trop honteuse vis-à-vis des États-Unis, de l'Ukraine, de la Russie et de leurs propres populations. Oui intransigeant sur le fait qu'il faut respecter ce qui a été signé et sur le fait qu'il doit pouvoir en tant que maître d'oeuvre, avoir les outils lui permettant de réaliser un bon avion dans les temps. En pleine guerre, la plus importante en Europe depuis 1945, menacés par Vladimir Poutine, ridiculisés par Donald Trump, les Européens ne parviennent pas à construire leur propre avion de combat pour les prochaines décennies. Non pas par manque d'argent, mais parce que les dirigeants se disputent pour savoir quelle entreprise est la meilleure et doit diriger le projet. Les dirigeants? Non, parce que les politiques Allemands, les industriels Allemands, et même les Français d'Airbus, réfutent que Dassault, qu'ils ont pourtant eux-mêmes nommé maître d'oeuvre et leader du NGF au sein du FCAS, soit... maître d'oeuvre et leader du NGF au sein du FCAS. Mais aussi parce que soudain, c'est une question d'idéologie : la France contre tous les autres, le néo-gaullisme contre l'Europe du marché intérieur et les technocrates de Bruxelles. C'est plutôt tous les autres contre la France plutôt que la France contre tous les autres. La France n'a rien demandé. La seule idéologie à l'oeuvre est celle du suprémacisme allemand qui décidément n'aura fait que changer de forme. L'Europe se fout de son marché intérieur, elle achète des F-35 en masse. Les technocrates de Bruxelles ne jouent pas l'intérêt de l'Europe mais celui de quelques nations qui mettent leurs intérêts en avant même si ceux-ci sont anti-Européens. Or parmi ces nations on ne trouve pas la France. Quant à De Gaulle, il était un grand admirateur de l'Allemagne. Vendredi, à Munich, le chef de l'État français avait pourtant prononcé un discours d'encouragement, un discours de motivation, comme un entraîneur qui tente de remotiver son équipe dans les vestiaires. « C'est le moment de construire une Europe forte », a déclaré Macron, « nous avons besoin d'une attitude plus positive ». Les Européens ne doivent plus se cacher, ni se recroqueviller. Le chancelier allemand a tenu des propos similaires. Tout va changer désormais, a-t-il suggéré : « Nous changeons notre façon de penser. Nous avons compris que dans l'ère des grandes puissances, notre liberté n'est pas acquise. Elle est menacée. Il faudra de la fermeté et de la volonté pour affirmer cette liberté. » Et puis, le FCAS, le « système de défense pour ce siècle », tel qu'annoncé il y a neuf ans par ses initiateurs Macron et l'ancienne chancelière Angela Merkel, échoue-t-il justement ? Un avion de combat, accompagné de drones et de systèmes de transport pour d'autres avions sans pilote, soutenu par un cloud de données pour le combat ; meilleur et plus puissant que tout ce que les Américains, les Russes et les Chinois ont jusqu'à présent ? 2000 ingénieurs en Allemagne et en France auraient récemment réfléchi à cet avion de combat de sixième génération et au système qui l'accompagne. La dernière phase de planification aura coûté plus de 3 milliards d'euros – les études pour un « démonstrateur » qui devait voler cette année, mais qui n'a pas encore été construit. Le projet a été estimé à la somme record de 100 milliards d'euros. À partir de 2040, les Européens devraient disposer de leur nouveau système de défense avec l'avion de combat. Mais le FCAS n'a jamais avancé depuis son lancement en 2017. La saga du FCAS met en évidence le problème fondamental de l'Union européenne, et plus encore du tandem franco-allemand, lorsqu'il s'agit de grands contrats d'armement : les politiciens concluent des accords, annoncent un projet européen, puis les entrepreneurs des pays de l'UE se disputent – soutenus par ces mêmes politiciens – la répartition du gâteau, Personne ou presque n'a soutenu Dassault avant un certain temps en France. Dassault a lâché beaucoup de choses. Ils sont passés de 66% à 33% du NGF, Airbus ont voulu leur interdire de faire les commandes de vol, et ils n'ont quasiment rien sur les autres piliers. la production de moteurs, Non, EUMET entre Safran MTU et ITP respecte clairement le maître d'oeuvre Français. les systèmes de commande, En effet Airbus a prétendu nier à Dassault le fait de réaliser les commandes de vol. les secrets industriels à ne pas partager, En effet Airbus souhaite accéder à la propriété intellectuelle de Dassault, tandis que quand Dassault, qui n'a pas besoin de la propriété intellectuelle d'Airbus, propose à Airbus de mettre des pièces d'Eurofighter dans le démonstrateur, Airbus répond "non, vous allez en profiter pour nous copier", ce que Dassault n'a absolument pas besoin de faire pour savoir réaliser des avions. les centaines de fournisseurs nationaux à mandater, Oui, raison pour laquelle Dassault veut pouvoir être maître d'oeuvre et choisir les sous-traitants en gardant les meilleurs, hors de tout népotisme. les emplois et les profits. L'égoïsme national s'oppose au pathos européen. Le seul égoïsme qu'on a vu à l'oeuvre est celui consistant à considérer que Dassault était une sorte de piniata sur laquelle on pouvait taper pour obtenir des bonbons gratuits. Parfois, cela fonctionne, parfois cela échoue. La construction de l'avion de transport Airbus A400M pour sept États membres de l'UE a pris un quart de siècle, mais il vole désormais. En revanche, la construction commune d'un avion de combat avec les Français a échoué dans les années 80 ; deux appareils ont alors vu le jour : l'Eurofighter et le Rafale français. ...Et seul un des deux vole correctement. Il pourrait en être de même pour le FCAS. Dassault va à nouveau construire un avion à réaction seul, Airbus Defence – dans lequel la France détient également des parts – pourrait se lancer dans un autre projet déjà en cours : les Britanniques, les Italiens et les Japonais prévoient déjà un nouvel avion de combat, tout comme les Suédois. Le directeur d'Airbus Defence, Michael Schöllhorn, déplore cette fragmentation des Européens. Il a tout fait pour. Il a récemment réaffirmé que, contrairement aux États-Unis, tout était produit en plusieurs exemplaires sur le Vieux Continent. En effet, il existe quatorze types de chars de combat en Europe, près d'une vingtaine de systèmes d'artillerie et quinze modèles d'avions de combat. Il n'y a pas 14 types de chars qui ont été, sont, ou vont être en inventaire en Europe. Leopard 2 (allemand) : Allemagne, Suisse, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Hongrie, Lituanie, Pays‑Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Suède, Slovaquie Croatie Leopard 1 (allemand) : Grèce, Allemagne, Italie Leclerc (français) : France Challenger 2 / Challenger 3 (britannique): Royaume‑Uni C1 Ariete (italien) : Italie PT‑91 Twardy (polonais, dérivé du T‑72): Pologne M1A2 Abrams (américain): Pologne M60A3 (américain: Grèce T‑72 (soviétique/russe) : Slovaquie, République tchèque TR‑series (roumains dérivés du T‑55) : Roumanie Il n'y a pas 15 modèles d'avions de combat qui ont été, sont, ou vont être en inventaire en Europe. F‑16 Fighting Falcon (américain) : Grèce, Portugal, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Pologne (autrefois Belgique, Danemark, Italie, Norvège Panavia Tornado (britannico‑italo‑allemand) : Allemagne, Royaume‑Uni (autrefois Italie) Mikoyan MiG‑29 (soviétique/russe) : Bulgarie, Slovaquie F-18 Hornet (américain) : Espagne, Finlande, Suisse Dassault Mirage 2000 (français) : France, Grèce Saab JAS 39 Gripen (suédois) : Suède, République tchèque, Hongrie Dassault Rafale (français) : France, Grèce, Croatie, Serbie Eurofighter Typhoon (Anglo-Germano-Italo-Espagnol) : Grande-Bretagne, Allemagne, Autriche, Espagne, Italie F‑35 Lightning II (américain) : Grande Bretagne, Belgique, Danemark, Allemagne, Italie, Norvège, Pologne, Finlande, Suisse, République tchèque, Grèce, Roumanie Les gouvernements européens ont toujours privilégié les incitations financières et les synergies : les coûts sont partagés et les projets d'armement qu'une seule entreprise ne pourrait pas mener à bien seule deviennent ainsi réalisables d'un seul coup. Bullshit. C'est ce que l'on pourrait croire. Et on aurait tort parce que c'est complètement faux. Mais pas si l'on en croit Éric Trappier, le PDG chevronné de Dassault. Et si on le croit, il paraîtrait que la terre est ronde, mais il est permis de douter. « Je suis un type simple », a-t-il déclaré avec coquetterie lors d'une audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale française l'année dernière. « Je ne suis pas très intelligent, c'est la raison pour laquelle j'occupe ce poste ! » Mais parfois, il vaut mieux ne pas vouloir être trop intelligent et agir à la place. Dès le début, Éric Trappier a insisté sur le leadership technique de Dassault dans le projet FCAS. Dassault serait le « meilleur athlète », capable de faire ce que les autres ne peuvent pas faire : construire tout seul un avion de combat maniable et ultramoderne. C'est un fait. Ce fut accepté par les autres qui ont acquiescé au fait de mettre la France leader global du FCAS et plus particulièrement Dassault leader du NGF. Les Allemands d'Airbus Defence devraient se contenter des drones, les Espagnols du cloud de combat. Les piliers ont été distribués sur cette base, personne n'a forcé qui que ce soit d'autre à "se contenter de". L'Allemagne ne se contente pas QUE des drones, elle a beaucoup d'autres choses. Idem pour l'Espagne. D'ailleurs Dassault regrettait de n'avoir rien à faire sur les drones alors qu'ils ont été partie prenante de plusieurs programmes solo et Européens de drones, dont LOGIDUC premier drones furtifs d'Europe, Neuron, seul programme Européen furtif avancé réalisé jusqu'à présent, impliquant 6 pays au total sous la coordination de Dassault, et le programme FCAS originel avec les Britanniques. Soit beaucoup moins de valeur ajoutée et de prestige. La seule valeur ajoutée qui compte c'est la performance du système qui va être réalisé. Quant au "prestige", on voit bien où sont les préoccupations premières de certains... Et ce sont les Français qui sont taxés "d'arrogance"... Pour le patron de Dassault, toute cette orientation est erronée. Ni dans le projet d'avion FCAS, ni même en Europe, où les autres États – contrairement à la France – n'ont pas construit après la Seconde Guerre mondiale une puissance nucléaire indépendante des Américains, mais seulement un marché intérieur, comme le raille Trappier, dans lequel ils font circuler des marchandises. En même temps... Difficile de dire le contraire. L'entrée des Espagnols dans le consortium FCAS en 2019 a réduit le poids des Français à un tiers par rapport à celui des Allemands. Le plus compétent dans ce projet pourrait être mis en minorité à tout moment ! C'est ainsi que voit les choses Trappier, Et il a raison. Mais peut-être que le "prestige" et la "valeur ajoutée" ont plus de poids que le fait de faire l'avion le plus performant, le plus disponible, le plus adapté, et le plus abordable possible? et la question est de savoir dans quelle mesure le président Macron le suit sur ce point. On a effectivement vu des "Européens" essayer d'instrumentaliser le très Européiste Macron pour le faire aller à l'encontre des intérêts de Dassault qui sont rien moins que l'un des industriels de la défense les plus importants de France. Le chef de l'État français est faible, il entame sa dernière année de mandat, il n'a pas la majorité au Parlement et il est extrêmement impopulaire. L'État français ne détient plus de parts dans Dassault et ne peut donc pas intervenir dans la gestion de l'entreprise. Oui. À Munich, Macron a de nouveau fait la promotion du projet FCAS. Mais Trappier s'est depuis longtemps rapproché politiquement du Rassemblement national de Marine Le Pen et Jordan Bardella. ...Il a aussi récemment invité mélenchon, leader d'extrême-gauche (et qui fut pourtant proche de Serge Dassault, fils de Marcel Dassault) à visiter l'usine de Cergy... Il faut en déduire quoi? Que Trappier serait à la fois d'extrême-droite et d'extrême-gauche? L'un d'eux pourrait remporter les élections présidentielles l'année prochaine. Le néo-gaullisme, suivi par Dassault et d'autres entreprises françaises, trouve un large écho au sein du parti d'extrême droite. Pas que là-bas. Il trouve de l'écho dans tous les partis, même celui de Macron, sauf chez les écologistes français suppôts des grunen allemands. L'indépendance nationale et la capacité de frappe nucléaire, que le général de Gaulle a élevées au rang de doctrine d'État dans les années 1960, apparaissent aujourd'hui plus que jamais comme une position logique pour beaucoup dans le pays. Uniquement dans le pays? Alors pourquoi l'Allemagne et d'autres réclament de disposer d'armes nucléaires? « Le modèle français a ses vertus, et l'Europe a tout intérêt à s'en inspirer », a déclaré le patron de Dassault devant les députés. Des décombres du projet FCAS pourrait ainsi surgir un mauvais esprit : la rivalité entre la France et l'Allemagne pour le leadership en Europe. Le seul mauvais esprit est celui de ceux qui après qu'ils se soient d'eux-mêmes rapprochés de Dassault et les aient nommés maîtres d'oeuvre et leader, refusent que Dassault soient maîtres d'oeuvre et leader. Le mauvais esprit c'est celui de ces importuns qui ont cru qu'ils seraient meilleurs par eux-mêmes après avoir phagocyté Dassault, plutôt qu'en les écoutant. L'arrogance et le mépris est dans leur camp, auxquelles s'ajoute l'incompétence la plus manifeste, ce qui provoque chez eux une rage impuissante absolument ridicule. Il n'y a pas vraiment de proximité politique. Éric Trappier compte simplement ses soutiens, d'où qu'il vienne. Si demain les écologistes allument collectivement leur cerveau et deviennent pro-nucléaire parce que c'est le meilleur bilan-carbone, pro-industrie car mieux vaut contrôler la pollution chez nous avec des normes drastiques que laisser d'autres pays, sur lesquels nous n'avons aucun levier, polluer à mort chez eux, pro-France car ils se rendent compte que les circuits courts, le local, c'est le fondement même du patriotisme, et pro-armée parce que pour se protéger on en a besoin, Trappier sera très heureux de les accueillir dans l'équipe de ses supporters. Et pour leur faire plaisir il se mettra même à la conception d'éoliennes aérodynamiquement intelligentes (c'est à dire pas celles d'aujourd'hui). Une petite piqûre de rappel. Tu ferais bien d'étudier avec qui Marcel Dassault s'est associé au sortir de la guerre pour remonter son entreprise. Indice: dans le lot il y avait aussi d'anciens militants d'extrême droite, tous venus au Gaullisme par des chemins détournés. Notamment l'un des bras droits les plus importants et son homme à désamorcer les crises: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Bénouville#Jeunesse Idem en ce qui concerne ses clients de par le monde. Quand on a vendu des Mirage III et des Super Etendard à l'Argentine et des Mirage 50 au Chili, il était comment, le climat politique là-bas? Et oui... Marcel Dassault a toujours été très pragmatique et son activité lui aura donné deux visages. Vouloir en faire un personnage astreint à une idéologie en particulier n'a strictement aucun sens. La seule chose dont on peut être vraiment sûrs c'est qu'il était patriote et attaché à une certaine idée de la France. Dans tous les cas, essayer de faire parler les morts, surtout dans un tel contexte, relève d'un exercice d'équilibriste. En clair, c'est casse-gueule.8 points
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C'est bien pour cela qu'on dit que l'Allemagne fait partie des intérêts vitaux de la France !8 points
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Confirmation de mes soupçons d'il y a quelques semaines sur GCAP a propos de ce ministre de la Défense italien, pour ce monsieur l'échec du SCAF est bien la faute des Français : https://www.ilsole24ore.com/art/si-camera-87-miliardi-il-super-caccia-costi-triplicati-ecco-risorse-al-momento-piatto-AIK7gLPB?refresh_ce Il faut au passage les louanges des cooperations co-co-co sans qu'aucune nation ne soit aux commandes. C'est le crash assuré pour GCAP mais on ne dira rien parce qu'on passera de nouveau pour des arrogants et ça c'est terrible.8 points
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https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/dans-le-monde/40943771450369/en-plus-des-114-rafale-commandes-linde-a-demande-a-la-france-de-lui-fournir-31-rafale-marine L'Inde demanderait 31 rafale marine en plus des 114 pour l'IAF.8 points
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J'aime beaucoup la qualité de l'article et le sérieux de celui-ci. Traduction : "Le grand atout du Gripen suédois est sa capacité à atterrir partout, même sur un terrain de football ou dans un champ." En même temps c'est vrai sauf que en France on dit s'écraser dans un champ8 points
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Tu as été plus explicite que moi pour complété mon post et je t'en remercie, c'est le drame qui se joue sous nos yeux et j'ai un peu de mal à comprendre le but de notre PR pourtant parfaitement au courant du climat délétère entretenu et continue de privilégier Merz sur un sujet sensible, le nucléaire militaire, ou ce dernier distille des bribes à la presse alors que c'était classé discutions confidentielle hors calendrier du jour ! Bref, Merz voudrait finir de nous discrédité qu'il ne s'y prendrait pas autrement !8 points
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Franchement mon avis est mitigé. Mes idées en vrac: Ça ne se passe apparemment pas trop mal entre Safran et MTU MTU est aussi un fournisseur de l'industrie Française et de nos armées (moteurs dans le naval) MTU semble avoir compris qu'ils n'allaient pas gratter du ToT Le problème du NGF n'est donc pas EUMET et pas non plus le NEFE, en l'état MTU est pourtant tributaire du politique allemand Ce politique allemand peut vouloir contrôler une alliance qui ne lui plait pas Si le programme se fait quand même quelles que soient les conditions, rien ne garanti un arrêt de la coopération décidé politiquement par l'Allemagne pour aller vers un autre partenaire pour MTU mais avec quelques secrets emportés au passage On aura malgré tout besoin d'un programme Français Les Allemands veulent un avion plus gros donc un moteur plus gros L'avion Français serait plus petit, je rappelle que la devise interne de Dassault c'est "small is beautiful" Ça nous amènera à deux moteurs, et non pas un En gros le moteur mis au point entre Safran et MTU, avec Safran responsables des trois quarts de la difficulté, aboutira à un moteur qui ne pourra servir qu'à ce projet Allemand qui reste très hypothétique. Si l'Allemagne rejoint le GCAP le NEFE mourra. Autre risque, que l'Allemagne se rapproche de larrons comme les turcs par exemple, qui justement... cherchent un moteur, pour leur fournir le "leur" (qui sera à 75% le nôtre). Ça fait trop d'inconnues au même moment et au même endroit, on passe de situations très favorables à très défavorables à nos intérêts en fonction des évolutions possibles à court et moyen terme sans parler du long... Donc pour moi ça ne peut pas fonctionner et c'est pour ça que je pense qu'EUMET et le NEFE mourront le jour de l'enterrement officiel du FCAS.8 points
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C’est littéralement incroyable ces histoires de f35! Il n’est pas clair pour moi si le moteur est dors et déjà prêt à produire l’énergie nécessaire à l’APG85? Et je n’ai pas bien compris si les clients étrangers Seront upgradés ultérieurement avec ce nouveau radar, ou s’ils resteront avec leur apg81 et le génération électrique qui va avec? Je postule que tout le monde aura le TR4 le jour où, miracle…8 points
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Je pense que le dossier du futur avion de combat (ou système aérien de combat) illustre la situation allemande; en terme de Défense, le pays est à la croisée des chemins. L'Est se réveille avec les ambitions russes et l'allié US - certes demeure un partenaire - mais se révèle plus volage en termes de priorités (désormais clairement axées sur la Chine). Dans cette situation à l'heure actuelle les Allemands naviguent effectivement à vue. Ils ont les budgets mais pas toutes les compétences, ils (la classe politique) ont l'ambition (devenir le seul leader en Europe) mais il leur manque encore les moyens après 50 ans de parapluie US. Ils ont donc plusieurs fers au feu notamment en termes de partenariats car malheureusement pour eux ils n'ont pas (encore) les compétences pour faire seul un système complet d'avion de combat. Donc il y a le SCAF un pied dans le GCAP, une œillade à SAAB et pour couronner le tout du F-35. D'ailleurs à ce propos une resucée de Lightning II serait un message assez révélateur du manque de visibilité d'un programme de coopération européen mais aussi l'expression d'une confiance renouvelée (méthode Coué) dans le partenariat avec les Américains. Bref que faire ? Pour moi l'annonce d'une seconde tranche de F-35 est une indication très forte en l'absence de stratégie clairement établie et par manque d'autonomie en matière de BITD; l'Allemagne joue la temporisation et se rabat sur ce qui est connu, le partenariat avec les Américains avec l'idée peut-être que Trump n'est qu'une parenthèse et qu'au delà du tropisme chinois l'Amérique restera un partenaire de choix qui de plus verra d'un bon œil une Allemagne forte reprendre le flambeau du leadership en Europe; solution plus acceptable que de voir ces Français arrogants vouloir jouer les premiers rôles. Nous concernant, il semble évident que dans ce(s) scenario(s) un partenaire comme la France ressemble beaucoup pour l'Allemagne à un erreur de casting -une BITD bien plus performante sur les avions de combat assurant une quasi indépendance -un concurrent commercial de premier plan avec un patron de Dassault qui ne lâche rien et qui occupe l'espace médiatique -une puissance nucléaire et navale capable de faire valoir ses ambitions et ses prérogatives -une culture de l'indépendance nationale qui contrevient aux ambitions politiques allemandes et qui agace outre-Rhin Cette nouvelle donne met évidemment à mal notre stratégie de rapprochement avec notre voisin ... là encore il va peut-être y avoir un virage à prendre.7 points