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Patrick

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Tout ce qui a été posté par Patrick

  1. Ok. Dans le monde que tu décris, ce ne sont pas des obus de 122mm que les nord-coréens envoient aux russes, mais des armes nucléaires qu'ils envoient à tout un tas d'acteurs moisis. Dois-je te rappeler que les israéliens ont bombardé une centrale nucléaire en construction dans le désert Syrien? Ce réacteur aurait servi à acquérir des isotopes pour réaliser à terme, après centrifugation, éventuellement, des armes nucléaires. On peut envisager dans le monde que tu décris où les lois et traités n'ont plus de poids car "nécessité fait loi" des iraniens, pakistanais, et Dieu sait qui d'autre, revendre de la technologie nucléaire à tout un tas d'acteurs malveillants qui s'en serviraient un jour contre nous. C'est complètement fou d'envisager briser les traités que nous avons nous-mêmes mis au point pour éviter cette dissémination. La dissuasion n'impose rien du tout à elle seule. Elle n'empêche pas tout un tas d'acteurs de nous casser les noix. Elle n'empêche pas les invasions de territoire, surtout par des armées sans uniformes, elle n'empêche pas non plus le terrorisme. La russie n'a par exemple toujours pas procédé à un simple essai nucléaire d'avertissement dans un puits creusé au milieu de nulle part en Sibérie, alors que l'Ukraine contre-attaque sur le territoire russe en lançant des drones sur des installations stratégiques. Ce qui fait la force de la dissuasion c'est la volonté de l'employer et la capacité de survivre à une frappe de riposte. Sinon ce n'est qu'un outil rhétorique.
  2. Miracle, AKK a branché son cerveau. Bon seulement à moitié parce que ce n'est pas: "les français ne veulent pas" mais: "C'EST LÉGALEMENT IMPOSSIBLE ALLO ALLO LA LUNE ICI LA TERRE". Mais passons. Quant à Donald Tusk, il faudra qu'il spécifie ce qu'il entend par "mettre à la disposition de" parce que je suis à peu près certain que ce n'est absolument pas ce que Macron a voulu dire. Mais passons. Quant à Weber on lui souhaite bien du courage avec son plan d'armes nucléaires européennes! J'espère qu'ils sauront vite se mettre d'accord sur qui de l'Italie et de l'Espagne devra faire l'aileron de droite et l'aileron de gauche du futur missile! Pour finir, une Europe de la défense, qui ferait doublon avec l'OTAN, ne pourrait pas détenir légalement d'armes atomiques non plus (qui va les garder? Qui prendra la décision de les mettre en oeuvre? Qui va les entretenir? Qui va agir pour la protection des sites en cas d'accident? Où et par qui vont-elles être produites, reconditionnées, retraitées? etc) En clair il semble désormais acquis que certains pays d'Europe vont envisager prochainement se doter de l'arme atomique par eux-mêmes. Un changement d'époque! Mais ils ne dépasseront pas ce stade gesticulatoire. Oui parce que pour y parvenir il faut une industrie nucléaire civile ET militaire avec de fortes capacités en termes d'enrichissement, de transmutation, de retraitement, a minima si un stock de produits de fission utilisable existe toujours... À défaut il faut au moins un réacteur plutonigène en plus des moyens d'enrichissement. Tout ça ne se fait pas en un jour. Voir le cas de l'Iran et même celui de la Corée du nord. Et ensuite il faut protéger cet arsenal et le mettre en oeuvre. Il va de soi que baser ces missiles dans des silos ne serait pas particulièrement moderne ni même survivable... L'Allemagne, par exemple, si elle décidait de se lancer dans cette aventure qui ne pourrait être que nationale, irait-elle se doter de sous-marins à propulsion nucléaire accompagnés de SLBM? De MRBM/ICBM lancés du sol ou depuis des TEL? Techniquement ça elle pourrait déjà l'envisager, sans problème. Elle le pouvait il y a 40 ans. L'a-t-elle envisagé sérieusement? En a-t-elle les moyens désormais? Soyons sérieux. On ne peut pas d'une main arrêter des centrales nucléaires parfaitement sûres et d'une autre décider du lancement d'un programme nucléaire militaire. Même avec des compétences transverses déjà utilisées. Valable pour tout un tas d'autres acteurs. À mon avis, aucun pays en Europe n'a les épaules pour parvenir à la bombe, que ce soit seul ou en coopération, ce qui n'aurait là encore aucun sens réel quand on sait que US, UK et France coopèrent au plus haut point sur la question, mais ont leurs propres arsenaux, donc en quoi ce serait différent pour d'autres pays? Et aucun bluff ne fonctionnera non plus, du genre "je peux l'avoir en 6 mois si je veux". Plusieurs choses m'étonnent. Tout le monde fait comme si trump avait déjà gagné. Qu'en savent-ils? Personne ne semble vouloir expliquer concrètement comment il serait physiquement possible sans briser une litanie de traités, de lois, de règles, de doter "l'UE" d'une "force nucléaire".
  3. Et allez ça va encore être de notre faute. Les français! suicidez-vous! c'est pour l'Europe! Et surtout mangeons de la merde arrosée de gaz sarin et trempée dans de la dioxine, ça ne peut pas nous faire de mal après-tout.
  4. Je suis curieux. Qu'est-ce qui te surprend?
  5. Par exemple, mais c'est un argument à double tranchant parce qu'en attendant ces usines n'existent pas.
  6. En même temps pourquoi les chinois interviendraient si leur trafic n'est pas menacé outre-mesure? De même ça contraint certes par effet de bord leur commerce avec le Moyen-Orient et l'Europe mais pas avec les USA et le reste de l'Asie du sud-est... En plus si jamais les houthis deviennent vraiment incontrôlables mais que les américains et les européens font déjà le travail, alors pourquoi s'ennuyer plus que de raison?
  7. Encore une fois on ne peut que déplorer le manque de punch de leur com', qui est à la fois une protection mais aussi une faiblesse. Il y a un certain temps, une certaine personne en relation avec un certain responsable au sein de Dassault, m'avait laissé entendre que ce dernier, contacté au sujet du manque de répondant de Dassault face à d'autres accusations graves et plus ou moins récentes, lui avait expliqué que l'entreprise ne réagissait jamais comme cela. Ce responsable avait aussi ajouté, d'un air sibyllin, que c'était peut-être un tort. Faites-en ce que vous voulez.
  8. Merci. Paradoxalement c'est peut-être une aubaine pour l'Ukraine...
  9. Ah donc ils proposent juste une bonne vieille HANE (High Atmospheric Nuclear Explosion) pour péter les satellites. Un classique. Revoir le test Starfish Prime. Sauf que si les russes font ça leurs propres satellites seraient bousillés également car étrangement les radiations ne reconnaissent pas les nationalités. Bref. Si tu veux un avis purement extérieur, le général Desportes, autrefois assez compétent, est devenu coutumier de ce genre de positions un peu borderline depuis quelques années déjà. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Desportes Je ne sais pas si c'est la proximité des woke de l'institut de Sciences Politiques de la Sorbonne à Paris (connu pour avoir engendré bon nombre de dingues) qui lui a retourné le cerveau, mais il a déjà fait quelques "sorties" assez "spéciales" si je puis dire. L'OTAN sans les américains c'est totalement impossible, et la défense européenne sans l'Amérique, il n'y a que quelques personnes en France qui y croient, sans avoir le dixième des moyens qu'il faudrait pour que ça puisse fonctionner, puisque ça signifierait en effet que la France doive, comme les autres pays, assumer un rôle bien plus grand, ce qu'elle n'est pas capable de faire... Et la plupart des autres européens pareillement. Bref, c'est n'importe quoi.
  10. Patrick

    [Rafale]

    Ahahaha ... Pardon, je ne devrais pas rire, il faut au contraire être tolérants et à l'écoute des opinions, avis, et visions étrangères, qui enrichissent notre compréhension du monde et de... Allez, l'article googletraduit: Préparez-vous à une bonne dose de CYKA BLYAT PIZDEC NAHUI sur fond de hardbass. Le Rafale joue, le Su-30 gagne 7 février 2024 Désormais, de nombreux utilisateurs avancés peuvent facilement le remarquer : oui, ce sont des avions de différentes classes, tête de chêne ! Et comment les comparer, si l'on compare le Rafale, alors avec ses camarades de classe ! C'est-à-dire avec le même MiG-35. N’écrivez même pas comme ça dans les commentaires, je suis immédiatement d’accord avec toutes les affirmations faites. L'auteur, comme on l'écrit souvent aujourd'hui, n'est pas tant hors sujet, mais dans une incompréhension de la manière dont cela se produit : ils lancent un appel d'offres pour le Rafale, mais à la fin ils achètent le Su-30MK. Et s’il s’agissait d’un incident isolé, alors non ! Cependant, je risquerais de convaincre quelqu'un d'autre de mon incompréhension. Alors, "Rafal" ou "Shkval" L'histoire de cet avion est très particulière et originale. En général, si cet avion était apparu sur la scène mondiale au moment de son développement, beaucoup de choses auraient peut-être mal tourné. Après tout, le premier vol du Rafale a eu lieu en juillet 1986, et la décision d'accepter cet avion en service dans l'armée de l'air et l'aéronavale française n'a été prise qu'en 2004. 18 ans est un chiffre très réfléchi, qui suggère soit que l'avion était à l'origine un déchet, et qu'il a été « achevé » pendant tant d'années, soit qu'il s'agit de la myopie du département militaire français. L'avion en lui-même est très intéressant, il a encore aujourd'hui une bonne vitesse (2200 km/h), un rayon de combat tout simplement magnifique de près de 1400 km, cependant, avec trois chars antichar, ce qui réduit la charge de combat. La charge de combat est tout à fait raisonnable : 9 tonnes de bombes et de missiles, et il peut également emporter du SCALP/Storm Shadow. Et ainsi - toute la nomenclature de l'OTAN s'accroche facilement et naturellement. Les systèmes de conduite de tir permettent d'exploiter toute la splendeur, ce qui fait du Rafale un avion multi-missions polyvalent. Et l’avion a combattu, quoique en « mode léger », en Afghanistan, en Libye, en Irak (contre l’Etat islamique). Autrement dit, là où il n’y avait pas d’adversaires égaux dans le ciel, il n’y avait pas d’ennemi en tant que tel dans le ciel. Mais il a gagné en popularité et d’autres pays ont commencé à le commander. La liste de ceux qui ont acheté le Rafale est petite : Grèce, Inde, Qatar, Egypte. Il semble que (s'il y a de l'argent pour cela) la Croatie puisse encore être ajoutée à cette liste. Mais d'autres appels d'offres ont été perdus, certains pour des raisons clairement politiques, comme cela s'est produit avec le Brésil. En général, au début, les Français se sont comportés de manière très « mistrale » : ils ont gonflé les caractéristiques de performance de l'avion, induit les clients en erreur, ils disent qu'ils ont été plus qu'arrogants dans les négociations et ont fixé des conditions délibérément gênantes. De ce fait, le Rafale s'est retrouvé en bas des listes d'appels d'offres en termes de prestations, devenant même le chasseur le plus cher de la génération 4++. De plus, c’est excessivement cher. C'est pourquoi des appels d'offres ont été perdus en Corée du Sud, à Singapour, aux Émirats arabes unis, au Maroc, en Suisse et au Brésil. Au Brésil, on constate que la politique est responsable de tout : si la France n'avait pas « largué » le président da Silva avec son initiative sur le programme nucléaire iranien (je souligne que l'initiative a été pratiquement acceptée à l'ONU, mais la France s'est retournée contre lui) "marche arrière"), à la suite de quoi da Silva a enterré l'idée de s'armer de Rafales, au lieu desquels les Griffin de SAAB ont gagné. Et comme vous le savez, si vous ne marquez pas, ils vous marquent. Après le cauchemar du début des années 90, lorsque la Russie a pratiquement cessé de produire des avions, le marché des avions de combat était en réflexion : radier la Russie et commencer à acheter des avions américains ou européens, ou attendre ? Ceux qui ont décidé d'attendre ont été récompensés, car le Su-30, né en coopération avec l'Inde (lire - avec l'argent indien, ils n'en avaient pas à l'époque), s'est avéré n'être pas seulement un avion merveilleux, au 21ème siècle, il n'y en a pas un seul lourd, le chasseur n'a pas été acheté en quantités aussi grandes que le Su-30. Et tout comme le MiG-21 a connu un succès à l’époque soviétique, le Su-30 est devenu un tel succès en Russie. Bien entendu, la popularité du MiG-21 est loin de « tarir », mais le chasseur est néanmoins devenu la base des forces aériennes de plusieurs grands pays : Inde, Chine, Vietnam et Algérie. Et même si vous ne prenez pas l'Ouganda, l'Arménie et la Biélorussie, qui possèdent des exemplaires uniques du Su-30, le Venezuela et le Kazakhstan sont compréhensibles, mais la Malaisie et l'Indonésie, qui n'ont pas du tout été remarquées comme étant favorables aux armes russes, ont ordonné lots d'avions. Et la Chine, comme à son habitude, a gâché le J-16, qui est tout simplement honteusement similaire au Su-27 et au Su-30, et qui est produit en série en quantités décentes. Mais si vous regardez tous les mouvements autour de Taiwan, alors, pour une raison quelconque, les Su-35 et J-20, les avions les plus précieux et les plus modernes de l'armée de l'air de la PLA, n'apparaissent pas dans les vidéos. Mais le Su-30MKK est « une star sur le tapis ». Su-30MKK au-dessus du détroit de Taiwan. Photo de l'armée de l'air de l'APL Le Su-30MK a ramené la Russie sur le marché international avec une relative facilité. Et la principale victime, curieusement, fut le Rafale. Au début des années 90, les Français entrent d'ailleurs très activement sur le marché mondial dans le segment que la Russie a hérité de l'URSS. Et bien sûr, ils ont opté pour le Rafale, car ils ont fait une bêtise : ils ont arrêté la production du Mirage 2000, qui, bien que moralement dépassé, intéressait de nombreux pays pas très riches. Négociations, affichages publicitaires, banquets, expositions, communication culturelle : promouvoir un produit aussi complexe qu'un avion demande du temps et de l'argent. Et puis soudain, en ouvrant pratiquement la porte, Russes et Indiens ont fait irruption sur le marché (ces derniers vendent également presque leurs Su-30), entraînant le Su-30 derrière eux. Et tous ceux qui se tournaient vers la Russie pour demander le prix des Mirages, des Rafale et des Falcons se tournaient immédiatement vers les avions russes. Les mêmes militaires vietnamiens qui hésitaient entre choisir entre le Rafale version «C» (à l'époque aussi humide que l'herbe après un orage) et le F-16 Block 50/52, franchement déjà dépassé. Et voilà, le moment de vérité ! Le Rafale et le F-16 sont des camarades de classe, mais le Su-30 ne l'est pas. Il s'agira probablement d'un frère du F-15, mais il sera encore légèrement plus lourd. Mais désolé, pour la plupart des acheteurs, cela n’a pas vraiment d’importance. Que veulent les militaires ? Acheter des avions qui répondraient à leurs besoins en termes de performances et d'exécution de missions aériennes conformément aux doctrines de défense. Que veulent les dirigeants du gouvernement ? Achetez le moins cher possible et en pensant à l’avenir. Si le Su-30 est moins cher que le Rafale, et à bien des égards supérieur aux avions français... Et ce n'est pas du tout un reproche, le Rafale, malgré son âge et son chemin de modernisation difficile, est un très bon véhicule de combat ! Le Su-30 est tout simplement meilleur de la tête et des épaules. Les Vietnamiens ont presque déjà accepté d'acheter le Rafale, mais le problème, c'est le Su-30... L'accord a finalement été annulé et le Vietnam a acquis 36 véhicules, qui atteignent désormais le niveau du Su-30SM. En fait, il s'agit de l'avant-dernière version de l'avion, si l'on ne compte pas le Su-30SMD (de série, modernisé, modifié), car la « révision » représente environ 2 % des composants importés retirés de la conception. Dans toutes ses caractéristiques, le Su-30SM n'est pas différent du Su-30SMD. En Algérie, ils ont en effet organisé pendant plusieurs jours une compétition naturelle, à la suite de laquelle ils ont oublié le Rafale. Libye. Là aussi, le Rafale s'est vu refuser une place, la compétition a été remportée par le Su-30MKA (version pour l'Algérie), mais le Rafale est revenu, mais le chef de la Libye, Kadhafi, n'a pas vu ses Su-30, bien que le contrat a été signé. Eh bien, vous vous souvenez tous de ce qu'ils ont fait avec la Libye, et les Rafale y ont pleinement participé. Il est dommage que la Russie n'ait pas réussi à livrer les avions commandés en Libye, il serait instructif de connaître les résultats. Venezuela. Tout s’y est passé si vite qu’ils n’ont pas eu le temps d’ouvrir le champagne. Enfin, juste quelques mots sur la façon dont le Rafale a lamentablement perdu les appels d'offres Su-30MKM en Malaisie et en Indonésie. Considérant que ni le premier ni le deuxième pays n’étaient des clients réguliers de la Russie en termes d’armes, cela en dit long. En fait, le Rafale n’a battu qu’une seule fois un avion russe lors d’un appel d’offres, mais avec des réserves. Comme vous le comprenez, il s’agit uniquement de l’Inde et de sa concurrence scandaleuse et lente avec le MMRCA. Mais le Su-30 n'y a pas participé pour une très bonne raison : le Su-30MKI était alors devenu le principal chasseur, chasseur-bombardier et porte-missile anti-navire de l'armée de l'air indienne. Et cela continuera pendant de nombreuses années encore. Malgré le fait que le maréchal en chef de l'armée de l'air indienne a récemment qualifié le Su-30 d'« avion entièrement indien », le pays achète toujours régulièrement 10 à 12 ensembles de véhicules SK-30MKI par an. En principe, vous pouvez supporter de telles attaques pour ce genre d’argent. Quant à la victoire du Rafale sur le MiG-35, tout est clair : un avion réel est bien sûr préférable à un projet qui n’est pas vraiment dans le métal. Le MiG-35, qui existe sous la forme de six prototypes de vol, n'intéressera plus personne au monde : il est d'usage d'acheter des avions qui ont fait leurs preuves dans le ciel. À cet égard, l'expérience avec le Su-30 était encore un pari du point de vue des Indiens, mais ils ont parié sur Irkut et le Sukhoi Design Bureau et ont remporté l'avion pour eux-mêmes. Mais avec le MiG-35, un tel miracle ne se reproduira évidemment plus, donc même ici, tout le monde oublie lentement l'avion. Eh bien, ça n’a pas décollé, ça arrive. Mais dans l’ensemble, la victoire a été clairement à la Pyrrhus. La série télévisée indienne "MMRCA" restera longtemps dans les mémoires du pays. Et il ne s’agit pas de scandales, d’intrigues, de complots et de massacres. Même si c'était comme dans la série, en abondance. Le fait est qu'en payant un Rafale comme un Su-30MKI, l'Inde a reçu littéralement des miettes d'avions (126 ont été commandés), qui ne sont pas encore prêts au combat. Mais ce ne sont vraiment pas nos problèmes. L'Inde ne voulait pas répéter le succès avec le Su-30, mais avec le MiG-35, pourquoi pas ? Leur choix. En résultent des scandales, des démissions, des affaires pénales... Mais l'idée n'était pas mauvaise : acheter des Rafale et les remplacer par des Mirage 2000, qui servent dans l'armée de l'air indienne depuis 1985. Les Mirages, ainsi que le MiG-29, se sont très bien montrés lors de la guerre de Kargil. "Rafal" au lieu de "Mirage", Su-30MKI au lieu de MiG-29 et MiG-21 - l'armée de l'air indienne deviendrait vraiment la plus puissante de la région. Et en termes de nombres de masse, il y a de l’ordre. Mais ce qui rend les projets si mauvais, c’est qu’ils ne sont pas du tout obligés de se réaliser. Et nous nous rapprochons ici de ce qui a fait du Su-30MKI (et pas seulement du MKI) un si terrible concurrent dans la guerre des appels d'offres. Vous souvenez-vous de ce qu'était l'embuscade du contrat Rafale ? Le fait est que les Français ont promis une chose, mais en réalité quelque chose de complètement différent s'est produit. Les Français ont catégoriquement refusé de transférer la technologie aux Indiens et d'organiser la localisation de l'assemblage d'avions en Inde. Des contrats savamment rédigés ont permis d'organiser cette, oserais-je le dire, une arnaque. Ensuite, les Français ont tout simplement arrêté d’assembler des avions pour l’Inde. D’abord la crise, puis la pandémie, puis la crise post-pandémique. Il n'y a tout simplement pas de temps pour travailler. Au ministère indien de la Défense, les maréchaux étaient furieux, mais ils ne pouvaient rien faire. Là, le prix de 218 600 000 euros de l'avion était accompagné d'une pénalité bonus pour refus d'achat de près de la moitié du coût de l'avion. La seule chose que les avocats indiens ont pu faire a été de réduire le nombre d'avions achetés dans le cadre du contrat de 126 à 36. Et ils ont décidé d'abandonner l'achat de pétroliers pour les Rafales basés sur l'Airbus A-330 pour un autre et un un demi-milliard d'euros. Le fait qu'il ait été impossible de ravitailler de manière constructive les avions français à partir des ravitailleurs Il-78MKI existants en Inde a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Lorsque le moment est venu de prendre des sanctions anti-russes, la France s’est naturellement frottée les mains. Bien sûr, il y aurait une opportunité de régler ses comptes et d’éliminer un tel concurrent ! C’est en effet ce qui s’est passé en Égypte et en Indonésie. Et désormais, les forces aériennes de ces pays deviendront les fiers propriétaires de Rafales au lieu des Su-35 et Su-30. La pression américaine est une chose sérieuse. Et l’entrée des Français sur le marché avec les Rafale est revenue les hanter avec la perte d’un contrat de construction de sous-marins pour l’Australie. Mais ce ne sont que des affaires. Cependant, ceux qui sont indépendants et véritablement indépendants continuent, quoi qu’il arrive, à voter avec leurs dollars pour des avions russes. Kazakhstan. Ils y ont également longuement dansé le cotillon, tentant de conclure un contrat pour la fourniture de Rafales. Hélas, au Kazakhstan, ils ont préféré le Su-30. Oui, l’achat de 12 avions ne peut pas être qualifié de gros lot, mais le Kazakhstan n’a pas de tâches nécessitant 120 avions. Et 12 Su-30SM2 constituent une force très sérieuse dans la région. Ethiopie. Depuis dix ans, les Français martèlent les militaires de ce pays, pour tenter de livrer le Rafale. Depuis dix ans, les Français tentent de pénétrer le marché africain, qui, disons, n’est pas très vaste. Les pays africains ont de grands désirs, mais des budgets minuscules, et les pays qui ont de l’argent se comptent sur une seule main. Et puis, en janvier, on a appris que le Su-30 avait gagné. Vers des images du Su-30MKI VVS Ouganda Un moment agréable et pas seulement sur le plan financier. Et ici, je voudrais dire précisément pourquoi, malgré toute la russophobie actuelle, les avions russes ne sont pas abandonnés. En quoi l’approche russe diffère-t-elle de l’approche française ? Oui, tout est pareil : leur commerce d’armes , comme tout le monde, n’est « qu’une affaire » au sens de la loi. En Russie, c'est plus difficile, et historiquement. L'attitude même des Français envers les clients est quelque peu différente de celle de notre côté. Il (le rapport) peut être mesuré en « mistrals ». Combien de modifications les Français ont-ils créés pour le Rafale ? Dans l’ensemble, pas grand-chose. M et N sont des avions monoplaces et biplaces, VM est un porteur d'armes nucléaires et deux modifications chacune (1 et 2 places, respectivement) pour l'Égypte et l'Inde. Sur les 38 années d’existence du modèle et 23 années de service, eh bien, les Français ne se sont pas trop mis à rude épreuve. Avec le Su-30, tout est quelque peu différent. En 32 ans d'exploitation et 34 ans depuis le premier vol, 17 modifications ont été créées, dont plusieurs ont été créées spécifiquement pour le client : Inde, Chine, Vietnam, Venezuela, Algérie, Indonésie. D'ailleurs, les Français ont apporté des modifications pour l'Egypte et l'Inde en gardant un œil sur le travail de nos designers. De plus, il a toujours été facile de négocier avec les Russes en termes d’obtention de technologies et de licences. Et certains ne s’en soucient pas beaucoup, et ce n’est pas grave. Il n'y a jamais eu de conflits. Le Su-30, quelles que soient les lettres qui apparaissent après les chiffres, est un avion merveilleux. C’est la modernité, une plateforme complète, la flexibilité en termes d’aspect technique, d’intégration et de configuration selon les souhaits du client et la possibilité de transfert de technologie. Associé à d'excellentes caractéristiques de vol, tout cela constitue l'essence de l'avion Su-30 qui, comme beaucoup le pensent, sera pendant longtemps un acteur important sur le marché mondial de l'armement. Le Rafale est à sa manière un très bon avion capable de se battre pour une place sur le marché, mais le principal problème du Rafale réside sur le plan politique et dépend des responsables du gouvernement français qui tentent de vendre l'avion. Ainsi, malgré le fait que les avions appartiennent en réalité à des classes différentes, le Rafal restera longtemps en concurrence avec le Su-30 lors des appels d'offres. Et quelle que soit la pression exercée par le bloc de l’OTAN et quelles que soient les promesses faites, il est certain que l’avion russe l’emportera encore plus souvent sur l’avion français. Voilà. Le seum à l'état brut. Les mecs vivent dans un monde parallèle.
  11. Et le président s'appelle Astérix. POV: quand tu es Pascal Boniface pendant une chronique sur France Inter après 3 pintes. Bon courage pour passer pour les gentils après des trucs pareils. Ce qui sera très utile pour sauver les grands irradiés après une frappe nucléaire. Et pour faire comme poutine, on peut donner cette mission aux migrants, excellente idée. é qué sapélério, "Gladio". ...Et on risque pas de les aider avec des jardiniers qui parlent en espéranto... Je crois aussi. edit: Est-ce que par le plus grand des hasards tu aurais mangé un Bernard Henri Lévy hier soir? Non parce qu'il faut pas hein.
  12. Eurodrone : nouveau retard, nouvelle crise de nerfs Par Vincent Lamigeon le 14.02.2024 à 13h00 Un rapport du ministère allemand de la Défense évoque un retard dans le programme de drone de surveillance européen, pointant des « problèmes concernant le travail de Dassault ». L’avionneur français, furax, nie toute responsabilité. Airbus, maître d’œuvre du programme, dédramatise. Maquette de l'Eurodrone au salon du Bourget, en juin 2023 C’est une des crises de nerfs dont les programmes d’armement européens sont devenus coutumiers. Cette fois, elle ne concerne pas le SCAF, le projet franco-germano-espagnol d’avion de combat et de drones d’appui, ni le MGCS, le futur char de combat franco-allemand, mais l’Eurodrone, le projet de drone de surveillance lancé par l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie. Lancé en février 2022, ce programme de 7,1 milliards d’euros prévoit le développement et l’acquisition par les quatre Etats d’une soixantaine de ces drones de 30 m d’envergure et 11 tonnes, qui doivent entrer en service à partir du début des années 2030. Que se passe-t-il exactement ? Quelques lignes dans un obscur rapport du ministère allemand de la Défense ont suffi à mettre le feu aux poudres. Ce document consacré aux grands programmes d’équipement de la Bundeswehr, publié à la fin du mois de janvier, évoquait un possible « nouveau retard » dans le Preliminary Design Review (revue préliminaire design, ou PDR) de l’Eurodrone, une étape clé qui devait être bouclée en septembre 2023. Le rapport pointait, pour justifier ce retard, des « problèmes de coordination » entre Airbus et Dassault. Avant de lâcher une bombe : « Le maître d’œuvre, Airbus Defense & Space, s’efforce de résoudre (…) les problèmes concernant les travaux de Dassault. » Pour rappel, l’avionneur français est notamment chargé des systèmes de vol et d’atterrissage (« safe flight and landing system ») et des communications de missions de l’Eurodrone. Dassault furieux Dassault, à l’origine des retards de l’Eurodrone ? Au siège de l’avionneur à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le sous-entendu donne des aigreurs d’estomac. « Depuis février 2022, nous avons tenu tous nos jalons sur tous les sujets que nous pilotons seuls, comme les communications de missions, assure-t-on au sein du groupe français. Sur les autres, nous attendons qu’Airbus, le maître d’œuvre du programme, nous transmette les données d’entrée, qui sont indispensables pour travailler. » Ces « données d’entrée » sont, en gros, les spécifications précises des systèmes confiés à Dassault, notamment sur le sujet, stratégique, des commandes de vol. L’avionneur français assure avoir alerté les autorités de tutelle, l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement) et la DGA, sur ce sujet depuis des mois. « Tant qu’on n’aura pas reçu ces données, le programme continuera à prendre du retard », assure le groupe. A combien s’élève ce retard ? Le rapport du ministère allemand de la Défense évoque le chiffre de 10 mois, sans plus de précision. Une source proche du dossier évoque 14 mois sur la Preliminary Design Review (PDR), et 18 mois sur la Critical Design Review (CDR). La première glisserait ainsi de septembre 2023 à novembre 2024, et la seconde de septembre 2024 à début 2026. Ce calendrier rendrait quasi inatteignable l’objectif, évoqué par le rapport allemand, d’un premier vol en janvier 2027, et d’une première livraison à la Luftwaffe en avril 2030. « Pas agréable, mais pas dramatique » Interrogé par Challenges, Jean-Brice Dumont, patron de l’aviation militaire chez Airbus DS, s’emploie à dédramatiser. « Ces chiffres ne correspondent pas à ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord avec nos partenaires industriels et l’OCCAR, jure-t-il. Ce qui est vrai, c’est que nous avons besoin de plus de temps pour le PDR, qui est le moment où l’on prend les grandes décisions du programme. Ce n’est pas agréable, mais ce n’est pas dramatique non plus : on n’est pas loin de franchir l’étape et il vaut mieux régler les problèmes et faire les bons choix maintenant, que plus tard. » Pour le CDR, « le retard sera difficile à rattraper, mais on va essayer de l’amortir », poursuit le dirigeant. Vue d'artiste de l'Eurodrone (crédit : Airbus) A l’inverse du rapport du gouvernement allemand, le patron des avions militaires d’Airbus refuse d’incriminer Dassault. « Nous sommes deux maisons avec des cultures différentes, on apprend à travailler ensemble, pointe-t-il. On leur doit des spécifications précises, parfois on a besoin d’infos de leur part. Il a pu arriver que chacun attende l’autre, c’est la vie d’un programme en coopération. Mais Dassault Aviation sait faire des commandes de vol, c’est évident ; c’est un travail d’équipe et on a aucune intention de blâmer qui que soit chez nos partenaires. » Malgré les nouveaux retards du programme, le patron des avions militaires d’Airbus assure que le projet progresse. « On reste sur le chemin critique du premier vol, indique-t-il. Ce programme génère un savoir-faire essentiel pour les drones européens, qui servira aussi sur des appareils plus petits. » Exemple : le Sirtap, drone commandé à 27 exemplaires par l’Espagne à Airbus en novembre. Cet appareil de 750 kg et 20 heures d’autonomie, sorte de petit frère de l’Eurodrone, doit voler pour la première fois en 2025, avec de premières livraisons prévues, non sans ambition, dès 2026. Grosse ambiance donc, mais on note un changement de ton bienvenu chez Airbus D&S.
  13. Je suis d'accord. Au vu des "propositions" des uns et des autres sur ce dossier il est en revanche clair que ça va être compliqué sinon impossible à mettre en place. Raison pour laquelle on aura forcément en France besoin du FMAN, du FMC, et de l'ASN4G EN PROPRE, mais surtout d'autorisations de survol, au cas par cas s'il le faut, de pays dont la géographie nous ouvrira la possibilité d'aller frapper, par exemple, la russie. Danemark>Suède>Finlande/pays baltes, ou Italie>Grèce>Bulgarie, ça marche également comme route si les allemands nous refusent le survol par exemple. Et c'est sans doute ce sur quoi il faut mettre l'accent, avec une rhétorique simple: "qui m'aime me suive" mais aussi "avec ou sans vous". Remarque, beaucoup de programmes devraient être gérés de la sorte à commencer par les SCAF et MGCS, mais force est de constater que nous n'y sommes pas... Tu remarqueras cependant qu'on peut aussi parier sans trop de risques que si les américains réclament demain de faire voler un B-52 ou un B-21 au-dessus de n'importe lequel de ces pays européens qui aujourd'hui réclament des choses impossibles aux français concernant notre dissuasion, là il n'y aura pas de problèmes ou de contreparties à trouver... Étonnant, non? Oui et non. En fait au mieux on pourrait la considérer lorsqu'utilisée à la plus faible puissance possible (0.1kt minimaux) comme un armement tactique de théâtre, par exemple destiné à détruire un gros ouvrage d'art ou un bâtiment particulièrement renforcé sans toutefois générer une onde de choc dévastatrice (sauf que le flash nucléaire lui aura bien lieu et que ça dispersera un paquet de radionucléides). Et bien disons que depuis la crise des euromissiles, que tu as bien connue, et le retrait des Pershing, ils ne peuvent compter sur rien d'autre en termes d'armes prépositionnées. Reste que faire décoller des F-35 depuis le petit nombre de bases Européennes connues pour abriter des bunkers dans lesquels les B61 sont prépositionnées, des bases qui sont probablement surveillées par les russes comme le lait sur le feu, ce n'est pas franchement très survivable non plus, du moins en théorie, les "exploits" des russes en Ukraine tendant à démontrer qu'une base aérienne peut malgré tout résister à des frappes conventionnelles. Mais nucléaires en revanche, ça reste à voir. En revanche quand on regarde ce qu'il y a dans Skyshield, on a la preuve que la menace la plus crédible ce sont les SRBM MRBM et ICBM, du point de vue des gens qui font partie de l'initiative. Concrètement, s'ils voulaient dissuader les russes plus franchement et plus largement il leur faudrait par exemple des missiles balistiques à portée intermédiaire (3000km/5500km) de portée porteurs d'armes nucléaires. Problème, ce serait de nouvelles armes, et non plus de simples B61 à chute libre... Et ça sortirait du cadre du TNP. On pourrait aussi imaginer un montage façon GLSDB avec un missile de croisière furtif portant une B61 montée à l'avant, qui aurait ainsi le chic de ne pas changer l'armement en propre tout en changeant son vecteur, ce qui compte étant sa trajectoire terminale après largage plutôt que de savoir comment elle a été amenée à l'endroit où débute sa séquence de tir. C'est déjà le tour de passe-passe qui permet de justifier actuellement de mettre la B61 sous F-35 alors que ça augmente de facto la létalité de l'engin en réduisant la fenêtre de réaction adverse puisque le F-35 est très furtif surtout par rapport à un F-16 ou un Tornado. Donc une sorte de gros MdCN ou SCALP ou Taurus KEPD mais amenant une B61 vers sa cible. Ça ne sortirait en théorie pas du TNP. En revanche je ne sais pas ce qui serait le plus crédible en termes de time to target par rapport à l'utilisation des F-35 qui peuvent quand même taper mach 1.6. En revanche, il faudrait un TEL terrestre spécifique, plus aisément reconnaissable, qu'il faudrait camoufler dans le trafic civil par exemple. Ou alors envisager un tir depuis la soute d'un A400M. Nous n'en sommes pas là mais c'est une piste qui pourrait augmenter la crédibilité de la dissuasion euro-américaine dans le cadre du "partage nucléaire". Bref, dans ce contexte, il m'est difficile de voir la B61 comme autre chose qu'un hochet diplomatique ou une arme de pure représailles destinées à aller frapper des cibles aux frontières d'une Europe déjà dévastée par le feu nucléaire ou en phase de l'être, par pur dépit. À ce moment les questions de rayon d'action (pas gigantesque sans ravitaillement) et de survivabilité (mais là celle du F-35 reste exceptionnelle, soyons honnêtes) n'auraient plus d'importance, et donc la portée après-tir de la B61 non plus. En fait, la simplicité de cette arme serait même une garantie qu'elle déclenche ses effets avec fiabilité, là où un missile peut toujours échouer au moment de son lancement. Les missions des F-35 allemands italiens belges et néerlandais deviendraient alors des missions kamikaze menées sur des cibles désormais sans défense, un peu à l'instar de celles des Mirage IV avec AN-11/-21/-22 durant la guerre froide, à cela près que les Mirage faisaient face à des défenses aériennes théoriquement moins efficaces, avantage que le F-35 conjure grâce à sa furtivité. Évidemment, aucune chance que ces missions soient déclenchées si les américains ne le souhaitent pas de leur côté. Donc si les USA décident de ne pas striker la russie en représailles de frappes sur l'Europe transformée en champ de ruines nucléaires, sur qui compter? On est donc très très loin de l'ASMP qui furent disponibles sur Mirage IV et 2000N, ou de l'ASMP-A disponible sur Rafale, et encore plus de l'ASN4G qui sera une réponse française au Zircon russe. Mais surtout, on est loin de la latitude d'action dont dispose la France. Tout à fait d'accord, à ceci près que la gesticulation française n'a pas besoin que le protecteur américain lui donne l'autorisation de gesticuler. Pour ça que je parle de hochet diplomatique. Je ne réfute pas leur présence, je réfute le fait qu'elles soient utilisables comme tu l'entends. C'est toi et les gens qui en sont convaincus qui le disent. Cet argument n'aura aucun poids du point de vue des signataires du TNP. Une nuke est une nuke. Ça ne répond toujours pas à la question de savoir pourquoi la France irait immobiliser chez d'autres pays des armes présentes chez elle, ce qui reviendrait à réduire nos propres capacités de frappe au cas où, à tout hasard, la France attaquée souhaiterait utiliser SES armes prépositionnées chez les AUTRES (au passage bon courage pour leur vendre des Rafale LOL) qui refuseraient que la France riposte avec. AKA: "empty quiver". Et je te redis que les américains ont beaucoup d'armes et de vecteurs nucléaires comparé aux français avec seulement entre 288 et 300, qu'ils sont capables de mettre ces pays dans la mouise à tous les niveaux si jamais ceux-ci s'aventuraient à essayer de les gruger, et que les américains ne comptent pas sur ces pays-là pour assurer la riposte nucléaire des USA. Ce que tu proposes revient à délocaliser la dissuasion française. C'est très très éloigné de ce que proposent les américains aux européens. Et surtout, PERSONNE je dis bien PERSONNE, à commencer par Macron lui-même, n'a jamais parlé de ça... ce sont les européens qui ont cru comprendre ça, ou ont fait semblant de comprendre ça. Avec probablement pour objectif de pouvoir dire, une fois que la France aura expliqué que c'est impossible, "oh regardez, les français disent vouloir nous aider alors qu'en fait ils veulent nous contrôler, ohlala quels méchants, ohlala". C'est cousu de fil blanc. Je suis en revanche 100% d'accord avec toi sur les points en question. La dissuasion sans soutien conventionnel fort court le risque de n'être qu'une ligne Maginot nucléaire.
  14. Yep. https://en.wikipedia.org/wiki/Rockwell_B-1_Lancer#Variants B-1R The B-1R was a 2004 proposed upgrade of existing B-1B aircraft.[158] The B-1R (R for "regional") would be fitted with advanced radars, air-to-air missiles, and new Pratt & Whitney F119 engines (from the Lockheed Martin F-22 Raptor). This variant would have a top speed of Mach 2.2, but with 20% shorter range.[159] Existing external hardpoints would be modified to allow multiple conventional weapons to be carried, increasing overall loadout. For air-to-air defense, an active electronically scanned array (AESA) radar would be added and some existing hardpoints modified to carry air-to-air missiles.[158] Ce ne serait pas totalement incroyable qu'il puisse faire de l'engagement vu qu'il doit avoir une SA au top pour assurer sa survivabilité.
  15. Désolé mais je te retourne la remarque. Il n'y a pas plus de "double clé" que de "partage nucléaire". Les Européens ne décident pas de l'emploi des armes américaines. Ce sont les américains présents sur les bases européennes qui conservent les codes. Les américains ne comptent pas non plus sur les Européens pour mener des frappes nucléaires en leur nom, ils n'en ont pas besoin. Parce que l'armement est obsolète, que les F-35 sans ravitaillement auraient les pattes trop courtes pour aller taper des objectifs russes dans la profondeur, ne parlons pas d'objectifs à l'autre bout du monde, et parce que à proximité de cibles supposément très bien défendues par des réseaux de radars multistatiques la furtivité du vecteur F-35 est sujette à caution, encore que les drones ukrainiens au-dessus de la russie remettent en cause cette notion... Ce que ça vient faire là c'est que tu en parles toi-même... Je cite: Si un pays où sont stationnés des Rafale armés d'ASMP-A refusent que ces Rafale décollent, alors c'est une tentative d'empêcher la France d'utiliser comme elle le souhaite son arsenal nucléaire. Rétention, assimilable à un vol, ou à une perte de contrôle, AKA "Empty quiver". https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_military_nuclear_incident_terminology#Empty_Quiver CQFD. Aucun intérêt de confier à d'autres européens le rôle de tirer NOS armes nucléaires. De plus ce serait briser le TNP, je ne sais combien de personnes sur le forum répètent cette évidence du droit en boucle depuis DES ANNÉES!!! Pourquoi les Américains ne remettent pas des B61 en Corée du Sud ou en Grèce ou Dieu sait où il y en avait avant? PARCE QU'ILS NE PEUVENT PLUS, LÉGALEMENT, et que ça amènerait les russes chinois nord coréens et pakistanais à aller prépositionner leurs armes atomiques dans tout plein de pays non recommandables qui n'auraient qu'à agiter ce précédent pour justifier leur posture! Même au cas où un prépositionnement français serait envisagé, il suffirait de prépositionner des Rafale chez nos voisins pour ça, mais concrètement on en a même pas besoin parce qu'en termes de distance franchissable si on ajoute la portée du missile (et surtout l'entraînement de nos forces aériennes, et oui) le Rafale n'a pas besoin d'être à proximité immédiate de sa cible pour rester pertinent. Or l'Eurofighter, lui, aurait bel et bien cette contrainte! Et il n'y a pas de missile nucléaire sous F-35. Quant à y intégrer l'ASMP-A ou l'ASN4G, nous n'en sommes clairement pas là non plus. Ce qu'il nous faut ce sont des autorisations de survol, des ravitailleurs, une surveillance AWACS et une protection de la chasse et de la défense aérienne de nos voisins Européens... Raison pour laquelle Macron a proposé aux Européens de participer à des exercices POKER. SAUF QUE JUSQU'ICI VISIBLEMENT ÇA N'INTÉRESSE PERSONNE VU LES FINS DE NON-RECEVOIR ADRESSÉES À LA FRANCE ET LES CONTRE-PROPOSITIONS DE "PARTAGE" QUI ELLES SONT REJETÉES, ET HEUREUSEMENT, CAR ILLÉGALLES, PAR LA FRANCE. Alors ça veut dire qu'on immobilise potentiellement une part de notre parc nucléaire en le laissant à disposition de gens qui n'auront aucune obligation de le mettre en oeuvre. Donc soit on a "donné" des armes atomiques et que les autres en font ce qu'ils veulent (ce qui signifie alors que la France est devenue un état-voyou) soit alors que la France s'est séparé volontairement de son arsenal pour le confier au bon soin de pays étrangers comme l'ont fait les EX-républiques soviétiques à la chute de l'URSS, ce qui est un abandon de souveraineté et un "Empty Quiver". ...Après l'incertitude de la DMA, la dissuasion de Schrodinger: "on va peut-être tirer mais peut-être pas, 'tention hein, faut pas rigoler avec nous hein, non parce que nous... 'tention hein!" Ou comment fusiller toute sa politique de dissuasion nucléaire. Les armes atomiques c'est comme les brosses à dent, ça ne se prête pas. Et les USA ne comptent pas sur des B61 pour assurer leur dissuasion nucléaire. La B61 c'est une pure "doomsday weapon", une arme de représailles destinée à être utilisée sur des cibles qui ne pourront plus se défendre parce que la désorganisation sera tellement totale après les premières frappes de VRAIES armes atomiques (SLBM, ICBM, missiles de croisière...) que plus personne ne sera en mesure de faire fonctionner un réseau de défense aérienne crédible pour empêcher les porteurs de B61 de passer au travers des mailles du filet. Sous Mirage IV l'AN22 procédait de la même logique. Les avions décollaient, ravitaillaient, et filaient vers la mer Noire puis la Crimée, et les équipages devaient ensuite aller s'éjecter quelque part en turquie ou au moyen-orient. Il n'y avait pas de retour à la maison, parce qu'il n'y aurait plus de maison. C'était des missions-suicides et des fusils à un coup. Avec le Rafale les choses sont un peu différentes. Dans le cas des FANu par exemple rien n'interdirait aux avions de revenir à bord du CdG, de réarmer, et de retourner atomiser un truc. Idem pour d'autres bases prépositionnées éventuellement plus loin (DOM-TOM). C'est la magie du rayon d'action. Quels autres avions de combat européens peuvent faire des missions de 12h avec finalement assez peu de ravitaillement parce qu'ils emportent 5850 litres internes et 4000 litres externes tout en mettant en oeuvre non pas une bombe qui les expose mais un missile de plusieurs centaines de km de portée qui les met à l'abri? Aucun. Il faut se tourner vers les bombardiers américains pour ça. Merci bonjour.
  16. Pourquoi? Tu n'as jamais entendu parler du projet B-1R? Le B-21 quoique subsonique (encore que, à haute altitude, il faudrait voir) pourrait faire un bon camion à missiles, en acceptant la contrainte d'accélération transsonique.
  17. Le dessin du missile "AIM 260" c'est en fait celui de Peregrine, un concept de micro missile à moyenne portée à emporter par 4 dans une soute de F-35 façon SDBII, porté par Raytheon après qu'on ait cessé d'entendre parler de CUDA. Pas ou peu d'explosifs à bord dans les deux cas. Un peu vaporware aussi. Autant dire que ça ne volera pas 200km. Pour le reste ils ne prennent pas trop de risques.
  18. Alors dans ce cas autant ne rien faire et rentrer à la maison parce que ça n'a plus aucun intérêt. Le seul point positif pour la France dans cette affaire étant d'avoir une autorisation de survol renforcée de la part des pays en question, matérialisée par le prépositionnement... Et de plus, là encore, refuser que les avions français redécollent pour rentrer chez eux s'apparenterait à une tentative de rétention d'armes nucléaires sur le sol des pays en question. Totalement impensable et preuve supplémentaire que ça ne marcherait pas.
  19. Patrick

    Le F-35

    C'est pas la première fois les effacements de trains avant au sol... Inquiétant.
  20. L'article du Sueddeutsche est lunaire! Ils n'ont encore rien compris, ma parole. Même Tusk. Scholz et quelques autres est finalement le seul à avoir la tête sur les épaules dans cette maison de fous! Mais au FDP et au SPD ils planent jusqu'à la Jamaïque. Rasta farai yeah man. Macron n'a jamais proposé "d'européaniser les armes françaises". Il a proposé de faire participer les européens à la dissuasion française en leur permettant d'engager leurs moyens ce qui suppose par exemple de participer aux exercices POKER avec leurs ravitailleurs, AWACS, chasseurs, etc, et de "donner une dimension européenne aux intérêts vitaux de la France". Ça n'a strictement rien à voir, et c'est surtout un moyen de faire entrer les armes françaises dans les plans de l'OTAN... sans les faire vraiment rentrer dans les plans de l'OTAN, en prenant l'UE comme cadre plutôt que l'OTAN. L'idée est de permettre essentiellement aux moyens français de voler au-dessus d'autres pays européens pour aller frapper des cibles situées hors du territoire de l'UE, ce qui n'est pas possible aujourd'hui sans l'accord formel des pays en question. Bien sûr ça pourrait éventuellement signifier que des détachements FRANÇAIS pourraient se prépositionner sur des bases dans des pays de l'UE pour des périodes plus ou moins courtes ou longues, mais en aucun cas ça ne donnerait à ces pays un droit de regard sur l'emploi de ces armes française autrement que pour faire face à une attaque contre ce pays, et certainement pas pour s'en servir pour menacer ou pousser en avant leurs intérêts! Quant à des "armes nucléaires européennes communes" c'est là encore une vue de l'esprit. Ces gens sont aussi dingues que poutine, et surtout, ne se rendent pas compte de la technologie qu'il y a derrière des nukes state of the art. Traduction google de l'article du sueddeutsche: Capture d'écran de la traduction de l'article du sueddeutsche: L'article de Zeit est bien plus réaliste et pointe les incohérences! La madame Barley n'a clairement pas les yeux en face des trous, mais monsieur Wadephul semble pour sa part comprendre les enjeux du débat.
  21. Et surtout des monnaies d'une stabilité et d'une solidité à faire pâlir le franc suisse... Pourtant si on juge par l'immigration, on pourrait presque croire le contraire...
  22. Pas d'inquiétude, ils s'adosseront au rouble russe ou bien au yuan chinois. Je suis certain que ça va bien se passer.
  23. ...Quelqu'un leur dit qu'ils peuvent quitter le CFA quand ils veulent? Ah mais non pardon c'est tellement plus pratique de pouvoir mettre tous leurs malheurs sur le dos du grand méchant loup, l'épouvantail, que dis-je, L'OGRE français...
  24. Le titane n'est pas si rare que ça comparé à d'autres matières premières quand même. Mais moins bien réparti et difficile à fondre et à forger. Enfin on est quand même pas si mal, mais on manque sans doute de capacités de transformation. Je pense que le sujet d'avenir c'est surtout les métamatériaux et les aérogels plus que les composites sandwich à l'ancienne.
  25. Peut-on en savoir plus? Je ne suis pas abonné. Ou bien c'est la même histoire qu'avant avec la bisbille Howmet LM sur les prix? Reste à voir si les indiens ne vont pas essayer de s'en servir comme levier pour obtenir des choses différentes. On diversifie mais on reste exposés. Pareil pour Safran qui a certes fait des stocks de titane avant la guerre en Ukraine en rachetant tout ce qu'ils trouvaient sur le marché, sauf que les stocks ça ne dure pas. En attendant tout ça nous rappelle qu'avoir des ressources naturelles c'est bien aussi...
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