Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Wallaby

Members
  • Compteur de contenus

    25 628
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    69

Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/21/china-keir-starmer-jimmy-lai Une alternative géopolitique pleine de bon sens existe. Au lieu de s'incliner devant Xi, hostile, et Trump, déloyal, le Parti travailliste pourrait et devrait se montrer plus énergique et plus courageux dans la reconstruction des liens avec l'Europe. Face aux menaces communes en matière de sécurité, aux défis économiques et à la défense des valeurs démocratiques, l'Europe est le foyer naturel de la Grande-Bretagne.
  2. https://www.lefigaro.fr/international/groenland-l-ue-exprime-sa-pleine-solidarite-avec-le-danemark-en-reponse-aux-visees-americaines-20251222 Copenhague a de son côté convoqué l’ambassadeur des États-Unis. «Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables», a commenté le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen dans un entretien avec la chaîne de télévision TV2 Danemark. «Nous avons convoqué aujourd’hui l’ambassadeur des États-Unis au ministère des Affaires étrangères pour une réunion, avec le représentant du Groenland, au cours de laquelle nous avons tracé très clairement une ligne rouge et demandé également des explications», a-t-il indiqué plus tard à la radio-télévision publique DR. «Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté», a-t-il prévenu.
  3. Ajoutons que l'Allemagne a contribué au démantèlement sanglant, non-négocié, de l'ex-yougoslavie (contrairement au démantèlement pacifique de l'Union Soviétique) en menaçant de reconnaître unilatéralement l'indépendance de la Croatie. https://www.dw.com/en/a-free-croatia-and-slovenia-and-a-broken-yugoslavia/a-19357255 (25 juin 2016) Lorsque la Yougoslavie s'est effondrée en 1991, l'Allemagne, qui venait de retrouver son unité, a osé agir unilatéralement et reconnaître l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie. Hans-Dietrich Genscher, alors ministre allemand des Affaires étrangères, voulait éviter de forcer la Slovénie et la Croatie à rester dans la fédération contre leur gré. Son opinion était très controversée à l'époque. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la politique étrangère allemande était marquée par la retenue. Pourtant, Genscher allait à contre-courant de la ligne générale de la CEE concernant la Yougoslavie. Il s'agissait également d'un pari psychologique. Les Allemands ne s'étaient-ils pas illustrés de manière peu glorieuse dans les Balkans à deux reprises au cours des dernières guerres mondiales ? Les principaux partenaires du pays – la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis – étaient opposés à la reconnaissance des nouveaux États ex-yougoslaves. Bien que la CEE ait lentement changé d'avis, la décision initiale de l'Allemagne de faire cavalier seul est devenue un sujet provocateur dans les médias. Les responsables britanniques et français critiquèrent sévèrement l'Allemagne, insinuant que cette décision précipitée avait conduit à la guerre en Yougoslavie. La politique du ministre des Affaires étrangères Genscher divisa même l'Allemagne. Cependant, dans le même temps, la CEE créa les conditions nécessaires à la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie : le comité d'arbitrage Badinter, présidé par le juge constitutionnel français Robert Badinter. Début novembre 1991, lorsque le dernier plan de paix négocié par le négociateur britannique Lord Peter Carrington a été rejeté par la Serbie, Genscher s'est souvenu qu'un moratoire de trois mois avait été imposé à la décision, indépendamment des pourparlers de paix. Sinon, l'Allemagne a fait profil bas au sein de ce comité, à l'exception d'un sujet : le gouvernement souhaitait contraindre la Croatie à reconnaître les droits des autres groupes ethniques dans le nouveau pays, y compris les Serbes. Début décembre 1991, Genscher a publié un rapport certifiant le respect par la Croatie des droits de protection des minorités, qui allait au-delà de la Convention européenne des droits de l'homme. Lors d'une réunion à Bruxelles le 17 décembre 1991, le ministre britannique des Affaires étrangères s'est rangé du côté de Genscher et a clairement indiqué qu'il était temps pour la CEE de prendre position. Ce qu'elle a fait, en reconnaissant à l'unanimité la Croatie et la Slovénie. George H W Bush avait à l'esprit la guerre de Yougoslavie déjà commencée lorsqu'il a fait son discours de Kiev en août 1991 : https://en.wikisource.org/wiki/Chicken_Kiev_speech Les Américains ne soutiendront pas ceux qui cherchent à obtenir leur indépendance dans le but de remplacer une tyrannie lointaine par un despotisme local. Ils n'aideront pas ceux qui prônent un nationalisme suicidaire fondé sur la haine ethnique.
  4. https://www.lalettre.fr/fr/medias_presse-ecrite/2025/12/22/comment-la-famille-italienne-aponte-est-montee-a-bord-du-groupe-jeune-afrique,110583176-ge0 Comment la famille italienne Aponte est montée à bord du groupe Jeune Afrique L'armateur MSC est entré dans la galaxie du magazine détenu par Amir et Marwane Ben Yahmed. Les deux frères, qui ont tenu l'opération secrète, offrent ainsi au numéro un mondial des porte-conteneurs un précieux vecteur d'influence auprès des chefs d'État africains.
  5. Je m'aperçois qu'on a balayé superficiellement d'un revers de manche le plaidoyer d'Habermas pour la paix, en le qualifiant de simple « bourde », sans jamais examiner ses arguments. Je n'ai pas accès aux arguments exprimés par Habermas en avril 2022. En revanche Courrier International a fait un résumé d'une tribune publiée par Habermas dans la Süddeursche Zeitung le 14 février 2023 : https://fr.news.yahoo.com/ukraine-plaidoyer-négociations-philosophe-jürgen-170709612.html (15 février 2023) Ukraine : le “plaidoyer pour des négociations” du philosophe Jürgen Habermas Il faut s’arrêter avant le point de non-retour, plaide Jürgen Habermas. Le penseur et théoricien de l’École de Francfort publie dans la Süddeutsche Zeitung, ce mercredi 15 février, un “plaidoyer pour des négociations”, dans lequel il développe sa position sur la guerre en Ukraine. Le texte est également traduit en anglais sur le site du quotidien de Munich, montrant sa volonté de s’adresser à tous les Occidentaux. “Pour moi, l’important, c’est le caractère préventif de la négociation, explique-t-il. Il s’agit de négocier au bon moment, afin d’empêcher que la guerre ne se prolonge et ne coûte encore plus de vies humaines et de destructions.” Un tel scénario mettrait les Occidentaux dans une situation bien inconfortable : ils devraient “soit intervenir activement dans la guerre, soit abandonner l’Ukraine à son sort pour ne pas refaire la Première Guerre mondiale entre puissances dotées de l’arme nucléaire”. Or les alliés de l’Ukraine semblent perdre de jour en jour leur objectif de départ, à savoir des négociations d’égal à égal entre Kiev et Moscou. L’annonce de livraisons de chars Leopard aux Ukrainiens a rapidement laissé la place aux débats sur l’envoi d’avions de combat, regrette le nonagénaire. Il note aussi que les appels à vaincre la Russie se font de plus en plus audibles, y compris en Allemagne. “La montée en puissance de nos livraisons d’armes dans la perspective d’une victoire à tout prix a développé une dynamique propre qui risque de nous faire franchir plus ou moins discrètement le seuil de la troisième guerre mondiale.” “L’Ukraine ne doit pas perdre la guerre” Pour lui, le choix des Occidentaux de laisser l’Ukraine dicter le tempo des négociations est problématique, tout comme les déclarations affirmant que l’Europe et les États-Unis soutiendront Kiev “tant que ce sera nécessaire”. “L’Occident a ses intérêts légitimes et ses obligations propres, analyse-t-il. Les gouvernements occidentaux sont juridiquement obligés de satisfaire les besoins de sécurité de leurs citoyens et portent également une responsabilité morale pour les morts et les destructions qui ont été causées par des armes occidentales – indépendamment de l’attitude de la population ukrainienne.”
  6. D'une part, Margaret Thatcher est une paléo-conservatrice : le conservatisme original, celui de Thatcher et Reagan, durant la guerre froide. Juste pour la précision. Le néo-conservatisme, c'est celui qui vient après, lorsque la guerre froide est finie, et que ces idéologues néoconservateurs se mettent en quête de nouveaux "monstres à détruire", pour parler comme John Quincy Adams, le fils de John Adams, également président des États-Unis et qui avait théorisé au contraire que ce n'était pas la vocation de l'Amérique "d'aller à l'étranger à la recherche de monstres à détruire", tout en soulignant que l'Amérique doit faire briller la liberté par son exemple, et non imposer la démocratie et la liberté à coups de canons et de "regime changes". https://jqas.org/jqas-monsters-to-destroy-speech-full-text/ D'autre part, quand on voit la nature hégémonique des agissements de la bureaucratie bruxelloise, ce que dit Thatcher est du simple bon sens. Dernier épisode en date, la main-mise sur l'électricité :
  7. De même, ce que certains interprètent comme la "la nature paranoïaque, émotionnelle et vengeresse des élites sécuritaires russes au pouvoir", n'est-elle pas du simple bon sens, qui a permis à la Moscovie de devenir un empire multiséculaire au lieu de finir annexée en simple province de Mongolie ou de Pologne ?
  8. Je trouve que ce serait bien si l'on pouvait prendre ses distances avec la nature paranoïaque des Think tanks néoconservateurs comme l'Institute for the Study of War.
  9. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/concordance-des-temps/l-age-du-bronze-quand-la-guerre-surgit-1112000 (20 décembre 2025) L’âge du bronze : quand la guerre surgit avec Anne Lehoërff, autrice du nouveau Que Sais-je sur l'âge du bronze (2025) et de Par les armes. Le jour où l'homme inventa la guerre (2018) elle a également signé une tribune dans Le Monde contre le détectorisme, rappelant que l'archéologie sauvage est illégale et préjudiciable à la vraie archéologie scientifique : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/11/12/les-chasses-au-tresor-constituent-un-risque-de-destructions-archeologiques-irremediables_6389712_1650684.html Le monde en 2000 av. J.-C. avec à l’intérieur des lignes rouges, les régions du monde entrées dans l'âge du bronze. En bleu et orange, les états et sociétés hiérarchisés ; en vert, les agriculteurs sédentaires et semi nomades isolés ; en violet, les éleveurs nomades ; en jaune, les chasseurs cueilleurs. source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Âge_du_bronze
  10. https://www.telos-eu.com/fr/que-retenir-du-dernier-sommet-ue-ua.html (18 décembre 2025) Le 7ᵉ sommet Union européenne–Union africaine s’est tenu à Luanda les 24 et 25 novembre 2025. Durant cette période heureuse, l’UE a cru pouvoir définir les priorités africaines au nom d’un magistère moral qu’elle pensait détenir. (...) Mais cette position reposait sur un malentendu. Si les normes européennes (bonne gouvernance, transparence, développement durable, droits des minorités…) présentaient l’avantage de la cohérence interne, elles se heurtaient sur le terrain à la diversité des réalités sociales (rôle structurant de la parenté, centralité des chefferies, poids des appartenances religieuses ou ethniques) ainsi qu’aux besoins des populations (accès à l’alimentation, à l’eau, à l’énergie, à la sécurité, à la santé et à l’éducation). Autrement dit, l’UE projetait son univers mental sur des pays qui lui échappaient en grande partie. À sa décharge, elle était aidée en cela par des dirigeants africains sachant parfaitement donner le change à des Européens convaincus d’avoir été entendus. Car, après tout, l’aide européenne vaut bien une messe ou un sommet. Les projets se succédaient souvent sans s’ajuster aux réalités locales, tandis que le suivi demeurait inégal. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que des dispositifs aient pu nourrir des circuits d’intérêts particuliers plutôt que les populations. L’Union européenne est surtout devenue la puissance qui « sermonne » tandis que d’autres (Chine, Russie, Turquie, Émirats arabes unis) livrent des résultats visibles (stades, routes, palais des congrès, équipements militaires, prêts financiers), le tout, sans demander de contrepartie morale. Les pistes suivantes peuvent être étudiées : Renoncer à projeter sur l’Afrique (et ailleurs) son modèle culturel Le projet « Global Gateway » constitue un bon point de départ pour la coopération UE-UA. Il reste toutefois l’œuvre d’une Europe pensant depuis Bruxelles. Pour qu’elle ait un impact, il faut co-construire une politique de partenariat avec les États africains, les organisations régionales et l’UA. Aider l’Union africaine (UA) à devenir un interlocuteur de plein droit sur la scène continentale comme internationale. Chaque réussite doit être rendue visible dans les médias, sur les réseaux sociaux et autres vecteurs utiles.
  11. https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/04/04/macron-europe-point-man-ceasefire-talks-putin-trump/ (4 avril 2025) Cette semaine, Alexander Stubb, le président finlandais, a déclaré que la Grande-Bretagne et la France devraient prendre l'initiative de toute discussion avec Poutine. « Je préférerais personnellement que ce soient nos représentants de la coalition des volontaires qui s'en chargent. En d'autres termes, la France ou le Royaume-Uni », a-t-il déclaré. Olaf Scholz, le chancelier allemand sortant, a été le dernier dirigeant européen important à s'entretenir avec Poutine, lors d'un appel téléphonique très critiqué. Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a déclaré que cet appel, qui a eu lieu en novembre dernier [2024], pourrait ouvrir une « boîte de Pandore » en donnant à Poutine le contact qu'il désirait tant, mettant ainsi fin à son isolement international. Le mois dernier, après une réunion du Conseil européen, M. Macron a déclaré aux journalistes : « Je suis prêt à parler au président Poutine lorsque nous, avec le président Zelensky et nos partenaires européens, estimerons que le moment est venu. » https://www.telegraph.co.uk/world-news/2024/11/17/russia-ukraine-energy-attack-zelensky-putin-war-latest/ (17 novembre 2024) M. Scholz a exhorté le président russe à « négocier avec l'Ukraine » afin de rétablir « une paix juste et durable », selon un porte-parole du gouvernement allemand. Samedi, Volodymyr Zelensky a accusé Olaf Scholz d'avoir ouvert une « boîte de Pandore » en appelant Poutine pour la première fois depuis deux ans. Elina Valtonen, ministre finlandaise des Affaires étrangères, a appelé les dirigeants européens à éviter tout nouvel appel téléphonique avec Poutine. « Le plus important est que nous comprenions que nous ne devons pas chercher à nouveau à attirer l'attention du Kremlin. Cela n'aidera en rien si les chefs d'État européens passent des appels téléphoniques coordonnés ou non coordonnés à Poutine », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au magazine ARD Europe. Sir Keir Starmer, sans critiquer directement le chancelier allemand, a insisté sur le fait qu'il n'avait « aucune intention » d'appeler le président russe. Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, a toutefois laissé entendre qu'il était favorable à l'ouverture d'un dialogue avec le président russe. « Nous comprenons tous combien il est important de mettre fin à la violence en Ukraine et aux conflits dans le monde », a déclaré M. Trudeau à Bloomberg lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique au Pérou. « Cela nécessite un certain niveau de dialogue avec des homologues avec lesquels nous sommes souvent en désaccord. »
  12. https://www.tf1info.fr/international/guerre-ukraine-russie-emmanuel-macron-ouvre-la-porte-a-une-reprise-du-dialogue-avec-vladimir-poutine-2413733.html (19 décembre 2025) Macron ouvre la porte à une reprise du dialogue avec Poutine "Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine", a-t-il dit devant la presse à l'issue d'un sommet à Bruxelles où l'Union européenne a trouvé un accord pour débloquer 90 milliards d'euros pour soutenir Kiev. "Je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine", a-t-il ajouté, une référence claire à Donald Trump qui a renoué un contact étroit avec le maître du Kremlin, après son retour au pouvoir en janvier aux Etats-Unis. "Donc je pense que nous, Européens et Ukrainiens, on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme. Sinon, on discute entre nous avec des négociateurs qui vont seuls discuter avec les Russes, ce qui n'est pas optimal", a insisté Emmanuel Macron. "Y a un cycle qui est en cours. Soit une paix robuste, durable, avec les garanties requises peut-être obtenue, formidable, et de toute façon, on se mettra à ce moment-là autour de la table", a suggéré le président français. Ou alors "il faudra dans les prochaines semaines trouver des voies et moyens aussi pour que les Européens, dans la bonne organisation, réengagent un dialogue complet avec la Russie en toute transparence", a-t-il estimé. https://www.kyivpost.com/post/66588 (19 décembre 2025) Macron était l'un des rares dirigeants européens à avoir engagé des discussions directes avec Poutine peu avant l'invasion à grande échelle de Moscou en 2022, au cours desquelles Poutine lui aurait assuré qu'il n'envahirait pas. Les responsables américains ont confirmé jeudi qu'une série de réunions minutieusement orchestrées débuterait samedi, alors que la Maison Blanche fait pression pour obtenir une avancée décisive dans la guerre avant le quatrième anniversaire de l'invasion. Au centre des discussions se trouve Kirill Dmitriev, le directeur du fonds souverain russe lié au Kremlin, qui devrait rencontrer Steve Witkoff, l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, ainsi que Jared Kushner, gendre du président et homme d'influence informel. M. Witkoff devrait également recevoir séparément des responsables ukrainiens, soulignant ainsi le rôle privilégié de Washington en tant qu'intermédiaire unique et renforçant les craintes des Européens qui redoutent que les décisions concernant leur sécurité soient une fois de plus prises sans eux. On ne sait toujours pas si l'une des délégations rencontrera le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui se trouve également à Miami ce week-end. Trump lui-même passera également le week-end en Floride et n'a pas l'intention de retourner à Washington avant janvier, ont déclaré plus tôt des responsables au Kyiv Post, ajoutant une nouvelle couche d'ambiguïté quant à l'implication du président dans les discussions.
  13. https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_Purges Entre 1929 et 1931, plus de 250 000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour « déviationnisme droitier »[5]. De quoi s'agit-t-il ? https://en.wikipedia.org/wiki/Right_Opposition La tendance de droite était identifiée aux partisans de Nikolaï Boukharine et Rykov. On affirmait qu'ils représentaient l'influence de la paysannerie et le danger d'une restauration capitaliste. [citation nécessaire] Leur politique était étroitement liée à la Nouvelle politique économique (NEP), l'ancien communiste de gauche Boukharine se déplaçant lentement vers la droite du Parti bolchevique et devenant un fervent partisan de la NEP à partir de 1921. Les politiques de l'Opposition de droite encourageant les koulaks et les NEPmen à « s'enrichir » étaient considérées par les partisans de l'Opposition de droite comme encourageant les koulaks et les NEPmen à « évoluer » vers le socialisme. Staline et sa faction « centriste » s'allièrent à Boukharine et à l'Opposition de droite à partir de la fin de l'année 1924, Boukharine développant la théorie de Staline sur le socialisme dans un seul pays. Ensemble, ils expulsèrent Trotsky, Kamenev, Zinoviev et l'Opposition unifiée du Parti communiste en décembre 1927. Cependant, une fois Trotsky écarté et l'Opposition de gauche déclarée illégale, Staline s'inquiéta rapidement du danger que représentait pour l'État soviétique la montée en puissance des koulaks capitalistes et des NEPmen, enhardis par l'illégalité de l'Opposition de gauche. Conscient de ce danger, Staline s'est alors retourné contre ses alliés de l'Opposition de droite. Boukharine et l'Opposition de droite ont à leur tour été écartés et démis de leurs fonctions importantes au sein du Parti communiste et du gouvernement soviétique entre 1928 et 1930, Staline mettant fin à la NEP et lançant le premier plan quinquennal. Contrairement à Trotsky, qui a créé un mouvement anti-stalinien, Boukharine et ses alliés ont capitulé devant Staline et ont admis leurs « erreurs idéologiques ». Ils ont été temporairement réhabilités, mais n'ont obtenu que des postes mineurs et n'ont pas retrouvé leur ancienne notoriété. Boukharine et ses alliés ont ensuite été exécutés lors des procès de la Grande Purge. En Tchécoslovaquie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustáv_Husák En 1950, il est victime des « purges » au sein du parti et il est condamné à la prison à vie, pour nationalisme slovaque bourgeois [1] alors qu'il avait joué un rôle déterminant dans sa liquidation. De façon générale, le communisme, dans sa phase révolutionnaire, met en oeuvre la formule de Pierre Vergniaud : « la Révolution dévore ses enfants ». Elle ne se contente pas de guillotiner les seuls royalistes. Les révolutions passent par des phases de "terreur" qui sacrifient les révolutionnaires eux-mêmes.
  14. C'est pourtant ce dont il s'agit dans la prose de Nicolas Tenzer, qui est pour moi l'archétype du néo-néoconservatisme européen, lorsqu'il dénonce ceux qui refusent d'« envisager la perspective d'une Russie libre » : https://desk-russie.eu/2024/01/27/preparer-la-chute-de-lempire-russe.html Mais la défaite de Poutine, qui devrait entraîner sa chute, est aussi la condition nécessaire à un travail de conscience des citoyens russes sur les crimes commis. Il faudra un jour écrire leur histoire exhaustive. Cela sera une expérience d’écriture insoutenable et une plongée dans un univers, pourtant largement connu, que les dirigeants démocratiques non plus n’ont jamais daigné contempler. Ils ont voulu rester aux portes de l’enfer, mais celles-ci étaient grand ouvertes. Cette conscience est la condition, nécessaire mais non suffisante, pour que le peuple russe accomplisse progressivement un mouvement vers la vérité par la compréhension de ses fautes, sans laquelle aucun changement de la société russe ne pourra survenir. C’est le fondement de toute possible implication des Occidentaux dans le futur de la Russie, car la Russie ne pourra pas seulement se réformer de l’intérieur. D’abord, il faudra que le peuple russe — nous en sommes loin — demande pardon et assume cette culpabilité historique et morale. Il ne saurait s’auto-amnistier. Enfin, du côté des dirigeants de l’ouest, ne pas envisager la perspective d’une Russie libre est un fatalisme habité par le même genre de déterminisme que celui qui concerne la domination des dictatures sur une partie du monde. Combiné avec la crainte mécanique et impensée d’un éclatement de la Russie, il justifie le maintien au pouvoir de Poutine ou d’une autre régime d’oppression. On notera l'insistance sur la culpabilité et la demande de pardon qui correspond bien à ce que Mathieu Bock-Côté appelle la « rédemption démocratique ».
  15. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/la-crise-de-l-occident-5090346 (20 décembre 2025) Mathieu Bock-Côté 38:18 Il n'est jamais agréable d'être le voisin d'un empire qui a un réflexe prédateur et qui se sent humilié dès lors qu'il ne vassalise pas ses voisins : premier élément. Donc je ne trouve aucune circonstance atténuante à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, aucune d'entre elles, donc on ne me trouvera pas dans ce camp de ceux qui trouvent des raisons à la volonté prédatrice de la Russie. Deuxième élément, je m'inquiète néanmoins de l'instrumentalisation de la menace russe qui est réelle par l'extrême centre européen qui en profite pour accélérer la centralisation fédérale de l'Europe. Troisième élément, par ailleurs, parce que je m'inquiète de ceux que j'appelle les néo-néo-conservateurs européens, qui rêvent d'une forme d'affrontement global avec la Russie, alors qu'on oublie que c'est un empire autoritaire avec la puissance nucléaire. Je pense qu'un système international qui fonctionne à peu près correctement est un système de pare-feu qui fait en sorte que les conflits régionaux ou locaux ne deviennent pas mondiaux. Je pense à la lumière de cela qu'il faut savoir que la Russie n'est certainement pas un ennemi, est un ennemi parce qu'elle se comporte comme telle s'il le faut très bien, j'entends, mais il ne faut pas courir au conflit parce qu'il y a une forme de nostalgie wilsonienne dans l'extrême-centre qui est à peu près la chose suivante, l'Ukraine soutenue par l'Europe réussit à reconquérir tous les territoires occupés par la Russie, j'en doute sérieusement que ça arrive, parce que la Russie échoue, Poutine tombe, Poutine tombe, la démocratie s'installe en Russie et finalement à terme, le nouveau pays est gagné à la démocratie, la Russie post-poutinienne. Je ne crois pas du tout à ce scénario. 43:00 Et j'ajoute par ailleurs que la référence à Munich a un défaut, c'est qu'elle nous ramène toujours systématiquement aux années 30, aux années 40, et je pense que nous devons affranchir la réflexion politique de l'obsession des années 30 et 40, et je m'explique sur ça : la paix dans l'histoire du monde n'a pas toujours eu le même visage, la paix n'est pas toujours kantienne, c'est le moins qu'on puisse dire, la paix n'est pas toujours wilsonienne, ce que j'appelle faire tomber le régime fauteur de guerre et semer la démocratie partout, la paix consiste quelquefois à s'entendre sous le mode du réalisme avec un empire que nous désavouons fondamentalement mais que nous ne ferons pas tomber. Le réalisme n'est pas l'autre nom de la capitulation et de ce point de vue, soutenir l'Ukraine ne veut pas dire par ailleurs tomber dans cette idée que seul l'affrontement global nous permettra d'arriver à la rédemption démocratique. 45:04 Si nous sommes dans un affrontement qui relève de la « guerre froide » à la rigueur, faisons tout pour que ça ne bascule pas à la guerre chaude.
  16. Non on ne peut pas "employer les mêmes méthodes" car ce sont les étudiants ukrainiens de Zaporijia qui en sont les victimes. Et cela finira par se retourner contre nous. Car le jour où ces étudiants s'apercevront qu'on les a manipulés, qu'on leur a inculqué une vision du monde avec des œillères idéologiques au lieu de leur apprendre à analyser le monde avec un regard critique, c'est à dire en dernière analyse, un regard autonome et libre, ils nous en voudront. Ils nous détesteront.
  17. Bart de Weber devrait aussi réclamer sa médaille de l'ordre de Lénine auprès du ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski : https://www.n-tv.de/politik/Polens-Aussenminister-verleiht-Orban-den-Lenin-Orden-id30165974.html Le ministre polonais des Affaires étrangères décerne l'ordre de Lénine à Orban Vendredi, Sikorski a répondu à un message d'Orban sur le service en ligne X par des « félicitations » et une photo de l'ordre de Lénine, la plus haute distinction civile pour services rendus à l'Union soviétique. Dans ce message, ce dernier se vantait d'avoir « réussi à écarter le danger immédiat d'une guerre » grâce à la décision prise lors du sommet européen de ne pas utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l'Ukraine. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a immédiatement répondu à Sikorski, reprochant à son homologue polonais de provoquer une guerre avec Moscou : « Vous êtes en faveur d'une guerre entre l'Europe et la Russie. Nous ne serons jamais d'accord », a-t-il écrit sur X.
  18. Imposer une orthodoxie idéologique officielle financée par l'argent public, comme en Chine, ce n'est pas libéral. L'université devrait former les étudiants à l'esprit critique et non les formater dans une orthodoxie. De plus en plus, l'Union Européenne donne raison à Margaret Thatcher, qui dans son discours de Bruges, comparait la Communauté Européenne à l'Union Soviétique : https://www.margaretthatcher.org/document/107332 (20 septembre 1988) En effet, il est ironique qu'au moment même où des pays comme l'Union soviétique, qui ont essayé de tout diriger à partir du centre, apprennent que le succès dépend de la dispersion du pouvoir et des décisions hors du centre, certains membres de la Communauté semblent vouloir aller dans la direction opposée. Nous n'avons pas réussi à faire reculer les frontières de l'État britannique pour les voir ensuite réimposées au niveau européen avec un super-État européen exerçant une nouvelle domination à partir de Bruxelles.
  19. https://brussels.mcc.hu/uploads/default/0001/02/39e8927fbb1c64e9fce4cb4c2a2aedf2493d2a2c.pdf (septembre 2025) Thomas Fazi, Professors of Propaganda: How the EU's Jean Monnet Programme corrodes academia p.27 Comme indiqué, le programme Jean Monnet est aujourd'hui présent dans plus de 70 pays, où il fait partie intégrante des efforts plus larges de diplomatie publique ou de soft power de l'UE, façonnant la perception de l'UE à l'échelle internationale et promouvant les intérêts géopolitiques du bloc. Ceci est ouvertement reconnu par la Commission européenne elle-même, qui affirme : « Les actions Jean Monnet s'efforcent également de servir de vecteur de diplomatie publique envers les pays tiers, en promouvant les valeurs de l'UE et en renforçant la visibilité de ce que représente l'Union européenne et de ce qu'elle entend réaliser »[37]. Il s'agit là d'un aveu franc des objectifs promotionnels du programme. p.28 Comme on pouvait s'y attendre, les opérations étrangères du programme ont tendance à se concentrer sur les pays qui jouent un rôle central dans la stratégie géopolitique de l'UE. Il n'est donc guère surprenant que, ces dernières années, des centaines de projets Jean Monnet aient été mis en œuvre en Ukraine, dont beaucoup visaient explicitement à « intégrer la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen », comme le décrit sans détour l'un d'entre eux[39]. Il s'agit là d'une nouvelle corruption flagrante du monde universitaire, où les professeurs sont en fait transformés en vecteurs de messages institutionnels et d'instrumentalisation (géo)politique. Au lieu d'agir en tant que chercheurs indépendants encourageant la réflexion critique, ils sont incités à aligner leur enseignement et leurs activités de sensibilisation sur les priorités de l'UE, souvent sous le couvert de la neutralité. [39] https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/opportunities/projects-details/43353764/101176663 Building European Identity Resilience for Ukrainian Society Université nationale de Zaporijia ; 1er octobre 2024-30 septembre 2027 Le projet relève de la priorité « Identité européenne ». L'expérience européenne de construction d'une société multiculturelle et multinationale fondée sur le concept d'une identité européenne commune est une pratique extrêmement utile qui peut être transposée en Ukraine, où la question de l'identité européenne et de l'appartenance à la culture européenne est un élément important de la résilience nationale face à l'agression russe, qui tente de s'opposer à l'intégration européenne de l'Ukraine. Le contexte du projet est déterminé, d'une part, par le processus crucial d'intégration de la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen, qui est l'un des objectifs stratégiques de la réforme nationale de l'éducation. D'autre part, le contexte du projet est déterminé par la nécessité de lutter contre la propagande russe anti-européenne qui tente de promouvoir un message niant l'existence d'une identité européenne commune en Ukraine. Par conséquent, les objectifs fixés aux établissements d'enseignement supérieur, en tant qu'acteurs clés de l'adaptation progressive des nouvelles générations d'Ukrainiens au paradigme de l'identité européenne, consistent à lancer un débat productif entre la communauté universitaire et la société civile sur le thème des transformations axiologiques et à renforcer l'identité européenne en tant que source de résilience de la société ukrainienne en temps de guerre.
  20. Apparemment ils naviguent à vue. Et Trump reste imprévisible.
  21. https://www.irsem.fr/rapport.html Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien 2eme édition mise à jour, octobre 2021, 654 pages Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité et à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste essentiel pour le Parti communiste de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où le Parti-État semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises. Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les principaux concepts ; les acteurs mettant en œuvre ces opérations, notamment la base 311 de l’Armée populaire de libération ; les actions conduites par Pékin à l’égard des diasporas, des médias, de la diplomatie, de l’économie, de la politique, de l’éducation, des think tanks et en termes de manipulations de l’information, entre autres leviers ; et enfin quelques études de cas (Taïwan, Singapour, Suède, Canada, et les opérations ayant visé les manifestants hongkongais en 2019 ou cherché à faire croire à l’origine américaine de la Covid-19 en 2020). La conclusion revient sur cette « russianisation », qui a trois composantes : Pékin s’inspire de Moscou dans plusieurs registres, il subsiste évidemment des différences entre les deux, et il existe aussi un certain degré de coopération. Ensuite, la conclusion cherche aussi à faire une évaluation de l’efficacité de cette nouvelle posture chinoise et conclut que, si elle implique certains succès tactiques, elle constitue un échec stratégique, la Chine étant son meilleur ennemi en matière d’influence. La dégradation brutale de l’image de Pékin depuis l’arrivée de Xi Jinping, en particulier ces derniers années, pose à la Chine un problème d’impopularité qui prend des proportions telles qu’il pourrait à terme indirectement affaiblir le Parti, y compris vis-à-vis de sa propre population. Auteurs : Paul Charon (directeur du domaine « Renseignement, anticipation et stratégies d'influence » de l’IRSEM) et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (directeur de l’IRSEM).
  22. https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/12/16/contre-limpunite-38-rue-de-londres/ (16 décembre 2025) 38, rue de Londres de Philippe Sands Philippe Sands aime à rappeler que « tout est lié ». Nul hasard si le criminel nazi Rauff, réfugié en Équateur puis au Chili après la Seconde Guerre mondiale, a échappé en 1962 à son extradition, qu’avait demandée l’Allemagne fédérale. Accusé de complicité de meurtre – haut gradé des renseignements de la SS, il avait conçu des camions d’extermination à gaz dont il suivit les opérations en Europe orientale –, il le fut ensuite de génocide. La Cour suprême du Chili rejeta la demande d’extradition de l’Allemagne fédérale au motif que, selon la loi chilienne, le délai de prescription de quinze ans ne permettait pas de juger des actes commis en 1942. L’ambassadeur de la RFA au Chili, un ancien membre du parti nazi, avait, de sa propre initiative, pris conseil auprès du professeur de droit chilien Miguel Schweitzer Speisky. Ce dernier deviendra ministre de la Justice de Pinochet ; son fils, Miguel Schweitzer Walters, devait plus tard assurer le conseil juridique de l’ancien dictateur face à la justice britannique. Lors des successifs jugements autour de l’extradition de Pinochet à la Cour d’appel des Lords, il sera l’aimable et parfumé voisin de siège de Philippe Sands, lequel défendait la partie adverse.
  23. https://thehill.com/opinion/international/5648323-britain-royal-navy-decline/ (15 décembre 2025) Supposons que l'Argentine réoccupe les Malouines comme elle l'a fait en 1982. La Grande-Bretagne et la Royal Navy pourraient-elles réagir en espérant récupérer leur territoire ? Lorsque l'opération Corporate a quitté Portsmouth le 5 avril 1982 sous le commandement du contre-amiral John (Sandy) Woodward, la force opérationnelle comptait 127 navires. Quarante-trois d'entre eux étaient des navires de guerre, dont deux porte-avions, des destroyers, des frégates, des sous-marins et des navires amphibies, parmi lesquels figuraient des navires logistiques et des navires marchands « réquisitionnés ». La force comprenait 42 avions à décollage et atterrissage verticaux Harrier et environ 200 hélicoptères provenant de la flotte totale de 250 de la Royal Navy, et 30 000 marins, soldats et Royal Marines. Il est évident que la Royal Navy d'aujourd'hui est incapable de réitérer cette mission. Malheureusement, il en va de même pour l'armée britannique et la Royal Air Force, qui ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles étaient autrefois.
  24. https://therecord.media/czechia-accuses-china-cyber-espionage-apt31 (28 mai 2025) La République tchèque a accusé mercredi le gouvernement chinois d'avoir tenté de pirater son ministère des Affaires étrangères à la suite d'une « enquête approfondie » sur cette campagne, qui aurait débuté en 2022.
  25. https://www.en-attendant-nadeau.fr/2023/12/09/chine-espionne-alex-joske/ (9 décembre 2023) Quand la Chine vous espionne, d'Alex Joske L’effort de renseignement chinois (...) est au contraire organisé, professionnel et pensé sur le temps long. Il est aussi discret, souvent dans les limites de la légalité, ce qui lui a permis de passer sous les radars du contre-espionnage. Il s’appuie sur des individus soigneusement ciblés dont des agents sous couverture flattent l’ego : ils leur offrent des opportunités, leur entrouvrent les portes du pouvoir chinois, voire les aident à gravir des échelons professionnels dans leur propre pays. Ce sont des relations construites sur la durée, à bas bruit mais d’une efficacité redoutable. Car le MSE dispose d’une multitude de canaux pour exercer ses activités qui touchent à la politique, l’économie, la culture, la recherche, la religion. Alex Joske dévoile ainsi les liens avec le MSE d’institutions a priori au-delà de tout soupçon. Ainsi, le Centre d’échanges culturels internationaux (CECIC), « façade civile du MSE », a réussi à la fin des années 1980 à prendre le contrôle du Fonds Chine créé par George Soros. Sous couvert de contribuer à une meilleure connaissance mutuelle, le CECIC a ensuite créé des liens avec la fondation politique États-Unis-Chine, point d’accès pour le renseignement chinois à des hommes d’affaires et représentants politiques américains de premier plan. L’auteur australien pointe également bon nombre d’institutions universitaires chinoises, notamment la célèbre Académie chinoise des sciences sociales, comme étant pourvoyeuses d’agents infiltrés du MSE. Les étrangers, individus et institutions, ne sont pas épargnés, même s’ils sont plus souvent présentés comme des victimes de leur naïveté que comme des agents actifs : George Soros, Henry Kissinger, la fondation Carnegie, la Rand Corporation… Plus proche de nous, l’Institut français des relations internationales (IFRI) est pointé du doigt pour avoir organisé de nombreuses conférences en partenariat avec le forum pour la Réforme et l’Ouverture. « Le CECIC travaillait avec la Fondation pour faire venir en Chine des collaborateurs de congressistes et d’autres politiciens pour des voyages d’étude. En retour, le MSE envoyait ses agents et officiers aux États-Unis pour étudier le pays, rencontrer leurs agents, faire du réseautage de haut niveau et étendre l’influence du Parti. Les officiers du MSE se sont certainement émerveillés des portes qui s’ouvraient à eux, sans la moindre résistance apparente des autorités américaines. » Or, l’influence fonctionne souvent à double sens, et les Américains ne sont pas les derniers à y avoir recours : leur candeur en la matière est probablement exagérée. On apprend d’ailleurs une centaine de pages plus tard que le lien entre l’Institut de relations internationales contemporaines de Chine et le MSE est bien connu des États-Unis puisque « les télégrammes diplomatiques américains le notent consciencieusement chaque fois qu’ils mentionnent des chercheurs de cet institut ». Et l’espionnage américain n’a pas été totalement floué par les actions du MSE, Joske reconnaissant lui-même que « les vecteurs d’influence et les organismes de façade comme l’Institut chinois de stratégie et de gestion (ICSG) ont souvent la vie courte. Ceux du MSE ont pris un sacré coup lorsque celui-ci a commencé à découvrir à quel point la CIA avait infiltré ses rangs, vers 2010 ». Le rapport de l’IRSEM, « Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien », publié en 2021, a apporté un précieux éclairage sur les modes opératoires internationaux, en pointant quelques exemples français. À la suite de cette publication, une mission d’information du Sénat sur la recherche et l’université puis une commission de l’Assemblée nationale sur les ingérences étrangères ont été lancées. Mais leurs travaux n’ont eu que peu d’écho et encore moins de répercussions concrètes. À lire Alex Joske, on se dit que la France n’a peut-être pas tout à fait pris la mesure du problème.
×
×
  • Créer...