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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Je pense que ça ne fait pas de la déclaration de ce vice-premier ministre de Crimée quelque chose d'acceptable. L'indépendance ou le rattachement à un nouvel Etat doivent se décider par référendum. Soit dit en passant, ce genre de déclaration en plus d'être inacceptable est aussi très malhabile... Maintenant, il est vrai qu'entre le gouvernement de Kiev installé par une milice et incluant huit fascistes à des postes importants (Défense, Justice, Education, Economie...) et les pays occidentaux qui se sont empressés de le reconnaître et persistent à le présenter comme légitime, la question est : qui est en position de reprocher ce comportement à la Russie sans s'attirer de suite une réplique du type "la paille et la poutre"... Quels pays à la fois n'ont pas reconnu la légitimité du régime de Kiev et sont raisonnablement démocratiques ou semi-démocratiques en interne ? Peut-être le Brésil ? L'Inde ? Je ne suis pas sûr pour ce qui est de leur position sur le pouvoir de Kiev.
  2. Oui, il faut s'attendre à des contestations sur le moment, par exemple avec l'argument de la présence militaire russe... mais ça ne pourra que se tasser assez rapidement.
  3. Moscou accélère sec. Ils créent des faits sur le terrain. Cela dit, vu le résultat prévisible du référendum, l'occupation par des unités de l'armée russe d'une partie du territoire ukrainien devrait cesser dès le 16 mars... simplement parce que le territoire en question ne sera plus ukrainien ! Cela paraît la seule possibilité de préserver l'unité du pays -privé de la seule Crimée. Les risques de dérapage dans les oblasts les plus partagés sont très nets. Moscou exerce une dissuasion claire contre des débordements venus des extrémistes du camp pro-Ouest, puisque c'est justement le cas dans lequel ils ont dit qu'ils interviendraient militairement. En revanche, la pression pour refréner les débordements depuis l'autre camp est beaucoup moins forte, même si Moscou les verrait probablement d'un mauvais œil donc doit passer des instructions pour les éviter. A mon sens, soit la crise sera résolue par élimination des éléments fascistes à Kiev + négociation sur un gouvernement d'union et une fédéralisation plus poussée de l'Ukraine, soit elle le sera par partition, d'autres oblasts suivant l'exemple de la Crimée. Pour la première solution, au minimum Européens et Russes doivent s'entendre et les Américains ne pas chercher à torpiller l'accord. Pour la seconde, Moscou a sans doute la possibilité d'agir seul et de laisser UE et EU soutenir la grosse moitié de l'Ukraine qui deviendrait l'Etat de l'ouest. L'avantage qui apparaît clairement sur cette carte, c'est qu'en cas de partition, la ligne de partage n'est pas difficile à trouver. De chaque côté de cette ligne, on trouve des oblasts qui penchent franchement d'un côté, que ce soit Ouest ou Est. Il n'y a pas d'oblast qui soit proche d'un 50 / 50, sauf la Transcarpathie voisine de la Slovaquie, à l'évidence destinée à la zone Ouest.
  4. Ouais, M'sieur ! ;) Il avait compris pas mal de choses, "Dimitri" (*) (*) ... il est vrai que tout jeune il avait eu une expérience "très particulière" en Russie, en portant un uniforme pas tout-à-fait recommandable... mais enfin il était très jeune à ce moment-là et il avait évolué ensuite
  5. Transcription officielle de la conférence de presse de Vladimir Poutine hier 4 mars, traduite en anglais
  6. Une liste des membres du parti néo-fasciste "Svoboda" - Liberté, anciennement parti "Social-National"(*) - dans le gouvernement de Kiev actuel, et des positions qu'ils occupent. Résumons : Ministère de la Défense, Chef et chef adjoint du Conseil national de Sécurité, Procureur en chef, Premier ministre adjoint pour les affaires économiques, Ministère de l'Education, Ministère de l'Agriculture, Ministère de l'Ecologie. Pas mal. (*) Dans l'ordre, ou dans le désordre, ça marche...
  7. Déjà repris sur Youtube Restent bien sûr deux questions : 1. Cette conversation a-t-elle vraiment eu lieu ? C'est-à-dire d'une part est-ce qu'on peut reconnaître les voix de Paet et d'Ashton, d'autre part serait-il possible de les contrefaire de manière convaincante ? 2. Si la conversation est authentique, Paet avait-il raison ? Nous sommes en ambiance de guerre de l'information maximale. D'une part tout le monde essaie de monter les plus beaux bateaux possibles, d'autre part tout le monde fait les poubelles de ceux d'en face pour trouver la pépite... Alors, c'est du lard ou c'est du cochon ?
  8. Petit intermède comique avec les déclarations du Min AE britannique William Hague En anglais c'était même plus fort "there must be costs" : il doit y avoir un prix à payer. Un prix à payer, mais pas par la Grande-Bretagne, bien sûr ! :lol: :oops:
  9. Bon, dans le même temps, les Russes préparent aussi leurs sanctions... De la gesticulation pour éviter d'avoir à en arriver là naturellement. Aussi probablement un objectif interne : montrer qu'on est prêt à rendre coup sur coup. --- Et un sondage aux Etats-Unis montre pour qui en aurait douté l'implication passionnée des Américains pour la sécurité de l'Ukraine... "46% ont dit que les Etats-Unis n'ont aucune responsabilité de protéger l'Ukraine en cas d'invasion russe, tandis que seulement 18% ont dit que si. 36% ont dit qu'ils n'étaient pas sûrs" Très logiquement, ce sont les Ouest-Européens qui prennent la responsabilité principale des négociations avec la Russie sur l'affaire ukrainienne.
  10. Quelques signes d'ouverture ce matin... - La Russie veut le respect des "principes" de l'accord du 21 février, non plus de sa lettre Exiger le respect de la lettre de l'accord était de toute évidence une demande irréaliste : qui veut que Ianoukovitch redevienne président de l'Ukraine ? :D Quant aux trois points mis en avant par la diplomatie russe : - prise en compte des intérêts de toutes les régions et non du seul Nord-Ouest, - gouvernement unitaire et non représentant seulement une moitié du pays, - désarmement des milices d'extrême-droite, ...qui peut nier qu'ils sont de simple bon sens ? Pour les refuser, il faudrait défendre de fait la dictature d'une partie de l'Ukraine sur l'autre, voire la dictature des milices ! Ce qui ne me paraît guère raisonnable. Reste naturellement à négocier avec la Russie... ainsi qu'avec les Ukrainiens de tout bord !... pour mettre du contenu et s'accorder sur les méthodes pour parvenir à de tels objectifs. Plus toutes les questions de soutien économique à l'Ukraine... - Le MAE français annonce la possibilité de sanctions économiques européennes demain seulement dans le cas où la Russie n'accepterait pas le dialogue dans le cadre d'un groupe de contact Plus de préalable irréaliste du genre retrait des troupes russes dans leurs casernes en Crimée. Pas d'embardée furieuse et impuissante "Sanctions sur sanctions, scrogneugneu !" du genre où est encore englué le gouvernement américain. A noter que le retour à la Constitution de 2004, qui prévoit plus de pouvoir au parlement aux dépens du président, s'il était "anti-Est" le 21 février lorsque Ianoukovitch était président, serait plus équilibré voire "pro-Est" si le président restait Oleksandr Tourtchynov. Fabius a aussi souligné que la Russie doit "travailler à la fois avec les Etats-Unis et avec l'Union européenne, ce n'est pas ou l'un ou l'autre, c'est les deux". Ça ressemble fort à un classique partage des rôles entre le Gentil et le Méchant, ou le Raisonnable et le Fou. La Russie de son côté a deux fers au feu : la négociation qu'elle réclamait depuis le début, et l'intervention militaire en Ukraine "si les pro-Maidan utilisent la violence", donc une structure analogue. Mon impression, c'est que les adultes sont aux commandes, de part et d'autre :)
  11. Article intéressant sur La Tribune faisant la revue des intérêts et vulnérabilités des uns et des autres Ukraine : l'aventure militaire est illogique sur le plan économique (Naturellement je ne suis pas en train de dire que la rationalité économique gouverne toutes les décisions des Etats et que cela empêche les guerres... il ne s'agit pas de faire du Norman Angell dans sa Grande Illusion...)
  12. Ni l'un ni l'autre. La durée de l'exercice du 26 février au 3 mars avait été annoncée depuis le début :) --- Sinon, c'est la saison des exercices et des essais en Russie... Un petit lancement de Topol, ça vous dit ?
  13. Petite pause humoristique... A propos de cette information ... il faut noter que l'impact pourrait être majeur sur les ventes de vodka en Russie. Du moins si on se réfère au cas du Major General Carey, US Air Force. (la suite sur le lien...) :oops:
  14. Oui. En revanche, dire que le dollar est une monnaie risquée, c'est sûr ;)
  15. Tu penses que le dollar est une monnaie sûre et une réserve fiable de valeur, tandis que les autres monnaies de l'euro au yen en passant le yuan, ainsi que l'or, sont des placements beaucoup plus risqués. A mes yeux cette théorie est absurde. Que veux-tu que je te dise... Chacun son opinion ! :lol:
  16. Ce n'est pas du trollage. Les vidéos montrant le comportement de nos amis (*) Secteur Droitiers / Svobodistes sont fort instructives, les partager serait possible même sans commentaire tellement la nature de ces forces est claire. Mais je ne vois pas de problème à les appeler des fascistes : ça n'est pas du Godwin, c'est juste une réalité. Maintenant, est-ce que vraiment le gouvernement russe s'est trouvé "la main forcée" par les événements, du genre intervenir juste avant que des Maidanistes prennent le contrôle de la Crimée... difficile à dire. Peut-être ne le saura-t-on jamais. C'est une hypothèse, l'autre étant que Poutine profite d'une occasion "en or" pour récupérer la Crimée en même temps qu'équilibrer les forces entre pro-Maidan et pro-Russie en Ukraine. (*) Les appeler "nos amis" n'a rien d'ironique malheureusement ! C'est la simple réalité que ces gens sont nos amis puisque nous avons immédiatement reconnu et nous soutenons le pouvoir qu'ils ont mis en place en prenant d'assaut Parlement et Présidence de Kiev et qu'ils continuent à contrôler.
  17. Un peu de détente... Il s'agit bien entendu du site d'informations du plus ancien quotidien de France, le Gorafi. (à ne pas confondre avec le Figaro, site satirique qui a repris la même maquette graphique)
  18. Mais dans l'immédiat, la Chine pourrait transmettre des consignes de prudence aux Etats-Unis : ne pas pousser la Russie trop loin dans ses retranchements. Et plus important car plus influent que la Chine, les banques et institutions financières vont probablement faire passer un message analogue : fais mumuse tant que tu veux avec tes "sanctions" Obama, mais ne casse pas la Barack ! Touche pas au grisbi, salope !
  19. Voici la source Cela dit, je maintiens ce que j'ai écrit : Glaziev a certainement émis la suggestion avec l'accord explicite de Poutine. Ce n'est pas contradictoire avec le démenti qui a suivi, c'est même une manœuvre assez classique pour prévenir de la possibilité d'une riposte "extrême"... sans l'avoir dit. Et je ne pense pas que Glaziev pourrait décider de ce genre de manœuvre tout seul comme un grand, sans d'abord la faire valider par Poutine. Surtout en pleine crise internationale.
  20. Pas d'accord. Ce dont menace le conseiller de Poutine - à n'en pas douter avec l'accord de son président - c'est "Russia will abandon the US dollar as a reserve currency (...) We will be forced to go to another currency and create our own payment and settlement system" C'est-à-dire qu'il ne s'agirait pas de créer un système de monnaie de réserve mondiale alternatif, ce qui effectivement ne se décrète pas à un seul pays. Il s'agirait d'abandonner totalement l'usage du dollar à la fois pour les réserves de la banque centrale et pour le paiement des achats de matières premières. Décision extrême, mais décision réellement envisageable. Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas d'alternative, entre euro et yuan voire yen, toutes ces monnaies pouvant servir à la fois aux réserves et aux paiements internationaux. Il y a encore l'or qui peut servir de réserve et le rouble qui peut servir aux paiements internationaux. Bref, les options ne manqueraient pas si la Russie décidait pour raison politique de se dégager entièrement du dollar. Ce que devraient craindre les Etats-Unis en cas de mise en application, c'est d'une part l'impact direct : une secousse forte, qui en temps normal serait insuffisante pour provoquer des dommages irréparables, mais justement ça fait six ou sept ans que le système financier n'est pas dans un état normal. D'autre part, l'impact indirect de "contagion" : aucun pays ne devrait sortir brutalement du dollar s'il n'a pas de raison politique de le faire, mais d'un autre côté le fait qu'un pays majeur l'ait déjà fait pourrait être utilisé comme couverture pour réduire l'exposition au dollar par tous les pays désireux de le faire. Or si un assez grand nombre de pays réduisent ne serait-ce que de 10 ou 20% leur utilisation du dollar, l'impact sera majeur.
  21. Petit point du midi à partir de RT et du Figaro ----- La Russie raidit sa position : pas de discussion sur la crise ukrainienne avant que l'accord du 21/2 entre Ianoukovitch et l'opposition ne soit respecté. Condition bien sûr improbable, de même que le retrait des forces russes de Crimée exigé il y a peu par l'UE est improbable. Une réponse du berger à la bergère ? ----- Le MAE d'Espagne : des sanctions économiques contre la Russie seraient injustifiées Au secours, on trouve encore des gens intelligents parmi les dirigeants européens ! ----- Les Etats-Unis gèlent leurs négociations commerciales avec la Russie. Ils souhaitent que les Européens eux aussi prennent des sanctions commerciales Naturellement, les Européens ayant incomparablement plus de commerce avec la Russie que n'en a l'Amérique, ce serait l'Europe qui supporterait la quasi-totalité de l'effort pour "isoler" la Russie. Pas folle, la guêpe ! ----- L'un des conseillers de Poutine : en cas de sanctions américaines, la Russie abandonnera le dollar en tant que monnaie de réserve, menaçant le système financier américain Ça c'est l'artillerie lourde. La Russie n'a pas le poids de la Chine dans le système monétaire international. Mais si le gouvernement russe prenait une telle décision "extrême", cela provoquerait au minimum de fortes turbulences, et vu la fragilité du système du dollar la probabilité de dommages vraiment graves, même si elle n'est pas prépondérante, n'est pas négligeable. A mon sens, il y a là de quoi faire vraiment réfléchir les Etats-Unis. De leur point de vue, il sera d'autant plus souhaitable que ce soit l'Europe qui agisse... [Petit HS ON] Je fête mon millième post ! :D Me voilà vétéran... [Petit HS OFF]
  22. Amusant :) ... mais ce n'est pas une question testiculaire. L'essentiel est que ce qui est pour la Russie un enjeu primordial - la stabilité d'un voisin très important et l'absence de violences et de restrictions de droits contre une population étrangère mais russophone et russophile n'est pour EU et UE qu'un enjeu somme toutes limité - extension de l'influence sur un nouveau pays et avantages à tirer de la FMI-sation de son économie Le gouvernement ukrainien n'a pas été persuadé de donner priorité à l'accord UE sur l'intégration eurasiatique quand tout ce qu'il y aurait fallu, c'était 15 ou 20 milliards d'euros, qui auraient suffi à décider Ianoukovitch. Ni l'UE ni les EU ne vont faire d'effort qui coûterait plus cher que ces 20 milliards... et toute guerre est évidemment du lot.
  23. A mon avis, c'est l'incertitude qui fait baisser les bourses et d'une manière générale est mauvaise pour les affaires. En revanche, si des sanctions et restrictions économiques inefficaces sont mises en place entre UE et Russie, il n'y aura pas d'incertitude propre à gêner aussi les lointains Etats-Unis. Il n'y aura que des inconvénients économiques réciproques entre Russes et Européens, dont les EU pourront se fiche, voire se réjouir s'il se trouvait que leur objectif principal était de maintenir leur prépondérance mondiale y compris en gênant les centres de pouvoir concurrents...
  24. On peut comprendre les Polonais. Certes les Russes sont loin, certes c'est dans la partie de l'Ukraine qui penche vers eux -le sud-est- qu'ils ont annoncé qu'ils interviendront en cas de violences de la part des extrémistes du Maidan... mais enfin du point de vue de Varsovie, "mieux vaut prévenir que guérir". Une petite gesticulation pour rappeler qu'on ne se laisserait pas marcher sur les pieds est compréhensible. Décision stupide. Aucune porte ni aucune souplesse ne sont laissés à la négociation. On demande à la Russie de se coucher piteusement, alors que les Russes - non seulement leur gouvernement - sont remontés et considèrent que leur réaction est juste. Et pour cela on met en face de simples mesures économiques ou vexatoires ? L'ultimatum ne donnera rien bien entendu, les sanctions devront être mises en place. Les conséquences s'en feront sentir par contrecoup sur l'économie européenne aussi -mais pas sur l'économie américaine, merci de votre question. Aucun effet positif à en attendre, mais un risque bien réel : celui que les groupes armés qui contrôlent la sécurité du parlement de Kiev et de la présidence, et ont l'influence qui en découle, se sentent "couverts" et tentent par des provocations d'impliquer encore davantage l'Europe dans leur combat. Soit l'incompétence est totale, soit l'objectif réel est de susciter davantage de chaos en Ukraine en poussant les néofascistes à l'action.
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