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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 10/12/2025 dans toutes les zones

  1. Cet après midi, j'étais à Balard ( ma première fois). Je devais rencontrer le directeur de la DMAE et un colonel pour une entrevue filmée. 1H45 d'entrevue ! ça m'a lessivé. Mais c'était passionnant. La vidéo sortira quand elle sortira, notamment parce que j'attends des vidéo d'illustration. Le monsieur a participé au programme Rafale depuis le début, sur plusieurs point. Notamment sur la conception de Spectra (miam... Lui je vais le charcuter à une prochaine entrevue...) mais surtout la partie maintenance. Ils sont particulièrement fiers du Rafale et de sa maintenance qui est faite selon état, et non pas selon une programmation par intervalles de temps. Ce qui fait que l'avion dispose de tout un tas de capteurs, partout, pour détecter les pannes. Pour illustrer la chose, il m'a donner l'image suivante. C'est comme dire à un pilote "tiens, prends ton avion, il marche bien, parce qu'on a fait les derniers contrôles il y a X temps et qu'il y en a encore pour 30 heures". Alors que Sur Rafale, on ne change que lorsque ça tombe en panne, et en anticipant la panne. L'avion a été conçu pour être facilement maintenable. Il y a des trappes "partout". Et on a pas besoin de démonter toute une série d'équipements juste pour accéder à ce dont on a réellement besoin. De ce point de vue là, c'est super bien conçu. Le train logistique est réduit également. Si, pendant les déploiements, ils prennent bien quelques lots de pièces de rechange, ça n'a rien à voir avec les avions d'avant. Le Colonel a notamment donné l'exemple d'un déploiement de Mirage 2000 dans l'est de l'Europe avec un besoin de 16 semi remorques pour 3 machines. Pièces de rechanges, outillages, infrastructure pour préparation de mission, etc. Alors qu'avec le Rafale, on en déploie 3 à l'autre bout du monde avec Pégase, et tout tient dans un Atlas. La maintenance sur état apparemment ne se fait que sur Rafale. Et en cela il a un avantage considérable. La disponibilité technique est excellente, et la disponibilité donnée jusqu'en 2023 (après c'est devenu classifié) était aux alentours de 60% Et c'est la disponibilité globale du parc, prenant en compte les différents chantiers de modernisation. En parlant de modernisation, le passage au F4.1 nécessite un chantier de 5 mois par avion. J'ai été étonné car je pensais que c'était moins, mais il m'a dit que c'était relativement rapide. Je lui ai demandé combien de temps prendrait les modernisations en 4.2 et 4.3 et m'a dit que s'ils commencent à travailler sur le prévisionnel de la 4.2, pour le moment c'est trop tôt pour la 4.3. En gros, la plateforme est excellente et permet ces modernisations successives. Il n'a pas arrêté de balancer des pics à d'autres appareils. Si je reprends ses mots; du point de vue de la maintenance et au delà : " Le Rafale, de façon incroyable, et probablement pour l'histoire restera le plus grand programme d'aéronautique militaire d'après guerre. Non seulement il a été bien conçu [...] à travers la maintenance, sur le fait que les utilisateurs sont satisfaits, et... " Oh puis je vais pas tout raconter non plus ! ABONNEZ VOUS !
    30 points
  2. … Hop, en cette période de fêtes, un bel hommage à notre Rafale adoré (et à son cocher)
    24 points
  3. Histoire de calmer le jeu ... Je veux bien que Maduro soit un salopard cela semble être un fait acquis ... Mais néanmoins cette action ouvre la boîte de Pandore en grand; au nom de la subjectivité. Pourquoi envahissez-vous votre voisin, pourquoi enlevez-vous un chef d'état ? Réponse parce que de mon UNIQUE point de vue cela va dans le sens de mes intérêts ou de ceux de mes entreprises. Point barre. En ex-Yougoslavie, en Irak il y avait des fondements juridiques internationaux, on les qualifiera comme on voudra mais ils étaient là, la preuve en était que les actions étaient menées par des coalitions, il existait des résolutions des débats. En Ukraine au Venezuela (puisque quand même le parallèle saute aux yeux) on est dans l'action unilatérale, c'est une différence de taille. Poutine doit se frotter les mains, vous imaginez à présent les États-Unis critiquer l'invasion de l'Ukraine ? ça va faire sourire. Ces deux opérations (plus la Géorgie, la Crimée) sont l'expression totalement décomplexée d'un changement majeur, on en revient à la loi du plus fort de manière ouverte. C'est le règne du fait accompli. Alors certains les plus cyniques d'entre nous diront que ça existait depuis longtemps que nous sommes de doux naïfs ... Oui mais en fait non. Parce que ces actions portent en elles le retour au chaos, une situation où tout le monde à son niveau à son échelle en fonction de ses intérêts fera ce qu'il veux sans avoir à craindre les rétorsions d'un système internationale basé sur des règles communes permettant d'éviter une généralisation de ce genre d'action qui n'annonce rien de bon. La présence au pouvoir en parallèle de ces deux phénomènes que sont Poutine et Trump n'annonce vraiment rien de bon. Je vous laisse imaginer demain la situation au Groenland, ou tout simplement en Calédonie ou dans n'importe quel point de notre ZEE si l'agent Orange décide que notre action ou notre simple présence dérange les intérêts de son industrie minière ... Non vraiment on est pas au bout de nos mauvaises surprises
    20 points
  4. En réussi cette fois ça rappelle furieusement la méthode Poutine en 2022 ... Qui se ressemble... Quoique on puisse penser de Maduro ces méthodes sans foi ni loi constituent un véritable rescrit désormais tout est permis je pense qu'à Pékin certains se frottent les mains... On en a clairement fini du monde post WW2
    20 points
  5. Le coût de la réparation n’était que de €60M pour l’Etat (les €50M restants étant à la charge des assureurs de NG). Ce qui a permis TROIS années de service, avec extension possible de 3-4 années (2027-30) moyennant un dernier arrêt technique intermédiaire comme le dit @Scarabé. Aujourd’hui la Perle a rempli sa mission en sécurisant le tuillage avec les BAR3 (Tourville) et BAR4 (De Grasse, qui va bientôt débuter ses essais). Vu le contexte à l’époque (2020), aléas sur le calendrier Suffren, Covid, tensions en Indopac etc (ne parlons même pas de la guerre en Ukraine qui est arrivé après), cela aurait été insensé de ne pas le réparer pour un coût si faible. Sinon c’était accepter la rupture capacitaire entre 2023-2030. Maintenant il reste l’Améthyste pour sécuriser le tuillage avec le BAR5 (Rubis - début des essais fin 2027, livraison début 2028). Cela nous assure 5 SNA opérationnels avec 10 équipages. Ne restera plus que le BAR6 (Casabianca - essais et livraison 2029) qui progresse bien et sera dans les temps pour remplacer le Suffren quand celui ci devra débuter son premier arrêt technique majeur. Alors pourquoi dépenser pour un dernier ATI et prolonger la Perle entre 2027-2030 alors qu’on n’a pas les équipages et qu’on n’en a plus besoin? Bref je ne vois pas la polémique….
    18 points
  6. Mais nous pourrions, à titre de compromis, créer une toute petite catégorie consacrée à la politique française, à laquelle seuls les participants étrangers au forum auraient accès. Nous promettons également de ne rien écrire sur Dreyfus ou sur l'âge de la retraite en France, qui nous semble approprié...
    18 points
  7. Le Danemark a-t-il trouvé la solution ? Le Danemark rebaptise le Groenland « Île Epstein » pour que Trump n'en parle plus jamais Est-ce la fin des menaces incessantes de Donald Trump contre le Groenland ? La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a annoncé aujourd’hui que l’île arctique s’appellera désormais île Epstein, et non plus Groenland. Les experts estiment que le président américain n’en parlera plus après ce changement de nom. « Pour être parfaitement clair : l’île Epstein fait partie intégrante du Royaume du Danemark », a déclaré Frederiksen avec force. « Si le président américain juge nécessaire de renforcer la défense de l’île Epstein, nous pouvons en discuter en tant qu’alliés de l’OTAN. Mais l’île Epstein demeure une partie intégrante du Royaume du Danemark. » La mesure semble fonctionner jusqu'à présent : comme le montrent les photos publiées aujourd'hui depuis le Bureau ovale, le Groenland a été noirci par un marqueur sur une carte du monde posée sur le bureau de Trump (...)
    17 points
  8. La référence au Docteur Faustus de Thomas Mann me paraît extrêmement éclairante, et pas du tout excessive. Ce roman n’est pas une fable morale sur le mal, mais une réflexion tragique sur ce qui arrive à une société quand elle estime que le temps long, la discipline et la retenue ne suffisent plus, et qu’il faut “accélérer” par une solution radicale. Le pacte avec le diable chez Mann n’est pas une métaphore religieuse, c’est un raccourci historique : renoncer à la patience du réel pour retrouver la grandeur par la rupture, la force et l’ivresse. C’est exactement ce que beaucoup d’Européens commencent à percevoir dans le phénomène Trump, au-delà des clivages politiques habituels. Trump n’est pas une anomalie extérieure au système américain, il est le produit d’une fatigue profonde : fatigue de gérer un ordre mondial coûteux, fatigue des alliances, fatigue des règles, fatigue de la complexité. Gouverner un empire est lent, frustrant, ingrat. Trump propose autre chose : rompre, simplifier, imposer, décider seul, maintenant. Non pas parce que c’est plus efficace à long terme, mais parce que c’est plus jouissif à court terme. C’est là que la lecture allemande est intéressante, parce que l’Allemagne a déjà vécu ce moment où une société, se sentant bloquée, humiliée ou déclinante, décide qu’il vaut mieux “inviter le diable à sa table” plutôt que d’accepter l’effort patient de reconstruction. Et elle sait ce que cela coûte. Ce n’est pas une posture morale, c’est une mémoire historique. Quand @Manuel77 écrit que “les Américains se sont précipités derrière l’école”, il dit en réalité que les États-Unis ont choisi l’ivresse stratégique plutôt que la sobriété impériale. Ils ne veulent plus porter le poids de l’ordre qu’ils ont eux-mêmes construit, mais veulent continuer à en récolter les bénéfices par la contrainte. C’est une rupture fondamentale, parce qu’un ordre ne tient pas par la force seule, mais par la confiance, la prévisibilité et la durée. Et c’est précisément là que l’Europe, et surtout l’Allemagne, se retrouvent mises face à elles-mêmes. Non pas par vertu, mais par nécessité. Si la puissance dominante choisit le court terme, quelqu’un doit bien s’occuper du long terme. Si l’ancien garant devient imprévisible, alors la question n’est plus idéologique mais existentielle : comment continuer à produire un ordre stable sans pactiser avec l’ivresse ? Ce qui est frappant, c’est que ce type de réflexion n’apparaît plus seulement chez des philosophes ou des essayistes, mais sur des forums stratégiques, militaires, économiques. C’est le signe qu’on est en train de changer de niveau d’analyse. On ne discute plus seulement de décisions, mais de trajectoires historiques. Et dans ce cadre, Trump n’est pas un accident, il est un révélateur.
    17 points
  9. Encore un énième article dans la presse allemande qui survole le sujet à très haute altitude. Je remarque que ces articles sont de pseudo analyses politiques qui font abstraction du sujet de fond: les capacité industrielles. On n'y parle jamais de commandes de vol, de conception et expertise CAD, de compétences en études aérodynamiques/souffleries, de compétences sur la motorisation, de prototypage, de démonstration à l'intégration des systèmes embarqués, la certification civile, des essais en vol... On s'en branle de tout ça. Ce qui compte: c'est le ressenti, la big picture, l'enjeu géopolitique, Trump, l'Europe, l'Histoire. La propriété intellectuelle ? Un détail. Les revendications de Dassault ? Nationalisme mal placé et inapproprié. On est également ravi d'apprendre que le GCAP est "quasiment opérationnel" sans même avoir volé, beau morceau de journalisme niveau +++ en expertise aéronautique. Ce monde de la presse est maintenant inondé de gens qui n'y connaissent rien ou trop peu pour écrire des papiers un minimum sérieux. Aucun d'entre eux pour se demander pourquoi Airbus DS, soit disant en charge des drones du SCAF, n'a toujours pas été capable en 8 ans de programme de faire voler ne serait-ce qu'un démonstrateur et que c’était quand même vachement étrange après avoir englouti plusieurs milliards depuis 2017. N'importe qui d'un peu compétent aurait compris que pour faire voler des choses dans l'air il fallait une motorisation et qu'ADS n'a aucun partenaire avec quelque chose de potable entre 1-5 kN de poussée et que c'était quand même là le sujet principal pour que leurs PowerPoint puissent enfin décoller dans la vraie vie. On continue à être noyés par ces articles qui répètent les même inepties "GCAP-SAAB-F-47" depuis 6 mois sans qu'ils n'arrivent à comprendre que leurs fadaises ne tiennent pas 2 minutes quand on pose factuellement les choses sur la table.
    17 points
  10. Le FCAS en chute libre : la France torpille « le projet d'armement le plus important d'Europe » https://www.fr.de/politik/ukraine-krieg-putin-nato-bundeswehr-pistorius-spd-kampfjet-trump-94093597.html le F/A-XX devrait faire 18t E. TRAPIER est donc allemand ne riez pas, cela montre l'état du journalisme d'aujourd'hui et voici le bouquet final: la "capitulation" de la France donc amènerait la capitulation de l'Allemagne, qui soit disant avait de quoi faire seule son avion mais capitulerait pour un projet que les autorités NISTA voient "inachevable" et que TWZ voit "opérationnel" pour ne surtout pas capituler devant les difficultés rationnelles que DA posent aujourd'hui anticipant sur l'avenir industriel du projet! l'assaut final c'est pas avec le verbe capituler, mais se tourner, puisque le terme est éculé vu la soumission des allemands aux américains. et dans ce méli mélo de condescendance c'est la France qui serait arrogante et chauvine. je vois mal ce fiasco de confiance se transformer en succès.
    17 points
  11. Voici, sans mise en page et avant lecture : « Chacun se refile le mistigri » : le projet SCAF d'avion du futur au… 12–15 minutes 17 heures, jeudi 11 décembre. A Berlin, dans la grande cour du ministère allemand de la Défense, Boris Pistorius souhaite la bienvenue en français à son homologue, Catherine Vautrin. Debout sur un petit podium rouge dans la nuit noire, les deux ministres écoutent « La Marseillaise » et l'hymne national allemand, déposent une gerbe, puis filent dans les étages, accompagnés d'une flopée de militaires en uniforme. Le temps presse. Il s'agit de trouver une solution au conflit sur le système de combat aérien du futur (SCAF), un projet franco-allemand clé mais au point mort depuis l'été. Certains espèrent encore que le président Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz trouveront une solution en marge du Conseil européen qui se tient ces mercredi et jeudi. Ce n'est pas gagné. Une mystérieuse hégémonie à 80 % Après la rencontre, Catherine Vautrin récite un refrain maintes fois prononcé : « Nous avons la volonté de poursuivre le travail commun sur le SCAF pour disposer d'un avion et d'un système de combat aérien du futur en 2040 et d'étudier les conditions de passage dans une nouvelle phase de développement d'un démonstrateur. » A ce stade, ces conditions ne sont clairement pas réunies ! La querelle entre Dassault et Airbus a même franchi un cap la semaine dernière, avec la lettre envoyée par le syndicat allemand IG Metall, appelant à exclure Dassault du projet. Ce dernier réclame une nouvelle gouvernance, qui lui donne clairement le leadership sur la composante principale du SCAF, l'avion de combat, avant de lancer la construction d'un prototype. Officiellement maître d'oeuvre de l'avion de combat, Dassault doit faire avec un partenaire, Airbus, qui revendique une coopération strictement partagée entre les trois pays du programme. Dassault aurait 33 % du projet et Airbus, présent en Allemagne et en Espagne, 66 %. Tout a basculé l'été dernier. Quand une lettre spécialisée allemande, le site Hartpunkt, dévoile que Dassault revendique une participation de 80 % dans le projet d'avion de combat du futur. « La volonté désormais clairement exprimée de Dassault d'être responsable de l'architecture des systèmes et d'avoir l'autorité exclusive de conception pour le chasseur de nouvelle génération n'est, à notre avis, plus compatible avec l'idée de coopération », dénonce aussitôt la Fédération allemande des industries aéronautiques, spatiales, de défense et de sécurité (BDLI). La révélation de Hartpunkt fait tant de bruit que Sébastien Lecornu, alors ministre de la Défense, organise fin juillet une visite chez son alter ego, Boris Pistorius, dans sa ville natale à Osnabrück. Il fait beau. Les deux hommes s'entendent bien. Ils ont reçu la même mission, l'un d'Emmanuel Macron, l'autre de Friedrich Merz : évaluer une perspective réaliste de coopération future. VIDEO - Le NGF : l'avion de clash entre la France et l'Allemagne terms.loading De retour vers l'aéroport de Villacoublay, Sébastien Lecornu semble rasséréné. Boris Pistorius l'a rassuré sur trois points. L'Allemagne laissera à la France la liberté d'exporter le nouvel avion. Elle partage la même vision du calendrier : avoir un avion opérationnel en 2040. Et elle est d'accord pour un avion relativement léger. Sur ce dernier point toutefois, le ministre allemand se contente de minimiser le problème : « Les obstacles ne sont pas insurmontables. » Ils existent pourtant. On comprend alors qu'en dépit d'un travail de trois ans, les ingénieurs d'Airbus et de Dassault, réunis à Saint-Cloud chez l'avionneur français, n'ont pas atterri complètement sur un modèle commun. Sur une demi-douzaine d'architectures d'avions de sixième génération étudiées, il en reste encore deux. « Elles ne sont pas très éloignées, on pourrait s'entendre », avoue-t-on chez Airbus. Si on va vers deux modèles d'avion, il n'y aura pas de SCAF. Un dirigeant de Safran Berlin souhaite un avion de supériorité aérienne, puissant, lourd et capable de déployer un essaim de drones. Paris a besoin d'un modèle compatible avec son futur porte-avions, manoeuvrant, rapide, assez agile pour exécuter sa mission nucléaire. Le NGF (New Generation Fighter) version allemande pèserait donc 2 à 3 tonnes de plus que la version française. Or, le poids est déterminant. « Dans l'avion du futur, le point critique passe par le moteur », confirment aux « Echos » plusieurs généraux de l'armée de l'air. Safran s'est réparti la tâche avec le motoriste allemand MTU. L'équipementier aéronautique français doit développer d'abord seul le moteur M88 à poussée augmentée pour le Rafale F5, puis en tirer parti pour le SCAF. « MTU est incapable de faire un moteur militaire seul, surtout si l'avion est lourd. Si on va vers deux modèles d'avion, il n'y aura pas de SCAF », prédit un dirigeant de Safran. Le mois d'août passe. A la rentrée, le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, affirme n'avoir jamais demandé 80 % de la charge du travail du futur avion, sans plus d'explications. En audition au Parlement, il se montre par contre de plus en plus offensif et ne cesse de répéter qu'il faut un responsable, un architecte - bref, un pilote dans l'avion -, et qu'il ne croit pas « au co-co-co » - la co-décision à trois - pour décider de la technique nécessaire à un avion de très haut niveau. « Je souhaite que le meilleur athlète dirige, pas qu'il fasse tout », déclare-t-il. Airbus, de son côté, continue à prétendre que Dassault veut 80 % du travail. En fait, selon l'enquête des « Echos », le malentendu sur les 80 % vient des réponses adressées par Dassault à un questionnaire de la Combat Project Team, l'équipe de militaires et d'ingénieurs qui surveillent l'avancée des travaux du SCAF. Dans ce courrier, l'avionneur français déclare qu'il peut fournir jusqu'à 80 % des pièces du prototype à réaliser. Ce courrier technique n'avait cependant aucune vocation à être divulgué. Airbus est coincé par des accords de propriété intellectuelle avec BAE Systems. Une source au fait du travail accompli « Dans le futur prototype, chacun doit apporter une part des équipements. Par exemple, Safran apportera le moteur M88. Les Espagnols ont répondu présent comme ils pouvaient, mais Airbus Allemagne, non. Airbus est coincé par des accords de propriété intellectuelle avec BAE Systems sur l'Eurofighter, qui les empêche de contribuer », explique une source au fait du travail accompli. A Saint-Cloud, les relations entre les ingénieurs d'Airbus et de Dassault se sont dégradées. « C'est exact, Airbus n'apporte pas grand-chose », confirme un autre expert. Entre-temps, le mal est fait. Les revendications du PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, sur la gouvernance du projet ont contribué à enflammer les discussions. Photo ERIC PIERMONT/AFP Chacun est persuadé en Allemagne que Dassault veut 80 % du projet. « Je n'ai jamais su si les politiques français soutenaient vraiment cette exigence de 80 %. Nous n'avons jamais reçu de signal clair en la matière », explique aux « Echos » un député de la coalition au pouvoir. A Paris, agacé, Eric Trappier voit rouge, monte le ton et refuse de rencontrer « l'Allemand », Michael Schoelhorn, patron d'Airbus Defense and Space. Dans ce contexte inflammable, Emmanuel Macron et Friedrich Merz demandent à leurs généraux de remonter au créneau. Le 5 novembre au Sénat, le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, promet que « les responsables militaires français, allemands et espagnols sont tous d'accord sur le besoin ». La hiérarchie militaire allemande, elle, ne répond pas. « Les politiques accusent les industriels qui accusent les militaires, chacun se refile le mistigri », s'amuse un haut gradé. Ainsi passent les semaines. Sans rencontre, sans dialogue. Les dirigeants d'Airbus et de Dassault ne se parlent plus. La balle est dans le camp allemand, estime Dassault, qui mène un combat existentiel. Que deviendrait Dassault Aviation, si elle se contentait de construire un tiers d'avion ? « On ne peut pas demander à Dassault de se suicider, il lui faut 51 % du pilier 1 du programme, sachant qu'Airbus domine sur d'autres piliers, comme les drones et le cloud de combat », résume un proche du groupe. L'idée ne convainc pas tout le monde. « L'intérêt industriel de Dassault est contradictoire avec l'intérêt national. L'intérêt national, défini par le politique, c'est de faire un programme en coopération, à la fois pour une question de symbole politique, mais aussi pour que cela soit moins cher », explique Olivier Schmitt, professeur et directeur de recherche au Royal Danish Defence College. Des plans B à l'étude Berlin étudie les plans B. L'Allemagne doit-elle rejoindre le projet d'avion de sixième génération concurrent, le GCAP, piloté par BAE Systems avec Leonardo et Mitsubishi Industrie, qui associe le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon ? Le ministre de la Défense italien s'est prononcé favorablement, mais BAE Systems sera encore plus féroce que Dassault dans la répartition du travail. Airbus regarde aussi du côté de la Suède, qui a confié à Saab un contrat d'études pour concevoir son propre avion de sixième génération d'ici à la fin 2027. Pour le syndicat IG Metall, l'Allemagne, qui va investir massivement dans la défense, doit en profiter pour redevenir un leader de l'aéronautique de défense avec ses industries nationales. D'autant que cette situation de crise conforte les préjugés d'une partie des élus et des industriels allemands. « Il existe une méfiance très profonde du côté allemand, sur la capacité de coopération de l'industrie française d'armement. Et Dassault n'a pas fait grand-chose, voire rien, pour dissiper cette méfiance », explique un député allemand de l'opposition. Outre-Rhin, on doute surtout de la capacité de la France à financer seule un chasseur de nouvelle génération, et on craint le potentiel résultat des élections en France, où les partis extrême tapent à boulet rouge contre le SCAF. « Pour nous, ce qui est important c'est de prendre une décision. Ce que nous ne voulons pas, c'est qu'on ait peur de mettre fin à cette coopération pour des raisons politiques alors que les entreprises ne coopèrent pas », dit un autre député. Plusieurs scénarios sur la table A ce stade, tous les scénarios peuvent encore s'écrire. La rupture : chacun reprend ses billes et développe ses projets selon ses besoins et son calendrier. Un autre scénario existe dans lequel on temporise et on continue à discuter. La guerre en Ukraine a modifié la hiérarchie des urgences militaires, faisant d'ailleurs naître d'autres projets de coopération franco-allemande, notamment dans la défense spatiale ou les frappes à longue portée. Il y a aussi, et enfin, la voie du compromis, peu glorieux. Sauver certains piliers du programme comme l'interopérabilité, le cloud de combat, l'adaptation des drones et des missiles, quitte à laisser Airbus et Dassault développer des prototypes différents. « L'évolution du contexte géopolitique exige de privilégier de véritables projets industriels fondés sur les perspectives de commandes tant nationales qu'à l'exportation, plutôt que de grands programmes initiés par les Etats pour mutualiser des investissements comme c'était le cas dans la période de réduction drastique des budgets militaires », soulignent les sénateurs Pascal Allizard et Hélène Conway-Mouret dans un rapport récent sur la base industrielle et technologique de défense européenne.
    17 points
  12. Je pense qu'il est urgent d'annoncer "une solution transitoire nationale pour 2035 en attendant le développement et l'arrivée du SCAF franco-germano-espagnol pour 2040". Mais ça resterait une solution transitoire ; qu'il n'y ait pas de méprise ici, nous resterons pleinement engagés dans cette collaboration vitale, fructueuse et indispensable pour l'avenir de l'Europeu de la Défanseu.
    16 points
  13. Il faut arrêter les délires de collaboration entre industriels français et un futur NGF allemand ou hispano-allemand. Le jour où le SCAF tombe et la France lance son programme national, le trio Dassault-Safran-Thales se reformera avec une volonté de revanche et nos "partenaires" pourront aller se brosser pour obtenir un bout de moteur ou de FCS. C'était déjà l'état d'esprit en 85 et ça semble repartir dans ce sens aussi cette fois ci. Si les allemands veulent créer de la concurrence, il faudra qu'ils soient bons par eux même. Zero cadeaux.
    16 points
  14. Je propose de changer le titre de la vidéo en : "Décollage d'un Rafale par un temps à ne pas mettre un F-35 dehors !"
    16 points
  15. Si je devais l'interpréter, je dirais que son ton est un mélange d'agacement face à la lenteur d'esprit de Trump (... je lui ai répété à plusieurs reprises) et, en fait, une demande de reconnaissance des succès déjà obtenus. Donc oui, cela ressemble à un subordonné. Mais ce qui me semble plus important sur le plan politique, c'est ce qu'il a dit hier et ce qu'il répète ici : Hier :https://de.euronews.com/2025/12/10/kritik-merz-wenn-nicht-europa-dann-deutschland le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) a critiqué la nouvelle stratégie de sécurité du gouvernement américain et a clairement rejeté les passages eurocritiques, s'attirant ainsi des critiques. Il a déclaré que le document « ne l'avait pas surpris sur le fond », car son contenu correspondait à ce que le vice-président américain JD Vance avait déjà déclaré en février lors de la conférence sur la sécurité à Munich. Vance y avait reproché à l'Allemagne et à d'autres pays européens de restreindre la liberté d'expression et d'exclure des partis tels que l'AfD. Ce discours a « déclenché quelque chose en lui », a déclaré Merz. En conséquence, les dépenses allemandes en matière de défense ont été augmentées. Concernant la nouvelle stratégie de sécurité, Merz a déclaré que « certaines choses sont compréhensibles, d'autres sont acceptables, d'autres encore sont inacceptables pour nous d'un point de vue européen ». Le chancelier a également souligné que si « America First » était acceptable, « America alone ne pouvait pas être dans votre intérêt ». L'Europe peut être un partenaire des États-Unis, « et si vous ne pouvez rien faire avec l'Europe, faites au moins de l'Allemagne votre partenaire ». Cette déclaration de Merz suscite désormais de vives critiques : la présidente fédérale des Verts, Franziska Brandner, a écrit dans un article publié sur X que « Merz jette par-dessus bord en une phrase toutes les réalisations de son parti pour l'Europe. Or, nous avons aujourd'hui besoin d'un chancelier qui se batte comme nul autre pour une Europe forte. Car ce n'est qu'ensemble que nous pourrons rivaliser avec la Chine ou les États-Unis. Merz aurait pu vivre un véritable moment Adenauer, mais non seulement il l'a manqué, mais il l'a rejeté. » --- Aujourd'hui (dans ta vidéo) : Ma remarque d'hier devait simplement être comprise comme lui disant que s'il ne peut rien faire avec cette institution ou la construction de l'UE – et il est tout à fait évident que le gouvernement américain a du mal avec cela –, alors il y a au moins certains États membres, dont l'Allemagne bien sûr en premier lieu, avec lesquels on peut continuer à coopérer de cette manière. -- Comme je l'ai dit, cela a été très critiqué en Allemagne, car Merz n'empêche pas, pour le moins, la division de l'UE. D'un autre côté, Merz a défendu l'amende infligée à Twitter.
    16 points
  16. Trouvé sur Facebook. Petit lapsus sur la nationalité du président déjà gracié ;)
    15 points
  17. Rappel essais Barracuda présentés à l’ATMA en 2021. La présentation de ce mémoire a été public d’où mes captures d’écran à l’occasion déjà postées que je rediffuse pour information; Bv noter que tout ceci a fait l’objet de 200 rapports environ….. « Numéro : 2760 - Année : 2021 Les essais hydrodynamiques du premier sous-marin de la classe Barracuda Pierre VONIER, Alain NÉDELLEC - Service Hydrodynamique – Naval Group SA – Lorient (France) Josselin VERMARE, Romain LUQUET - Direction Générale de l’Armement – Paris et Val de Reuil (France) La classe de sous-marins français Barracuda est innovante sous de nombreux aspects. L’hydrodynamique est un des plus visibles, avec par exemple la forme arrière très remplie et les barres arrière en X. DGA Techniques Hydrodynamiques, DGA Techniques Navales et Naval Group ont réalisé conjointement de nombreuses études pour évaluer et optimiser les performances nautiques de ce sous-marin par calculs et essais sur maquette avant de construire le premier de série. Ceci a aussi servi à définir un domaine immersion-vitesse (DIV) nominal pour assurer la sécurité du sous-marin en cas d’avarie (avarie de barre ou voie d’eau). Cependant, des précautions supplémentaires étaient nécessaires pour les premières plongées du Suffren car pour une forme aussi innovante, les résultats réels auraient pu s’éloigner des prévisions. Ceci a été réalisé en définissant un DIV restreint, permettant toujours au sous-marin d’atteindre progressivement son immersion maximale de service et sa vitesse maximale, mais avec des marges de sécurité pour couvrir de possibles différences de comportement en cas d’avarie. Une démarche d’essais précise a été définie puis mise en oeuvre pour ouvrir progressivement ce DIV restreint. Après l’étalonnage du loch sur toute la plage de vitesse, des manoeuvres précises ont permis de vérifier le comportement prévu ainsi que les performances contractuelles. Une procédure similaire a été suivie quand le Suffren a été équipé d’un hangar de pont (« Dry Deck Shelter », DDS) »
    15 points
  18. Ce qu'on constate, c'est que presque 25 ans après que les américains ont construits un mensonge pour envahir l'Irak, on a toujours des gens pour le rappeler et pour douter en permanence de tout ce qui vient des USA. Ces mêmes personnes sont également les mêmes qui vont trouver banal les mensonges russes bien plus nombreux, répétitifs (et souvent même grossiers), qui ne veulent pas qu'on s'y attarde ou qu'on en fasse un scandale. Il arrive même souvent qu'on va encore ressortir le dossier irakien pour "relativiser" un mensonge russe, c'est dire la cohérence de certains qui pendant 20 ans ont répétés en boucle le mensonge des armes de destruction massives mais qui deviennent très conciliants quand c'est Moscou. Souvenez vous en janvier 2022 quand les américains annonçaient une invasion russe de l'Ukraine, que tout ce petit monde y compris les russes les prenaient pour des idiots, des menteurs qui racontent n'importe quoi avec le même réflexe de "ils ont mentis un jour (Irak), ils sont donc toujours des menteurs". Ce n'était que des exercices... Ces mêmes personnes ne seront pas là à nous expliquer pendant 20 ou 30 ans que les russes sont des menteurs, non ils seront encore là à nous expliquer qu'en fait il y avait bien un génocide de russophones en Ukraine justifiant l'invasion russe, que la menace nazie était trop grande pour ne rien faire. Qui se souvient des russes publiant les extraits d'un jeu vidéo pour présenter leurs frappes contre l'EI en Syrie? Qui se souvient de la photo satellite montrant un Su-24 ukrainien tirant un missile (excellent timing faut le dire) vers le MH17 ? Les centaines d'officiers de l'Otan tués? La légion française à Odessa? En fait ce sont des centaines et des centaines de mensonges permanents qui sert à influencer, tromper, corrompre, manipuler. Ce même système qu'ils vont utiliser contre nous, y compris à l'étranger et bien avant 2022 (ce n'est pas juste une propagande de guerre). Comme en Afrique, combien de mensonges fabriqués pour attisé la haine contre la France? Vous pensez que tout a été construit par les africains? Que c'est aussi l'armée malienne qui a demandé aux russes de créer un charnier de civils pour incriminer l'armée française de crimes mais qui malheureusement a été filmé par un drone français? Pour combien de personnes certains de ces mensonges sont des "faits" ou qu'ils pensent encore à un fond de vérité, qu'ils doutent?
    15 points
  19. Le fait que rien ne soit sorti de cette "réunion de la dernière chance" suffit à en conclure que Dassault tient tête à la fois aux allemands mais aussi à ceux qui en France voudraient leur forcer la main. Si l'Elysée, MinArm étaient désespérés de signer, ils l'auraient fait depuis bien longtemps et auraient trouvé les arguments pour faire plier Trappier. Or, la sortie de Trappier post réunion du 12 pour réaffirmer ses positions nous permet de supposer que ça tient le choc chez DA et qu'ils sont quand même assez imperméables aux pressions politiques. Autre élément à mettre dans la balance, l'Allemagne détricote en parallèle tous les autres programmes; le char Leopard 3 est officiellement lancé entre Rheinmetall/KMW donc enterrant de facto MGCS qui était le programme mis en miroir du SCAF et sur lequel le contrat tacite en 2017 était : "vous faites les chars, on fait les avions". Huit ans plus tard, le char est donc allemand, l'Eurdrone est allemand, le MAWS sera français et américain outre Rhin, les drones du SCAF sont allemands, le cloud du SCAF est allemand, le remplaçant du Tigre (H145M) est majoritairement allemand et le SCAF doit être renégocié pour maintenant être 2/3 Airbus DS donc contrôlé par les allemands et avec Dassault en minorité. Je pense qu'à un moment il faut savoir dire stop et se faire respecter, budget ou pas budget pour faire autre chose en national. Cette volonté d'hégémonie sur tous les programmes est insupportable et je pense que ceux qui font le pari de la coopération (italiens et espagnols) vont vite déchanter aussi lorsque l'Allemagne renégociera les accords à mi-vie des programmes lancés car avec un budget à 150 quand les autres seront péniblement à 50, ça ne va pas être tenable. La trajectoire budgétaire allemande écrase la compétition et rend toute coopération équilibrée impossible, alors même que certains de ses industriels nationaux sont incapables de mener des programmes ambitieux à leur terme. La meilleure option pour la France est donc de maintenir un effort budgétaire progressif et mesuré (en lien avec la capacité de l'industrie à absorber les contrats et au MinArm à staffer derrière) et de ne pas tomber dans la surenchère qui serait inefficace et source de gaspillages. Cet effort doit aller majoritairement vers des programmes nationaux et faire l'impasse sur les coopérations qui amèneraient des compromis de design foireux sur des solutions embarquant les armes de la dissuasion. Exit le SCAF en coopération et surtout avec personne d'autre; ni les espagnols, ni les indiens ou émiratis ou martiens. Personne et nous même parce que c'est pas le moment, parce que les enjeux sont trop forts et parce qu'on sait faire.
    15 points
  20. Et puis qui va défendre les bébé phoques Groenlandais maintenant que BB n'est plus là ? C'est pas un hasard si les amerloques ont attendus le décès de BB pour repartir sur l'offensive au sujet du Groenland ...
    14 points
  21. … Si on pouvait éviter d’associer le nom de l’empereur - qui a malgré tout contribué à la grandeur de notre pays - à cet ersatz, cette raclure de bidet, cette vérole de moine d’agent immobilier, surtout sur ce forum, ça me ferai chaud au cœur Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes par pitié.
    14 points
  22. Peut-être l'explication du pourquoi potus a d'abord essayé de dealer avec la vice-présidente vénézuélienne plutôt qu'avec l'opposition : Les récentes déclarations du président Donald J. Trump rejetant la candidate de l'opposition vénézuélienne María Corina Machado comme remplaçante de Nicolás Maduro, affirmant qu'elle ne bénéficie pas du « soutien ou du respect » nécessaires pour devenir présidente du Venezuela, font suite à sa récente décision d'accepter le prix Nobel de la paix, une récompense que le président Trump convoitait ouvertement. Deux personnes proches de la Maison Blanche ont déclaré au Washington Post que l'acceptation du prix par Machado était un « péché ultime » pour le président Trump, bien qu'elle ait dédié le prix à Trump et qu'elle ait salué son travail en faveur du Venezuela. « Si elle l'avait refusé en disant : « Je ne peux pas l'accepter parce qu'il appartient à Donald Trump », elle serait aujourd'hui présidente du Venezuela. » https://x.com/sentdefender/status/2008023762810147101
    14 points
  23. 14 points
  24. @Mobius1@g4lly je répond ici, pour ne pas partir en HS sut l'autre fil. Le type est en roue libre, et affabule totalement. "Les français ont volé la technologie MEADS" Quelle technologie exactement? 1° Sur le missile: Le consortium est parti sur le PAC-3 MSE pour MEADS, sans technologie allemande donc, et ce alors que l'architecture de l'Aster avait été figée sept ou huit ans plus tôt, que le missile avait déjà volé quatre ans auparavant (MEADS a été contractualisé en 1999) et avait déjà démontré ses capacités. Sans même évoquer ce problème de calendrier, il faut noter que c'est MBDA Italie qui a travaillé sur le MEADS, pas MBDA France. Or, c'est Aérospatiale qui a développé l'Aster (d'où le nom) avant que MBDA n'existe. Les ingénieurs d'Aérospatiale/MBDA France ne pouvaient donc pas connaitre la technologie du MSE. Enfin, et c'est sans doute le plus amusant pour le missile, si l'Allemagne fabrique aujourd'hui le PAC-2 GEM+ et non pas le PAC-3 MSE, c'est entre autres parce que LM ne veut pas exporter le package technique de l'autodirecteur et de la technologie HtK à ses partenaires commerciaux (c'est aussi le cas avec le TK-III taïwanais par exemple, pour lequel le refus d'exportation d'un autodirecteur actif a forcé les ingénieurs taïwanais à développer une solution indigène). L'Allemagne n'a pour l'instant pas démontré sa maitrise du HtK (l'IRIS-T SLM reste un missile à effet de proximité), à l'inverse de la France et de l'Italie, et nous n'avons rien à apprendre de l'Allemagne en termes de conception de missile surface-air. 2° Sur le radar: Les trois systèmes (SAMP/T, SAMP/T NG, MEADS) ont des architectures tellement différentes que l'accusation est risible. Le SAMP/T est basé sur l'ARABEL, un PESA bande X développé à la fin des années 1980 pour le programme SAAM du Charles de Gaulle. Le premier ARABEL de série est monté sur le navire en 1997, avant le lancement du programme MEADS. A noter que l'ARABEL est un MFR, un radar multifonction qui fait de la veille, de la poursuite et de la conduite de tir. Le SAMP/T NG continue avec cette architecture mono-radar, et emploie le GF300. C'est un AESA 4D bande S dont la technologie est une grosse évolution de celle déjà présente sur les GM200 et GM40X. Le MEADS, lui, emploie une architecture scindée, avec des radars mono-fonction. Le système comporte un radar de conduite de tir, le MFCR, un AESA bande X, et un radar de veille, le SR, qui fonctionne lui en bande UHF. C'est un agencement complètement différent de celui du SAMP/T et du SAMP/T NG. 3° Sur le C2: Le SAMP/T est basé sur une architecture similaire à celle de SAAF, figée avant que MEADS ne soit lancé. Le SAMP/T NG est proche des séries CM de Thalès. Même l'organisation de l'équipage est différente entre les systèmes. "Aster30B1NG" Il n'y a pas d'Aster 30 Block 1 NG, ça n'existe pas. Le type semble parfaitement maitriser son sujet pour quelqu'un qui prétend avoir travaillé sur le programme... Il y a en revanche un Aster 30 Block 1 NT, qui est issu du programme SAMP/T Block 1NT. Ce programme devait aboutir à un traitement d'obsolescence du SAMP/T Block 1, avec une MSO prévue pour 2012-2014, mais a été abandonné suite aux coupes budgétaires des années 2010. Le SAMP/T NG reprend l'effecteur Aster 30 Block 1NT, avec un nouveau radar dérivé de la gamme Thales GM, et un nouveau C2. Il n'y a aucune technologie allemande dedans. Et il ne faut pas croire que le NT est un missile révolutionnaire. C'est un Block 1 avec un nouvel autodirecteur, un nouveau PA et quelques modifications. Que des choses relativement simples technologiquement parlant, et maitrisées en France depuis des décennies. D'une manière générale, je me méfierais de quelqu'un qui prétend avoir bossé sur, je cite, "AAA, IHAWK, Patriot, SAMP/T, SAM2 Wolchow, TLVS/MEADS", et ce pour plusieurs raisons: Il faut des années, voir des décennies, pour maitriser un SAM. On découvre des choses tous les jours sur des systèmes aussi complexes, conçus et fabriqués par des milliers de personnes dans des dizaines d'entreprises. Rien que la documentation du missile Aster remplirait une bibliothèque municipale. Si cet individu a travaillé sur autant de systèmes, ce dont je doute, il me parait hautement improbable qu'il soit meilleur que médiocre sur chacun d'entre eux. Je ne connais personne qui ait bossé sur Patriot, MEADS et SAMP/T, et ce pour des raisons évidentes de protection des secrets nationaux et industriels. Je doute fortement que MBDA ou LM, d'un côté comme de l'autre, aient toléré ce genre de bascule. A la limite, sur des postes administratifs (gestion de programme, par exemple), pourquoi pas, mais ça veut dire que le type n'a pas la crédibilité nécessaire pour commenter les aspects technologiques des différents programmes. Si cet allemand a bien bossé sur SAMP/T, son implication s'est arrêtée en même temps que l'intérêt allemand pour le programme (habile, n'est-ce-pas), autrement dit tellement tôt que son avis sur le SAMP/T NG ou l'Aster 30 Block 1NT n'a aucune fondation technique ou programmatique réelle. Si je devais mettre un peu d'argent, je parierais qu'on a affaire à un vieux con ayant un passé opérationnel, peut-être sur HAWK ou SA-2 (parce que le "SAM2 Wolchow", ça n'existe pas non plus. A la limite, S-75M, et encore), ayant transitionné par la suite vers des fonctions de gestion de programme, peut-être au sein de la BAAINBw. Je n'accorderais pas trop d'attention à son propos, surtout quand on voit que son profil est rempli de divagations en tout genre sur les wokes, l'AfD, les gens de couleur, le conflit israélo-palestinien, les médias, les matériels du 3e Reich, l'IA, et j'en passe. Qu'il bosse aujourd'hui pour LM ne change rien à son manque de crédibilité, et ce d'autant plus que LM n'a pas la moindre idée de ce qu'est le SAMP/T NG d'un point de vue technique.
    14 points
  25. Le type d'Avions Légendaires m'a bloqué après que je l'ai repris suite à un article dans lequel il soutenait qu'un des points faibles du Rafale par rapport au F-16 était de ne pas avoir de Fox 3 avant le Meteor... Je me rappelle même de la phrase, c'était suite à l'introduction du F3R: "Désormais, l'Armée de l'Air et de l'Espace entre dans le club assez restreint des forces aériennes utilisatrices de missiles Fox-3". Et sa réponse quand on mentionnait le MICA:
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  26. Je prend l'Ukraine, tu prends le Vénézuela, je prends Taïwan, tu prends le Groenland ... ils doivent bien se marrer quand ils jouent leur parties de Risk les trois là.
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  27. Bon Trump parle en ce moment et c’est clair: « We will run Venezuela until such time… and our oil companies will pump a lot more oil » George Bush junior était juste une tafiole gauchiste;)
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  28. Si j'étais citoyen taïwanais... je serais très, très inquiet.
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  29. La de suite c’est vacances ! Mais sinon ça bosse toujours dessus oui.
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  30. Pentagon and Lockheed Martin throw blame around as F-35 fails its 8th audit Pentagone et Lockheed Martin se renvoient la balle après l'échec du F-35 à son 8e audit https://weeklyblitz.net/2025/12/27/pentagon-and-lockheed-martin-throw-blame-around-as-f-35-fails-its-8th-audit/ Dans un avenir proche, quelqu'un dressera la liste des pires avions militaires de l'histoire. La question n'est pas de savoir si le F-35 y figurera, mais où. Ce chasseur américain problématique a échoué à de nombreux audits consécutifs depuis sa mise en service il y a dix ans. Le Government Accountability Office (GAO) a publié de nombreux rapports sur près de 900 défaillances affectant le programme Joint Strike Fighter (JSF), notamment en termes de disponibilité, d'aptitude au combat, de robustesse, de fiabilité, etc. Selon le dernier rapport, aucun de ces problèmes n'a été résolu. Pire encore, de nouveaux problèmes ont été identifiés, aggravant la réputation déjà désastreuse du F-35. Le Bureau de l'Inspecteur général du Département de la Guerre (DoW) indique que l'ensemble de la flotte de F-35 de l'armée américaine (toutes branches confondues) n'a pas amélioré son taux de disponibilité, qui reste inférieur à 50 %. Publié le 19 décembre, l'audit précise que « malgré l'indisponibilité des appareils la moitié du temps et les problèmes de maintenance qui les ont empêchés de satisfaire aux exigences minimales de service militaire », le Pentagone a tout de même versé 1,7 milliard de dollars de primes à Lockheed Martin. Le rapport souligne également que le DoW « n'a pas systématiquement tenu Lockheed Martin responsable des piètres performances liées au maintien en condition opérationnelle des F-35, dont l'entreprise est pourtant responsable en vertu des contrats existants ». Des audits précédents ont révélé que les faibles taux de disponibilité des F-35, leurs exigences de maintenance exorbitantes et leurs coûts de soutien ont considérablement nui à leur capacité opérationnelle, qui chute souvent à seulement 29 %. Lockheed Martin s'est engagé à plusieurs reprises à améliorer la situation, mais n'a jamais tenu parole. Le faible taux de disponibilité des F-35, ces avions de chasse de dernière génération, est très préoccupant pour le Pentagone, d'autant plus que des appareils plus anciens (comme les F-15, F-16, F/A-18E/F, etc.) affichent une disponibilité opérationnelle bien supérieure, malgré l'usure considérable de leurs cellules au cours des 30 dernières années. Pire encore, cela laisse présager des taux de disponibilité encore plus faibles pour les F-35 à mesure que leurs cellules vieillissent. Sans compter que les avions plus anciens nécessiteront une maintenance plus importante, dont la hausse des coûts contribuera à une nouvelle baisse de leur disponibilité opérationnelle, qui pourrait bien tomber en dessous de 30 %. La situation est si critique que le Pentagone envisage de retirer du service certains F-35 dès 2026, moins de dix ans après leur mise en service. L'US Air Force est contrainte d'acquérir des F-15 fortement modernisés pour pallier le manque d'avions de chasse de pointe, ce qui lui permettrait, au moins en théorie, de rivaliser avec les modèles russes et chinois. Ceci explique pourquoi la durée de vie de la cellule du F-35 n'est que de 8 000 heures de vol, surtout comparée à celle du nouveau F-15EX, qui atteint le chiffre impressionnant de 20 000 heures (soit 2,5 fois plus). Concrètement, cela signifie que le F-15, un appareil conçu il y a un demi-siècle, durera en réalité plus longtemps que le F-35, pourtant bien plus récent. En effet, compte tenu du nombre d'heures de vol annuelles, un F-15EX mis en service au début des années 2020 pourrait voler jusqu'aux années 2080, soit plus d'un siècle après l'entrée en service du premier F-15. À titre de comparaison, le dernier F-35 devrait être retiré du service dans les années 2070 (à condition que le programme JSF se poursuive jusque-là). À l'exception notable du F-35I (qui permet à Israël de personnaliser fortement l'appareil), le programme JSF a été un désastre complet, notamment à cause de ses moteurs Pratt & Whitney F135 (peu fiables et sujets à la surchauffe) et des innombrables bugs logiciels. Pourtant, ces problèmes ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Le Pentagone affirme souvent que le principal atout du F-35 réside dans ses capacités ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) bien supérieures à celles d'un avion porteur d'armes, agissant davantage comme un multiplicateur de force pour d'autres systèmes. Or, la seule fois où il a eu l'occasion de le prouver, le F-35 a lamentablement échoué. En février 2022, après le lancement par la Russie de son opération militaire spéciale (SMO) visant à mettre fin au conflit ukrainien orchestré par l'OTAN, des F-35 des 388e et 419e escadres de chasse, basées en Allemagne, ont été chargés de missions de renseignement électronique (ELINT) pour détecter les fréquences émises par la défense aérienne russe. Malgré leur équipement en capteurs avancés et leur connexion au vaste réseau ISR de l'OTAN, ces F-35 n'ont pas détecté les systèmes de missiles sol-air russes. Le pilote de l'un des F-35 a déploré que tous les moyens de surveillance de la zone signalent la présence d'une variante russe du S-300, mais que les capteurs pourtant vantés du F-35 n'aient pas réussi à l'identifier. « Nous avons identifié le système SA-20 [nom de code OTAN du S-300PMU-1/2]. Je savais qu'il s'agissait d'un SA-20, et les renseignements indiquaient également sa présence dans la zone, mais mon appareil ne l'a pas reconnu, probablement parce que le système de défense aérienne fonctionnait en mode de réserve de guerre, un mode que nous n'avions jamais rencontré auparavant », a déclaré le pilote de l'USAF. Par ailleurs, en termes de performances brutes, le F-35 est encore loin derrière même les vieux F-16 (sans parler des chasseurs russes et chinois de pointe). Bien que le concept du JSF ait été prometteur sur le papier, la pratique montre que les plateformes spécialisées sont presque toujours supérieures aux systèmes polyvalents censés remplacer plusieurs appareils très différents. De fait, les trois variantes du F-35 en sont la preuve. Initialement, le programme JSF imposait un taux de similitude des pièces d'au moins 80 % pour les versions A, B et C (respectivement destinées à l'USAF, au Corps des Marines et à l'US Navy). En pratique, ce taux est tombé à seulement 20-40 %, selon la version. Sans surprise, le F-35B est la version la plus distincte, mais personne n'avait anticipé les différences si marquées entre les versions A et C lors de l'approbation de la production en série du F-35. Au final, le Pentagone s'est retrouvé avec trois appareils distincts, alors qu'il aurait été bien plus simple et économique de développer des plateformes spécialisées, adaptées à des missions spécifiques, pour chaque armée de l'air. Cependant, l'obstination à privilégier le F-35 a abouti pour les trois armées à des résultats médiocres, bien plus coûteux et moins performants à long terme. C'est précisément pourquoi l'US Navy continue d'acquérir des F/A-18E/F « Super Hornet », qu'elle équipe même de nouveaux missiles air-air à longue portée, comme l'AIM-174B. L'intégration de ces missiles sur un F-35 étant quasiment impossible, l'US Navy se retrouve avec des « Super Hornet », le F-35 ne pouvant tout simplement pas rivaliser avec les missiles air-air à longue portée russes ou chinois. Le Corps des Marines des États-Unis est également mécontent (de façon modérée) du F-35B, bien moins robuste et incomparablement plus coûteux que l'AV-8B « Harrier 2 », qui aurait dû être retiré du service il y a plus de dix ans. Pourtant, le Corps des Marines est désormais contraint de maintenir cet avion en service au moins jusqu'en 2027 (à moins de nouveaux retards repoussant cette échéance au-delà de 2030), malgré son obsolescence. Comme mentionné précédemment, le GAO et d'autres organismes d'audit ont maintes fois mis en garde contre les nombreux défauts du F-35, en vain. Bien que l'armée américaine ne l'apprécie guère (de façon modérée), le complexe militaro-industriel et les services de renseignement ont un intérêt direct dans le programme JSF (respectivement pour des raisons de profit et d'espionnage). Comme en témoigne le refus persistant de l'Inde, aucune nation souveraine et digne de ce nom n'acquerrait jamais le F-35, laissant les États-Unis, leurs vassaux et leurs États satellites comme principaux clients.
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  31. « La France développe un nouveau système de lancement permettant à la frégate FDI d’embarquer jusqu’à quatre fois plus de missiles Naval Group développe un système français de lancement vertical à éjection à froid afin d’augmenter jusqu’à quatre fois la capacité en missiles de la frégate FDI, selon Mer et Marine le 12 décembre 2025. Comme l’a rapporté Mer et Marine le 12 décembre 2025, Naval Group travaille sur un système de lancement de missiles à éjection à froid destiné à la frégate FDI, qui pourrait faire passer la capacité du navire de 16 à jusqu’à 64 missiles sol-air. Ce système exploite les volumes de lancement vertical déjà présents à bord afin d’augmenter la densité de missiles et de permettre l’intégration de types de missiles alternatifs, notamment les CAMM et CAMM-ER. Avec des configurations envisagées approchant ou dépassant plusieurs dizaines de missiles de moyenne et longue portée, la FDI pourrait disposer de capacités habituellement associées à des destroyers beaucoup plus imposants, tels que les Arleigh Burke américains. (Source image : Marine nationale) Selon l’article, Naval Group développe un nouveau système français de lancement à froid pour la frégate FDI afin d’augmenter significativement le nombre de missiles embarqués, tout en évitant une dépendance aux systèmes de lancement verticaux de fabrication américaine. Grâce à cette architecture à éjection à froid, la dotation en missiles sol-air de la FDI pourrait passer d’une base centrée sur 16 missiles Aster à des configurations atteignant jusqu’à 64 missiles, voire davantage si des systèmes de courte portée sont intégrés. L’approche est explicitement conçue pour intégrer les missiles CAMM et CAMM-ER sans rendre nécessaire l’utilisation du lanceur ExLS de Lockheed Martin. Plutôt que de modifier la coque ou de sacrifier d’autres capacités de mission, la solution exploite les marges prévues dès la conception du navire afin de préserver son attractivité commerciale en permettant différentes combinaisons de missiles de défense aérienne et de frappe. L’agencement du pont avant de la FDI, au cœur de cette trajectoire d’évolution, a été conçu dès l’origine autour de trois puits distincts pour systèmes de lancement vertical (VLS), et non selon une configuration fixe et fermée. Un grand puits rectangulaire peut accueillir deux modules Sylver A50 installés côte à côte, offrant un espace pour 16 missiles Aster, qu’il s’agisse d’Aster 15 ou d’Aster 30 selon la configuration retenue. En avant de ce puits se trouvent deux puits carrés, chacun destiné à recevoir un module de lancement unique, constituant la principale réserve de volume pour les évolutions futures. Ces puits avant peuvent accueillir soit un lanceur Sylver A50, soit le plus long Sylver A70, nécessaire notamment pour le missile de croisière naval MdCN. Ces espaces ayant été intégrés dès la phase de conception, ils peuvent être réaffectés pour accroître la capacité en missiles sans nécessiter de refonte du navire. Selon Mer et Marine, le système de lancement à froid de Naval Group se positionne comme une alternative nationale au système américain ExLS (Extensible Launching System) pour l’intégration des missiles CAMM. L’ExLS avait été étudié comme solution possible pour intégrer le CAMM-ER, ce qui avait temporairement suscité des interrogations quant à son adoption sur la FDI. L’orientation désormais clarifiée est que l’ExLS n’est pas indispensable, puisque la solution française à éjection à froid sera conçue pour accueillir directement les CAMM et CAMM-ER. Cela permet de conserver l’intégration des lanceurs sous contrôle français tout en offrant une forte densité de missiles. L’objectif est de compléter la famille Aster en ajoutant une couche dense d’intercepteurs de courte à moyenne portée, et non de remplacer les capacités existantes de longue portée. Cette approche permet également aux marines de conserver une plus grande flexibilité dans leur écosystème de lanceurs et leurs dépendances industrielles. La distinction entre lancement à chaud et lancement à froid explique pourquoi ce système permet d’embarquer davantage de missiles. Les missiles Aster utilisent un lancement à chaud, ce qui signifie que le propulseur s’allume à l’intérieur de la cellule de lancement, imposant la gestion de la chaleur, des gaz d’échappement et de la pression interne, et entraînant des contraintes sur la structure et l’espacement des lanceurs. Les missiles CAMM utilisent un lancement à froid, où le missile est éjecté de son conteneur avant l’allumage du moteur, réduisant fortement les contraintes thermiques à l’intérieur du lanceur. Cela permet une conception plus simple du lanceur, optimisée pour un empilement plus dense de missiles de plus petite taille. Le système français de lancement à froid, décrit comme structurellement plus simple que le Sylver existant, devrait entrer en service au début des années 2030, en cohérence avec les livraisons futures de frégates évoquées notamment pour des pays comme la Suède. Le lancement à froid est ainsi présenté comme une solution pratique pour augmenter le nombre de missiles prêts au tir dans un espace de pont limité, renforçant l’attractivité de la FDI. Les missiles concernés couvrent des rôles et des portées d’engagement distincts, ce qui explique la logique de leur combinaison. L’Aster 15 est destiné à la défense aérienne de courte à moyenne portée, avec des distances d’engagement de l’ordre de 30 km, tandis que l’Aster 30 étend ce rôle à la défense de zone à longue portée, généralement associée à des distances dépassant 100 km. L’Aster 30 Block 1 NT offre en outre des capacités antimissiles balistiques contre des cibles ayant une portée allant jusqu’à environ 1 500 km. Le CAMM (Common Anti-Air Modular Missile) est un intercepteur de courte à moyenne portée assurant la défense contre les aéronefs, drones et missiles de croisière, avec une portée opérationnelle supérieure à 25 km, tandis que le CAMM-ER étend cette portée à environ 45 km. Le MdCN est un missile de croisière de frappe terrestre à longue portée, capable de frapper des cibles situées à plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur des terres depuis des positions de tir déportées. La combinaison de ces missiles permettrait à la FDI d’allouer ses intercepteurs en fonction du type de menace et de la distance. Appliquée aux puits avant de la FDI, la solution à éjection à froid se traduit par des gains numériques majeurs. Un module de lancement à froid, selon Mer et Marine, pourrait accueillir jusqu’à 24 missiles CAMM. Si les deux puits carrés avant sont équipés de modules à éjection à froid, le navire pourrait embarquer 48 missiles CAMM en plus de 16 missiles Aster dans deux modules Sylver A50, atteignant ainsi un total de 64 missiles sol-air. D’autres combinaisons restent possibles, telles que trois modules Sylver A50 pour 24 missiles Aster associés à un module à éjection à froid pour 24 missiles CAMM, ou encore des configurations combinant des missiles de défense aérienne avec un module Sylver A70 embarquant huit MdCN. Des systèmes supplémentaires de très courte portée, tels qu’un lanceur RAM RIM-116 à 21 missiles ou un lanceur modulaire emportant huit missiles Mistral, pourraient porter le total de missiles antiaériens prêts au tir à environ 85. Cette montée en puissance est soutenue par le système de combat de la FDI, incluant le radar AESA à panneaux fixes Sea Fire et le sonar remorqué Captas-4, préservant ainsi le caractère multimissions du navire. Sur le plan de la pertinence commerciale, l’augmentation de la capacité du magasin de missiles de la FDI renforcerait considérablement les capacités de la frégate. Avec des configurations envisagées approchant ou dépassant plusieurs dizaines de missiles sol-air de moyenne et longue portée, la FDI pourrait rivaliser avec des capacités de défense aérienne habituellement associées à des destroyers ou croiseurs de défense aérienne beaucoup plus grands. À titre d’exemple, les destroyers américains de la classe Arleigh Burke, équipés de lanceurs Mk 41 VLS, peuvent emporter plus de 90 missiles de différents types, tandis que les frégates européennes modernes de défense aérienne comme les Type 45 britanniques disposent de 48 cellules de grande taille optimisées pour la défense de zone. Une FDI dotée d’un VLS étendu et d’une suite de lanceurs CAMM capable d’embarquer 64 missiles de défense aérienne ou plus pourrait assurer non seulement sa propre protection, mais également la défense aérienne d’escorte de groupes navals, la protection d’approches maritimes clés et la conduite d’engagements prolongés face à des attaques de saturation. Dans des contextes régionaux où des adversaires potentiels exploitent des destroyers avancés (tels que le TF-2000 turc ou des destroyers américains et de l’OTAN) ou de grandes frégates (comme la classe F110 espagnole avec plus de 48 cellules), la FDI renforcée pourrait égaler, voire dépasser, la profondeur de magasin de défense aérienne de nombreux contemporains dans la classe des 4 000 à plus de 8 000 tonnes, lui conférant un avantage compétitif en tant que combattant de surface compact mais fortement armé » https://armyrecognition.com/news/navy-news/2025/france-develops-new-launch-system-to-let-its-fdi-frigate-carry-up-to-four-times-more-missiles
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  32. Rénovation du bureau de Donald Trump
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  33. Un ATM de 8 mois était programmé en 2026 sur la Perle avec pas mal de point à revoir. Le SSF a jugé que pour 4 ans de + le jeu n en vos pas la chandelle surtout que les derniers baracuda arrivent . Ca va permettre d achetter les Simbad RC pour les Fremm et Horizon. En plus ATM3 du Cdg arrive donc pas besoin de 6 SNA
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  34. On a vue le résultat dans beaucoup de pays du moyen orient de se genre d'opération... Irak, Libye, Afghanistan,... Des pays sans gouvernement stable qui vivote influencer par tout les pays au alentour ou qui sont en guerre permanent... Faire tomber une dictature c'est aussi le risque de retrouver un dictateur encore un peu plus extrémiste... Les Russes et la chine ne laisseront pas passer se genre d'intervention. Et la réaction de l'ONU reste à suivre... Après on s'étonne que certains pays veulent développer de véritable arsenaux avec des missiles balistique et la bombe atomique. Mais quand ta un pays comme les US qui décide en un claquement de doigt d'envahir qui ils veux en outre passant le droit international, il n'y a rien d'étonnant..
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  35. Soit c'est un exploit militaire soit c'est un truc négocié. Il est bien probable que pour Trump on a été du genre "soit on te tue, soit tu te rends". Comment se rendre en gardant la tête haute? Se faire capturer de cette manière. Si dans les temps à venir on voit que Maduro est très coopérant (rendre son pouvoir etc...), une forme d'amnistie, on aura compris. Si dans le cas contraire il est traité comme de la merde, comme un terroriste, alors il y a des chances que tout cela soit à mettre au crédit des forces américaines.
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  36. Ce qui aurait été absurde, c'est de perdre encore du temps alors que nous avons urgemment besoin d'envisager sérieusement l'avenir du CDG. Si on ne le lance pas maintenant, on court un risque opérationnel majeur.
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  37. Même si nombreux sont ceux qui se réjouissent prudemment, et ce, de façon compréhensible, je m'interroge quand mémé.........si le programme est effectivement enterré, sachant que le fil F-35 a été actif et a égaillé nos soirées des années durant, et que ceux sur sur le SCAF ont tenue vaillamment la corde, même si moins longtemps ; et bien.......... De quoi va-t-on parler dans cette section ? C'est presque 50 % des conversations du forum qui disparaîtrons !
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  38. Ben elles auraient surtout été évitées si les Russes avaient - suite à nos exhortations - accepté un cessez-le feu et engagé un retrait de leurs troupes entrées en Ukraine en 2022 ... C'est merveilleux cette argumentation: dans le fond le coupable c'est la victime. Toute proportion gardée cela ressemble au discours que l'on oppose à une fille agressée par un abruti sous prétexte qu'elle portait une jupe ... J'espère que ces gugusses sont payés cher pour débiter de tels arguments.
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  39. Pour être clair , ça se présente par le siège ! Mais rien n’est perdu jusqu’au couperet , toute l’influence est-ce sur le pont ! Hier en matinée dans le « souk du bled » , j’ai croisé un ancien collègue d’active au fait du programme et c’est pas l’homme qui a vu l’ours . Des 5 minutes de bavette entre la météo et le prix des langoustines ; - la MN est très très satisfaite du navire - Excellent comportement nautique SST 6 voire 7 - Navire très discret , carène ,appendices optimisés …etc Alors bien évidemment , des réglages inhérents comme toute fin programme ! Important ; Un navire est une somme de compromis…..
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  40. On a ici affaire aux mêmes arguments qu'en Norvège, sauf que l'ordre des priorités est inversée. En Suède, c'est : -1) Livraison rapide -2) Capacité de défense anti-missile -3) Soutien à l'industrie locale -4) Recherche de partenariat stratégique régional Pour le coup, sur les deux premiers critères, nous sommes clairement les favoris, y compris au sein de la Marine Suédoise (mais rappelons-nous qu'on aimait aussi beaucoup la FDI chez les marins norvégiens). Pour les deux derniers critères, les Britanniques (alliés à Saab) ont une longueur d'avance. Le souci, c'est que ces deux derniers critères sont du domaine des politiques, qui ont le pouvoir d'outrepasser les militaires, malgré l'urgence opérationnelle (l'inverse n'étant pas vrai). Donc rien n'est fait effectivement. Dans ce papier pour Mer et Marine, je reviens justement sur cette force des Britanniques, qui est avant tout diplomatique et politique. https://www.meretmarine.com/fr/defense/le-pari-audacieux-de-la-royal-navy-pour-controler-le-passage-du-giuk Même à partir de vaporware, ils sont capables de fédérer pas mal d'alliés au niveau régional. Et s'ils mettent la main aussi sur les Suédois, ils seraient même capable d'essayer de leur vendre des couleuv... des Type 26 ! Mais surtout, s'ils mettent la main sur les Suédois, ils récupéreront le marché danois dans la foulée. Bref, stratégique, le marché suédois est essentiel pour le Royaume Uni autant que pour Naval Group. Et c'est d'ailleurs tout le problème pour Naval Group. En face d'eux, ils n'ont pas Babcock ou BAE Systems, ils ont le Royaume-Uni, le rouleau compresseur diplomatique, politique et industriel de Londres, bien plus efficace que le nôtre, depuis que Macron a réduit le Quai d'Orsay à un rôle d'exécutant de bas étage (d'où mon poste un peu alarmiste sur ce même topic y'a quelques semaines) Tout va donc dépendre des Suédois, et de leur lucidité sur la situation tant tactique que politique dans la région. Pas d'accord pour le coup. En Pologne, le A26 a "gagné" uniquement parce que les Suédois étaient les seuls à pouvoir livrer en urgence un bâtiment d'occasion. Et le maintien des compétence et d'une capacité sous-marine d'ici à 2030, c'était ça LA priorité des Polonais ! Avoir 3 ou 4 sous-marins d'ici 2035 ou 2040, ils s'en foutent un peu, ils estiment que la guerre (inévitable pour eux) contre la Russie sera fini d'ici là. Bref, en Pologne, c'est bien l'urgence opérationnelle qui a poussé à prendre de l'A26. Si en Suède on a le même sentiment d'urgence opérationnelle (et d'isolement diplomatique, mine de rien), alors je pense qu'ils prendront des FDI. Je l'espère pour nous comme pour eux en tous cas. L'article a depuis été mis à jour / réécrit suite à de nouvelles informations. https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-fdi-pourra-embarquer-jusqu-a-48-camm-en-plus-de-16-aster-soit-64-missiles-antiaeriens Naval Group développe un nouveau lanceur Cold Launch pour CAMM et CAMM-ER. Chaque lanceur pourra embarquer 24 missiles dans le même volume que 8 Aster actuellement. Dit autrement, la FDI proposée à la Suède pourra emporter 16 Aster-30 + 24 CAMM-ER et conserver un volume disponible pour 8 Aster, 8 MDCN ou 24 CAMM-ER supplémentaires !! On muscle enfin le jeu !
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  41. On sait comment l'AfD se positionne sur le SCAF et plus généralement sur les cooperations franco-allemandes ? Ils privilégient les cooperations à la Russie c'est bien ça ? @Chimera Il n'est pas facile de répondre à cette question. Le porte-parole de l'AfD en matière de politique de défense, Rüdiger Lucarssen, s'est exprimé négativement sur le FCAS en 2019 : https://www.presseportal.de/pm/58964/4299646 AfD : le système européen d'avions de combat est à l'heure actuelle une grave négligence Le porte-parole en matière de politique de défense, Lucassen : la viabilité future de l'armée de l'air allemande est sacrifiée sur l'autel des déclarations d'intention politiques Osnabrück. L'AfD considère que la signature du contrat pour la construction du système européen d'avions de combat appelé « Future Combat Air System » (FCAS) est « à l'heure actuelle une grave négligence du point de vue de la politique d'armement ». C'est ce qu'a déclaré son porte-parole en matière de politique de défense, Rüdiger Lucassen, au journal « Neue Osnabrücker Zeitung ». « Il est beaucoup trop tôt pour que l'Allemagne s'engage unilatéralement. La viabilité future de l'armée de l'air allemande est ainsi sacrifiée sur l'autel des déclarations d'intention politiques », a-t-il expliqué. « Les études sur ce projet ne sont pas encore terminées et la répartition des rôles entre l'Allemagne et la France dans le financement du développement et de l'acquisition n'est pas claire », a déclaré M. Lucassen. De plus, il n'existe pas de stratégie d'exportation uniforme. « Le gouvernement fédéral allemand souhaite-t-il suivre à l'avenir la politique d'exportation généreuse de la France dans le cadre du FCAS ? Dans ce cas, il devrait le dire ouvertement. Comment le gouvernement fédéral allemand compte-t-il traiter la question des « drones armés » en tant que partie intégrante du FCAS ? Cela n'a pas encore été clarifié non plus », a souligné le politicien de l'AfD. ---- Mais l'AfD est actuellement très divisée sur la politique étrangère (ce qui est toujours difficile pour elle). Lucassen était colonel dans l'armée allemande, il appartient à l'aile ouest-allemande, qui a actuellement une image assez positive des États-Unis en raison de Trump. L'aile est-allemande, traditionnellement plus proche de la Russie, se méfie du mouvement MAGA et souhaite garder ses distances avec Trump. Ces derniers temps, il semble également y avoir une idée de droite, souverainiste européenne. Si vous souhaitez suivre cela, vous devriez vous abonner à Jacob Ross sur Twitter. Benedikt Kaiser, l'un des intellectuels de l'AfD, a écrit aujourd'hui sur Twitter : Le problème avec Storch, Lucassen, Adrat et Cie me semble être qu'ils ne savent pas trouver le juste milieu dans leur approche des conditions révolutionnaires sous le deuxième cabinet Trump. En effet, du point de vue allemand, on peut se réjouir de la marge de manœuvre gagnée grâce au trumpisme 2.0 et analyser avec bienveillance certaines mesures (anti-censure, lutte antiterroriste contre les gauchistes, renforcement de la protection des frontières, politique symbolique de réémigration, etc. Mais beaucoup ici, dans la zone grise entre le nirvana libéral-conservateur et l'AfD d'hier, ne sont manifestement pas capables de faire preuve de discernement et de sobriété. Ils préfèrent se livrer à une adulation servile, indigne et globalement acritique de Trump. Cela alimente un programme plutôt apolitique, voire anti-allemand/anti-européen, qui devrait à long terme se retourner contre l'AfD : au plus tard lorsque le patriotisme allemand de l'AfD ne pourra plus être qualifié que de kitsch trumpiste irréfléchi, mais que Trump aura échoué politiquement ou, du moins, aura survécu. L'AfD et l'ensemble du camp patriotique feraient bien de ne pas se présenter comme la « cinquième colonne » du nouveau MAGA-Washington ni comme celle de l'ancienne Moscou-Poutine. La journée d'aujourd'hui montre une fois de plus que cela est trop difficile pour beaucoup. Il reste encore un long chemin à parcourir vers la souveraineté, du moins intellectuelle. ----- Si l'AfD veut réussir au niveau national, elle ne peut pas se rapprocher trop de la Russie, car cela effraie les électeurs de l'Allemagne de l'Ouest, plus importante. Dans son programme électoral, l'AfD semble plutôt gaulliste, prônant une Europe des patries, la souveraineté nationale en matière d'armement et la coopération avec d'autres lorsque cela est opportun.
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  42. Le stagiaire a encore frappé
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  43. Vaut mieux un SNA qui fait 27 kts+ et 24 armes qui navigue, qu'un SNA qui fait 29 kts+ et 38 armes qui reste à quai.
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  44. CEMM --> https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20251103/etra.html#toc7 La LPM et les « surmarches » comprennent aussi les grands programmes. Vous avez évoqué le porte-avions. Il s'agit de lancer sa réalisation d'ici à la fin de l'année. Cela fait un an que nous travaillons sur le sujet avec la DGA et les industriels. Nous sommes prêts : il s'agit maintenant d'entrer en phase de « comitologie » sous les ordres de la ministre pour aller vers la décision politique de lancement. En 2010, il y avait 27 porte-avions dans le monde ; en 2030, il y en aura 37. On assiste à une prolifération dans ce domaine : les Turcs veulent en construire ; les Espagnols veulent en obtenir ; les Italiens veulent construire un porte-avions nucléaire ; les Indiens veulent passer au porte-avions à catapulte ; les Chinois ont reçu leur troisième en construisent leur quatrième et veulent aller à six ; les Américains en sont toujours à onze. Seuls les Russes n'en ont pas, c'est une de leurs faiblesses, qu'il nous faut exploiter : ils n'ont jamais réussi à mettre en oeuvre durablement cet outil de supériorité aéromaritime. ... Je vous donne un exemple de notre agilité interne : nous avons besoin de compétences nucléaires complémentaires pour le troisième arrêt technique du porte-avions Charles-de-Gaulle, prévu en 2027. Pour réaliser cette opération, nous allons embaucher pour deux ans des personnels civils d'EDF, qui travailleront sous le statut de réservistes opérationnels de la Marine. Nous l'avons planifié dès 2023... ... J'en viens au PANG : le chef d'état-major des armées a posé la question de la permanence, comme le Sénat l'avait fait en l'inscrivant par amendement dans la loi de programmation militaire (LPM), fixant l'échéance d'une étude à 2028. Que veut dire la permanence ? Un porte-avions, situation actuelle, c'est 65 % de taux de disponibilité sur alerte. Avec deux bateaux, ce taux passe à 100 %. Trois bateaux, cela signifie une capacité à être en mer en zone proche de la métropole. Quatre bateaux, c'est la permanence lointaine - c'est d'ailleurs pourquoi nous avons quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. C'est d'une permanence d'alerte qu'il est question : il ne s'agit pas de vouloir quatre porte-avions. Comment répondre à cette exigence de permanence ? Si vous privilégiez la rapidité, car vous estimez qu'il faut à notre pays cet outil souverain de puissance et de supériorité aéromaritime, il convient de prolonger le Charles-de-Gaulle et d'avancer le plus vite possible sur le PANG. Le cas échéant, la France serait dotée de deux porte-avions en 2038. Encore faut-il que le Charles-de-Gaulle soit capable d'être prolongé ; nous le saurons en 2029, au moment de l'arrêt technique : a-t-il les « artères » pour cela ? Faudra-t-il « rebooster » son coeur nucléaire ? Deuxième manière de répondre, la plus cohérente et la plus efficiente : acquérir un deuxième PANG - le même que le premier -, pour atteindre la permanence en 2042-2043. L'optimum, du point de vue de l'outil industriel, consisterait à commander un deuxième porte-avions quatre ans après la première commande, soit en 2029. Troisième manière - non souveraine, cette fois - d'assurer notre permanence à la mer : traiter avec nos partenaires européens. Le porte-avions européen, je n'y crois pas, car il sera impossible de partager la décision d'emploi. En revanche, une permanence opérationnelle, c'est-à-dire une synchronisation à haut niveau de l'emploi de nos porte-avions, me paraît une perspective plus crédible : il s'agit de garantir qu'un porte-avions européen soit toujours disponible. Nous avons déjà commencé à explorer cette piste, au niveau militaire. Quand nous avons envoyé le Charles-de-Gaulle dans l'Indo-Pacifique, nous avons succédé à un porte-avions italien et un porte-avions britannique nous a suivis. Cette synchronisation n'était pas le fruit du hasard : elle était le résultat d'une coopération trilatérale entre le First Sea Lord, le chef d'état-major de la marine italienne et moi-même. Ce que nous avons fait au niveau militaire, il est possible de le faire, en cas de crise majeure, au niveau politique. Les choses sont plutôt bien faites : le calendrier d'entretien de la marine britannique et le nôtre sont désynchronisés. La marine française a synchronisé les arrêts techniques du Charles-de-Gaulle, qui ont lieu l'été, avec les permissions ; les Britanniques, eux, naviguent toujours l'été : tant mieux, c'est précisément ce que nous recherchons. Voulons-nous une permanence souveraine ou européenne ? En tout état de cause, nous travaillons au quotidien avec les Italiens, les Britanniques, les Espagnols, les Américains. En 2010, vingt-sept porte-avions étaient en service dans le monde ; en 2030, il y en aura trente-sept. Cette prolifération tire les tailles vers le haut, car le poids des avions augmente, tout simplement : la masse maximale au décollage d'un avion de combat NGF (New Generation Fighter) devrait être de l'ordre de 35 tonnes. Comment récupérer ou catapulter un avion de cette masse ? Il vous faut une piste oblique d'une certaine dimension, équipée de brins d'arrêt, une catapulte - nucléaire ou conventionnelle - assez puissante pour propulser à 27 noeuds, et un hangar de taille suffisante pour accueillir les avions, les drones et les aéronefs que vous souhaitez y embarquer. C'est loin d'être facile à concevoir : il y a plusieurs années d'études et d'ingénierie à la clé. Tout cela placera notre futur porte-avions, avec ses 77 000 tonnes, dans la gamme moyenne haute des porte-avions qui existeront dans le monde à l'horizon 2040 - les porte-avions américains et chinois, eux, feront entre 100 000 et 110 000 tonnes. L'objectif est bien d'embarquer d'abord des Rafale F5 sur le porte-avions. Nous avions quarante-six avions Rafale Marine ; nous en avons perdu quatre par accident ou perte en mer , un est réservé pour la transformation : il nous en reste quarante et un. Il faut travailler sur le vieillissement de nos Rafale : c'est le travail prioritaire que nous faisons aujourd'hui avec Dassault. Certains F1 ont été rétrofités F3, mais l'air salin corrode. Pouvons-nous prolonger la durée de vie de nos Rafale ? L'industriel nous donne des perspectives plutôt positives en matière de capacités de vieillissement. Pendant l'arrêt technique de 2027, nous allons commencer à intégrer au bateau les premières « briques » F5, les premiers éléments d'appontage automatique, qui vont nous permettre d'aller vers le groupe aérien hybride. L'appontage automatique, nous devrions l'avoir d'ici dix ans, ce qui simplifiera considérablement la formation. Tout cela est décisif s'agissant de tenir la posture nucléaire de la force aéronavale nucléaire (Fanu) - le porte-avions, vous le savez tous, est capable de porter l'armement nucléaire -, en complément des forces aériennes stratégiques (FAS). L'armée de l'Air et de l'Espace définit les besoins des forces aériennes et nous les déclinons pour la Marine, sans modifier les contraintes. Autrement dit, le porte-avions nouvelle génération ne contraint pas la masse de l'avion du futur - nous serons capables, grâce aux Emals (ElectroMagnetic Aircraft Launch System), de catapulter jusqu'à 40 tonnes. Le président américain a récemment suggéré qu'il pourrait abandonner les catapultes électromagnétiques. C'est une assertion surprenante et il est peu probable qu'il le décide car le taux de disponibilité des Emals est de 97 %, ce qui est totalement inégalé...
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  45. C'est ce que je me tue à répéter: Johansson est EXACTEMENT sur la même ligne que Trappier. Le message aux Allemands est clair: d'accord pour coopérer, mais vous n'allez pas nous phagocyter par magie. C'est clair et net. Et je m'attends désormais à deux option: que l'idée d'une coopération avec SAAB fasse long feu et disparaisse aussi subitement qu'elle est venue. que certains en Allemagne soient quand même assez cons pour se dire "ouais mais non allez ils sont tout petits ils pèsent rien nous sommes grands beaux et forts, on va leur faire le même plan qu'aux Français et cette fois ça va marcher vous allez voir". Honnêtement à ce stade les deux options sont tout aussi probables l'une que l'autre. En tout cas si leur idée est de se servir de SAAB comme d'un lièvre pour faire plier Dassault essayer de forcer Macron à faire plier Trappier, jusqu'à présent, c'est râpé, et il ne faut surtout pas dans ce piège particulièrement grossier. Idem GCAP. Moi ça m'arrange je veux la mort de ce FCAS de malheur pour qu'on le relance en Franco-Français (comme avec Neuron > FCAS-DP > UCAS).
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  46. Bah ça c'est facile. Dans Independance Day ils ont bien pris des pilotes de brouettes agricoles et les ont convertis en pilotes de F-18 pour affronter des aliens en 24 heures
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  47. Handicapant ? Il n'y a aucune information, aucun article, rien dans la presse ... @mgtstrategy il va falloir expliquer un peu quand même Ce forum est en train de partir en coui*** vitesse grand V sincèrement. Vous n'avez même plus besoin d'informations pour critiquer, vous vous auto alimenté dans votre haine anti-européenne et anti-tous ce qui n'est pas français d'ailleurs. Ça devient caricatural à l'excès
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