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Picdelamirand-oil

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Tout ce qui a été posté par Picdelamirand-oil

  1. Il n'y a que les systèmes de réfrigération en circuit fermé qui consomme de l'eau, dans les tours de réfrigération. C'est dans le but de dissiper la chaleur résiduelle que l'on fait ça, c'est du gaspillage d'énergie. Le plan proposé prévoie d'utiliser une partie de cette énergie en cogénération pour rendre possible les réactions chimiques nécessaires pour synthétiser des carburants. On peut aussi choisir les sites pour favoriser les système de réfrigération en circuit ouvert et dans ce cas l'eau est restituée.
  2. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Et puis pour l'IAF on avait équipé plus de bases que nécessaire, et si le "Performance Based Logistic" est pour une flotte plus importante ce sera moins cher pour chacune des deux armées. Les simulateurs de l'IAF pourront servir à la Navy...
  3. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Cabinet Committee on Security likely to seal Rafale-M deal today Le comité du Cabinet chargé de la sécurité devrait sceller l'accord Rafale-M aujourd'hui La marine le préfère au F-18 Super Hornet pour le déploiement sur son porte-avions INS Vikrant NEW DELHI : Le Comité du Cabinet sur la sécurité (CCS) dirigé par le Premier ministre Narendra Modi devrait approuver l'acquisition de 26 chasseurs Rafale Marine, d'une valeur de plusieurs milliards de dollars, lors de sa réunion de mercredi. Selon certaines sources, la marine indienne a exprimé sa préférence pour l'avion de combat français Rafale Marine par rapport au F-18 Super Hornet américain. Une proposition d'achat de Rafale Marine a été envoyée au CCS. L'armée de l'air indienne a déjà acquis 36 chasseurs Rafale. Le caractère commun de la flotte et les économies qui en résultent en matière de formation, de réparation et de maintenance auraient fait pencher la balance en faveur du Rafale Marine de Dassault. Les deux versions de l'avion ont plus de 80 % de caractéristiques communes. Ces appareils seront déployés sur le porte-avions INS Vikrant, développé par l'Inde. Selon certaines sources, le ministère de la défense a élaboré un contrat complet, comprenant une logistique basée sur les performances, qui garantira que le fabricant de l'équipement d'origine sera responsable de la maintenance globale de l'avion et de la fourniture des pièces détachées. Dassault construira également une installation de maintenance pour les Rafale sur l'INS Vikrant, en plus d'une autre à Goa. L'entreprise formera l'équipe au sol de l'aviation navale, ainsi que les pilotes. Les chasseurs seront équipés de tous les systèmes maritimes, y compris le radar de recherche maritime capable de détecter les sous-marins et les navires de guerre en mer. Le prix de l'avion n'a pas encore été révélé, mais des sources ont indiqué qu'il serait nettement inférieur à celui de la version de l'IAF. Le gouvernement a décidé de procéder à l'acquisition par le biais d'un accord intergouvernemental plutôt que de lancer un appel d'offres ouvert. Le Rafale-M est en concurrence avec le Super Hornet de Boeing. Selon certaines sources, l'état-major de la marine indienne a été très impressionné par les capacités du Rafale lors d'un exercice conjoint organisé récemment en Inde et a demandé au ministère de la défense de conclure l'accord avec le fournisseur français. La marine indienne étudie des options pour remplacer son MiG-29K vieillissant comme solution à court terme. L'Inde travaille à la mise au point de ses propres chasseurs bimoteurs basés sur le pont comme solution à long terme à son besoin de chasseurs basés sur des porte-avions. Mais comme il reste encore quelques années avant que l'avion ne soit développé en interne, la marine a décidé d'en faire l'acquisition pour répondre à ses besoins. Le CCS comprend les ministres de la défense, de l'intérieur, des finances et des affaires extérieures, ainsi que le conseiller à la sécurité nationale.
  4. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Boeing a dû renoncer : il a annoncé la date de fin de la chaîne F-18 SH, il ne l'aurait jamais fait s'il avait estimé que le F-18 avait encore une chance car cela diminue considérablement la probabilité de l'emporter. Si un concurrent n'estime pas nécessaire de faire une offre commerciale (en disant que ce n'est pas son avion qui est en cause, mais le porte-avions qui n'est pas capable de l'accueillir au poids souhaité) et que l'autre candidat répond aux exigences techniques de la Marine, c'est ce dernier qui a gagné, sauf si le prix est déraisonnable. Mais il semblerait que le prix unitaire soit nettement inférieur à celui des Rafale de l'IAF...
  5. En fait, on fait des tests sur une structure issue de la série pour déterminer que l'avion répondra à ses spécifications. On torture cette structure en lui faisant subir des efforts dans tous les sens censé représenter les mêmes efforts que ceux que l'avion subira durant sa vie opérationnelle. l'intérêt c'est que c'est accéléré par rapport à la vie opérationnelle, 2 ou 3 ans au lieu de 30 ans. Si on veut prouver une vie opérationnelle de 7500 h il faut faire des essais qui représentent 22500 h. C'est très long et très coûteux, aussi les constructeurs s'arrêtent lorsqu'ils ont prouvé les chiffres des spécifications. Cela ne veut pas dire que l'avion n'est pas capable de mieux. Après le constructeur regarde ce qui se passe pendant la vie opérationnelle réelle de l'avion, et plus il y a des avions qui ont volé longtemps et plus c'est instructif. C'est ces études de la vie opérationnelle réelle qui permettent de proposer des renforcements et des augmentations de la vie opérationnelle de l'avion. Comme les avions de Dassault sont en général très solides, il est vraisemblable qu'il y aura d'autres améliorations, mais il faut attendre que les avions aient volé plus pour qu'on les détermine et qu'on les propose.
  6. J'essaye de montrer l'intérêt pour tout le monde de la vente de Rafale d'occasion: Le Rafale était donné pour 7500 h et ça ne semblait pas trop peu. On prend un Rafale qui a volé 3000 h soit 12 ans. On lui fait les modifications de structure faisant passer sa vie opérationnelle à 9000 h et on le revend d'occasion. C'est beaucoup moins cher que du neuf, mais il y a quand même un potentiel de 6000 h. Après on remplace ce Rafale exporté par un Rafale neuf. celui-ci a 9000 h de potentiel et il pourra évoluer en F4.2, F4.3 et F5. Mine de rien, même en considérant que l'AAE aurait fait les renforcements de structures permettant de faire voler les Rafale 9000 h, une telle approche appliquée aux 24 Rafale exportés fait gagner 24 X 3000 = 72 000 h de vol à la réserve de l'AAE en plus des 150 000 dont on a déjà parlé.
  7. Je l'ai déjà exposé mais je le rappelle parce que j'en suis de plus en plus convaincu. Je considère que le Rafale a de telles caractéristiques de maintenance et de disponibilité qu'on peut avoir pour lui le modèle suivant: Lorsqu'on achète un Rafale, on achète principalement un potentiel en heure de vol qui vient augmenter la réserve totale de potentiel détenue par l'organisation qui achète ce Rafale. Il y a au sol un "machine" à extraire du potentiel de la réserve totale principalement constituée par des techniciens de maintenance. Le nombre de Rafale n'est pas un facteur significatif qui influe sur les performances de cette machine, ou dit autrement, statistiquement quand un technicien de maintenance travaille 8 heures il génère un potentiel de 1 heure de vol qu'il a extrait de la réserve totale et qui est utilisable immédiatement, le fait qu'il travaille sur un Rafale ou sur un autre ne change pas ce taux statistique et donc le nombre de Rafale n'a pas d'influence tant que tous les techniciens de maintenance disponibles peuvent travailler. Les raisons qui peuvent limiter ce flux sont en premier lieu le nombre total de techniciens de maintenance et en second lieu le fait qu'on cherche à faire travailler plus de 8 techniciens de maintenance sur le même Rafale du fait du nombre trop réduit de Rafale. Au maximum on travaillera en 3X8 7 jours sur 7 ce qui en temps de paix nécessite 5 équipes. Donc ce n'est pas la peine d'avoir plus de 40 techniciens de maintenance par Rafale. Il faut aussi que les pièces de rechange soient disponibles, d'où les contrat PBL que passe Dassault. Dans la pratique on tiendra compte de l'attrition: par exemple si on a 36 Rafale et qu'on veut continuer les opérations au même rythme malgré l'attrition, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 9 Rafale, on prendra une équipe de techniciens de maintenance de 9 X 40 = 360 techniciens, ce qui veut dire qu'on formera initialement 5 équipes de 2 pour chaque avion. Avec à peu près ses 100 Rafale l'AAE fait tomber l'argument "oui mais le même Rafale ne peux pas être à deux endroits au même moment". Il y en aura un nombre de disponible supérieur aux besoins au début des opérations, et en régime établis le nombre dépendra de la taille des équipes de maintenance, jusqu'à ce que l'attrition oblige à réduire la taille de ces équipes. Lorsque, moyennant un petit renforcement de structure la vie opérationnelle du Rafale est passée de 7500 h à 9000 h c'est comme si on avait fait cadeau à l'AAE de 150000 h de potentiel total soit 20 Rafale de 7500 h, et on a exporté 24 Rafale d'occasion à qui il ne restait pas 7500 h de potentiel. En remplaçant ces Rafale d'occasion par des Rafale neufs, on a augmenté le potentiel total dont dispose l'AAE, ce qui permettra de recommencer la même opération avant qu'on les ait tous acquis. Si une crise survient, il est trop tard pour augmenter la réserve totale de potentiel en heure de vol parce que il ne sortira de la chaine que de 1 à 3 Rafale par mois, ce qui est extrêmement peu. En plus l'usine est une cible statique facile à détruire. Par contre on peut améliorer la machine à extraire du potentiel en réquisitionnant les pièces détachées qui sont prévues pour alimenter la chaîne et en formant les techniciens qui travaillent sur la chaîne pour qu'ils puissent s'intégrer dans les équipes de maintenance.
  8. Oui mais c'est des "équivalent EPR" le marché sera partagé par plusieurs types y compris des SMR, et des surgénérateurs de toutes tailles, ceci dit il y a de quoi faire ce que tu dis.
  9. Il y a quand même un problème qui est la disponibilité des ressources. En effet tant que l'on reste à 400 centrales nucléaires dans le monde, le problème des ressources était lointain, mais avec 4600 centrales, ça vaut la peine de regarder. Les scénarios de référence pour la consommation mondiale de l’énergie prévoient de l’ordre de 16,5 GTEP en 2030, cela va permettre des comparaisons avec les réserves connues des différentes sources d'énergie. La plupart des chiffres sont issus du "BP Statistical Review of World Energy June 2011", ils sont donc plutôt inférieurs aujourd'hui car la consommation a été supérieure aux découvertes. Sources Réserves en Gtep Uranium en réacteur à eau 80 Gaz 168,4 Pétrole 169 Lignite et sub-bitumeux 290 Charbon 257 Schistes bitumineux + sables asphaltiques ≈ 500 Hydrates de méthane > 1000 Uranium en réacteur surgénérateur 11200 Thorium en réacteur surgénérateur 33600 Thorium et uranium faible teneur Plus de 40000000 Deutérium eau de mer 407588000000 On voit que l'énergie accessible via l'uranium 235 est de l'ordre de la moitié de celle du pétrole qui restait en 2011. On peut se dire que c'est toujours ça de pris, mais non, cela fait peu car je rappelle qu'on utilise de l'électricité qui est une énergie qui permet de bons rendements pour faire du carburent qui est une énergie qu'on utilisera avec un rendement de 30% et qu'on perd au passage 71,5% de l'énergie du minerais et donc les 80 GTep ne représente plus que 22,8 GTep ! Pour que le plan soit viable il faut assez vite passer au surgénérateur. Et pas n'importe comment. Utilisé dans des surgénérateurs l'énergie disponible est multiplié par 140. Si on utilise le thorium également dans les surgénérateurs on multiplie encore par 4 l'énergie disponible (3 pour le thorium et 1 pour l'uranium) ce qui fait 280 fois 22,8 Gtep soit 6384 Gtep. Mais il est bien évident que si on utilisait des surgénérateurs il deviendrait rentable de traiter des minerais plus pauvres que 1kg par tonne. Par exemple si on se limitait à 50g par tonne, l'équivalent énergétique d'une tonne d'un tel minerais serait encore de 150t de charbon ou de 650 barils de pétrole (contre 20t de charbon pour l'uranium 235 contenu dans du minerais à 1kg par tonne). Cette considération multiplierait par un facteur de l'ordre de 1000 la quantité de combustible nucléaire disponible du fait de l'exploitation, rendue possible, de minerais plus pauvres. Par comparaison pour la fusion le deutérium contenu dans un mètre cube d'eau est équivalent à 433 t de charbon ou 1870 Barils de pétrole et le volume des océans est de 1,37 109 Km3. Donc si on passe au surgénérateur on respire un peu, mais ça ne suffit pas, il faut le faire bien, parce que pour démarrer un surgénérateur il faut un inventaire de matière fissible et donc une stratégie de déploiement qui combine des EPR, des surgénérateurs et des Réacteurs à Sels Fondus (RSF) qui utilisent le cycle Thorium 232/Uranium 233. En conclusion le problème de la quantité d’énergie nucléaire disponible n’est pas un problème trivial, mais n’est pas non plus sans solutions.
  10. Alors la bonne nouvelle c'est qu'on a retiré 10 Gt de CO2 correspondant à l'électricité fossile, et les 2/3 des 13,5 Gt que l'on pouvait retirer en équipant l'industrie de système de captage du CO2 il reste le dernier tiers qu'on peut capter mais qu'on n'a pas utilisé parce que le besoin en carburant de synthèse ne le justifiait pas. Or notre plan s'arrête vers 2062 et on peut penser que d'ici là on aura pris conscience qu'il faut retirer aussi ce dernier tiers soit en l'enfouissant dans des structures profondes soit en modifiant les procédés pour qu'ils émettent moins de CO2 (par exemple en utilisant de l'hydrogène). Je ne fais pas d'hypothèse à si long terme mais on pourrait voir ce que cela donnerait: Pour les émissions Et pour le CO2 dans l'atmosphère: Voilà, ça prolonge le plan jusqu'à 2070 et c'est encore un peu mieux.
  11. Ceci dit toutes ces centrales sont financées: Celles qui remplacent l'électricité d'origine fossile sont financées par la vente de l'électricité Celles qui permettent de produire du carburant de synthèse sont financées par la vente du carburant Prix du carburant de synthèse Il faut 4675 kwh pour produire 400l de carburant et on a vu que des centrales dédiées permettent d'avoir un coût du Mwh de 30€, l'électricité contenue dans un baril de carburant synthétique vaut donc 55,75 €, il faut rajouter la construction de l'usine spécifique et son opération, mais on n'a pas besoin de raffinage, on voit donc qu'on va arriver à un prix raisonnable et qu'on pourra même le taxer comme le carburant naturel. Le gaz carbonique à un prix du fait du coût de son captage et de son transport, mais il est négligeable comparé au coût de l'hydrogène qui a été pris en compte. Le problème c'est l'acceptabilité sociale de toutes ces centrales. D'où l'importance d'améliorer la sécurité.
  12. Si on se contente de construire des centrales nucléaires pour remplacer l'électricité d'origine fossile et qu'on arrive à limiter les autres émissions au niveau actuel on a un graphique des émissions qui ressemble à ceci: Avec une résultante pour le taux de CO2 dans l'atmosphère qui devient ceci: Tandis que si on construit aussi les centrales qui permettent de produire des carburants de synthèse et qu'on arrive à limiter les autres émissions au niveau actuel on a un graphique des émissions qui ressemble à ceci: Avec une résultante pour le taux de CO2 dans l'atmosphère qui devient ceci: Bon ce n'est pas l'idéal, mais cela laisse un peu de temps pour trouver des améliorations.
  13. Alors maintenant je vais exploiter le tableau que j'ai posté ici: http://www.air-defense.net/forum/topic/11521-avenir-du-nucléaire-civil-en-france-et-dans-le-monde/?do=findComment&comment=1616940 L'idée est de faire la somme des carburants liquides dont on a besoin, de faire la somme des émissions de gaz carbonique rejetées par les installations industrielles et de les utiliser en priorité pour produire des carburants de synthèse. Les installations industrielles rejettent du gaz carbonique plus concentré que celui qui est dans l'air donc c'est plus intéressant de le récupérer, mais il faut voir si on couvre les besoins en carburant et quel est le volume de gaz carbonique que l'on peut éviter de rejeter. D'abord le total de toutes les émission de CO2 est de 51300 Mt soit 51,3 Gt. Ce que l'on peut éviter c'est 10 Gt en remplaçant l'électricité d'origine fossile par de l'électricité nucléaire et 13,5 Gt de CO2 de récupération, soit 23,5 Gt au total. Les besoins en carburants sont de 3580 G l de carburants. Comme 1 t de gaz carbonique permet de produire 400 l de carburant 13,5 Gt permettent de produire 5400 Gl de carburant et on a donc presque 2000 G l excédentaire. Cela signifie qu'il faudra faire du stockage profond pour une partie du CO2 récupéré ! Il y a bien une incidence sur le CO2 rejeté dans l'atmosphère car on laisse en terre du pétrole naturel qui aurait été consommé si on avait pas produit du carburant de synthèse. Il faut 4675 kwh pour produire 400l de carburant donc pour 3580 G l il faut 41841,250 Twh et comme un EPR produit 12,8 Twh par an il en faut 3269. Pour remplacer l'électricité d'origine fossile il faut produire 17000 Twh soit 1328 EPR. Le total nous fait donc 4600 EPR.
  14. Non j'avais pas regardé, j'ai regardé rapidement, je ne suis pas convaincu: ça peut marcher un jour, mais pour le moment ça me semble trop expérimental. J'ai examiné l'idée d'avoir un processus relativement simple dans un véhicule complété par un processus plus complexe dans l'industrie qui ferme le cycle. Pour moi ça ressemble à l'utilisation des hydrures métalliques et le cycle Iode-Soufre qui est assez complexe du point de vue chimique m'avait séduit. Il semble avoir été prouvé du point de vue de la viabilité. Les réactions chimiques qui le caractérisent sont les suivantes : (1) 9 I2 + SO2 + 16 H2O→ (2HI + 10H2O + 8I2) + (H2SO4 + 4H2O) -- [120°C] (2) 2 HI → H2 + I2 -- [220-330°C] (3) H2SO4 → SO2 + H2O + ½ O2 -- [850°C] La réaction (2) qui est légèrement endothermique pourrait être réalisée dans un véhicule. Il suffirait de chauffer l’hydrure d’iode jusqu’à la température requise pour produire l’hydrogène nécessaire à la propulsion. On récupèrerait alors le di-iode (I2) pour le recycler. La faisabilité industrielle semble avoir été prouvée par le japon qui a construit une unité pilote sur ce principe [H. Nakajima, K. Ikenoya, K. Onuki et al. – “Closed-Cycle Continuous Hydrogen Production Test by Thermochemical S_I Process”, Kagaku Kogaku Ronbunshu, 24 (1998) 352 (en Japonais)]. Ce procédé ne nécessite pas d'électrolyse et donc évite les pertes dues au passage de la chaleur à l’électricité. C’est un des procédés qui serait compatible avec l’utilisation directe de la chaleur d’un réacteur nucléaire. Il peut aussi utiliser la chaleur d’un four solaire.
  15. Alors maintenant je vais essayer de suivre ce que j'avais préconisé ici: http://www.air-defense.net/forum/topic/7775-economie-et-climat-co2-or-not-co2/?do=findComment&comment=1210020 Je mets ce post pour pouvoir le retrouver facilement dans les prochains jours quand j'en aurai besoin. Et puis je stocke aussi un document sur le captage du CO2 Captage et stockage du gaz carbonique (CSC) Bernard Durand
  16. Je suis entièrement d'accord il faut au minimum augmenter la sécurité d'un facteur de 10 et plutôt 30. On peut améliorer la conception des centrales de ce point de vue, et les procédures d'exploitation ainsi que l'entraînement des opérateurs. Je crois que c'est déjà engagé avec l'EPR pour la conception, mais on peut certainement faire encore mieux. pour les procédures chaque accident nous a permis de nous améliorer mais il faut lutter contre la perte de compétence. Tout cela est coûteux mais il ne faut pas lésiner. De toute façon le coût de mon plan est important, mais bien moins que le coût de ne rien faire.
  17. On voit que même si l'assertion "il faut 5 kwh d'énergie pour produire 1 kwh de carburant" est sans doute vraie, il s'agit de 5 kwh thermique et non pas électrique car les 400 l de carburant peuvent générer à peu près 4000 kwh d'énergie thermique qui se comparent aux 4675 kwh électrique que l'on a consommé pour leur production. L'énergie supplémentaire nécessaire vient de la cogénération qui est possible avec une centrale nucléaire car celle ci gaspille les 2/3 de la chaleur produite par la réaction nucléaire. Par contre si on compare les énergies mécaniques que l'on peu extraire de ces valeurs on aura de grandes différences car on aura un rendement de 90 % avec l'énergie électrique et de seulement 30 % avec le carburant soit 4207 kwh mécanique et 1200 kwh mécanique, on perd donc 71,5 % de l'énergie mécanique que l'électricité pourrait générer.
  18. Pour produire du carburant synthétique on utilise une installation du genre Fischer-Tropsch mais au lieu de commencer la réaction par l'équation classique : (2n+1)H2 + nCO ---> CnH2n+2 +nH2O (équation 1) On a plutôt : (3n+1)H2 + nCO2 ---> CnH2n+2 +2nH2O (équation 2) Il est bien évident que pour que la réaction ait lieu il faut rajouter de l'énergie, mais c'est le but de l'exercice d'arriver à stocker de l'énergie nucléaire sous forme de carburant tout en évitant de rajouter du gaz carbonique dans l'atmosphère. Normalement une installation de type Fischer-Tropsch qui traite naturellement l'équation (1) devrait pouvoir traiter l'équation (2) moyennant quelques réglages, ce fait semble démontré par une expérience pilote rapporté dans le document "Panorama des voies de valorisation du CO2" de l'ADME § 2.1.4 de sa partie hydrogénation du CO2. On pourrait aussi se ramener à l'équation 1 par les étapes suivantes: Avec un catalyseur à l'oxyde de nickel on fait la Méthanisation classique : CO2 + 4H2 ---> CH4 +2H2O (équation 3) (Procédé Sabatier) Avec des catalyseurs courant comme le fer et le cobalt : CH4 + 1/2O2 ----> 2H2+CO (équation 4) Réaction facile à mettre en œuvre car l'électrolyse de l'eau nous permet de disposer d'oxygène pur. On peut ensuite mettre en œuvre l'équation 1 du procédé Fischer-Tropsch classique. Pour une tonne de CO2 c'est-à-dire pour 273 kg de carbone, il faudra 45,5 kg d'hydrogène pour produire 318,5 kg de combustible et en plus 91 kg de H2 pour éliminer l'oxygène du CO2 le tout consommera 6675 kWh avec un procédé classique d'électrolyse. Mais le CEA Liten développe un électrolyseur à haute pression et haute température qui économise 30% d'énergie. « La technologie d'électrolyse du CEA qu'exploitera Genvia pour produire de l'hydrogène atteint 99% de rendement», se réjouit Julie Mougin du CEA-Liten Il nous faudra donc 4675 kwh pour produire 319 kg de combustible, c'est à dire 400 l à partir d'une tonne de CO2. L'énergie nécessaire pour avoir une température de 150° en entrée de l'électrolyseur résulte de l'utilisation de la vapeur qui est à 7-800° en entrée de la turbine qui produit de l'électricité dans la centrale nucléaire et qui sort à 280° de cette turbine. De même l'énergie nécessaire pour que les réactions chimiques se produisent (et qui est thermique) est obtenue par cogénération et ne coûte rien en terme de consommation électrique. Chatgpt me dit:
  19. Ca je le garde pour tous les imprévus et pour tout ce à quoi je n'ai pas pensé.
  20. Oui, il n'y a que la France qui a une expérience qui ressemble un peu à l'effort qu'il faudrait faire avec une durée conforme à l'urgence de la situation. Par exemple on verra que pour le monde il faudrait construire 4000 EPR ou leur équivalent et que la part de la France dans cet effort doit être de 100 EPR. Or on a l'expérience de la construction de 54 réacteurs en une vingtaine d'années, ce qui est proche du nouveau défi. Donc je donnerais des chiffres mondiaux, mais l'exemple de la France me servira beaucoup pour juger de la faisabilité, parce que des chiffres mondiaux, on n'est pas habitué, le monde est grand, cela veut dire qu'il y a beaucoup de projets qui peuvent être lancés en parallèle, même la Chine a une dimension à laquelle on est pas habitué: en Chine on construit une grosse centrale au charbon toute les semaines....
  21. A titre de vérification de mes chiffres j'ai fait un petit calcul de coin de table sur le coût acceptable d'un EPR: les coûts d'opération représente 22% du coût de l'électricité Il reste donc 23,4 € pour rembourser la centrale Un EPR doit produire 12,8 Twh par an pendant 40 ans ce qui fait des ventes de € 11,980 Milliards qui doivent rembourser l'investissement y compris les frais financiers, la déconstruction etc... Avec un plan de construction massif il est probable que les premiers seront un peu cher mais que le 100-ème permettra de se rattraper.
  22. Prix du kwh nucléaire en France J'ai utilisé Chat GPT pour déterminer ce prix, je vous reproduit les parties les plus intéressantes: Quel est le coût de vente imposé par l'état à EDF, pour son électricité nucléaire historique ? En France, l'Etat impose un tarif réglementé de vente (TRV) à EDF pour l'électricité nucléaire historique. Ce tarif est fixé par les pouvoirs publics et est destiné à couvrir les coûts de production de l'électricité nucléaire ainsi qu'à permettre à EDF de réaliser une marge bénéficiaire. Le TRV est actuellement fixé à 42 euros/MWh pour l'électricité nucléaire produite par les centrales nucléaires d'EDF en France. Ce tarif est fixé pour une période de quatre ans et est révisé tous les ans pour prendre en compte l'inflation et les évolutions des coûts de production. [...] Mais l'état ne peut pas imposer la vente à perte à une entreprise privée, ce serait inconstitutionnel, donc ce prix doit tenir compte des coûts de construction, d'exploitation et de maintenance des centrales nucléaires, ainsi que les coûts de traitement des déchets nucléaires. Vous avez tout à fait raison. En effet, l'Etat ne peut pas imposer la vente à perte à une entreprise privée, et le tarif réglementé de vente (TRV) imposé à EDF pour son électricité nucléaire historique tient compte des coûts de production de l'électricité nucléaire, y compris les coûts de construction, d'exploitation et de maintenance des centrales nucléaires, ainsi que les coûts de traitement des déchets nucléaires. Le calcul du TRV est basé sur une méthode de coût complet qui prend en compte l'ensemble des coûts supportés par EDF [...] Quelle est la part du coût de distribution dans le coût de l'électricité d'origine nucléaire en France ? [...] En général, le coût de distribution représente une partie relativement faible du coût total de l'électricité nucléaire en France. En effet, selon les chiffres publiés par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) pour l'année 2020, le coût de distribution de l'électricité représente environ 10% du tarif réglementé de vente (TRV) de l'électricité nucléaire. [...] Quel est le chiffre d'affaire de RTE ? Selon les données publiées par RTE dans son rapport annuel 2020, le chiffre d'affaires de RTE s'élevait à 5,98 milliards d'euros en 2020, en hausse de 1,5% par rapport à l'année précédente. Quel a été la production en France d'EDF en 2020 ? Selon les données publiées par EDF dans son rapport annuel 2020, la production d'électricité d'EDF en France s'est élevée à 385,9 térawattheures (TWh) en 2020. Cela représente une baisse de 3,3% par rapport à l'année précédente, principalement en raison d'une réduction de la production nucléaire. En divisant le chiffre d'affaire de RTE par la production d'EDF (Que RTE distribue) je trouve un coût de distribution de 15,5 € le Mwh [...] Cependant, si l'on divise le chiffre d'affaires de RTE en 2020 (5,98 milliards d'euros) par la production d'électricité d'EDF en France en 2020 (385,9 TWh), on obtient un coût de distribution moyen d'environ 15,5 euros/MWh. Ce chiffre peut donner une indication du coût de transport de l'électricité nucléaire en France, mais il ne doit pas être considéré comme un chiffre précis pour tous les cas de figure, car il peut varier en fonction de nombreux paramètres. Mais c'est bien plus que 10%, Par rapport au tarif réglementé de vente (TRV) de l'électricité nucléaire, cela représente 37 %, où est l'erreur? Vous avez raison, je m'excuse pour la confusion. En divisant le chiffre d'affaires de RTE en 2020 (5,98 milliards d'euros) par la production d'électricité d'EDF en France en 2020 (385,9 TWh), on obtient un coût de transport moyen d'environ 15,5 euros/MWh, ce qui correspond à environ 37% du Tarif Réglementé de Vente (TRV) de l'électricité nucléaire en France en 2020. Cela signifie que le coût de transport de l'électricité nucléaire représente une part importante du coût total de l'électricité nucléaire en France. [...] Ma conclusion J'ai supprimé tous les arguments hors sujet que Chatgpt rajoute quand il arrive à une conclusion qui contredit le sentiment général. Moi j'arrive à la conclusion que si on a un plan de construction massif de centrales nucléaires du genre 4 ou 5 par an (avec le plan Mesmer, on est monté à 7) et si parmi ces centrales il y en a qui sont dédiées à la production de carburant de synthèse, ce qui évite les coûts de distribution, on peut arriver à un coût de l'électricité de 30 € le Mwh.
  23. Introduction Ce plan est clairement fondée sur l'énergie nucléaire, il me faudra plusieurs posts pour exposer tous les arguments, mais la possibilité même de décarboner l'économie mondiale est discutable, je considère que c'est avec l'énergie nucléaire que les contraintes sont les moins fortes, et pourtant on va voir qu'il faudrait prendre des décisions vraiment difficiles à faire accepter, la retraite à 64 ans, à coté c'est rien. Donc on pourra examiner d'autre plans et discuter des mérites relatifs de ceux ci, mais l'exposé factuel d'un plan est un moyen de prendre conscience de l'effort à fournir. Mon plan vise à ne pas trop diminuer le PIB Mondial car ce serait une contrainte difficile à accepter, et comme il y a une relation très nette entre le PIB mondial et la consommation mondiale d'énergie, et encore plus nette entre le PIB mondial et la consommation mondiale de pétrole qui est l'énergie qui permet la mobilité et donc les échanges de biens et de personnes, l'énergie nucléaire sera utilisée le plus possible car elle est décarbonée, y compris pour produire des combustibles de synthèse, bien que cette production ait un mauvais rendement énergétique. En effet, en première approximation il faudra 5 kwh electrique pour produire 1 kwh de carburant qui ensuite produira la même énergie mécanique que 0,3 kwh électrique.... Ceci dit, sauf dans les bornes de recharge, 1 kwh électrique est beaucoup moins cher qu'un kwh de carburant et c'est normal car un kwh de carburant est un réservoir d'énergie beaucoup plus compact qu'un kwh électrique, ce qui explique qu'on l'utilise pour la mobilité.
  24. En Egypte, les rêves de grandeur du maréchal Sissi anéantis par les revers d’une économie en faillite Pas bon ça...
  25. C'est langue de bois: Airbus avait 46% donné par l'Etat Français au moment de la création de EADS, ce qui obligeait les Allemands à donner du Cash pour avoir la parité, un fond de pension Américain a exigé que ces actions soient vendues car aucun pouvoir n'était associé à ces actions puisque la famille Dassault avait 51%, EADS les a donc vendu et c'est principalement la société Dassault qui a racheté ses propres actions pour les détruire (la société a toujours beaucoup de cash disponible). Si Airbus vendait ses actions c'est encore Dassault qui les rachèterait et il n'y aurait pas plus de flottant, comme cela la famille Dassault décide de la valeur de l'action par ses ventes ou ses achats.
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