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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Déclaration conjointe américano-ukrainienne à l'issue de leur rencontre à Djeddah Bien sûr la Russie refusera cette proposition de cessez-le-feu. Mais il y a quand même un point très positif "(...) L'Ukraine s'est déclarée prête à accepter la proposition américaine d'introduire immédiatement un cessez-le-feu temporaire de 30 jours, qui peut être prolongé par consentement mutuel des parties, sous réserve de son acceptation et de sa mise en œuvre simultanée par la Fédération de Russie. Les États-Unis feront comprendre à la Russie que la réciprocité de sa part est la clé pour parvenir à la paix. Les États-Unis lèvent immédiatement la pause dans le partage de renseignements et rétablissent l’aide à la sécurité de l’Ukraine (...)"
  2. Ca fait deux fois que je vois des variations sur cette BD avec des applications différentes du même message sous-jacent à base de "De Gaulle avait raison" + "Les Français ont une occasion de se la péter, et les connaissant ils ne vont pas s'en priver" (*) Ca pourrait devenir un meme... (*) Je rappelle que les stéréotypes nationaux c'est très vilain et en plus... c'est complètement faux ! Il n'est absolument pas vrai que les Italiens parlent avec les mains, ni que les Français soient plutôt fiers
  3. Un signe petit, mais assez net, que tout le monde en Amérique même du côté MAGA n'est pas dupe de tout ce que fait le gouvernement, notamment vis-à-vis de l'Ukraine Babylon Bee est le site humoristique "de droite" aux Etats-Unis. On y tire à boulets rouges - souvent drôles - sur tout ce qui est démocrate, woke etc. Voici l'un de leurs derniers articles Tucker interviewe Saroumane pour parler du bellicisme du Rohan ISENGARD - Dans son dernier effort pour remettre en question les récits traditionnels en s'asseyant avec des dirigeants mondiaux controversés, Tucker Carlson s'est rendu à la tour d'Orthanc pour interviewer l'énigmatique sorcier Saroumane au sujet du bellicisme constant du Rohan. Alors que M. Carlson a déclaré que son voyage en Terre du Milieu pour rencontrer le magicien blanc s'inscrivait simplement dans le cadre de sa mission permanente visant à mettre en avant des discussions importantes et stimulantes, Saroumane a profité de cette tribune pour dénoncer le Rohan comme le véritable antagoniste de la région. (...) Carlson était intrigué par les affirmations du Seigneur d'Isengard, fasciné par la robe de Saroumane qui brillait comme si elle était tissée de plusieurs couleurs, changeant de teinte à mesure qu'il se déplaçait. « C'est un point vraiment incroyable et je pense que notre public est choqué que personne dans nos médias n'en parle » (...) Carlson s'est dit choqué par le fait que les grands médias aient refusé de critiquer Rohan. « Incroyable, et personne en Occident n'en entend parler par son gouvernement ou ses médias à cause des restrictions imposées à la presse aux États-Unis. « Combien d'Américains savent que leur propre gouvernement nous prend tout cet argent sous forme d'impôts et le donne à un gouvernement étranger dirigé par le roi Théoden, le soi-disant Seigneur du Rittermark ? Qu'est-ce qu'ils peuvent bien nous cacher encore ? ».
  4. "AUCUNE aide militaire ? Tu me brises le coeur, mon Marco !" Bon, ce n'est pas un lapsus, en fait ?
  5. Super A mon avis, Kiev étant en position difficile du point de vue militaire, il devrait accepter la proposition américaine de cesser leur agression contre l'Ukraine en s'entendant sur un cessez-le-feu le long de la ligne actuelle. Des troupes de pays tiers pourraient ensuite patrouiller la zone de démarcation entre forces américaines et forces ukrainiennes Hein ? Vous dites ? Ce n'est pas l'Amérique qui essaie de conquérir l'Ukraine en fait ? ==>Alors pourquoi les médias accordent-ils tant d'importance à des négociations où l'une des parties au conflit n'est pas présente ? Beaucoup croient ou font semblant de croire qu'une fois que Washington se sera entendu avec Kiev sur une "position raisonnable", il lui suffira de la communiquer à Moscou pour que l'accord de paix soit conclu Je crois qu'ils oublient un peu vite l'adage "A la guerre, l'ennemi a le droit de vote" !
  6. Londres / Paris / Berlin / Rome / etc. "Eh oh les Canadiens, il paraît qu'il y a des opportunités commerciales chez vous ?" Pékin "C'est moi qui les ai vus le premier !" Tokyo "J'en veux !" etc. ... Les Etats-Unis ne sont pas gâtés en matière de dirigeants. Après Biden le Sénile, voici Trump l'Absurde
  7. Arrête d'insister trop lourdement quand même... Les gens pourraient finir par se douter de quelque chose La diversion avec la théorie "Trump téléguidé par Moscou" fonctionne bien. Il ne faut pas la mettre en danger
  8. L'Italie rassure la France https://x.com/Collabblues/status/1899383827149017307 ... Pas taper ! Pas taper !
  9. Au sujet des délais pour arriver à un premier essai nucléaire, puis à une dissuasion crédible minimale, le cas français mérite d'être rappelé - Début du programme en secret en 1954 par Pierre Mendes France - Première annonce publique en 1958, peu avant le retour de De Gaulle au pouvoir - Premier essai en 1960 - Capacité opérationnelle initiale en 1964 En 1954, le PIB français était certainement très inférieur à ce qu'est le PIB polonais aujourd'hui. La technologie offrait aussi moins de possibilités, notamment la simulation numérique Il n'est pas certain que la première annonce publique par Donald Tusk le 7 mars 2025 corresponde au début du programme nucléaire militaire polonais. Il aurait pu être potentiellement initié en secret plus tôt. Par exemple, il y aurait eu pas mal de sens pour Varsovie à initier des travaux en 2022, devant le choc de l'invasion du voisin ukrainien Si c'est vraiment le cas (?), alors un premier test polonais serait pensable plus tôt qu'on ne l'imagine Tout dépend, encore une fois, du délai pour développer la technologie d'enrichissement de l'uranium (Varsovie ne peut pas suivre la voie de l'extraction du plutonium parce qu'ils n'ont pas de centrales nucléaires en fonctionnement, sauf un petit réacteur de production d'isotopes) Au sujet du Pakistan À cette fin, les méthodes de centrifugation gazeuse utilisant la technologie du vide ont été mises au point, mais il a fallu plusieurs années pour maîtriser cette méthode, et ce n'est qu'en 1985 que l'uranium hautement enrichi (HEU) a été mis à disposition pour la première fois "Plusieurs années" pour maîtriser la techno, plus certainement le délai d'industrialisation et de production de milliers de centrifugeuses (pour produire chaque année la matière fissile pour plusieurs bombes)... on doit bien être sur un délai de l'ordre de dix ans entre début des développements et premier test nucléaire ==>Donc peut-être vers 2035, si ça commence seulement maintenant, mais peut-être au début des années 2030 si le programme a déjà commencé en secret
  10. Dans la série "Le monde change", ou encore "Toto, j'ai l'impression que nous ne sommes plus dans le Kansas" Voici la revue Foreign Affairs - rassemblant depuis un siècle l'establishment américain, tout-à-fait "centrale", "cercle de la raison" et "propre sur soi" dans l'analyse et la pensée américaine - qui publie un article sous la plume de Gideon Rose son ancien éditeur-en-chef. Ca s'intitule Soyez prêts pour le nouvel Age nucléaire, ça prédit une reprise de la prolifération nucléaire suite au bouleversement de la politique étrangère américaine par Trump, et on y critique au vitriol la notion même de "dissuasion étendue" pratiquée jusqu'ici par les Etats-Unis et que Macron propose maintenant de la part de la France. Cette phrase notamment Comme de Gaulle, Mearsheimer a eu raison. La dissuasion élargie était une imposture, et ceux qui s'y fiaient étaient des pigeons Ce qui, pour de nombreux pays menacés, pose la question : pourquoi ne pas suivre la voie française et se sécuriser en développant leurs propres forces de frappe ? On peut être d'accord ou pas, naturellement Mais le fait même que ce genre d'article soit publié dans cette revue, avec ce genre de phrase traitant de nombreux alliés des Etats-Unis de "pigeons", et sous cette plume pas celle d'un marginal auquel on ouvre les colonnes par exception... ==>Non, nous ne sommes plus dans le "monde d'avant"
  11. Non, c'est une erreur Un missile de croisière a typiquement une ogive de 400-500 kg. Ce sera sans doute le cas aussi du futur missile ELSA. Or d'après la liste de toutes les armes nucléaires américaines - La tête nucléaire américaine W-7, masse de 450 kg et puissance jusqu'à 60 kt, est entrée en production en 1953 - L'obus d'artillerie W-9, masse 400 kg et puissance 15 kt, était en production dès 1952 Soit sept ans après le premier essai nucléaire américain... et à une époque où aucun ordinateur n'était assez puissant pour faire de la simulation et de l'optimisation numérique ! La miniaturisation d'armes thermonucléaires, c'est clairement délicat oui, et tout le monde a eu besoin de nombreux essais pour y arriver. Mais miniaturiser à une demi-tonne une arme à fission, c'est loin d'être aussi difficile Au moins un essai serait nécessaire oui. Pour Varsovie, probablement un essai souterrain dans la chaîne des Carpathes dans le sud de la Pologne, la Corée du Nord a fait quelque chose de similaire. Rien de bloquant Le plus long, c'est la technologie d'enrichissement de l'uranium naturel. Il faudrait sans doute des années pour la développer, oui. Mais Pakistan comme Corée du Nord semblent y être arrivés en moins de 10 ans, je ne vois pas pourquoi la Pologne aurait besoin de plus de temps, d'autant qu'elle ne subirait pas de sanction, du moins rien de sérieux Les raids ukrainiens de drones n'ont pas de conséquences dévastatrices sur l'Ukraine en effet... mais sur la Russie non plus ! Naturellement, une série de raids totalisant 500 MdC de précision métrique avec charge 500 kg, ce serait beaucoup plus puissant que même des milliers de drones de précision déca- voire hectométrique et avec charge 50 kg. De là à faire abandonner à soi tout seul une éventuelle future aventure militaire si Moscou se l'était mise en tête autant qu'il s'est mis en tête la présente aventure en Ukraine... rien n'est certain Facteur contributif puissant, oui. Pas davantage Pour faire renoncer, peut-être pas à toute agression, mais à toute agression autre que périphérique et limitée, là il faut une dissuasion nucléaire qu'on contrôle en propre
  12. C'est un peu court, jeune homme ! L'option la plus chère, et de très loin, c'est un groupe aéronaval totalement inutile, avec son PANG, ses Rafale M ou SCAF, etc. parce que le président américain de service a décrété que Nan les Français doivent pas faire ça, ils doivent faire plutôt telle autre chose, et puis c'est comme ça, donc en attendant leurs EMALS ça marche pas et voilà tout Nous serons bien obligés de nous faire à l'idée que si on veut avoir une action indépendante dans le monde, en fonction de ce que nous pensons être les intérêts de la France, plutôt qu'en fonction de ce que le président américain pense être les intérêts des Etats-Unis, il faut faire des dépenses utiles, non des dépenses inutiles Sur les objections que tu cites : - Il peut s'agir de 3 catapultes, ou de 6 si finalement nous faisons 2 PANG, ou de 9 en coopérant avec les Indiens, voire davantage encore en prenant en compte la possibilité de "porte-drones" de taille moyenne, similaires au TCG Anadolu mais avec des drones de combat lancés par EMALS - Les Américains l'ont fait, les Chinois l'ont fait, pourquoi au juste les Français en seraient-ils incapables ? - Je n'ai pas trouvé le prix de développement de l'EMALS. En revanche le contrat pour intégrer l'EMALS sur 1 exemplaire de PANG + support associé est évalué à 1,32 milliard $. Il ne faut pas avoir d'illusion, développer et qualifier cette techno en France aurait probablement un coût d'un petit nombre de milliards. Sur les 40 ans de service d'un PANG, ou de deux, sans compter les éventuelles coopérations à l'étranger et autres applications type porte-drones, c'est tout-à-fait absorbable
  13. Voici la version complète de cet article Quelques passages particulièrement intéressants « Le jour où les États-Unis ne seront plus avec nous, nous serons dans un autre monde », éludait un marin, il y a quelques années, alors qu’on l’interrogeait sur les catapultes électromagnétiques américaines qui équiperont le futur porte-avions français PANG. Sans cette technologie, les avions ne décolleraient pas (...) La boîte noire, dans les équipements technologiques américains, est inaccessible. « Mais techniquement les États-Unis peuvent empêcher un avion F-35 de décoller. C’est comme une voiture Tesla qui doit faire sa mise à jour régulièrement », confie le général dans une comparaison technologique avec les voitures produites par Elon Musk. Privé de sa liaison de données, l’avion américain serait cloué au sol. Il est probable que le PANG sera en retard à sa mise en service. Il va falloir développer en catastrophe la technologie de la catapulte EM
  14. A titre de curiosité - PAS de modèle - voici un commentateur américain favorable au désengagement de l'Amérique de la sécurité de l'Europe qui identifie de premiers signes de réaction positive de la part des Européens (MAGA devrait soutenir une Europe forte), et exhibe une citation de Nietzsche dont il soutient qu'elle trouve sa réalisation en cette troisième décennie du XXIème siècle C'est dans Par-delà le bien et le mal - où cela pourrait-il être sinon là , petit poke au passage à @Manuel77 Et voici la source originelle Je veux dire une telle augmentation de la menace russe que l'Europe devrait se décider à devenir tout aussi menaçante, c'est-à-dire à se doter d'une volonté, par le biais d'une nouvelle caste régnant sur l'Europe, une volonté propre longue et terrible qui pourrait se fixer des objectifs sur des millénaires - pour qu'enfin la longue comédie de sa petitesse étatique et également sa polygamie dynastique et démocratique arrivent à une conclusion. Le temps de la petite politique est révolu : le siècle prochain apportera déjà la lutte pour la domination de la Terre - l'obligation de faire de la grande politique Ich meine eine solche Zunahme der Bedrohlichkeit Rußlands, daß Europa sich entschließen müßte, gleichermaßen bedrohlich zu werden, nämlich einen Willen zu bekommen, durch das Mittel einer neuen über Europa herrschenden Kaste, einen langen, furchtbaren eignen Willen, der sich über Jahrtausende hin Ziele setzen könnte – damit endlich die langgesponnene Komödie seiner Kleinstaaterei und ebenso seine dynastische wie demokratische Vielwollerei zu einem Abschluß käme. Die Zeit für kleine Politik ist vorbei: schon das nächste Jahrhundert bringt den Kampf um die Erd- Herrschaft – den Zwang zur großen Politik Ce passage, je le souligne a mal vieilli. Ce n'est pas la faute de Nietzsche, il ne pouvait prévoir ni la persistance du fait national - beaucoup plus de nations indépendantes à notre époque qu'à la sienne - ni le fait nucléaire faisant basculer de manière décisive l'avantage militaire du côté des nations même assez petites, de préférence aux grandes masses humaines Ces deux faits fondamentaux déterminent fondamentalement la manière dont la majorité des pays européens peuvent envisager de s'y prendre pour limiter et contenir la menace que fait peser la volonté impérialiste du plus peuplé d'entre eux - c'est-à-dire la Russie
  15. Pour qui n'aurait pas la référence, la voilà Alors il faut prendre les choses comme elles sont ! Car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" Mais ça n'aboutit à rien. Et ça ne signifie rien Reconnaissons tout de même une faiblesse à De Gaulle, il maîtrisait assez peu le "Et en même temps"
  16. De l'eau dans le gaz ? Je ne comprends pas, pourquoi reparler maintenant de Nord Stream II ? ==>[ ]
  17. Tout à fait d'accord, c'est l'ensemble des alliés des Etats-Unis, et des acheteurs d'armes, qui doivent se poser ce genre de question aujourd'hui. Et l'industrie américaine de l'armement va y perdre plus que des plumes, ils vont souffrir Là où j'émets un doute, c'est sur l'idée qu'elle perdrait toutes, ou disons la très grande majorité de ses parts de marché d'exportation Les industries militaires européennes et asiatiques vont beaucoup en profiter, mais je ne suis pas sûr qu'elles puissent répondre entièrement à la demande - les Européens auront déjà fort à faire avec leurs propres besoins ! - et le risque politique se pose aussi de leur côté, même s'il est certainement bien moindre
  18. Un article de fond du Financial Times sur un sujet d'actualité. Avec des questions que seuls des Français étaient assez malpolis pour poser il y a encore quelques années. La discussion du cas du F-35 naturellement, mais pas seulement. Et même le cas de la dissuasion britannique... Les États-Unis peuvent-ils éteindre les armes de l'Europe ? Longtemps accros aux exportations de défense américaines, les alliés ont le remords de l'acheteur pour le matériel dépendant du soutien de Washington (...) Après qu'un retrait américain a mis hors service la plupart des hélicoptères Black Hawk de Kaboul, l'effet de cascade a été rapide. « Lorsque les entrepreneurs se sont retirés, c'est comme si nous avions retiré tous les bâtons de la pile de Jenga et que nous nous attendions à ce qu'elle reste debout », a déclaré un commandant américain à des chercheurs du gouvernement américain cette année-là. Aujourd'hui, un spectre similaire hante les alliés des États-Unis en Europe. Les États-Unis ayant mis fin à leur soutien militaire à l'Ukraine dans le cadre d'un brusque pivot vers la Russie, de nombreux gouvernements européens éprouvent des remords d'acheteurs pour des décennies d'achats d'armes américaines qui les ont rendus dépendants de Washington pour le fonctionnement continu de leur armement. (...) L'inquiétude est telle que le débat s'est orienté vers la question de savoir si les États-Unis conservent des interrupteurs secrets dits « kill switches » qui immobiliseraient les avions et les systèmes d'armes. Bien que cela n'ait jamais été prouvé, Richard Aboulafia, directeur général de la société de conseil AeroDynamic Advisory, a déclaré : "Si vous postulez l'existence de quelque chose qui peut être fait avec un petit bout de code logiciel, c'est qu'il existe." (...) La dépendance de l'Europe à l'égard des États-Unis s'est accrue, les États-Unis représentant 55 % des importations européennes d'équipements de défense entre 2019 et 2023, contre 35 % au cours des cinq années précédentes, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. (...) La dissuasion britannique a fait l'objet d'une attention particulière parce qu'elle repose sur des sous-marins armés de missiles balistiques Trident. Ces missiles sont loués aux États-Unis et retournent régulièrement à la base américaine de King's Bay, en Géorgie, pour y être entretenus. Des essais de missiles sont également effectués sous la supervision des États-Unis à Cap Canaveral, en Floride. (...) Malcolm Chalmers, directeur général adjoint de Rusi, a déclaré que la perspective que les États-Unis décident de cesser d'entretenir les missiles Trident britanniques serait « très improbable ». « Ce serait la fin de la relation spéciale entre le Royaume-Uni et les États-Unis que d'avoir une coupure durable de ce type », a déclaré M. Chalmers Assez d'accord avec Chalmers. Les Etats-Unis n'ont pas intérêt à faire s'écrouler des coopérations de défense de long terme, et ils ne sont pas connus pour prendre ce genre de décision de manière précipitée... Oh, wait ! Cependant, Nick Cunningham, analyste chez Agency Partners, a déclaré que les missiles Trident restaient un « point critique de vulnérabilité pour le Royaume-Uni ». Compte tenu du rôle joué par les États-Unis dans la maintenance, il estime que la Grande-Bretagne devrait au moins étudier la possibilité d'utiliser les missiles balistiques français M51 lancés par des sous-marins. La France et la Grande-Bretagne sont les seules puissances nucléaires en Europe. Je peux déjà imaginer De Gaulle et Churchill observant tout ça sur leur p'tit nuage : "Tu me dois une tournée, Winston !" "Grrrmmmmbll !" Une source de l'industrie de la défense a affirmé que des parties importantes de la flotte aéroportée de renseignement, de surveillance et de reconnaissance en Europe étaient « effectivement hypothéquées aux États-Unis et dépendaient de leur collaboration » (...) Les capitales européennes ne s'inquiètent pas tant des systèmes d'armes spécifiques que de la possibilité pour les États-Unis de retirer leur soutien en matière de communication et de partage d'informations sur toutes les plateformes, des avions de chasse aux hélicoptères Chinook et Apache, en passant par les systèmes de défense aérienne tels que le Patriot. (...) Si Donald Trump a ébranlé l'alliance transatlantique, Joachim Finkielman, directeur de DI Danish Defence and Security Industries, a déclaré que les contacts quotidiens du côté de l'industrie se poursuivaient normalement. « Il y a beaucoup de malaise à propos de ce qui va se passer, mais jusqu'à présent, nous n'avons pas ressenti de changements dans la relation avec les États-Unis. » "Jusqu'ici tout va bien"... « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. A chaque étage il se répète : « Jusqu’ici tout va bien. » « Jusqu’ici tout va bien.» « Jusqu’ici tout va bien. »… mais l’important c’est pas la chute : c’est l’atterrissage. » (La Haine) « Cela marque le début de la fin de l'alliance occidentale, ou du moins de la partie de l'alliance impliquant les États-Unis », a déclaré M. Aboulafia. « Que le ciel vienne en aide à l'industrie américaine de l'armement. C'est catastrophique du point de vue des exportations » Je pense personnellement que l'industrie américaine de l'armement s'en sortira, ne serait-ce qu'avec le marché interne, et j'ai du mal à les imaginer perdre toutes leurs parts de marché à l'exportation En revanche, voyant le graphe plus haut avec 1100 chasseurs de fabrication américaine parmi les 2000 des pays de l'OTAN hors Etats-Unis, voyant les dépendances pour le renseignement aéroporté - qui nous touchent aussi, voir les E-3 et E-2 AWACS, voir les Reaper ! - je mesure que dégager les Européens de cette "hypothèque", de la dépendance créée par des décennies à être accroc aux armes produites en Amérique... sera long et difficile
  19. Nos alliés polonais reçoivent en ce moment une série de leçons douloureuses et cinglantes sur le degré de confiance à accorder à l'Amérique Dernière en date, cette leçon du Professeur Musk "Alors qu'Elon Musk a affirmé que « toute la ligne de front ukrainienne s'effondrerait si j'étaignais Starlink », le ministre polonais des Affaires étrangères lui a répondu sur X : « Starlink pour l'Ukraine est financé par Varsovie à hauteur d'environ 50 millions de dollars par an. Indépendamment de l'éthique qui consiste à menacer la victime d'une agression, si SpaceX s'avère être un fournisseur peu fiable, nous serons contraints de chercher d'autres fournisseurs. » Le milliardaire américain a répliqué au Ministre polonais : « Tais-toi, petit homme. Tu ne paies qu'une infime fraction du coût et il n'existe aucun substitut à Starlink. »" Un moment difficile, je crois qu'il est permis d'avoir de l'empathie pour eux Mais en définitive je crois que ce sera salutaire. La fierté polonaise va prendre le dessus
  20. Sanctions par qui ? La Pologne fait partie de l'UE, les sanctions commerciales contre elle ce serait difficile. Et elle sera un membre important de l'alliance de défense européenne. Si d'autres nations européennes souhaitent convaincre Varsovie de s'abstenir, ce sera par la discussion non la pression Et si Varsovie s'avère déterminé, je pense que nous nous y ferons, tout simplement
  21. Un site d'essai souterrain dans le sud de la Pologne, leur partie de la chaîne des Carpathes, ne devrait pas être trop difficile à créer. Ce ne serait pas très différent de ce que la Corée du Nord a fait à Punggye-ri Je verrais plutôt des missiles mobiles sur véhicules, dispersables en temps de crise. Peut-être des balistiques moyenne portée ou bien des missiles de croisière longue portée - une portée de 1500 km suffirait à menacer notamment Moscou et St Pétersbourg, ou encore des cibles militaires dans la partie ouest de la Russie La Pologne participe au programme européen ELSA de frappes longue portée, dont le CEMA Burkhardt pouvait dire en octobre dernier « ELSA est un dispositif de frappe dans la grande profondeur puisqu’on parle en milliers de kilomètres et non en centaines de kilomètres. C’est une initiative lancée au niveau européen prenant en compte l’évolution de l’environnement stratégique, en voyant les armes utilisées sur les théâtres d’opérations par les différents belligérants, que ce soit en Ukraine, au Proche et Moyen-Orient ou ailleurs » Bien sûr, la partie proprement polonaise de la technologie de ce programme commun - MBDA par exemple s'est mis sur les rangs avec une version terrestre du MdCN - sera sans doute limitée. Mais Varsovie aura accès au missile et la possibilité d'en commander pour ses besoins de frappe lointaine. Conventionnelle... ou non C'est vrai si on parle de balistiques intercontinentaux, c'est-à-dire si on vise une dissuasion de portée mondiale. Si on a des ambitions plus limitées, on peut se satisfaire de nettement moins Un pays comme le Pakistan se satisfait d'une portée suffisante pour menacer la plus grande partie du territoire de l'Inde. Leurs armes ne sont pas conçues pour se défendre contre l'Amérique, ni la Chine ou la Russie Une Pologne se dotant d'armes nucléaires chercherait à dissuader la Russie voisine, non l'Amérique ni la Chine La principale difficulté est de mettre au point la technologie d'enrichissement. Se procurer de l'uranium naturel, ça ne doit pas être bloquant, il y a quand même pas mal de pays qui en extraient... y compris la Tchéquie voisine qui verrait certainement d'un bon oeil les projets polonais La Corée du Nord, pays moins peuplé et moins prospère que la Pologne, qui plus est frappé de nombreuses sanctions et interdictions d'importation, y est parvenue semblerait-il en 10 à 20 ans (on ne sait pas exactement à quel moment ils ont commencé) J'ai beaucoup de mal à imaginer qu'il faudrait plus de 10 ans à Varsovie s'ils le voulaient vraiment. Je ne les vois pas être frappé de sanctions sérieuses (il y en aurait peut-être "pour la forme") Le reste, les aspects modélisation, métallurgie et explosifs, c'est comparativement moins ardu, surtout s'il s'agit d'engins simples, disons des armes à fission dopée (50-100 kt) de moins d'une demi-tonne Donc les objectifs suivants me paraîtraient tout à fait atteignables - Premier test nucléaire souterrain d'ici 2035 - Force crédible initiale - dizaines de MdC et/ou IRBM terrestres mobiles - d'ici 2040 Je pensais au Pakistan (plus peuplé, mais sur les autres critères plus faible que la Pologne) Ou encore à la Corée du Nord, plus faible que la Pologne sur tous les critères
  22. Que fait la Pologne ? La Pologne sourit
  23. Voici un texte utile car réaliste Il est parfois doux-amer. Son réalisme n'est pas empreint de dureté... mais la réalité est parfois dure Ca s'appelle Le retour des deux Europes « L'Europe doit prendre en charge sa propre défense », dit le nouveau cliché géopolitique, mais cela n'a pas beaucoup de sens. L'« Europe » est composée de pays dont les intérêts diffèrent de manière méconnaissable en fonction de leur distance avec la Russie. Le virage de Donald Trump vers Moscou rétablit la géographie de la guerre froide. On assiste au retour de « l'Europe de l'Est » et de « l'Europe de l'Ouest ». La géographie européenne change périodiquement. Prenons l'exemple de l'essai de Milan Kundera, écrivain tchèque en exil, intitulé « L'Ouest kidnappé », publié en 1983. À l'époque, les satellites soviétiques que sont la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie sont appelés « Europe de l'Est ». En fait, selon Kundera, il s'agissait de l'« Europe centrale », qui faisait partie de l'Ouest jusqu'à ce que l'Armée rouge la « kidnappe » en 1945. « Qu'est-ce que l'Europe centrale ? demande Kundera. « Une zone incertaine de petites nations entre la Russie et l'Allemagne. Et qu'est-ce qu'une « petite nation » ? « Une nation dont l'existence même peut être remise en question à tout moment ; une petite nation peut disparaître, et elle le sait. Les petites nations d'Europe centrale ont rejoint l'« Europe de l'Est » en 1945. Après 1989, à la chute du communisme, elles ont rejoint l'« Europe ». En 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque sont entrées dans l'OTAN et ont bénéficié d'une amélioration géographique : elles ont rejoint l'Ouest transatlantique, qui s'étendait de San Francisco à Varsovie. La semaine dernière, Trump semble avoir dissous l'Ouest. « Cela commence à ressembler à la fin de l'OTAN », déclare Steven Everts, qui dirige l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne. L'article 5 de l'OTAN engage les États membres à défendre tout membre attaqué. La région la plus susceptible d'être attaquée est la Baltique. Interrogé par un journaliste sur le flanc oriental de l'OTAN, M. Trump a répondu : « Je suis très attaché à la Pologne ». Interrogé ensuite sur les pays baltes, il a évité de s'engager. Où se trouvent aujourd'hui la Pologne et les autres pays ? Ils ne font probablement pas partie d'une entité militaire unique appelée « Europe ». Après tout, ni les Européens de l'Ouest ni les Américains ne sont jamais allés mourir pour les Européens de l'Est - ni pour Dantzig en 1939, ni pour Budapest en 1956, ni pour Prague en 1968. Les Européens de l'Ouest ont bien vécu lorsque les Soviétiques régnaient sur l'Europe de l'Est, et ils pourraient bien vivre si Poutine le faisait. Cela signifie que la notion de « défense européenne » ressemble à un régime d'assurance pour les personnes vivant dans une zone d'ouragans, dans lequel les personnes censées payer le plus de cotisations ne vivent pas dans la zone. Une haut fonctionnaire française m'a dit que l'agression de Poutine, bien que déplorable, n'était finalement pas le problème de la France. « Nous avons notre parapluie nucléaire », a-t-elle déclaré en haussant les épaules. En théorie, Poutine pourrait attaquer la France ou la Grande-Bretagne, mais c'est très peu probable compte tenu de la faiblesse de son armée et des limites historiques de la zone d'influence de la Russie, l'« étranger proche ». L'Europe du Sud est encore plus en sécurité. Le dimanche précédant l'invasion russe de 2022, j'étais assis au soleil au bord d'un lac à Madrid, au milieu de familles en train de déjeuner, et j'ai compris : la Russie n'est pas le problème de l'Espagne. L'Allemagne est moins en sécurité. Poutine ne pourrait probablement pas l'envahir non plus, mais comme l'Allemagne n'a pas d'armes nucléaires, il peut tenter un chantage nucléaire. Les Allemands et d'autres Européens s'interrogent désormais sur la possibilité de partager le parapluie nucléaire de la France. Cela les exposerait à une forme de chantage plus amicale, puisque la France obtiendrait beaucoup en retour. Mais la France n'étendra certainement pas son parapluie aux pays baltes - les pays les plus susceptibles d'en avoir besoin, mais qui n'ont pas grand-chose à offrir. La France ne risquera pas une guerre nucléaire avec la Russie pour la Lituanie. Soudain, l'Europe de l'Est réapparaît, avec la Finlande et la Suède qui s'ajoutent à l'ancien bloc soviétique. Ces pays se dotent rapidement d'une armée. Même plusieurs points de PIB supplémentaires consacrés à la défense ne font pas le poids face au risque d'invasion russe. Une étude réalisée par Catherine de Vries, de l'université Bocconi, et Stephanie Hofmann, de l'Institut universitaire européen, montre que plus les pays sont proches de Moscou, plus ils approuvent l'affirmation selon laquelle « les dépenses de défense de l'UE devraient être augmentées ». Je pense que les Européens trouveront l'argent nécessaire pour financer l'Ukraine. Nous pouvons dépenser plus que Poutine. Mais son avantage réside dans son acceptation de verser le sang russe. Les bonnes sociétés accordent de l'importance à la vie de leurs citoyens, mais c'est un handicap en temps de guerre. Le coût d'opportunité de la mort est extrêmement élevé dans l'Europe d'aujourd'hui, où les jeunes de 20 ans peuvent espérer vivre jusqu'à 80 ans. Si des troupes européennes sont envoyées à Vilnius, les partis d'extrême droite pro-poutinistes exigeront immédiatement la « paix » (c'est-à-dire la reddition) J'ai dit à un grand homme politique d'Europe de l'Est que les États d'Europe occidentale se souciaient peu des guerres en Europe de l'Est. Il m'a répondu : « Nous le savons. C'st pourquoi certains de nos pays demandent : « Pourquoi n'attaquons-nous pas la Russie maintenant, au lieu d'attendre qu'elle nous attaque ? Les petites nations qui peuvent disparaître ont tout en jeu. La remarque finale de ce "grand homme politique" est à l'évidence délirante. Une indication du trouble qu'il n'est certainement pas le seul à éprouver Un examen même rapide de la situation d'ensemble, comme le propose ce court texte, permet je pense de comprendre ce trouble
  24. On discute entre Européens des règles des 150 milliards que M'dame Von der Leyen propose de consacrer au financement des industries de défense européennes Première bisbille... au hasard entre Berlin et Paris La France et l'Allemagne s'opposent sur la question des armes "achetées dans l'UE" Berlin estime que le nouveau financement de 150 milliards d'euros pour l'industrie de la défense devrait être ouvert aux partenaires non européens, mais Paris n'est pas d'accord (...) Lors d'un sommet de l'UE jeudi, plusieurs dirigeants, dont le chancelier allemand Olaf Scholz, ont déclaré que l'initiative devrait être ouverte à des partenaires extracommunautaires partageant les mêmes idées (...) Cependant, le président français Emmanuel Macron, qui soutient depuis longtemps l'augmentation de l'autonomie européenne et la stimulation de la production industrielle nationale, a déclaré que « les dépenses ne devraient pas être consacrées à un nouveau kit prêt à l'emploi qui, une fois de plus, n'est pas européen ». Pour combler les lacunes dans les capacités critiques de l'Europe - notamment en matière de défense aérienne, de frappes à longue distance, de renseignement, de reconnaissance et de ciblage - « la méthode consiste à identifier les meilleurs hommes d'affaires et les meilleures entreprises dont nous disposons », a-t-il ajouté. Il a également indiqué que chaque État membre de l'UE serait invité à « réexaminer les commandes pour voir si les commandes européennes pourraient être prioritaires » (...) L'initiative peut être approuvée par une majorité des 27 États membres de l'UE, mais l'adhésion de la France est considérée comme essentielle, même si le pays peut être mis en minorité, comme le montre le précédent de l'EDIF. Deux points de vue possibles, voire complémentaires : - Bouteille non pas à moitié pleine, mais disons avec un petit fond quand même : Berlin a au moins compris qu'il ne faut pas l'ouvrir aux Américains. On progresse ! Merci, M'sieur Donald, grâce à vous on avance (un peu) ! - Ooooom... Ooooom... Oooooom... Bon, comme je le disais précédemment, il est nécessaire d'être un peu compréhensifs les uns envers les autres. Donc de tenir compte du temps nécessaire pour des pays qui ont subi un choc important, par exemple Allemagne et Pologne et pas seulement, pour se faire tout à fait à la nouvelle donne En attendant, naturellement bloquer le mécanisme. Il est possible de jouer sur le facteur temps, et contrairement à ce que suggèrent plusieurs officiels de l'UE interviewés par le journal, il n'y aurait rien de grave à reporter l'adoption de ce mécanisme de quelques semaines voire quelques mois... du moins pour nous Il est heureux que les autres pays soient conscients que même si c'était techniquement possible, ce ne serait vraiment pas une bonne idée de faire approuver ce mécanisme contre la volonté de la France, qui participe à hauteur de 18% au financement de l'UE. Voler 27 milliards d'euros à la France ne serait pas très sage
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