-
Compteur de contenus
25 709 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
69
Tout ce qui a été posté par Wallaby
-
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
En sens contraire : le Groenland semble être garanti pour sa sécurité par l'article 42 car c'est un "territoire" d'un État membre de l'UE : https://eulawlive.com/op-ed-in-the-hour-of-the-predator-a-clause-without-claws-the-eus-mutual-assistance-clause-article-427-teu-and-greenland/ (10 septembre 2025) Pour que la clause d'assistance mutuelle soit déclenchée, un État membre doit être victime d'une agression armée « sur son territoire ». Toutefois, la disposition n'apporte aucune précision supplémentaire quant à la portée géographique de ce terme. Cela soulève la question de savoir si le Groenland, en tant que pays et territoire d'outre-mer (PTOM), doit être considéré comme faisant partie du « territoire » d'un État membre aux fins de l'article 42, paragraphe 7, du TUE. En termes simplifiés, les PTOM sont associés à l'UE mais n'en font pas partie au sens strict du terme ; le droit de l'UE ne s'applique généralement pas à eux, sauf dans des domaines limités. Néanmoins, les questions de politique étrangère, de sécurité et de défense restent généralement sous la juridiction de l'État membre de l'UE auquel le PTOM est associé. C'est également le cas, en principe, du Groenland par rapport au Danemark. En outre, le Groenland est soumis au même cadre constitutionnel que le Danemark et les îles Féroé. Une stratégie arctique révisée de l'UE est nécessaire, c'est-à-dire une stratégie qui traite plus explicitement les menaces émergentes et reflète l'importance stratégique croissante de la région ; Le Groenland pourrait envisager de passer de son statut actuel de PTOM à celui de région ultrapériphérique (RUP), ce qui impliquerait une association juridique et institutionnelle plus étroite avec l'UE, car le droit communautaire s'appliquerait pleinement, sauf dérogation expresse ; Le Groenland pourrait envisager d'abandonner son statut de PTOM et de « rejoindre » l'UE – en tant que partie intégrante du Danemark –, rétablissant ainsi son ancien statut à cet égard ; et/ou Si le Groenland devait poursuivre son indépendance totale, il pourrait rechercher une nouvelle forme d'association avec l'UE – voire aspirer à devenir membre à part entière de l'UE. -
Il existe également un détectorisme légal, soumis à autorisation dans certains pays comme la Wallonie : https://archeo-godinne.museum/decouvertes-en-matiere-de-detectorisme/ Créée à la demande explicite de l’Agence Wallonne du Patrimoine (AWaP), la loi « Détectorisme » autorisant aux amateurs l’usage d’un détecteur à métaux dans le cadre de la recherche d’objets archéologiques est entrée en vigueur en 2019. Cette loi illustre la volonté d’établir une collaboration entre amateurs et professionnels afin d’aboutir à une meilleure connaissance du patrimoine archéologique enfoui et par la même une meilleure protection de celui-ci. La demande d’autorisation accordée conduit à l’étude et la diffusion des découvertes présentant un intérêt pour les archéologues professionnels. Pincipalement d'époque Antiquité, les objets détectés sur les plateaux dinantais par Laurent Poncelet, confiés en exposition permanente au MAHM, ont cette qualité. https://www.prehistoire.org/offres/doc_inline_src/515/SPF%2B22%2BDE9marches%2Bparticipatives%2B11%2BBosquet%2BBAT%2BBD.pdf La légalisation du détectorisme en Wallonie : bilan 2019-2023 Cet article présente la législation wallonne en matière de détectorisme : ce qui l’a motivée, à savoir la nécessité d’instaurer une collaboration bienveillante et constructive entre amateurs et professionnels, mais aussi la manière dont elle est gérée et mise en œuvre par l’agence wallonne du Patrimoine (AWAP), ainsi que les premiers enseignements qu’on peut tirer de son application. Après une courte introduction sont détaillées et explicitées la réglementation pour obtenir et faire renouveler l’autorisation de détecter, ainsi que les obligations et interdictions à respecter par le détectoriste agréé. Les évolutions législatives entre le premier décret (2019) et l’actuel (2024) sont également expliquées. Sont ensuite exposés les outils et les modes de gestion administratifs et scientifiques mis en place par l’agence pour gérer au mieux les procédures et la masse d’information générée (inscription et participation aux séances d’information, demande et renouvellement des autorisations, déclaration d’activité et de découverte, analyse et publication des objets et des sites découverts). Il s’agit aussi de fidéliser les personnes détentrices de l’autorisation et de convaincre les indécis de respecter la légalisation. Le système d’information géographique (SIG) et son élaboration sont ensuite détaillés, ainsi que le mode de sélection et de publication des objets et des sites découverts lors d’activités de détectorisme. Un bilan chiffré est fourni pour les années 2019 à 2023, qui permet un premier aperçu des acquis, globalement positifs, en matière de connaissance du patrimoine archéologique, du degré d’adhésion à la législation et du respect des règles qu’elle impose aux citoyens qui s’engagent à s’y conformer. Une caractérisation sociologique des détectoristes est également proposée à travers l’analyse des chiffres liés au sexe, à l’âge et à la profession des 1 025 personnes qui, entre 2019 et 2023, ont demandé l’autorisation à l’administration. Enfin, une analyse spatiale des habitudes de prospection est proposée, basée sur le lien entre le domicile des détectoristes et les lieux de découverte des objets qu’ils déclarent, et qui met notamment en évidence l’ancrage souvent très local de ces prospecteurs. Des comparaisons sont faites avec les régions et les pays européens ayant légalisé le détectorisme avant la Wallonie. Il était évident, dès le départ, que les moyens de contrôle sur le terrain n’étant pas appelés à augmenter par rapport à la situation précédente, cette législation, pour contraignante et cadrée qu’elle puisse être, se baserait sur la patiente élaboration d’un rapport de confiance entre les amateurs et les professionnels. Il semblait également évident que les pilleurs resteraient des pilleurs quelle que soit la législation mise en place et qu’il valait mieux consacrer les moyens limités de l’ad- ministration à essayer de convaincre les moins réticents qu’une saine collaboration entre eux et les professionnels était possible et souhaitable, et qu’ils pourraient en retirer satisfaction. Ce faisant, l’idée était aussi de marginaliser progressivement les pilleurs au sein de la communauté des détectoristes, très dynamique sur les réseaux sociaux et, quand cela était possible, de les poursuivre par la voie légale (Ansieau et al., 2019 ; Draily et al., 2021). Le cas particulier du détectorisme est abordé dans l’article R34-7 de l’arrêté d’application du Gouvernement wallon qui complète le décret. L’obtention de l’autorisation de détecter est soumise à diverses obligations dont celle d’assister à une séance d’information délivrée par l’AWAP et payer 40 euros de frais de dossier. L’autorisation est annuelle et, afin de la faire renouveler, le détectoriste doit remettre un rapport d’activité et s’acquitter à nouveau des frais de dossier de 40 euros. Au moment du renouvellement, l’agent de l’administration vérifie que des déclarations d’activité et de découverte ont bien été effectuées et, si tel n’est pas le cas, quelle en est la raison dans le rapport d’activité. L’inspecteur général de l’AWAP peut décider ensuite de renouveler l’autorisation ou d’en refuser le renouvellement, ou encore de la renouveler sous conditions, en rappelant l’obligation de déclaration d’activité et de découverte. Un courrier qui motive les décisions est alors envoyé au demandeur qui, en accord avec la législation, bénéficie toujours d’une possibilité de recours.
-
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.contreligne.eu/2025/11/souvenirs-autour-de-kolkhoze-demmanuel-carrere-russie-georgie-emigration/ (22 novembre 2025) Kolkhoze d'Emmanuel Carrère, par Véronique Jobert, professeure émérite de langue et civilisation russes de l'Université de Paris-Sorbonne -
Océanie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Fidji : https://www.theguardian.com/world/2025/dec/23/fiji-surfing-cloudbreak-restore-indigenous-rights En 2010, la dictature militaire dirigée par Frank Bainimarama a introduit un décret sur le surf, interdisant les paiements pour l'utilisation des récifs, des lagons et des plages des Fidji, et mettant fin à tous les accords d'exclusivité. Avant 2010, le Tavarua Island Resort versait une redevance aux tribus locales de Nadroga afin d'offrir à ses clients un accès privé à Cloudbreak. On estime que ce décret a annulé des baux d'une valeur totale de 12 millions de dollars fidjiens (5,2 millions de dollars américains) entre les complexes hôteliers et les villages de cette région. Le décret de Bainimarama a ouvert la saison des vagues aux touristes et aux habitants. Cela a donné naissance à une nouvelle génération de jeunes surfeurs, dont le premier surfeur professionnel des Fidji, mais a bafoué les droits maritimes coutumiers, excluant les iTaukei des prises de décision et des profits alors que les complexes hôteliers étrangers se multipliaient et que le tourisme de surf était en plein essor. Aujourd'hui, le gouvernement fidjien souhaite restituer aux populations autochtones les droits de gestion des zones maritimes, appelés qoliqoli, afin que les iTaukei puissent être indemnisés pour les activités touristiques menées sur les récifs et les zones de pêche qui constituent leur moyen de subsistance. Le tourisme est le poumon économique des Fidji, contribuant à environ 40 % de son PIB et rapportant au pays environ 2,5 milliards de dollars fidjiens (1 milliard de dollars américains) l'année dernière. Mais de nombreux iTaukei vivent dans la pauvreté rurale, avec 1,25 dollar fidjien par jour. Depuis que les Britanniques ont revendiqué les Fidji comme colonie en 1874, plusieurs tentatives ont été faites pour restituer les droits coutumiers aux iTaukei. Les efforts se sont intensifiés à partir de la fin des années 90, après l'indépendance des Fidji en 1970. Les zones Qoliqoli avaient déjà été cartographiées et les zones de pêche reconnues, mais pas les droits de propriété, qui étaient détenus par l'État. Mais il y a toujours eu une résistance ; le dernier projet de loi Qoliqoli, qui a échoué en 2006, a été présenté comme l'une des principales raisons du coup d'État de Bainimarama. À l'époque, l'opposition était alimentée par les hôteliers, qui craignaient que les paiements versés aux tribus locales en échange de l'accès aux zones de pêche n'entraînent la fermeture d'hôtels et le déclin du tourisme.- 242 réponses
-
- 1
-
-
Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/world/2025/dec/12/brazilian-judge-sanction-lifted-bolsonaro Le département du Trésor américain a levé les sanctions imposées au juge de la Cour suprême brésilienne qui a supervisé la condamnation de l'ancien président Jair Bolsonaro. Cette décision constitue un revers majeur pour Bolsonaro et son fils, le député Eduardo Bolsonaro, qui a quitté son poste au Brésil pour faire pression à Washington en faveur de mesures punitives contre ce qu'il qualifie de « persécution » de son père. Les partisans de Bolsonaro espéraient de nouvelles représailles contre le Brésil, mais ce qui s'ensuivit fut un rapprochement inattendu entre Trump et Lula. Le président américain a d'abord fait l'éloge de son homologue brésilien lors de l'Assemblée générale des Nations unies ; les deux hommes ont ensuite échangé des appels téléphoniques, tenu leur première réunion en personne et, en novembre, Trump a supprimé la plupart des droits de douane. Cette semaine, la Chambre basse a approuvé une loi qui pourrait réduire la durée de la détention de Bolsonaro à un peu plus de deux ans. Le projet de loi, qui ne va pas jusqu'à l'amnistie totale souhaitée par le leader d'extrême droite et ses fils, doit encore être approuvé par le Sénat, où il bénéficie également d'un soutien apparent, avant d'être soumis à Lula ; tout veto de sa part serait probablement annulé. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/18/george-osborne-openai-big-tech-political-hires OpenAI, le créateur de ChatGPT, est la dernière organisation en date à avoir embauché Osborne. Il dirigera OpenAI for Countries, une unité chargée de travailler directement avec les gouvernements tout en développant le programme de centre de données Stargate de l'entreprise au-delà des États-Unis. Au moins, cette annonce a été faite par tweet plutôt que par une publication sur LinkedIn. Ce tweet a suscité des plaisanteries, tout comme la tentative d'Osborne de relancer à lui seul les chiffres de l'emploi en berne, conséquence de ses politiques d'austérité en tant que chancelier. Mais il s'agit d'un moment sérieux, car c'est un signe supplémentaire que les plus grandes entreprises d'IA commencent à se comporter moins comme des entreprises normales et davantage comme des quasi-gouvernements. Elles négocient des partenariats « nationaux », prônent une vision de l'« IA démocratique » fondée sur des valeurs et embauchent d'anciens hauts responsables politiques comme corps diplomatique. C'est une voie similaire à celle que nous avons observée dans d'autres secteurs, notamment le pétrole, l'industrie pharmaceutique et la défense, au cours des dernières décennies. C'est pourquoi il est important d'essayer de reconnaître les risques et de les prévenir avant que les entreprises d'IA ne puissent répéter le même stratagème. Osborne n'est pas le premier à arborer le sweat à capuche griffé et le style de vie de la Silicon Valley. Son collègue du gouvernement de coalition, Nick Clegg, a ouvert la voie en tant que responsable des affaires internationales chez Meta. Lors de son embauche initiale en tant que vice-président chez Facebook en 2018, sa nomination a été considérée comme une opération de relations publiques : un grand nom pour aider l'entreprise à surmonter les scandales et les critiques. Mais cela laissait entendre que les plateformes étaient devenues des acteurs politiques, qu'elles le veuillent ou non. L'ancien chancelier n'est même pas le premier ancien contrôleur des finances publiques britanniques à se montrer utile aux grandes entreprises technologiques. En octobre de cette année, Rishi Sunak a accepté des fonctions de conseiller auprès de Microsoft et de la société d'IA Anthropic, moins de deux ans après avoir convoqué le sommet sur la sécurité de l'IA à Bletchley Park. -
[BREXIT]
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/21/china-keir-starmer-jimmy-lai Une alternative géopolitique pleine de bon sens existe. Au lieu de s'incliner devant Xi, hostile, et Trump, déloyal, le Parti travailliste pourrait et devrait se montrer plus énergique et plus courageux dans la reconstruction des liens avec l'Europe. Face aux menaces communes en matière de sécurité, aux défis économiques et à la défense des valeurs démocratiques, l'Europe est le foyer naturel de la Grande-Bretagne. -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lefigaro.fr/international/groenland-l-ue-exprime-sa-pleine-solidarite-avec-le-danemark-en-reponse-aux-visees-americaines-20251222 Copenhague a de son côté convoqué l’ambassadeur des États-Unis. «Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables», a commenté le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen dans un entretien avec la chaîne de télévision TV2 Danemark. «Nous avons convoqué aujourd’hui l’ambassadeur des États-Unis au ministère des Affaires étrangères pour une réunion, avec le représentant du Groenland, au cours de laquelle nous avons tracé très clairement une ligne rouge et demandé également des explications», a-t-il indiqué plus tard à la radio-télévision publique DR. «Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté», a-t-il prévenu. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ajoutons que l'Allemagne a contribué au démantèlement sanglant, non-négocié, de l'ex-yougoslavie (contrairement au démantèlement pacifique de l'Union Soviétique) en menaçant de reconnaître unilatéralement l'indépendance de la Croatie. https://www.dw.com/en/a-free-croatia-and-slovenia-and-a-broken-yugoslavia/a-19357255 (25 juin 2016) Lorsque la Yougoslavie s'est effondrée en 1991, l'Allemagne, qui venait de retrouver son unité, a osé agir unilatéralement et reconnaître l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie. Hans-Dietrich Genscher, alors ministre allemand des Affaires étrangères, voulait éviter de forcer la Slovénie et la Croatie à rester dans la fédération contre leur gré. Son opinion était très controversée à l'époque. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la politique étrangère allemande était marquée par la retenue. Pourtant, Genscher allait à contre-courant de la ligne générale de la CEE concernant la Yougoslavie. Il s'agissait également d'un pari psychologique. Les Allemands ne s'étaient-ils pas illustrés de manière peu glorieuse dans les Balkans à deux reprises au cours des dernières guerres mondiales ? Les principaux partenaires du pays – la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis – étaient opposés à la reconnaissance des nouveaux États ex-yougoslaves. Bien que la CEE ait lentement changé d'avis, la décision initiale de l'Allemagne de faire cavalier seul est devenue un sujet provocateur dans les médias. Les responsables britanniques et français critiquèrent sévèrement l'Allemagne, insinuant que cette décision précipitée avait conduit à la guerre en Yougoslavie. La politique du ministre des Affaires étrangères Genscher divisa même l'Allemagne. Cependant, dans le même temps, la CEE créa les conditions nécessaires à la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie : le comité d'arbitrage Badinter, présidé par le juge constitutionnel français Robert Badinter. Début novembre 1991, lorsque le dernier plan de paix négocié par le négociateur britannique Lord Peter Carrington a été rejeté par la Serbie, Genscher s'est souvenu qu'un moratoire de trois mois avait été imposé à la décision, indépendamment des pourparlers de paix. Sinon, l'Allemagne a fait profil bas au sein de ce comité, à l'exception d'un sujet : le gouvernement souhaitait contraindre la Croatie à reconnaître les droits des autres groupes ethniques dans le nouveau pays, y compris les Serbes. Début décembre 1991, Genscher a publié un rapport certifiant le respect par la Croatie des droits de protection des minorités, qui allait au-delà de la Convention européenne des droits de l'homme. Lors d'une réunion à Bruxelles le 17 décembre 1991, le ministre britannique des Affaires étrangères s'est rangé du côté de Genscher et a clairement indiqué qu'il était temps pour la CEE de prendre position. Ce qu'elle a fait, en reconnaissant à l'unanimité la Croatie et la Slovénie. George H W Bush avait à l'esprit la guerre de Yougoslavie déjà commencée lorsqu'il a fait son discours de Kiev en août 1991 : https://en.wikisource.org/wiki/Chicken_Kiev_speech Les Américains ne soutiendront pas ceux qui cherchent à obtenir leur indépendance dans le but de remplacer une tyrannie lointaine par un despotisme local. Ils n'aideront pas ceux qui prônent un nationalisme suicidaire fondé sur la haine ethnique. -
AFRIQUE : politiques internes et relations internationales
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lalettre.fr/fr/medias_presse-ecrite/2025/12/22/comment-la-famille-italienne-aponte-est-montee-a-bord-du-groupe-jeune-afrique,110583176-ge0 Comment la famille italienne Aponte est montée à bord du groupe Jeune Afrique L'armateur MSC est entré dans la galaxie du magazine détenu par Amir et Marwane Ben Yahmed. Les deux frères, qui ont tenu l'opération secrète, offrent ainsi au numéro un mondial des porte-conteneurs un précieux vecteur d'influence auprès des chefs d'État africains. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je m'aperçois qu'on a balayé superficiellement d'un revers de manche le plaidoyer d'Habermas pour la paix, en le qualifiant de simple « bourde », sans jamais examiner ses arguments. Je n'ai pas accès aux arguments exprimés par Habermas en avril 2022. En revanche Courrier International a fait un résumé d'une tribune publiée par Habermas dans la Süddeursche Zeitung le 14 février 2023 : https://fr.news.yahoo.com/ukraine-plaidoyer-négociations-philosophe-jürgen-170709612.html (15 février 2023) Ukraine : le “plaidoyer pour des négociations” du philosophe Jürgen Habermas Il faut s’arrêter avant le point de non-retour, plaide Jürgen Habermas. Le penseur et théoricien de l’École de Francfort publie dans la Süddeutsche Zeitung, ce mercredi 15 février, un “plaidoyer pour des négociations”, dans lequel il développe sa position sur la guerre en Ukraine. Le texte est également traduit en anglais sur le site du quotidien de Munich, montrant sa volonté de s’adresser à tous les Occidentaux. “Pour moi, l’important, c’est le caractère préventif de la négociation, explique-t-il. Il s’agit de négocier au bon moment, afin d’empêcher que la guerre ne se prolonge et ne coûte encore plus de vies humaines et de destructions.” Un tel scénario mettrait les Occidentaux dans une situation bien inconfortable : ils devraient “soit intervenir activement dans la guerre, soit abandonner l’Ukraine à son sort pour ne pas refaire la Première Guerre mondiale entre puissances dotées de l’arme nucléaire”. Or les alliés de l’Ukraine semblent perdre de jour en jour leur objectif de départ, à savoir des négociations d’égal à égal entre Kiev et Moscou. L’annonce de livraisons de chars Leopard aux Ukrainiens a rapidement laissé la place aux débats sur l’envoi d’avions de combat, regrette le nonagénaire. Il note aussi que les appels à vaincre la Russie se font de plus en plus audibles, y compris en Allemagne. “La montée en puissance de nos livraisons d’armes dans la perspective d’une victoire à tout prix a développé une dynamique propre qui risque de nous faire franchir plus ou moins discrètement le seuil de la troisième guerre mondiale.” “L’Ukraine ne doit pas perdre la guerre” Pour lui, le choix des Occidentaux de laisser l’Ukraine dicter le tempo des négociations est problématique, tout comme les déclarations affirmant que l’Europe et les États-Unis soutiendront Kiev “tant que ce sera nécessaire”. “L’Occident a ses intérêts légitimes et ses obligations propres, analyse-t-il. Les gouvernements occidentaux sont juridiquement obligés de satisfaire les besoins de sécurité de leurs citoyens et portent également une responsabilité morale pour les morts et les destructions qui ont été causées par des armes occidentales – indépendamment de l’attitude de la population ukrainienne.” -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
D'une part, Margaret Thatcher est une paléo-conservatrice : le conservatisme original, celui de Thatcher et Reagan, durant la guerre froide. Juste pour la précision. Le néo-conservatisme, c'est celui qui vient après, lorsque la guerre froide est finie, et que ces idéologues néoconservateurs se mettent en quête de nouveaux "monstres à détruire", pour parler comme John Quincy Adams, le fils de John Adams, également président des États-Unis et qui avait théorisé au contraire que ce n'était pas la vocation de l'Amérique "d'aller à l'étranger à la recherche de monstres à détruire", tout en soulignant que l'Amérique doit faire briller la liberté par son exemple, et non imposer la démocratie et la liberté à coups de canons et de "regime changes". https://jqas.org/jqas-monsters-to-destroy-speech-full-text/ D'autre part, quand on voit la nature hégémonique des agissements de la bureaucratie bruxelloise, ce que dit Thatcher est du simple bon sens. Dernier épisode en date, la main-mise sur l'électricité : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
De même, ce que certains interprètent comme la "la nature paranoïaque, émotionnelle et vengeresse des élites sécuritaires russes au pouvoir", n'est-elle pas du simple bon sens, qui a permis à la Moscovie de devenir un empire multiséculaire au lieu de finir annexée en simple province de Mongolie ou de Pologne ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je trouve que ce serait bien si l'on pouvait prendre ses distances avec la nature paranoïaque des Think tanks néoconservateurs comme l'Institute for the Study of War. -
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/concordance-des-temps/l-age-du-bronze-quand-la-guerre-surgit-1112000 (20 décembre 2025) L’âge du bronze : quand la guerre surgit avec Anne Lehoërff, autrice du nouveau Que Sais-je sur l'âge du bronze (2025) et de Par les armes. Le jour où l'homme inventa la guerre (2018) elle a également signé une tribune dans Le Monde contre le détectorisme, rappelant que l'archéologie sauvage est illégale et préjudiciable à la vraie archéologie scientifique : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/11/12/les-chasses-au-tresor-constituent-un-risque-de-destructions-archeologiques-irremediables_6389712_1650684.html Le monde en 2000 av. J.-C. avec à l’intérieur des lignes rouges, les régions du monde entrées dans l'âge du bronze. En bleu et orange, les états et sociétés hiérarchisés ; en vert, les agriculteurs sédentaires et semi nomades isolés ; en violet, les éleveurs nomades ; en jaune, les chasseurs cueilleurs. source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Âge_du_bronze
-
AFRIQUE : politiques internes et relations internationales
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.telos-eu.com/fr/que-retenir-du-dernier-sommet-ue-ua.html (18 décembre 2025) Le 7ᵉ sommet Union européenne–Union africaine s’est tenu à Luanda les 24 et 25 novembre 2025. Durant cette période heureuse, l’UE a cru pouvoir définir les priorités africaines au nom d’un magistère moral qu’elle pensait détenir. (...) Mais cette position reposait sur un malentendu. Si les normes européennes (bonne gouvernance, transparence, développement durable, droits des minorités…) présentaient l’avantage de la cohérence interne, elles se heurtaient sur le terrain à la diversité des réalités sociales (rôle structurant de la parenté, centralité des chefferies, poids des appartenances religieuses ou ethniques) ainsi qu’aux besoins des populations (accès à l’alimentation, à l’eau, à l’énergie, à la sécurité, à la santé et à l’éducation). Autrement dit, l’UE projetait son univers mental sur des pays qui lui échappaient en grande partie. À sa décharge, elle était aidée en cela par des dirigeants africains sachant parfaitement donner le change à des Européens convaincus d’avoir été entendus. Car, après tout, l’aide européenne vaut bien une messe ou un sommet. Les projets se succédaient souvent sans s’ajuster aux réalités locales, tandis que le suivi demeurait inégal. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que des dispositifs aient pu nourrir des circuits d’intérêts particuliers plutôt que les populations. L’Union européenne est surtout devenue la puissance qui « sermonne » tandis que d’autres (Chine, Russie, Turquie, Émirats arabes unis) livrent des résultats visibles (stades, routes, palais des congrès, équipements militaires, prêts financiers), le tout, sans demander de contrepartie morale. Les pistes suivantes peuvent être étudiées : Renoncer à projeter sur l’Afrique (et ailleurs) son modèle culturel Le projet « Global Gateway » constitue un bon point de départ pour la coopération UE-UA. Il reste toutefois l’œuvre d’une Europe pensant depuis Bruxelles. Pour qu’elle ait un impact, il faut co-construire une politique de partenariat avec les États africains, les organisations régionales et l’UA. Aider l’Union africaine (UA) à devenir un interlocuteur de plein droit sur la scène continentale comme internationale. Chaque réussite doit être rendue visible dans les médias, sur les réseaux sociaux et autres vecteurs utiles. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/04/04/macron-europe-point-man-ceasefire-talks-putin-trump/ (4 avril 2025) Cette semaine, Alexander Stubb, le président finlandais, a déclaré que la Grande-Bretagne et la France devraient prendre l'initiative de toute discussion avec Poutine. « Je préférerais personnellement que ce soient nos représentants de la coalition des volontaires qui s'en chargent. En d'autres termes, la France ou le Royaume-Uni », a-t-il déclaré. Olaf Scholz, le chancelier allemand sortant, a été le dernier dirigeant européen important à s'entretenir avec Poutine, lors d'un appel téléphonique très critiqué. Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a déclaré que cet appel, qui a eu lieu en novembre dernier [2024], pourrait ouvrir une « boîte de Pandore » en donnant à Poutine le contact qu'il désirait tant, mettant ainsi fin à son isolement international. Le mois dernier, après une réunion du Conseil européen, M. Macron a déclaré aux journalistes : « Je suis prêt à parler au président Poutine lorsque nous, avec le président Zelensky et nos partenaires européens, estimerons que le moment est venu. » https://www.telegraph.co.uk/world-news/2024/11/17/russia-ukraine-energy-attack-zelensky-putin-war-latest/ (17 novembre 2024) M. Scholz a exhorté le président russe à « négocier avec l'Ukraine » afin de rétablir « une paix juste et durable », selon un porte-parole du gouvernement allemand. Samedi, Volodymyr Zelensky a accusé Olaf Scholz d'avoir ouvert une « boîte de Pandore » en appelant Poutine pour la première fois depuis deux ans. Elina Valtonen, ministre finlandaise des Affaires étrangères, a appelé les dirigeants européens à éviter tout nouvel appel téléphonique avec Poutine. « Le plus important est que nous comprenions que nous ne devons pas chercher à nouveau à attirer l'attention du Kremlin. Cela n'aidera en rien si les chefs d'État européens passent des appels téléphoniques coordonnés ou non coordonnés à Poutine », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au magazine ARD Europe. Sir Keir Starmer, sans critiquer directement le chancelier allemand, a insisté sur le fait qu'il n'avait « aucune intention » d'appeler le président russe. Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, a toutefois laissé entendre qu'il était favorable à l'ouverture d'un dialogue avec le président russe. « Nous comprenons tous combien il est important de mettre fin à la violence en Ukraine et aux conflits dans le monde », a déclaré M. Trudeau à Bloomberg lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique au Pérou. « Cela nécessite un certain niveau de dialogue avec des homologues avec lesquels nous sommes souvent en désaccord. » -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.tf1info.fr/international/guerre-ukraine-russie-emmanuel-macron-ouvre-la-porte-a-une-reprise-du-dialogue-avec-vladimir-poutine-2413733.html (19 décembre 2025) Macron ouvre la porte à une reprise du dialogue avec Poutine "Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine", a-t-il dit devant la presse à l'issue d'un sommet à Bruxelles où l'Union européenne a trouvé un accord pour débloquer 90 milliards d'euros pour soutenir Kiev. "Je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine", a-t-il ajouté, une référence claire à Donald Trump qui a renoué un contact étroit avec le maître du Kremlin, après son retour au pouvoir en janvier aux Etats-Unis. "Donc je pense que nous, Européens et Ukrainiens, on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme. Sinon, on discute entre nous avec des négociateurs qui vont seuls discuter avec les Russes, ce qui n'est pas optimal", a insisté Emmanuel Macron. "Y a un cycle qui est en cours. Soit une paix robuste, durable, avec les garanties requises peut-être obtenue, formidable, et de toute façon, on se mettra à ce moment-là autour de la table", a suggéré le président français. Ou alors "il faudra dans les prochaines semaines trouver des voies et moyens aussi pour que les Européens, dans la bonne organisation, réengagent un dialogue complet avec la Russie en toute transparence", a-t-il estimé. https://www.kyivpost.com/post/66588 (19 décembre 2025) Macron était l'un des rares dirigeants européens à avoir engagé des discussions directes avec Poutine peu avant l'invasion à grande échelle de Moscou en 2022, au cours desquelles Poutine lui aurait assuré qu'il n'envahirait pas. Les responsables américains ont confirmé jeudi qu'une série de réunions minutieusement orchestrées débuterait samedi, alors que la Maison Blanche fait pression pour obtenir une avancée décisive dans la guerre avant le quatrième anniversaire de l'invasion. Au centre des discussions se trouve Kirill Dmitriev, le directeur du fonds souverain russe lié au Kremlin, qui devrait rencontrer Steve Witkoff, l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, ainsi que Jared Kushner, gendre du président et homme d'influence informel. M. Witkoff devrait également recevoir séparément des responsables ukrainiens, soulignant ainsi le rôle privilégié de Washington en tant qu'intermédiaire unique et renforçant les craintes des Européens qui redoutent que les décisions concernant leur sécurité soient une fois de plus prises sans eux. On ne sait toujours pas si l'une des délégations rencontrera le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui se trouve également à Miami ce week-end. Trump lui-même passera également le week-end en Floride et n'a pas l'intention de retourner à Washington avant janvier, ont déclaré plus tôt des responsables au Kyiv Post, ajoutant une nouvelle couche d'ambiguïté quant à l'implication du président dans les discussions. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_Purges Entre 1929 et 1931, plus de 250 000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour « déviationnisme droitier »[5]. De quoi s'agit-t-il ? https://en.wikipedia.org/wiki/Right_Opposition La tendance de droite était identifiée aux partisans de Nikolaï Boukharine et Rykov. On affirmait qu'ils représentaient l'influence de la paysannerie et le danger d'une restauration capitaliste. [citation nécessaire] Leur politique était étroitement liée à la Nouvelle politique économique (NEP), l'ancien communiste de gauche Boukharine se déplaçant lentement vers la droite du Parti bolchevique et devenant un fervent partisan de la NEP à partir de 1921. Les politiques de l'Opposition de droite encourageant les koulaks et les NEPmen à « s'enrichir » étaient considérées par les partisans de l'Opposition de droite comme encourageant les koulaks et les NEPmen à « évoluer » vers le socialisme. Staline et sa faction « centriste » s'allièrent à Boukharine et à l'Opposition de droite à partir de la fin de l'année 1924, Boukharine développant la théorie de Staline sur le socialisme dans un seul pays. Ensemble, ils expulsèrent Trotsky, Kamenev, Zinoviev et l'Opposition unifiée du Parti communiste en décembre 1927. Cependant, une fois Trotsky écarté et l'Opposition de gauche déclarée illégale, Staline s'inquiéta rapidement du danger que représentait pour l'État soviétique la montée en puissance des koulaks capitalistes et des NEPmen, enhardis par l'illégalité de l'Opposition de gauche. Conscient de ce danger, Staline s'est alors retourné contre ses alliés de l'Opposition de droite. Boukharine et l'Opposition de droite ont à leur tour été écartés et démis de leurs fonctions importantes au sein du Parti communiste et du gouvernement soviétique entre 1928 et 1930, Staline mettant fin à la NEP et lançant le premier plan quinquennal. Contrairement à Trotsky, qui a créé un mouvement anti-stalinien, Boukharine et ses alliés ont capitulé devant Staline et ont admis leurs « erreurs idéologiques ». Ils ont été temporairement réhabilités, mais n'ont obtenu que des postes mineurs et n'ont pas retrouvé leur ancienne notoriété. Boukharine et ses alliés ont ensuite été exécutés lors des procès de la Grande Purge. En Tchécoslovaquie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustáv_Husák En 1950, il est victime des « purges » au sein du parti et il est condamné à la prison à vie, pour nationalisme slovaque bourgeois [1] alors qu'il avait joué un rôle déterminant dans sa liquidation. De façon générale, le communisme, dans sa phase révolutionnaire, met en oeuvre la formule de Pierre Vergniaud : « la Révolution dévore ses enfants ». Elle ne se contente pas de guillotiner les seuls royalistes. Les révolutions passent par des phases de "terreur" qui sacrifient les révolutionnaires eux-mêmes. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pourtant ce dont il s'agit dans la prose de Nicolas Tenzer, qui est pour moi l'archétype du néo-néoconservatisme européen, lorsqu'il dénonce ceux qui refusent d'« envisager la perspective d'une Russie libre » : https://desk-russie.eu/2024/01/27/preparer-la-chute-de-lempire-russe.html Mais la défaite de Poutine, qui devrait entraîner sa chute, est aussi la condition nécessaire à un travail de conscience des citoyens russes sur les crimes commis. Il faudra un jour écrire leur histoire exhaustive. Cela sera une expérience d’écriture insoutenable et une plongée dans un univers, pourtant largement connu, que les dirigeants démocratiques non plus n’ont jamais daigné contempler. Ils ont voulu rester aux portes de l’enfer, mais celles-ci étaient grand ouvertes. Cette conscience est la condition, nécessaire mais non suffisante, pour que le peuple russe accomplisse progressivement un mouvement vers la vérité par la compréhension de ses fautes, sans laquelle aucun changement de la société russe ne pourra survenir. C’est le fondement de toute possible implication des Occidentaux dans le futur de la Russie, car la Russie ne pourra pas seulement se réformer de l’intérieur. D’abord, il faudra que le peuple russe — nous en sommes loin — demande pardon et assume cette culpabilité historique et morale. Il ne saurait s’auto-amnistier. Enfin, du côté des dirigeants de l’ouest, ne pas envisager la perspective d’une Russie libre est un fatalisme habité par le même genre de déterminisme que celui qui concerne la domination des dictatures sur une partie du monde. Combiné avec la crainte mécanique et impensée d’un éclatement de la Russie, il justifie le maintien au pouvoir de Poutine ou d’une autre régime d’oppression. On notera l'insistance sur la culpabilité et la demande de pardon qui correspond bien à ce que Mathieu Bock-Côté appelle la « rédemption démocratique ». -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/la-crise-de-l-occident-5090346 (20 décembre 2025) Mathieu Bock-Côté 38:18 Il n'est jamais agréable d'être le voisin d'un empire qui a un réflexe prédateur et qui se sent humilié dès lors qu'il ne vassalise pas ses voisins : premier élément. Donc je ne trouve aucune circonstance atténuante à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, aucune d'entre elles, donc on ne me trouvera pas dans ce camp de ceux qui trouvent des raisons à la volonté prédatrice de la Russie. Deuxième élément, je m'inquiète néanmoins de l'instrumentalisation de la menace russe qui est réelle par l'extrême centre européen qui en profite pour accélérer la centralisation fédérale de l'Europe. Troisième élément, par ailleurs, parce que je m'inquiète de ceux que j'appelle les néo-néo-conservateurs européens, qui rêvent d'une forme d'affrontement global avec la Russie, alors qu'on oublie que c'est un empire autoritaire avec la puissance nucléaire. Je pense qu'un système international qui fonctionne à peu près correctement est un système de pare-feu qui fait en sorte que les conflits régionaux ou locaux ne deviennent pas mondiaux. Je pense à la lumière de cela qu'il faut savoir que la Russie n'est certainement pas un ennemi, est un ennemi parce qu'elle se comporte comme telle s'il le faut très bien, j'entends, mais il ne faut pas courir au conflit parce qu'il y a une forme de nostalgie wilsonienne dans l'extrême-centre qui est à peu près la chose suivante, l'Ukraine soutenue par l'Europe réussit à reconquérir tous les territoires occupés par la Russie, j'en doute sérieusement que ça arrive, parce que la Russie échoue, Poutine tombe, Poutine tombe, la démocratie s'installe en Russie et finalement à terme, le nouveau pays est gagné à la démocratie, la Russie post-poutinienne. Je ne crois pas du tout à ce scénario. 43:00 Et j'ajoute par ailleurs que la référence à Munich a un défaut, c'est qu'elle nous ramène toujours systématiquement aux années 30, aux années 40, et je pense que nous devons affranchir la réflexion politique de l'obsession des années 30 et 40, et je m'explique sur ça : la paix dans l'histoire du monde n'a pas toujours eu le même visage, la paix n'est pas toujours kantienne, c'est le moins qu'on puisse dire, la paix n'est pas toujours wilsonienne, ce que j'appelle faire tomber le régime fauteur de guerre et semer la démocratie partout, la paix consiste quelquefois à s'entendre sous le mode du réalisme avec un empire que nous désavouons fondamentalement mais que nous ne ferons pas tomber. Le réalisme n'est pas l'autre nom de la capitulation et de ce point de vue, soutenir l'Ukraine ne veut pas dire par ailleurs tomber dans cette idée que seul l'affrontement global nous permettra d'arriver à la rédemption démocratique. 45:04 Si nous sommes dans un affrontement qui relève de la « guerre froide » à la rigueur, faisons tout pour que ça ne bascule pas à la guerre chaude. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Non on ne peut pas "employer les mêmes méthodes" car ce sont les étudiants ukrainiens de Zaporijia qui en sont les victimes. Et cela finira par se retourner contre nous. Car le jour où ces étudiants s'apercevront qu'on les a manipulés, qu'on leur a inculqué une vision du monde avec des œillères idéologiques au lieu de leur apprendre à analyser le monde avec un regard critique, c'est à dire en dernière analyse, un regard autonome et libre, ils nous en voudront. Ils nous détesteront. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Bart de Weber devrait aussi réclamer sa médaille de l'ordre de Lénine auprès du ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski : https://www.n-tv.de/politik/Polens-Aussenminister-verleiht-Orban-den-Lenin-Orden-id30165974.html Le ministre polonais des Affaires étrangères décerne l'ordre de Lénine à Orban Vendredi, Sikorski a répondu à un message d'Orban sur le service en ligne X par des « félicitations » et une photo de l'ordre de Lénine, la plus haute distinction civile pour services rendus à l'Union soviétique. Dans ce message, ce dernier se vantait d'avoir « réussi à écarter le danger immédiat d'une guerre » grâce à la décision prise lors du sommet européen de ne pas utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l'Ukraine. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a immédiatement répondu à Sikorski, reprochant à son homologue polonais de provoquer une guerre avec Moscou : « Vous êtes en faveur d'une guerre entre l'Europe et la Russie. Nous ne serons jamais d'accord », a-t-il écrit sur X. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Imposer une orthodoxie idéologique officielle financée par l'argent public, comme en Chine, ce n'est pas libéral. L'université devrait former les étudiants à l'esprit critique et non les formater dans une orthodoxie. De plus en plus, l'Union Européenne donne raison à Margaret Thatcher, qui dans son discours de Bruges, comparait la Communauté Européenne à l'Union Soviétique : https://www.margaretthatcher.org/document/107332 (20 septembre 1988) En effet, il est ironique qu'au moment même où des pays comme l'Union soviétique, qui ont essayé de tout diriger à partir du centre, apprennent que le succès dépend de la dispersion du pouvoir et des décisions hors du centre, certains membres de la Communauté semblent vouloir aller dans la direction opposée. Nous n'avons pas réussi à faire reculer les frontières de l'État britannique pour les voir ensuite réimposées au niveau européen avec un super-État européen exerçant une nouvelle domination à partir de Bruxelles. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://brussels.mcc.hu/uploads/default/0001/02/39e8927fbb1c64e9fce4cb4c2a2aedf2493d2a2c.pdf (septembre 2025) Thomas Fazi, Professors of Propaganda: How the EU's Jean Monnet Programme corrodes academia p.27 Comme indiqué, le programme Jean Monnet est aujourd'hui présent dans plus de 70 pays, où il fait partie intégrante des efforts plus larges de diplomatie publique ou de soft power de l'UE, façonnant la perception de l'UE à l'échelle internationale et promouvant les intérêts géopolitiques du bloc. Ceci est ouvertement reconnu par la Commission européenne elle-même, qui affirme : « Les actions Jean Monnet s'efforcent également de servir de vecteur de diplomatie publique envers les pays tiers, en promouvant les valeurs de l'UE et en renforçant la visibilité de ce que représente l'Union européenne et de ce qu'elle entend réaliser »[37]. Il s'agit là d'un aveu franc des objectifs promotionnels du programme. p.28 Comme on pouvait s'y attendre, les opérations étrangères du programme ont tendance à se concentrer sur les pays qui jouent un rôle central dans la stratégie géopolitique de l'UE. Il n'est donc guère surprenant que, ces dernières années, des centaines de projets Jean Monnet aient été mis en œuvre en Ukraine, dont beaucoup visaient explicitement à « intégrer la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen », comme le décrit sans détour l'un d'entre eux[39]. Il s'agit là d'une nouvelle corruption flagrante du monde universitaire, où les professeurs sont en fait transformés en vecteurs de messages institutionnels et d'instrumentalisation (géo)politique. Au lieu d'agir en tant que chercheurs indépendants encourageant la réflexion critique, ils sont incités à aligner leur enseignement et leurs activités de sensibilisation sur les priorités de l'UE, souvent sous le couvert de la neutralité. [39] https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/opportunities/projects-details/43353764/101176663 Building European Identity Resilience for Ukrainian Society Université nationale de Zaporijia ; 1er octobre 2024-30 septembre 2027 Le projet relève de la priorité « Identité européenne ». L'expérience européenne de construction d'une société multiculturelle et multinationale fondée sur le concept d'une identité européenne commune est une pratique extrêmement utile qui peut être transposée en Ukraine, où la question de l'identité européenne et de l'appartenance à la culture européenne est un élément important de la résilience nationale face à l'agression russe, qui tente de s'opposer à l'intégration européenne de l'Ukraine. Le contexte du projet est déterminé, d'une part, par le processus crucial d'intégration de la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen, qui est l'un des objectifs stratégiques de la réforme nationale de l'éducation. D'autre part, le contexte du projet est déterminé par la nécessité de lutter contre la propagande russe anti-européenne qui tente de promouvoir un message niant l'existence d'une identité européenne commune en Ukraine. Par conséquent, les objectifs fixés aux établissements d'enseignement supérieur, en tant qu'acteurs clés de l'adaptation progressive des nouvelles générations d'Ukrainiens au paradigme de l'identité européenne, consistent à lancer un débat productif entre la communauté universitaire et la société civile sur le thème des transformations axiologiques et à renforcer l'identité européenne en tant que source de résilience de la société ukrainienne en temps de guerre.