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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. 4 septembre 1979 - Antenne 2 - Les Dossiers de l'Écran 0:35 Haroun Tazieff : Eh bien la pollution industrielle dégage des quantités de produits chimiques de toute nature dont une énorme quantité de gaz carbonique et c'est Claude qui nous disait tout à l'heure qu'il s'agit de plusieurs dizaines de milliards de mètres cubes... Claude Lorius : Non, 20 milliards de tonnes par an, c'est la quantité de CO2 que l'homme rejette à la suite de ses activités. 1:05 Haroun Tazieff : Et cette quantité de gaz carbonique se propage dans l'atmosphère et risque de faire de l'atmosphère une espèce de serre. 1:57 Haroun Tazieff : Si au lieu de détruire les forêts françaises on les protégeait d'une part, et on en augmentait la surface, si au lieu de détruire la forêt amazonienne on la protègeait, si au lieu de détruire les forêts de Bornéo dont nous revenons, de Java, de Sumatra et de l'Afrique centrale on protégeait ces forêts, il n'y aurait pas de danger avec le gaz carbonique et au contraire il y aurait de plus en plus d'oxygène mais on ne le fait pas. 2:19 On protège pas et pour faire des profits colossaux on massacre nos forêts. 2:35 Il pourrait y avoir un effet de serre général : réchauffement de 2 ou 3 degrés de la température de l'atmosphère, fusion d'une énorme quantité de glace polaire aussi bien au sud qu'au nord et de glace de montagne - 2 ou 3 degrés de moyenne suffisent n'est ce pas - et montée des eaux et donc noyade de toutes les côtes basses : Alger, New York et Le Havre et Marseille et Nice et Londres... 3:04 présentateur : Vous êtes en train de paniquer les populations, là !
  2. Les erreurs politiques de Zelensky, comme celle dont nous parlons, à savoir l'élimination des organes anti-corruption - pourraient être le signe d'une "atmosphère de fin de règne", prélude à un changement de régime en Ukraine dont émergerait un nouveau régime qui partagerait des caractéristiques avec de celui de la Géorgie actuelle, c'est à dire qui garde des revendications territoriales incompatibles avec celles de la Russie, mais renonce à la guerre comme moyen de les réaliser.
  3. J'avais oublié, ou plus probablement, jamais entendu parler de ce débat : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Simon#Le_débat_entre_Claude_Simon_et_Kenzaburo_Oe_(1995) En 1995 cependant, une polémique l'oppose à l'écrivain japonais Kenzaburō Ōe, également lauréat du Prix Nobel, qui dénonce la reprise des essais nucléaires français décidés par Jacques Chirac, élu président de la République en 1995. Oe décide même de boycotter le Festival de littérature japonaise d'Aix-en-Provence, dont il est l'invité d'honneur[20]. Simon lui répond par une lettre ouverte[21] en soutenant catégoriquement le droit de la France à faire des essais dans le Pacifique : « Vous avez cru devoir, il y a peu, manifester assez grossièrement votre hostilité à mon pays, où vous aviez été invité, en flétrissant les essais nucléaires auxquels celui-ci procède sur un petit îlot du Pacifique à des milliers de kilomètres de chez vous et d'autres pays. De multiples voix d'experts ont cependant affirmé que ces essais sont d'une parfaite innocuité sur l'environnement, tant terrestre que maritime ou humain. Au surplus, à qui fera-t-on croire sans rire que la France médite une guerre d'agression[21] ? » L'écrivain français va jusqu'à qualifier l'opposition d'Ōe de grande lâcheté et la met sur le compte d'une certaine hypocrisie nationale : « On a complaisamment répandu (cela frappe l'imagination de ceux qui en sont dépourvus) les photographies des ruines d'Hiroshima ainsi que des pitoyables victimes souffrant encore, des années après cette catastrophe, de brûlures et d'affections cancéreuses découlant de la radio-activité. On n'a pas, par contre, montré les photos des populations japonaises contraintes au suicide par vos militaires à l'approche de l'ennemi, non plus celles des survivantes de ces femmes et de ces jeunes filles enfermées dans vos bordels militaires et dont l'équilibre psychique est au moins aussi estropié à jamais que peuvent l'être des corps par des brûlures ou des cancers. J'ai même lu (mais détrompez-moi si cette information est inexacte) que des « médecins » japonais auraient procédé sur des prisonniers de guerre américains (l'équipage, en particulier, d'un bombardier) à des « expériences » d'une impensable horreur dont on n'a connu l'équivalent que dans les camps d'extermination de l'Allemagne nazie, cette Allemagne d'où aujourd'hui, dit-on, provient une grande partie des fonds de financement de Greenpeace[21]. » Ōe répond à Claude Simon de la même façon en faisant part de son étonnement devant la violence de sa réaction et il exprime le regret que son collègue français ne raisonne que sur un plan historique national, sans aspirer à une réflexion écologique universelle : « Au lieu de critiquer à mon tour une réaction excessive à mettre sur le compte d'un esprit bercé de la Gloire de la Grande France, je me contenterai de dire avec une réelle tristesse que c'est là une interprétation contraire à la réalité et due à l'éloignement de nos deux pays [...]. Lorsque vous vous moquez de ceux qui disent que la France est prête à déclencher une guerre d'agression avec ses armes nucléaires, je ne peux certes qu'être d'accord avec vous, mais je tiens aussi à souligner que Jacques Chirac a déjà commencé à agresser l'environnement mondial [...]. Cet automne, j'ai fait la connaissance à l'université des Nations unies à Tokyo d'un autre Français remarquable : le commandant Cousteau. Et je me suis demandé pourquoi la voix de ce grand océanographe n'est pas parvenue jusqu'à vous. Cette voix nous met en garde contre les dangers imminents de pollution par la radioactivité que révèlent des plongées réalisées par son équipe sous l'atoll de Mururoa[22]. »
  4. Peut-être que le but de Zelensky n'est pas de gagner la guerre ou d'assurer au pays le destin le moins pire possible (par une paix de compromis), mais, comme Netanyahou, de rester au pouvoir.
  5. Dans la mesure où la Roumanie a reçu l'approbation de l'UE pour avoir éliminé un candidat à la présidentielle - pas n'importe lequel, le gagnant - sous prétexte qu'il est prorusse, pourquoi Zelensky devrait-il se gêner et ne pas éliminer un organe anti-corruption sous prétexte qu'il est "sous influence russe" ?
  6. Vous avez rien compris. C'est pour se débarrasser de « l'influence russe ». https://www.lefigaro.fr/international/ukraine-malgre-les-critiques-volodymyr-zelensky-promulgue-une-loi-supprimant-l-independance-des-instances-anticorruption-20250723 « L'infrastructure anticorruption fonctionnera. Simplement, sans l'influence russe - tout doit être (débarrassé) de cela », a soutenu Volodymyr Zelensky sur Telegram dans la nuit de mardi à mercredi.
  7. https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/07/16/france-and-italy-refuse-to-join-trumps-ukraine-weapons-fund/ La France et l'Italie ont refusé de participer au projet de Donald Trump d'envoyer des armes de fabrication américaine en Ukraine
  8. https://asiatimes.com/2024/06/whats-the-real-size-of-chinas-economy/ (17 juin 2024) L'année dernière [2023], la Chine a produit deux fois plus d'électricité que les États-Unis, 12,6 fois plus d'acier et 22 fois plus de ciment. Les chantiers navals chinois ont représenté plus de 50 % de la production mondiale, alors que la production américaine était négligeable. En 2023, la Chine a produit 30,2 millions de véhicules, soit près de trois fois plus que les 10,6 millions produits aux États-Unis. Du côté de la demande, 26 millions de véhicules ont été vendus en Chine l'année dernière, soit 68 % de plus que les 15,5 millions vendus aux États-Unis. Les consommateurs chinois ont acheté 434 millions de smartphones, soit trois fois plus que les 144 millions vendus aux États-Unis. En tant que pays, la Chine consomme deux fois plus de viande et huit fois plus de fruits de mer que les États-Unis. Les acheteurs chinois ont dépensé deux fois plus en produits de luxe que les acheteurs américains.
  9. https://www.theguardian.com/education/2025/jul/22/harvard-educational-review-palestine-issue-cancelled La maison d'édition de Harvard annule la publication d'un numéro spécial de la Harvard Educational Review sur la Palestine.
  10. Donc en fait il y a une politique de déclassification assez systématique de toutes les grandes affaires d'assassinats emblématiques des années 1960... et le hasard du calendrier. Et il n'y a pas de contre-feu.
  11. ... Et par l'ambassade de Chine ? croyais-je me souvenir, mais je me trompais. Je confondais avec « l’Association des femmes du Génie militaire » : https://maliactu.net/discours-de-s-e-m-chen-zhihong-ambassadeur-de-chine-au-mali-a-la-ceremonie-de-la-remise-de-don-a-lassociation-des-femmes-du-genie-militaire/ (15 novembre 2023) L’ambassadeur de Chine au Mali, S.E.M. CHEN Zhihong, a offert des machines à coudre à l’Association des femmes du Génie militaire. Mais ça marche aussi dans l'autre sens : https://www.maliweb.net/societe/mali-lassociation-des-femmes-de-lambassade-de-chine-offre-de-kits-scolaires-et-jouets-pour-enfant-a-lecole-fondamentale-du-genie-militaire-3051512.html (29 janvier 2024) L’Association des femmes de l’Ambassade de Chine offre de kits scolaires et jouets pour enfant à l’école fondamentale du Génie militaire Et si l'on élargit le champ des largesses de l'ambassade de Chine, il y a ça aussi : https://fama.ml/cooperation-sino-malienne-la-chine-offre-des-equipements-bureautiques-a-lecole-de-guerre-du-mali (1er octobre 2024) La Chine offre des "équipements bureautiques" [un bien grand mot, il s'agit en fait de meubles de bureaux] à l’Ecole de Guerre du Mali Plus généralement : https://theconversation.com/le-soutien-de-la-chine-a-larmee-malienne-comporte-des-risques-un-chercheur-en-expose-les-tenants-et-les-aboutissants-259312 (23 juin 2025) Des entreprises chinoises, telles que Ganfeng Lithium et China National Nuclear Corporation, ont investi massivement dans le secteur minier malien. Elles participent à un projet de lithium de 130 millions de dollars américains et à l’exploration d’uranium dans les régions de Kidal et de Falea. Malgré les risques sécuritaires, notamment les attaques contre du personnel chinois en 2015 et 2021, la Chine reste engagée en raison du potentiel des ressources du Mali. Au-delà de l’exploitation minière, la Chine a investi dans les infrastructures du Mali. Un projet de modernisation ferroviaire de 2,7 milliards de dollars américains relie Bamako à Dakar, facilitant l’exportation de ressources telles que le minerai de fer et la bauxite. Le montant total de la dette extérieure du Mali envers la Chine n’est pas explicitement mentionné. Mais l’accord de prêt de 11 milliards de dollars américains conclu en 2014 et le prêt de 2,7 milliards de dollars américains accordé en 2016 suggèrent à eux seuls que la dette du Mali envers la Chine pourrait s’élever à au moins 13 milliards de dollars américains. Cela n’inclut pas les prêts destinés à des projets tels que l’autoroute Bamako-Ségou et les ponts de Bamako. Cette politique a souvent été critiquée comme une « diplomatie du piège de la dette », qui accroît la dépendance des pays bénéficiaires à l’égard de Pékin. Au Mali, je pense que cela risque de renforcer la vulnérabilité économique et d’offrir à la Chine un levier géopolitique. Malgré ces aspects positifs, l'aide chinoise au secteur de la sécurité contribue à la fragilité du Mali de plusieurs manières. Tout d'abord, son caractère sans condition permet à la junte militaire malienne de consolider son pouvoir sans engager de réformes démocratiques ou de gouvernance. Ce manque de responsabilité favorise l’impunité des factions militaires corrompues. Et laisse persister les faiblesses de gouvernance et l’autoritarisme. Deuxièmement, la forte dépendance vis-à-vis de l'approvisionnement chinois soulève des inquiétudes quant à l'influence potentielle de la Chine sur les décisions du Mali en matière de défense. Cette dépendance excessive à l'égard des solutions militaires risque d'aggraver les conflits et pourrait conduire à des violations des droits humains par les forces de sécurité, comme en témoigne l'augmentation de la violence à l'égard des civils. Elle ne s'attaque pas aux causes profondes du conflit, telles que la cohésion sociale ou la gouvernance locale. Troisièmement, la dépendance croissante du Mali à l'aide chinoise — tant militaire qu'économique — le rend vulnérable aux perturbations liées aux tensions géopolitiques, aux problèmes de chaîne d'approvisionnement ou aux changements de politique étrangère de la Chine. Cela limite le Mali dans ses efforts de diversification militaire et sa capacité à répondre à l'évolution des menaces. Enfin, les investissements chinois dans les infrastructures, tels que le prêt de 1,48 milliard de dollars (750 milliards de francs CFA) pour la construction de la ligne ferroviaire Bamako-Dakar, créent une « diplomatie du piège de la dette ». https://adf-magazine.com/fr/2025/07/selon-un-chercheur-lassistance-fournie-par-la-chine-au-mali-peut-saccompagner-de-consequences-inattendues/ (15 juillet 2025) En septembre 2024, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte du Mali, s’est rendu à Pékin pour conduire une visite de Norinco, société de fabrication d’armes. Le Mali et Norinco ont conclu un accord qui fournira à Bamako le matériel militaire, ainsi qu’une formation et une technologie de défense.
  12. Je cite : Elles ont fait de même en avril pour celui de Bobby Kennedy, ministre de la justice du président démocrate assassiné En avril, c'était pour faire contre-feu à quoi ?
  13. https://providencemag.com/2025/07/dominance-to-dilemma-the-rewards-and-risks-of-strategic-prioritization-for-twentieth-century-britain-and-twenty-first-century-america-1/ (18 juillet 2025) En 2000, les États-Unis exploitaient 100 navires de guerre de plus que la Chine. D'ici 2030, la Chine exploitera 135 navires de guerre de plus que la marine américaine. Les investissements de la RPC dans des missiles balistiques tels que le DF-21D et le DF-26, la croissance de ses flottes de croiseurs et de destroyers et le doublement de ses forces sous-marines et de ses forces de chasseurs et de bombardiers avancés mettent en péril les opérations américaines en Asie de l'Est, en particulier autour de Taïwan. Les armes américaines qui permettraient d'atténuer les avantages de la RPC, comme la frégate lance-missiles de classe Constellation et le sous-marin de classe Virginia, sont embourbées dans des retards de production. Dans la plupart des simulations d'un affrontement sino-américain dans le détroit de Taïwan, « les États-Unis épuisent généralement leur stock de missiles antinavires à longue portée au cours de la première semaine ».
  14. Des trains à batteries pour remplacer le diesel : https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/les-trains-poids-plume-de-la-sncf-vont-ils-vraiment-permettre-de-sauver-les-petites-lignes_AN-202507200096.html (20 juillet 2025) Avec de nombreux partenaires industriels et technologiques, la SNCF développe du matériel roulant très léger et décarboné qui pourrait circuler sur des lignes fermées ou en passe de l'être.
  15. https://www.lepoint.fr/monde/pourquoi-xi-jinping-a-t-il-completement-disparu-de-l-espace-public-21-07-2025-2594854_24.php Le journal Le Point fait écrire un article sur Xi Jinping à Julie Malo, dont les conclusions ne coïncident pas avec celles des articles que j'ai partagés plus haut dans ce fil. Qui est Julie Malo ? Apparemment, sauf homonymie avec une autre Julie Malo qui serait différente de la première, c'est elle : https://ginkio.com/juliemalo Journaliste presse écrite et radio au Figaro pendant deux ans, diplômée du Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ), je m'intéresse tout particulièrement aux questions de santé (notamment de santé mentale), d'environnement, et aux tendances de société. Apparemment elle ne met pas en avant sa connaissance approfondie de la culture chinoise, des sciences politiques en général, ou du parti communiste chinois en particulier.
  16. https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-07-09/russia-s-mcdonald-s-and-starbucks-copycat-brands-prepare-to-defend-their-turf (9 juillet 2025) Le succès des entreprises de consommation russes s'est accompagné d'une croissance record des revenus. L'économie de guerre a stimulé la production dans les secteurs liés à l'armée, créant des pénuries de main-d'œuvre. Les augmentations de salaires qui en ont résulté ont dépassé l'inflation, libérant ainsi de l'argent pour l'achat de vêtements et de nourriture. Après une période d'incertitude initiale, le moral des consommateurs est remonté au-dessus des niveaux d'avant-guerre, car la vie quotidienne est restée largement inchangée malgré les sanctions. Stars Coffee, qui a remplacé Starbucks dans la réaction internationale contre l'agression de la Russie, a suivi une stratégie similaire consistant à donner aux habitants l'impression qu'ils ne manquent de rien. Stars Coffee a ouvert 82 magasins, s'étendant délibérément au-delà de Moscou et de Saint-Pétersbourg, avec de nouvelles implantations dans des villes plus petites comme Grozny, Rostov-sur-le-Don et Perm. L'expansion devrait se poursuivre à Veliky Novgorod, Khanty-Mansiysk et Novosibirsk. « Starbucks n'a jamais ouvert dans ma ville natale, mais Stars Coffee l'a fait », a déclaré Anna Vakhova, une influenceuse de voyage dont le contenu présente souvent la vie dans la Russie sanctionnée. Dans le secteur de l'habillement, la situation est plus nuancée. Le groupe Daher, basé aux Émirats arabes unis, a racheté les anciennes activités russes d'Inditex SA, y compris la chaîne de magasins de mode Zara, rebaptisée MAAG, mais les activités ont affiché deux années consécutives de pertes et les déficits se sont creusés l'année dernière. La situation est encore pire pour Just Clothes, le remplaçant d'Uniqlo, qui a fermé ou changé le nom de ses 13 magasins au début de l'année. Les difficultés des détaillants sont liées au fait que les produits originaux sont toujours accessibles via les boutiques en ligne après que le Kremlin a autorisé, en 2022, les importations parallèles de marques occidentales. Cela indique que leur attrait reste puissant malgré les alternatives locales. Certaines marques nationales, comme Limé, sont cependant devenues des gagnantes. Fondée en 2008, l'entreprise de vêtements a prospéré depuis la guerre avec des prix et un style similaires à ceux de Mango et Banana Republic. Depuis 2021, son chiffre d'affaires a plus que quintuplé pour atteindre 39 milliards de roubles (495 millions de dollars) l'année dernière et ses effectifs ont pratiquement quadruplé, ouvrant la voie à son premier magasin à Dubaï à la fin de l'année 2023. De même, Snezhnaya Koroleva - qui signifie « Reine des neiges » - est aujourd'hui la plus grande chaîne de magasins de vêtements multimarques de Russie, avec plus d'une centaine de points de vente et un bénéfice record l'année dernière. Les petits créateurs russes indépendants tels que Mulier, 2mood et studio29 ont également bénéficié d'un coup de pouce. « De nombreuses marques russes ont connu le succès grâce à la fermeture des marques occidentales, qui nous manquent toujours », a déclaré Mary Mateeva, une influenceuse de mode russe et styliste personnelle à Moscou. Les entreprises internationales ne seront autorisées à revenir que si elles n'entravent pas « la poursuite de la consolidation du fabricant russe », a déclaré le premier vice-premier ministre Denis Manturov dans une interview accordée à Ria Novosti en juin. Le président Vladimir Poutine s'est montré encore plus froid. McDonald's "s'est enfui, et maintenant, s'ils veulent revenir, sommes-nous censés leur dérouler le tapis rouge ? Bien sûr que non", a-t-il déclaré lors de la réunion avec les milieux d'affaires au Kremlin à la fin du mois de mai. « Pour Vladimir Poutine, la substitution des importations est un élément important de sa stratégie globale, qui consiste à défier l'Occident et à montrer clairement que la Russie peut survivre par ses propres moyens », a déclaré Ben Noble, professeur associé de politique russe à l'University College de Londres.
  17. https://www.ft.com/content/68652a69-35ab-4419-b5a0-f5cc4c017ee4 (11 juin 2025) Le directeur général d'une chaîne de hamburgers russe [Vkusno i Tochka] a récemment mis en garde Vladimir Poutine contre les dangers qui pèsent sur son entreprise si McDonald's, son ancienne société mère, exerce son droit de la racheter. Vkusno i tochka a été créé par Alexander Govor, ancien franchisé de McDonald's, qui a racheté les activités de l'entreprise américaine lorsqu'elle a quitté le pays. Les législateurs russes ont présenté un projet de loi qui permettrait aux entreprises nationales de ne pas respecter les accords de rachat conclus avec des entreprises occidentales après l'invasion, si le prix convenu à l'avance était inférieur à la valeur actuelle de l'actif. L'adhésion de M. Poutine à la démarche protectionniste constitue un changement par rapport aux mois précédents, lorsqu'il avait ordonné à son cabinet d'élaborer des règles pour le retour des entreprises occidentales après que le président américain Donald Trump eut promis de rétablir les liens commerciaux avec la Russie. Si les longues files d'attente devant le premier McDonald's de Moscou en 1990 symbolisaient l'aube du capitalisme russe, le succès de Vkusno i tochka représente l'orientation protectionniste et patriotique qui a fini par caractériser l'économie de guerre de Poutine. Vkusno i tochka sert désormais 2 millions de clients par jour et a augmenté son chiffre d'affaires de 20 % d'une année sur l'autre pour atteindre 187 milliards de roubles (2,4 milliards de dollars) en 2024, contre 75 milliards de roubles en 2021, la dernière année avant la guerre. Dans l'ensemble, le secteur des biens de consommation en Russie a connu une croissance de 16 % entre mars 2024 et mars 2025, a déclaré M. Loktev, certaines entreprises individuelles faisant état d'une croissance plus rapide de leur chiffre d'affaires. Chernogolovka, le producteur alimentaire russe qui a acquis les activités de snacks de Kellogg et d'aliments pour bébés de Heinz dans le pays, a fait état d'un bond de 29 % de ses ventes en glissement annuel au cours du premier trimestre 2024. LitEnergy, une société de boissons énergisantes associée au populaire YouTubeur russe Mikhail Litvin, a vu ses ventes augmenter de 477 % au cours de la même période. L'essor des nouvelles entreprises russes s'inscrit dans le sillage d'une économie radicalement remodelée par la guerre. Alors que les sanctions occidentales ont poussé la Russie à devenir moins dépendante des exportations, la hausse des salaires, due en grande partie à l'augmentation des salaires des militaires et à l'économie de guerre, a alimenté la demande intérieure et la consommation privée. Le gouvernement russe a accordé de généreuses subventions aux entreprises qui s'efforcent de faire face aux sanctions occidentales et de remplacer les importations en provenance d'Europe et des États-Unis. Lors de la rencontre avec M. Poutine, des entreprises telles que Neurosoft, un fabricant d'équipements médicaux, et l'usine d'équipements électriques de Koursk ont fait état d'une croissance de leur chiffre d'affaires allant de 70 % à 300 %, soulignant toutes qu'elles avaient bénéficié de programmes d'aide gouvernementaux. "Jamais auparavant de tels équipements n'avaient été fabriqués en Russie. Ils ont toujours été achetés à des pays comme la Finlande, la République tchèque, l'Allemagne et la Pologne", a déclaré à M. Poutine Yan Tsenter, d'UZTM-Kartex, l'un des principaux fabricants d'équipements pour l'exploitation minière, la construction et l'énergie, actuellement sous le coup de sanctions américaines. Alors que les entreprises russes parquaient autrefois leurs capitaux dans des juridictions plus sûres à l'extérieur du pays - Chypre, un paradis pour les holdings russes offshore, a été pendant de nombreuses années le plus grand investisseur étranger - de nombreux propriétaires d'entreprises cherchent plutôt à réinvestir dans leur pays. Igor Rybakov, le milliardaire copropriétaire de Technonicol, un producteur mondial de toitures, d'étanchéité et d'isolation thermique, a déclaré que son entreprise avait prévu d'investir 1 milliard d'euros en Europe avant la guerre. Au lieu de cela, cet investissement a été réduit à 300 millions d'euros, l'argent étant redirigé vers le marché intérieur et les pays considérés comme « amis » de la Russie. "Nous pensions que la Russie s'intégrait à l'Europe. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. En trois ans, la Russie s'est complètement réorientée", a-t-il déclaré dans une interview. En 2023, au milieu de l'exode des entreprises occidentales, Technonicol a acquis la filiale russe du fournisseur européen d'isolation Ursa. Au cours des trois dernières années, le groupe a enregistré une croissance de son chiffre d'affaires et de ses bénéfices de l'ordre de 15 à 20 %. D'autres secteurs souhaitent que le Kremlin aille encore plus loin. Le mois dernier, plus de 300 entreprises du secteur des technologies de l'information ont rédigé une lettre commune demandant au gouvernement de renforcer la protection des acteurs nationaux en cas de retour des groupes occidentaux. Et M. Poutine ne semble que trop heureux de leur donner satisfaction. « Nous devons les étrangler », a déclaré le dirigeant russe lorsqu'on l'a interrogé sur les services informatiques occidentaux encore disponibles en Russie. "Ils essaient de nous étrangler, alors nous devons leur rendre la pareille".
  18. https://samsungmagazine.eu/fr/2025/02/27/samsung-nasel-cestu-zpet-do-ruska/ (27 février 2025) Selon certaines informations, Samsung étendrait à nouveau ses activités marketing en Russie, malgré la suspension officielle de la production et l'arrêt des expéditions de produits en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les données disponibles montrent que le volume des campagnes marketing dans le pays a augmenté de 30% entre janvier et février par rapport à la même période de l'année dernière. Le nombre d'annonces a augmenté de 10% par rapport à novembre et décembre de l'année dernière. Les médias russes soulignent ce changement en lien avec les spéculations selon lesquelles les entreprises occidentales qui se sont retirées du marché russe envisagent désormais un retour dans le cadre du début des négociations de paix entre les États-Unis et la Russie. Samsung a ouvert une usine à Kaluga, près de Moscou, en 2008, où elle produisait des téléviseurs, des réfrigérateurs et des machines à laver. Cependant, la production a été suspendue en mars 2022 en raison des sanctions occidentales. Malgré cela, la marque continue de rester présente sur le marché russe grâce aux importations parallèles de produits. Selon l'analyste russe Denis Kuskov de TelecomDaily, Samsung travaille actuellement avec l'opérateur russe MTS pour promouvoir ses produits. Il a même été constaté que certains nouveaux produits apparaissent en Russie plus tôt qu’en Europe ou aux États-Unis. Samsung n'a pas encore confirmé la reprise de ses activités en Russie et indique que les exportations restent suspendues. Cependant, les magasins Samsung en Russie continuent de fonctionner, grâce aux approvisionnements via les importations parallèles. Le quotidien russe Kommersant a rapporté que Samsung, en collaboration avec des partenaires des pays de la Communauté des États indépendants (CEI), met en œuvre des stratégies marketing telles que des remises, des plans de paiement échelonné et des programmes de rachat. Cela suggère que l'entreprise conserve toujours une influence sur le marché russe, même si elle n'a officiellement confirmé aucune mesure visant à reprendre ses opérations directes.
  19. https://www.lefigaro.fr/flash-eco/russie-poutine-restitue-au-groupe-italien-ariston-sa-filiale-russe-20250326 (26 mars 2025) Le président russe Vladimir Poutine a annulé mercredi par décret la nationalisation temporaire de la filiale locale du groupe italien Ariston, une mesure décidée en avril 2024 qui avait suscité l'émoi en Italie, a annoncé Ariston. Signé mercredi, «le décret présidentiel n. 176 de la Fédération russe a restitué à Ariston Holding N.V. la propriété et la pleine gestion» de sa filiale russe, Ariston Thermo Rus LLC, a précisé Ariston dans un communiqué. Le ministère italien des Affaires étrangères a salué «favorablement» cette décision, «fruit d'un long travail conduit par le ministère et l'ambassade d'Italie à Moscou», auxquels se sont jointes «parallèlement quelques associations entrepreneuriales italiennes et européennes actives en Russie», dont les noms n'ont pas été précisés. Moscou avait transféré en avril 2024 à Gazprom Household Systems, une filiale du géant étatique russe Gazprom, le contrôle de 100% du capital de l'entreprise Ariston Thermo Rus, spécialisée dans le matériel de chauffage et de production d'eau chaude, détenue par Ariston. L'ambassade de Russie en Italie avait présenté cette mesure comme une réponse aux «actions hostiles» telles les sanctions occidentales infligées aux entreprises russes, faisant notamment allusion au gel des actifs de la Banque centrale de Russie après l'invasion de l'Ukraine.
  20. « Nous ne pouvons pas laisser le président Trump oublier qu'il a été élu pour gouverner les États-Unis... et non pour être l'empereur du monde », a déclaré M. Lula lors d'une interview accordée à Christiane Amanpour sur CNN à la fin de la semaine dernière. C'est la preuve que les gens qui traitaient Donald Trump « d'isolationniste » avaient tort. Un isolationniste serait indifférent à ce qui se passe au Brésil, et n'essaierait pas d'imposer au Brésil un diktat américain. « Il est difficile de concevoir une action que l'administration Trump pourrait prendre dans la relation États-Unis-Brésil qui serait plus préjudiciable à la crédibilité des États-Unis dans la promotion de la démocratie que de sanctionner un juge de la Cour suprême d'un pays étranger parce que nous n'aimons pas ses opinions judiciaires », a déclaré à mes collègues un fonctionnaire du département d'État, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat pour discuter des délibérations. L'avantage de Trump, c'est que le masque de la "promotion de la démocratie" tombe, nous permettant de voir peut-être un peu plus clair dans le jeu des Américains. Pour Lula, dont les alliés de gauche sont confrontés à des élections difficiles en 2026, ce moment est une aubaine. Oui, comme au Canada où contre toute attente, c'est un libéral du même parti que Trudeau qui lui a succédé, alors qu'avant l'élection de Trump les Conservateurs canadiens avaient le vent en poupe.
  21. https://www.revue-etudes.com/article/les-sionistes-chretiens-americains-et-le-conflit-entre-israel-et-le-hamas/26640 (janvier 2024) Or, la Bible, selon les évangéliques, ne mentionne pas l’existence d’un peuple palestinien : les Palestiniens n’existent pas, c’est du moins l’opinion maintes fois exprimée par des évangéliques ultraconservateurs comme Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat malheureux aux présidentielles de 2008 et de 2016, ou comme Tom DeLay, représentant du Texas et ancien leader de la majorité républicaine de la Chambre des représentants, sous l’administration Bush. Ce dernier, lors d’une visite à la Knesset, se déclara « Israélien de cœur » et expliqua, en 2002, dans un discours au plus grand lobby juif américain, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) : « J’ai visité la Judée et la Samarie, je me suis promené dans les rues de Jérusalem, je me suis rendu sur les hauteurs de Golan et je n’ai pas vu de territoires occupés. J’ai vu Israël4. » Conclusion : les États-Unis ne sauraient agir comme médiateurs entre Palestiniens et Israéliens, il n’est pas question de créer un État palestinien qui ne pourrait être qu’un État terroriste. La négociation est aussi vaine qu’inutile. Seul compte le Grand Israël. Mike Pompeo, le ministre des Affaires étrangères de Donald Trump, un évangélique, fier de l’être, fut le premier ministre d’un gouvernement américain à visiter les colonies de Cisjordanie. Il déclarait, en avril 2023 : « Israël n’est pas une nation occupante. En tant que chrétien évangélique, lecteur de la Bible, Israël, malgré le déni de certains, est bien “the rightful homeland of the Jewish people”5. » L’hémorragie cérébrale dont fut victime Ariel Sharon en 2006, d’après le fondamentaliste Pat Robertson, était le signe d’une juste punition divine parce que Sharon, en ordonnant l’évacuation des colonies juives de la bande de Gaza, avait « divisé la terre de Dieu6 ». Ancien ambassadeur d’Israël à Washington (2013-2021) et aujourd’hui membre « observateur » du Cabinet de guerre mis en place par Netanyahou, Ron Dermer avait fameusement déclaré en 2021 qu’Israël devait « renoncer au soutien des électeurs juifs [américains] du Parti démocrate, qu’il jugeait trop critiques, pour se reposer sur l’appui indéfectible des chrétiens évangéliques11 ». Falwell – comme Robertson, Hagee et d’autres – était un prémillénariste. Selon lui, tous les événements observés de son vivant étaient les signes avant-coureurs d’un avenir certain qui prendra place au Moyen-Orient et qui atteindra son apogée avec la bataille d’Armageddon. L’histoire du monde est déjà écrite dans l’Apocalypse de Jean (Ap 16, 16), elle est irréversible et seuls les born-again christians et les Juifs convertis (un tiers des Juifs) seront sauvés. Mais avant même la Grande Tribulation, qui aboutira à la bataille finale (précédée par l’« enlèvement » des vrais chrétiens), il y aura des petites tribulations qui, elles, ne sont pas irréversibles. Ainsi, si les Américains agissent aujourd’hui et se comportent en vrais chrétiens, « Dieu […] nous permettra de devenir une nation libre [...] et d’échapper aux tribulations14 », explique Falwell. Un tour leader choisi par Falwell n’hésitait pas à cacher de petites bibles dans le sable du désert pour hâter la conversion des Juifs au moment proche et inévitable de la Grande Tribulation, précédant la parousie du Christ16. Les évangéliques ne sont donc pas les philosémites que l’on imagine. Leur univers eschatologique prévoit la destruction des deux tiers des Juifs... Et c’est pourquoi, lorsqu’ils discutent avec leurs amis israéliens, ils évitent de faire état de la Parousie, ou même de mentionner le nom du Christ. Mais il convient de souligner que les Israéliens qui collaborent avec les évangéliques ne sont pas dupes. Ils agissent en pragmatistes : le soutien des sionistes chrétiens leur est utile, car ils améliorent l’image d’Israël, tout en contribuant à l’économie touristique du pays, avec près de 300 000 visites annuelles de touristes motivés par leur foi évangélique. Considérons le cas du Président (Speaker) républicain de la Chambre des représentants, nouvellement élu, Mike Johnson. Johnson, en fait, est un vrai fondamentaliste. Il est attaché au littéralisme biblique et défend le créationnisme. À ce titre, il a été l’avocat de l’antidarwinien Ken Ham, fondateur d’une petite Église nommée Answers in Genesis (« Les réponses dans la Genèse »), créateur du Creation Museum (« Musée de la Création »), à Petersburg dans le Kentucky, et du parc régional Ark Encounter (« À la rencontre de l’Arche ») qui reconstitue l’arche de Noé grandeur nature, à Williamstown, dans le même État. Comme l’origine de la Terre ne dépasse pas 6 000 ans d’après Ken Ham, l’arche de Noé de Williamstown accueille des lions, des girafes, des zèbres… et des dinosaures. Tous les animaux ont été créés le même jour. C’est pourquoi Noé a véritablement vécu entouré de dinosaures, selon l’intarissable Ken Ham qui multiplie les éditions de livres illustrés sur « les dinosaures du Paradis19 »... Le nationalisme apocalyptique est dangereux à plusieurs égards : il diabolise à outrance les adversaires des « vrais croyants » et prône la plus extrême violence en réclamant leur éradication ; il donne à ses acteurs l’illusion de maîtriser le sens de l’histoire, tout en maintenant un certain fatalisme quant aux Fins dernières ; il risque enfin, quand il se mêle de politique et agit sur les milieux militaires, de « déclencher des forces véritablement démoniaques22 ».
  22. Le tempo semble guidé par la date de prescription de 5 ans qui va bientôt être atteinte pour les faits datant de 2020.
  23. https://www.tabletmag.com/sections/news/articles/brennan-forgery-russiagate (18 juillet 2025) La semaine dernière, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a déféré l'ancien directeur de la CIA, John Brennan, au FBI pour qu'il fasse l'objet d'une enquête criminelle. Certains rapports affirment que le renvoi est lié au fait que Brennan se serait parjuré devant le Congrès. Mais mercredi, le président Donald Trump a peut-être indiqué une autre direction que pourrait prendre l'enquête du FBI. Lors d'un entretien avec le journaliste John Solomon, M. Trump a déclaré qu'il déclassifierait une annexe au rapport de mai 2023 déposé par John Durham, l'avocat spécial nommé pendant le premier mandat de M. Trump pour enquêter sur le Russiagate. L'annexe, selon Solomon, traite des « renseignements sur le plan Clinton » - et, dit Solomon, « les législateurs et Durham ont suggéré qu'ils fourniraient des preuves accablantes à n'importe quel procureur ». Trump a dit à Solomon : « Je vais absolument la déclassifier ». Les « Renseignements sur le plan Clinton » font référence aux renseignements que la CIA a reçus fin juillet 2016 d'une agence d'espionnage néerlandaise. Les Néerlandais avaient pénétré une agence de renseignement russe qui semble avoir piraté les courriels des alliés de Clinton et des responsables démocrates. C'est grâce à ces communications que les Russes ont appris que la campagne Clinton avait élaboré un plan visant à faire passer Trump pour un agent russe afin de détourner l'attention de l'utilisation par Hillary Clinton d'un serveur de messagerie privé. Selon le rapport final de Durham en mai 2023, le responsable du renseignement américain « qui a initialement reçu l'information a immédiatement reconnu son importance - y compris sa pertinence pour l'élection présidentielle américaine - et a agi rapidement pour en informer la direction de la CIA ». Le rapport indique que M. Brennan lui-même « a reçu personnellement une copie de l'information ». Selon les notes manuscrites de Brennan, lors d'une réunion à la Maison Blanche le 3 août 2016, il a informé Barack Obama et d'autres responsables américains, y compris la ministre de la Justice de l'époque, Loretta Lynch, et le directeur du FBI de l'époque, James Comey, des renseignements sur le plan Clinton. Les notes affirment qu'il les a alertés sur « l'approbation présumée par Hillary Clinton, le 26 juillet, d'une proposition de l'un de ses conseillers en politique étrangère visant à vilipender Donald Trump en attisant un scandale alléguant l'ingérence des services de sécurité russes ». Ratcliffe a déclassifié les notes de Brennan fin septembre 2020, alors qu'il était directeur du renseignement national de Trump. Il a également déclassifié un deuxième document de renseignement sur le plan Clinton que Durham a trouvé au cours de son enquête. Il s'agit d'un mémo de la CIA daté du 7 septembre 2016, adressé à Comey et à l'agent du FBI Peter Strzok, qui renvoie les renseignements du plan Clinton à des mesures d'enquête plus poussées. Ce qui est étrange, c'est que pratiquement personne travaillant sur l'enquête Trump-Russie du FBI, connue sous le nom de Crossfire Hurricane, n'a vu le mémo de la CIA. Selon le rapport de Durham, « aucun des membres du personnel du FBI qui ont accepté d'être interrogés ne se souvenait spécifiquement d'avoir reçu ce mémo de renvoi, et personne ne se souvenait que le FBI ait fait quoi que ce soit en réponse à ce mémo de renvoi ». Par exemple, l'ancien conseiller général du FBI, James Baker, a déclaré à Durham « qu'il n'avait ni vu ni entendu parler des renseignements sur le plan Clinton ou du mémo de renvoi qui en a résulté avant son entretien » avec Durham. Il en va de même pour l'agent spécial superviseur 1, qui serait un agent du FBI nommé Joe Pientka. Selon le rapport, lorsque Durham a montré les informations à Pientka, celui-ci est devenu « visiblement bouleversé et émotif, a quitté la salle d'interrogatoire avec son avocat et est revenu par la suite pour déclarer catégoriquement qu'il n'avait jamais été informé des renseignements sur le plan Clinton et qu'il n'avait jamais vu le mémo de renvoi susmentionné. L'agent spécial superviseur 1 a exprimé un sentiment de trahison du fait que personne ne l'avait informé de l'existence de ces renseignements ». Brennan a négligé de mentionner les renseignements sur le plan Clinton lors de son témoignage devant le Comité sénatorial spécial sur le renseignement le 17 mai 2017, ou devant le Comité du renseignement de la Chambre des représentants une semaine plus tard. Et, de toute évidence, l'ancien chef de la CIA n'a jamais parlé des renseignements sur le plan Clinton lors de ses nombreuses apparitions télévisées sur NBC et ailleurs. On comprend mieux pourquoi les renseignements sur le plan Clinton ont été enterrés et pourquoi aucun des responsables du FBI interrogés par Durham n'a vu le mémo de renvoi de la CIA. Elle a révélé que le Russiagate était un canular, en dépit de la vaste campagne médiatique menée avant l'élection pour affirmer le contraire, y compris les fuites émanant de fonctionnaires américains alléguant faussement des liens entre M. Trump et la Russie. Après l'élection, la note de renvoi de la CIA représentait une menace encore plus grande : elle apportait la preuve d'une conspiration impliquant les hauts responsables de la communauté du renseignement américain, dont au moins Brennan, Clapper et Comey, dont le FBI a enquêté sur Trump en tant qu'espion de la Russie alors que le directeur du FBI avait été informé qu'il s'agissait d'un coup tordu. Quoi qu'il en soit, il convient de noter que le seul véritable élément de renseignement russe que les services d'espionnage américains aient jamais reçu au cours de l'enquête Trump-Russie était un renseignement selon lequel la Russie savait que la campagne Clinton était derrière les efforts visant à salir Trump en tant qu'agent russe. Il semble approprié que les renseignements russes puissent conduire à la poursuite et à la condamnation de Brennan et des responsables du renseignement responsables du plus grand scandale politique de l'histoire des États-Unis.
  24. Deux commentateurs [1] [2] disaient qu'il y avait une certaine ressemblance avec la Communauté Française qui a fonctionné de 1958 à 1960 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Communauté_française_(Cinquième_République) [1] le constitutionnaliste Benjamin Morel : https://la1ere.franceinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/etat-de-nouvelle-caledonie-un-statut-inedit-entre-association-et-souverainete-selon-un-constitutionnaliste-1604238.html (12 juillet 2025) Les statuts les plus proches, a priori, ce sont les statuts des protectorats mis en place après la Première Guerre mondiale, qu'on peut trouver avec des pays comme le Maroc ou la Tunisie, ou les statuts des pays en voie de décolonisation de l'immédiat après-58. En 1958, la Constitution met en place une Communauté française (dissoute en 1960, ndlr), une sorte de Commonwealth à la française, avec des États qui sont indépendants, notamment en Afrique subsaharienne, mais qui acceptent de déléguer des compétences à une structure centrale, avec une possibilité de reprendre ses compétences. Et quand ils les reprendront dans les années 60, ça signifiera l'indépendance." [2] Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel : https://www.lefigaro.fr/politique/jean-eric-schoettl-la-loi-constitutionnelle-devra-lever-les-ambiguites-de-l-accord-sur-la-nouvelle-caledonie-20250713 Le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie ressemblerait à celui d’un État de la Communauté française au sens du titre XII de la Constitution de 1958 dans sa rédaction initiale. Celui-ci disposait que les États de la Communauté française jouissaient de l’autonomie, qu’ils s’administraient eux-mêmes et géraient démocratiquement et librement leurs propres affaires, à l’exception des fonctions régaliennes. La Nouvelle-Calédonie, telle que la préfigure l’accord de Bougival, pourrait aussi être présentée comme un « État associé » au sens du droit international, en vue de la faire participer au concert des nations dans ses domaines de compétence.
  25. https://www.reuters.com/world/slovakia-allow-approval-new-eu-sanctions-russia-friday-pm-fico-says-2025-07-17/ « À ce stade, il serait contre-productif de continuer à bloquer le 18e paquet de sanctions demain », a déclaré M. Fico dans un message vidéo publié sur Facebook. La Slovaquie continue d'importer de l'énergie russe, notamment du gaz dans le cadre d'un contrat qui court jusqu'en 2034, et adopte souvent des positions pro-russes sur l'Ukraine. M. Fico a déclaré mardi que la Slovaquie avait reçu des garanties de la part de la Commission concernant l'assistance en cas de pénurie potentielle de gaz ou de hausse des prix et des frais de transit, ainsi que l'assistance en cas de litige concernant des demandes de dommages-intérêts potentielles de la part du fournisseur russe Gazprom. Dans une lettre adressée à la Slovaquie mardi, la Commission a déclaré qu'elle interviendrait dans les litiges potentiels et qu'elle clarifierait également la manière dont une « coupure d'urgence » peut être déclenchée si les prix du gaz montent en flèche en raison de la rareté de l'offre pendant la période d'élimination progressive du gaz russe. Bruxelles élaborera également une solution visant à réduire les coûts des tarifs transfrontaliers du gaz et du pétrole pour la Slovaquie, selon la lettre.
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