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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Vers l'indépendance de la Catalogne et la fin de l'Espagne ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Que veut dire alors le journaliste quand il parle de "composicion monocolor" ?- 2 413 réponses
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Vers l'indépendance de la Catalogne et la fin de l'Espagne ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
La lógica alegría de los socialistas catalanes no oculta que afianzar el cambio será complicado. Por la composición monocolor del Gobierno, que solo tiene asegurados los 42 diputados del PSC de un total de 135. Je ne comprends pas le mot "monocolor". Je croyais que c'était un gouvernement de coalition entre trois partis. Donc j'aurais dit "tricolor". Faut-il comprendre par là qu'il s'agit au contraire d'un gouvernement minoritaire ? Le nouveau président s'est engagé à "s'unir", à œuvrer pour l'application de la loi d'amnistie "sans subterfuges" et à défendre une Catalogne forte dans une Espagne "plurinationale".- 2 413 réponses
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Bangladesh
Wallaby a répondu à un(e) sujet de nemo dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.eurotopics.net/fr/324395/un-nouveau-depart-pour-le-bangladesh The Economist (7 août 2024) évoque des incertitudes quant à l'avenir du pays : « Il sera difficile de restaurer l'ordre constitutionnel, notamment parce qu'il est difficile de dire qui remplira le vide laissé par le départ soudain de Sheikh Hasina. Son parti, la Ligue Awami, est discrédité. Khaleda Zia, la leader du Bangladesh Nationalist Party, est âgée de 78 ans et en piètre santé. ... L'autoritarisme de l'ex-Première ministre a aussi empêché l'émergence de nouvelles forces plus libérales. Les partis islamistes, qui se sont consolidés ces dernière années, pourraient être tentés de remplir le vide. Le défi est d'autant plus grand que le Bangladesh est désormais un champ de bataille géopolitique entre la Chine, l'Inde et l'Occident ». -
Venezuela
Wallaby a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/817725/armee-venezuela-rejette-appels-opposition? Les forces armées vénézuéliennes ont rejeté mardi les appels au soutien de l’opposition les jugeant « désespérés et séditieux », réaffirmant leur « loyauté absolue » au président Nicolas Maduro dont la réélection est contestée. « Nous lançons un appel à la conscience des militaires et policiers pour qu’ils se rangent du côté du peuple et de leurs propres familles », ont écrit dans un communiqué commun la leader de l’opposition Maria Corina, qui a dénoncé mardi une « campagne de terreur » dans le pays, et le candidat à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia. Le parquet vénézuélien a réagi dans la foulée en ouvrant une enquête criminelle contre les deux leaders, notamment pour « usurpation de fonctions, diffusion de fausses informations, incitation à la désobéissance aux lois, incitation à l’insurrection, association de malfaiteurs ». https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/817769/reseaux-sociaux-collimateur-president-maduro? (7 août 2024) « Dites non à WhatsApp ! » et à la « Haine sur TikTok et Instagram ! » : le président vénézuélien Nicolas Maduro, dont la réélection est contestée, fustige les réseaux sociaux accusés de tentative de « coup d’État cyberfasciste criminel ». -
Vers l'indépendance de la Catalogne et la fin de l'Espagne ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/08/carles-puigdemont-de-retour-en-catalogne-apres-sept-ans-d-exil_6272738_3210.html Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont est réapparu, après sept ans d’exil, jeudi 8 août à Barcelone, où il a pris la parole lors d’un rassemblement organisé près du Parlement devant des milliers de sympathisants. D’après El Pais, la police catalane a fermé tous les points de sortie de Barcelone pour éviter qu’il ne prenne la fuite. Elle recherche la plaque d’immatriculation d’une voiture dans laquelle le leader indépendantiste pourrait voyager. Salvador Illa pourrait devenir le premier président de l’exécutif catalan à ne pas être issu des rangs d’un parti nationaliste depuis 2010. Conclu par les socialistes avec le parti séparatiste de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et un petit parti d’extrême gauche [Sumar], l’accord qui devrait le porter au pouvoir suscite déjà des critiques virulentes. Pour arracher le soutien d’ERC, les socialistes ont en effet dû mettre dans la balance une promesse attendue de longue date par les indépendantistes : le contrôle total des impôts collectés dans la région, à l’image de ce qui se fait déjà au Pays basque. La mesure, qui doit encore être approuvée au Parlement à Madrid, est déjà dans le viseur de l’opposition, mais aussi de certaines figures du Parti socialiste, comme Alfonso Guerra, ancien bras droit de Felipe Gonzalez, qui a dénoncé une « voie vers un système fédéral et vers l’indépendance de la Catalogne ».- 2 413 réponses
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Thaïlande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.ledevoir.com/monde/asie/817756/principal-opposant-thailandais-exclu-vie-politique-dix-ans? (7 août 2024) La justice thaïlandaise a banni de la vie politique pour dix ans le populaire opposant [et vainqueur de la dernière élection législative] Pita Limjaroenrat, et dissous son parti prodémocratie, mercredi, dans une affaire ayant trait à la loi de lèse-majesté qui ouvre un nouveau cycle d’instabilité. Télégénique, diplômé de Harvard, divorcé, actif sur les réseaux sociaux, le candidat a donné son visage au programme de rupture de Move Forward, qui prévoyait une nouvelle Constitution, la baisse des dépenses militaires et la fin de certains monopoles. La formation a aussi été la seule à oser évoquer une réforme de la loi de lèse-majesté, jugée hors de contrôle et instrumentalisée par le pouvoir pour réprimer les dissidents. Cette promesse, assimilée à une tentative de vouloir renverser la monarchie, a valu à Move Forward les poursuites ayant conduit à sa dissolution. Ces accusations sont gravissimes en Thaïlande, où le roi Maha Vajiralongkorn bénéficie d’un statut de quasi-divinité qui le place au-dessus de la mêlée politique. Toute insulte visant le monarque ou sa famille peut valoir jusqu’à 15 ans de prison. La dissolution de Move Forward n’est « pas une surprise » dans un système où « il n’existe que des pouvoirs, et pas de contre-pouvoirs », selon la politologue Napisa Waitoolkiat. Au cours des 20 dernières années, les juges ont dissous une trentaine de formations politiques, selon un décompte de MFP. Le département d’Etat américain s’est dit « profondément inquiet » de cette condamnation, qui « va à l’encontre des aspirations du peuple thaïlandais à un futur solide et démocratique ». Pita Limjaroenrat reste largement en tête des sondages de popularité. -
17 septembre 2022 Pouvoir voler comme dans Star Wars ? Thad Szott l’a rêvé, une entreprise japonaise l’a fait. Aerwins Technologies a créé le premier scooter des airs : un engin capable de voler 40 minutes et d’atteindre près de 100km/h. Ce bolide du futur a été dévoilé au salon automobile de Detroit, aux États-Unis, le 15 septembre 2022. Thad Szott est l’un des premiers Américains a avoir pu le tester. Prix à payer pour se le procurer : 775 000 euros.
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https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/jo-2024-pas-de-taxis-volants-a-paris-pendant-les-jeux-olympique-faute-de-certification_6713931.html (8 août 2024) La certification du Volocity, l'engin conçu et fabriqué par Volocopter, a subi un "décalage de quelques semaines" lié à ses moteurs, a expliqué Edward Arkwright, le directeur général exécutif du Groupe ADP, qui gère des aéroports et aérodromes de la région parisienne. Le PDG de Volocopter, Dirk Hoke, a quant à lui attribué ce retard à "un sous-traitant américain qui n'était pas capable de fournir ce qu'il avait promis". Renvoyés aux Etats-Unis afin d'être contrôlés, les moteurs "vont revenir la semaine prochaine, mais pas à temps pour faire les vols" initialement prévus pendant les Jeux olympiques, depuis une barge amarrée à un quai sur la Seine au niveau d'Austerlitz. Le projet avait déjà vu ses ambitions révisées en baisse ces derniers mois, Volocopter n'ayant pas obtenu une certification de l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) pour accueillir des passagers payants. 12 juillet 2024.
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https://en.wikipedia.org/wiki/California_City,_California La ville a été créée en 1958, lorsque des promoteurs ont acheté 82 000 acres (33 000 ha) du désert de Mojave occidental. La ville a été conçue à l'origine pour accueillir 400 000 personnes, avec un centre-ville capable d'en accueillir 80 000 à 100 000, et des banlieues satellites abritant le reste[12]. Un bureau de poste a été ouvert en 1960[18] et la ville a été constituée en 1965. Elle comptait alors 158 miles carrés (410 km2) de terrain, 5 900 propriétaires, 817 résidents et 232 maisons[1][19][20]. En 1965, la croissance démographique est inférieure aux prévisions du promoteur[21][19][22][23] et en 1969, la ville ne compte que 1 300 habitants. La Commission fédérale du commerce a commencé à inspecter la société de développement en 1969, et le groupe de travail californien de 25 personnes de Ralph Nader (qui fait partie des "Nader's Raiders") a publié "Power and Land in California" (Le pouvoir et la terre en Californie) en 1971. Une partie du livre est consacrée à California City, qu'il qualifie d'escroquerie et d'"étude particulièrement frappante de l'échec du gouvernement"[25][19][22][23] Dans les années 1970, plus de 50 000 lots ont été vendus et le marché s'est effondré. La Federal Trade Commission a déposé une demande de cessation et d'abstention contre le vendeur de maisons pour publicité mensongère sur la ville[26] et, en 1977, plus de 14 000 propriétaires fonciers ont reçu des remboursements partiels provenant d'une caisse commune de 4 millions de dollars, le règlement le plus important de la FTC à ce jour.
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Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.courrierinternational.com/article/arabie-saoudite-les-autorites-saoudiennes-auraient-autorise-a-tuer-quiconque-resiste-au-chantier-futuriste-de-neom & https://www.bbc.com/news/world-middle-east-68945445 (9 mai 2024) La gigantesque ville de Neom est l’un des projets phares du prince héritier Mohammed ben Salmane. Les forces de l’ordre auraient reçu l’ordre de tuer les habitants qui s’opposent à l’évacuation des terrains, selon une enquête de la BBC. Le colonel Alenezi, qui s'est exilé au Royaume-Uni l'année dernière, explique que l'ordre de dégagement qu'on lui a demandé d'exécuter concernait al-Khuraybah, à 4,5 km au sud de la ligne de démarcation. Les villages étaient principalement peuplés par la tribu Huwaitat, qui habite la région de Tabuk, dans le nord-ouest du pays, depuis des générations. Il a déclaré que l'ordre d'avril 2020 indiquait que la tribu Huwaitat était composée de "nombreux rebelles" et que "quiconque continuait à résister [à l'expulsion] devait être tué, ce qui autorisait l'utilisation de la force meurtrière contre quiconque restait dans sa maison". Il a esquivé la mission pour des raisons médicales inventées, a-t-il déclaré à la BBC, mais elle a néanmoins eu lieu. Abdul Rahim al-Huwaiti a refusé qu'un comité du cadastre évalue sa propriété et a été abattu par les autorités saoudiennes un jour plus tard, au cours de la mission de déminage. Il avait auparavant publié plusieurs vidéos sur les médias sociaux pour protester contre les expulsions. Une déclaration publiée par la sécurité d'État saoudienne à l'époque affirmait qu'al-Huwaiti avait ouvert le feu sur les forces de sécurité et que celles-ci avaient été contraintes de riposter. Les organisations de défense des droits de l'homme et les Nations unies ont déclaré qu'il avait été tué simplement pour avoir résisté à l'expulsion. https://www.numerama.com/politique/1155838-condamnes-a-mort-dun-cote-cadres-surpayes-de-lautre-la-ville-futuriste-the-line-est-deja-une-dystopie.html (22 octobre 2022) Citant le média libanais megaphone.news, les Echos ont relevé, le 13 octobre dernier, que trois hommes avaient été condamnés à mort par des tribunaux d’exception saoudiens. Il s’agit de Shadli, Ibrahim et Ataullah al-Howeiti, trois membres de la tribu Howeitat, explique France 24. L’un de ces trois hommes est le frère d’Abdul Rahim al-Huwaiti, un militant qui a été tué en 2020 par les forces de l’ordre saoudiennes, après qu’il avait publié des vidéos s’opposant déjà à la construction de The Line. -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
En parlant de travail de mémoire à propos du passé soviétique, rappelons l'oeuvre de Svetlana Alexievitch : - -
Opérations au Mali
Wallaby a répondu à un(e) sujet de pascal dans Politique etrangère / Relations internationales
Autrefois le Mali s'appuyait sur des pilotes d'hélicoptères ukrainiens : https://maliactu.net/larmee-de-lair-malienne-un-mirage/ (5 août 2012) Les deux hélicoptères (immatriculés TZ 404 et TZ 405) de transport et d’attaque Mi-24 (ou Hind selon la classification OTAN) ont été acquis début 2007 dans les stocks de l’armée de l’Air bulgare. Ils ont une capacité de transport de 8 personnes et peuvent, en plus de la tourelle avant, recevoir de l’armement sur les points d’emport externes. Après avoir subi une révision technique et reçu un camouflage couleur sable, ils ont rejoint le Mali fin 2007. Par manque de pilotes maliens formés (une faiblesse structurelle locale), des pilotes ukrainiens, habituels sur le continent, sont aux commandes. Or, quelques jours après le coup d’État contre le président Amadou Toumani Touré le 22 mars, ils ont quitté le Mali, clouant au solde facto ces hélicoptères (jusqu’à un prochain contrat avec des prestataires similaires ?). Cette situation n’est pas inédite. Selon un document diplomatique américain, en avril 2008, ces deux hélicoptères avaient attaqué au Sud-Ouest de Kidal une colonne de véhicules du chef rebelle touareg Bahanga. Au cours de l’opération, un des pilotes est tué, un autre est blessé. Le personnel ukrainien, après avoir ramené à bon port les hélicoptères, regagne aussi l’Ukraine quelques jours après. Néanmoins, ces hélicoptères ont été régulièrement signalés par l’AFP et d’autres agences de presse lors d’opérations dans le Nord du Mali. Après avoir été vus à Tessalit ou Kidal, ils opéraient encore au 30 mars 2012 depuis la ville de Gao. Il faut néanmoins noter qu’avec un rayon d’action de 450 km, ces hélicoptères ne peuvent opérer à plus de 200 km de leur base (en comptant le temps sur place). Or, du fait de l’élongation des distances entre les villes (et par manque de capacités de ravitaillement en plein désert), les possibilités sont limitées : Tombouctou est à plus de 300 km de Gao, Kidal est à 290 km de Gao, etc. Pour rappel, 4 hélicoptères étaient encore en état de vol en janvier 2011 (cf.vidéo à 07 min 08 secondes). Deux serviraient actuellement de réserves en pièces détachées. Enfin, aucune information n’est disponible sur l’état d’un hélicoptère Mi-8Hip-C (capacité : 20 personnes environ), dont il est parfois fait mention. -
Bangladesh
Wallaby a répondu à un(e) sujet de nemo dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/07/bangladesh-le-prix-nobel-de-la-paix-muhammad-yunus-nomme-chef-du-gouvernement-interimaire_6271269_3210.html L’armée et les étudiants s’accordent pour nommer Muhammad Yunus, « le banquier des pauvres », chef du gouvernement intérimaire -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
En lançant la comparaison avec la France, tu m'obliges à poster cet article : https://www.spectator.co.uk/article/why-is-britain-so-ugly/ (6 août 2024) Pourquoi l'Angleterre est-elle aussi laide ? C'est ainsi qu'après dix jours de route en Provence et en Occitanie, d'Arles à la Camargue en passant par les puissantes gorges du Tarn, ma fille aînée a soudain déclaré cette semaine : "Pourquoi la Grande-Bretagne est-elle si hideuse ? Cet accès de colère a été clairement provoqué par la beauté comparée de la France. Ma fille a 18 ans et sa seule expérience de la France était un Paris gris et hivernal lors d'un voyage scolaire ennuyeux, elle s'attendait donc probablement à la même monotonie. Au lieu de cela, elle a été exposée à l'extraordinaire beauté des paysages naturels de la France, au soleil, ainsi qu'à la douceur des petites villes et des villages. Et les équipements publics raffinés. Et l'éclairage public de qualité. Et les beaux trottoirs. Et les tramways. Et les trains rapides. Et les rues sans détritus. Et les villages de pierre aux pavés savamment éclairés. Et les élégants bancs publics en bois. Et les supermarchés modernes et élégants. Et les étalages artistiques dans les magasins. Et les façades de magasins de bon goût. Et les plantations publiques. Et les boîtes de fleurs entretenues avec amour. Et les ascenseurs en verre des châteaux du 12e siècle qui vous conduisent à des parkings souterrains sophistiqués. Et les ronds-points. Mon Dieu, les ronds-points. -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Autre résumé de la vidéo ci-dessus : https://summarize.ing/fr/video-80366-The-UK’s-Catastrophic-Economic-Crisis-Explained-How-British-Destroyed-Britain Le PIB par habitant du Royaume-Uni est passé d'un niveau légèrement supérieur à celui des États-Unis en 2007 à seulement 60% de celui de l'Amérique du Nord aujourd'hui. Si les tendances actuelles se poursuivent, la Pologne pourrait dépasser le Royaume-Uni en termes de PIB par habitant dans un délai de dix ans. Déclin économique du Royaume-Uni Le Royaume-Uni, autrefois dirigeant de l'un des plus grands empires de l'histoire, fait face à un déclin dramatique. Depuis 2007, la croissance économique a été quasi inexistante, avec un PIB par habitant passant de légèrement supérieur à celui des États-Unis à seulement 60% d'Amérique, soit 46 000 dollars contre 76 000. Le Royaume-Uni est même plus pauvre que Mississippi, l'état le plus pauvre des États-Unis, avec un PIB par habitant d'environ 48 000 dollars. La stagnation des salaires réels et la faiblesse de l'innovation et de l'investissement contribuent à cette situation, soulignant un manque de résilience face aux crises économiques et une inégalité croissante par rapport à d'autres pays européens. Démographie et main-d'œuvre au Royaume-Uni La baisse des taux de natalité et l'augmentation de la population âgée posent des défis pour l'économie britannique. Malgré une croissance démographique due à l'immigration, le Royaume-Uni souffre d'une 'fuite des cerveaux', avec une perte de travailleurs qualifiés vers d'autres économies développées. Cela affecte la productivité et la compétitivité du pays, en particulier en dehors de Londres, où le secteur financier reste prospère et attire l'essentiel de l'investissement étranger direct. -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
5 juillet 2024. La crise économique catastrophique du Royaume-Uni expliquée, ou comment les Britanniques ont détruit la Grande-Bretagne https://www.summarize.tech/youtu.be/r5MaxuMvkL4 L'orateur aborde l'importante détérioration de la situation économique que connaît le Royaume-Uni depuis 2007. Autrefois leader en matière de croissance économique, le Royaume-Uni est aujourd'hui à la traîne avec un PIB par habitant de 46 000 dollars, contre 76 000 dollars pour les États-Unis. L'économie du pays a connu une faible croissance en raison d'une productivité stagnante et d'un manque d'innovation et d'investissement, laissant le Royaume-Uni à la traîne de ses pairs. La crise financière de 2008 a joué un rôle important dans le déclin économique du Royaume-Uni, entraînant le renflouement de l'État et la montée en flèche de la dette. La décennie d'austérité qui a suivi a eu des effets durables, et le Royaume-Uni a été à nouveau frappé en 2020 par les perturbations économiques causées par la pandémie de COVID-19 [et la crise inflationniste liée au renchérissement de l'énergie après les sanctions antirusses de 2022]. L'orateur attribue les difficultés économiques du Royaume-Uni à des problèmes sous-jacents de productivité et d'investissement, avec un plus grand nombre d'entreprises à faible productivité que dans des pays comme la France ou l'Allemagne. L'économie du Royaume-Uni est passée du statut de puissance industrielle à celui d'économie de services, avec un déficit commercial important. Le déclin de l'industrie manufacturière a commencé il y a plus d'un siècle, et l'économie du Royaume-Uni est aujourd'hui fortement tributaire des services, 81 % du PIB relevant de cette catégorie. La position commerciale du pays reflète cette tendance, avec un excédent commercial croissant dans les services et un déficit commercial croissant dans les marchandises. Les problèmes financiers publics du Royaume-Uni sont également préoccupants, avec une dette publique et des paiements d'intérêts élevés. La dette a presque quintuplé depuis 1990, atteignant près de 100 % du PIB, et les paiements d'intérêts sur cette dette ont dépassé les dépenses d'éducation. La charge fiscale du pays devrait atteindre son niveau le plus élevé depuis 80 ans d'ici la fin de la décennie. L'orateur note que le nouveau gouvernement travailliste potentiel prévoit d'augmenter les dépenses, mais pourrait également devoir augmenter les impôts ou s'endetter davantage, ce qui pourrait entraîner des problèmes à long terme. L'orateur attribue les difficultés économiques du Royaume-Uni à la stagnation de la productivité et à la faiblesse des investissements, en particulier dans les infrastructures et la recherche et le développement, qui ont laissé le pays à la traîne par rapport à ses pairs depuis la fin des années 1990. L'investissement du secteur privé au Royaume-Uni est également le plus faible du G7, les 5 % d'entreprises les plus performantes étant à l'origine de la majeure partie de la croissance de la productivité avant 2008, tandis que les 40 % d'entreprises les moins performantes stagnent ou régressent. La Grande-Bretagne compte un plus grand nombre d'entreprises à faible productivité que des pays comme la France ou l'Allemagne, et il existe un écart de revenus important entre les régions riches et les régions pauvres du pays. Londres attire la plupart des investissements directs étrangers, ce qui explique sa croissance supérieure à celle des autres régions. Toutefois, à la suite de la crise de 2008, les fissures de l'économie britannique ont commencé à apparaître, révélant des problèmes sous-jacents de productivité et d'investissement. Un autre problème est la diminution de la main-d'œuvre au Royaume-Uni en raison du faible taux de natalité et du vieillissement de la population. Le pays a accueilli davantage de personnes grâce à l'immigration, mais il perd des travailleurs hautement qualifiés au profit d'économies plus développées. L'industrie financière londonienne est le seul secteur qui prospère dans l'économie à deux vitesses du Royaume-Uni, mais elle pourrait faire partie du problème, car les marchés de capitaux du pays sont défaillants et les actifs du secteur financier dépassent de loin la demande nationale de prêts et d'investissements. La surévaluation de la livre sterling due à l'énorme demande du système financier rend également les autres industries moins compétitives. [Au cours des 30 dernières années] La production manufacturière britannique a chuté de 16 % à 8 % du PIB. -
Indonésie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de aviapics dans Politique etrangère / Relations internationales
2 août 2024. L'avenir du projet Nusantara est incertain, le directeur et le directeur adjoint du projet ayant démissionné et l'arrivée d'un nouveau président risquant de compliquer les choses. -
https://www.bbc.com/news/articles/c74j887e710o (7 août 2024) Les utilisateurs chinois des médias sociaux ont discuté du fait que M. Walz a passé une année à enseigner dans la province de Guangdong, dans le sud-est du pays, en 1989 - un sujet qui a fait l'objet d'une tendance sur Weibo avec 12 millions de vues. Un utilisateur de Weibo a souligné que le "parcours unique de M. Walz lui donne une véritable perspective sur la Chine" et qu'il pourrait "promouvoir les échanges culturels entre la Chine et les États-Unis à un moment où... les relations sont extrêmement difficiles". M. Walz et sa femme se sont mariés le 4 juin 1994, date du cinquième anniversaire du soulèvement de Tiananmen. Elle a déclaré dans une interview qu'"il voulait avoir une date dont il se souviendrait toujours". Le couple a ensuite créé une entreprise qui organisait des voyages éducatifs d'été en Chine pour des étudiants américains.
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Japon
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.spectator.co.uk/article/japan-is-running-out-of-rice/ (4 août 2024) Le Japon est à court de riz. Les stocks sont tombés à leur niveau le plus bas depuis des décennies, ce qui fait craindre qu'il faille puiser dans les réserves d'urgence. Les prix ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 30 ans, les entreprises privées ne détenant plus que 1,56 million de tonnes en juin, soit le niveau le plus bas depuis 1999 et 20 % de moins que l'année précédente. Cette situation s'explique en partie par une mauvaise récolte due à des conditions climatiques défavorables (températures élevées combinées à des pénuries d'eau). Mais ce n'est pas tout : alors que le Japon aurait autrefois fait fi d'une mauvaise année occasionnelle, le mauvais état de l'industrie agricole japonaise signifie que les fluctuations saisonnières des rendements sont aujourd'hui plus graves. Avec une main-d'œuvre de plus en plus âgée et de plus en plus de rizières abandonnées, le secteur est en plein déclin. Le journal Mainichi a mené une enquête auprès de 107 municipalités et a constaté que 40 % des rizières n'étaient pas gérées ou avaient diminué de taille. Le journal cite Minehiro Nakashima, professeur émérite à l'université de Waseda et conseiller de l'association des riziculteurs, qui estime que le Japon a perdu environ la moitié de ses rizières en terrasses depuis 1970. -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.eurotopics.net/fr/324234/des-opposants-russes-liberes-creent-la-polemique (6 août 2024) Les opposants russes qui ont quitté le pays la semaine passée suite à un échange de prisonniers ont appelé à ne pas tomber dans la généralisation en considérant systématiquement tous les Russes comme des bellicistes poutinistes. L'opposant Vladimir Kara-Mourza a par ailleurs condamné les sanctions occidentales, qu'il juge injustes parce qu'affectant les petites gens en Russie. Des propos qui ont soulevé un vif débat, surtout en Ukraine. -
[Belgique]
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.courrierinternational.com/grand-format/maree-blanche-sur-les-ports-europeens_220252 (3 août 2024) Quant à la Belgique, c’est désormais le principal point d’entrée de la cocaïne en Europe. source : https://www.lemonde.fr/en/international/article/2023/12/06/drug-trafficking-is-a-war-that-must-be-addressed-in-the-political-debate_6316342_4.html -
Le Rwanda, les accusations, les droits de réponses
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.spiegel.de/international/world/rwanda-classified-europes-deals-with-an-autocrat-a-ddf3e262-fd8c-4dc7-9b9e-0fe9f1bec09e (31 mai 2024) Deux récits principaux peuvent être appliqués au Rwanda, ce petit pays d'Afrique de l'Est de 14 millions d'habitants. Le premier se concentre sur la façon dont le pays a réussi à se relever des horreurs de son passé - sur la façon dont il a émergé du brutal génocide de 1994, il y a tout juste 30 ans, pour devenir un pays qui avance à grands pas dans la modernité, avec une économie en croissance et une capitale qui n'est pas parfois sans ressembler à une métropole européenne. Un pays modèle qui peut être un partenaire digne des traités internationaux. C'est l'histoire que les politiciens occidentaux préfèrent entendre. Mais il existe un autre récit. Il se concentre sur les critiques qui ont été réduits au silence, sur les assassinats politiques dans le pays et à l'étranger. Il inclut le fait que les médias rwandais sont devenus les porte-parole de la dictature. Et le fait que des journalistes critiques ont disparu, comme John Williams Ntwali. Journaliste d'investigation, Ntwali était l'un des rares à oser encore révéler les injustices du pays. Il a par exemple fait état d'expropriations dans un gigantesque bidonville de Kigali, en plus d'écrire sur les nombreux procès contre des militants de l'opposition et sur les arrestations de journalistes. Il craint depuis longtemps de devenir lui-même une cible. Des témoins interrogés par les partenaires médias de Rwanda Classified se souviennent qu'avant sa mort, Ntwali leur a dit qu'il était suivi et que le régime voulait le tuer. Selon une source, Ntwali aurait même reçu un avertissement concret de la part des services secrets : "Nous allons t'écraser quand tu seras sur ta moto". Peu de temps après, selon la version officielle, le journaliste a été tué dans un accident de la circulation alors qu'il se trouvait sur une moto-taxi. Mais il existe des doutes importants sur le fait qu'il s'agisse réellement d'un accident tragique. C'est un samedi soir de mai et une chorale s'est réunie dans l'église franciscaine de Dortmund. Des femmes et des hommes, dont certains portent des robes bleues, chantent des chansons du chanteur rwandais Kizito Mihigo, lui aussi décédé dans des circonstances mystérieuses. Selon le gouvernement, il s'est pendu à l'intérieur d'un poste de police à Kigali. Mais nombreux sont ceux qui doutent de cette version des faits. Alice Munyarubuga est l'invitée vedette de la soirée. Elle connaissait Mihigo personnellement. Lorsqu'il est décédé en février 2020, elle a enregistré une chanson en sa mémoire et l'a publiée sur YouTube. Les problèmes ont commencé peu de temps après. Munyarubuga avait besoin d'un nouveau passeport, mais elle n'a soudainement pas pu obtenir de rendez-vous pour le retirer à l'ambassade du Rwanda à Berlin, dit-elle. Le service de renseignement militaire belge SGRS confirme des "activités clandestines" du Rwanda sur le territoire belge. Selon des sources sécuritaires belges, ces activités clandestines comprennent des "actions contre la diaspora rwandaise", allant de la surveillance active à des actes de violence, qui sont qualifiés d'"inacceptables". En Suède, des diplomates rwandais ont même été expulsés du pays pour avoir espionné des personnes ayant fui leur pays d'origine. Des fonctionnaires et des diplomates de plusieurs pays de l'UE expriment régulièrement des critiques à l'égard du gouvernement rwandais et parlent ouvertement de violations des droits de l'homme. Les Allemands, en revanche, préfèrent la retenue et ont montré une préférence pour les nouvelles positives en provenance de Kigali, déclare un diplomate européen. Et il y en a pas mal. Ainsi, BionTech vient d'ouvrir une usine de vaccins au Rwanda, et la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock, s'est rendue dans le pays pour l'occasion. Non loin du site de BionTech, VW exploite une usine d'assemblage de voitures et gère également une application de taxi dans la ville. Ses voitures sont visibles partout. Le responsable de VW Mobility à Kigali a travaillé pour le gouvernement rwandais et son profil sur X comporte toujours le hashtag #TeamPK, utilisé par les partisans de Paul Kagame. Une autre bonne nouvelle a été annoncée en août 2023. Le dirigeant rwandais Kagame a brandi un maillot du FC Bayern Munich - couvert d'autographes - devant les caméras, un haut fonctionnaire du club se tenant à ses côtés. Le Rwanda est devenu l'un des "partenaires platine" du club, payant des millions par an au FC Bayern pour ce privilège. Un petit pays africain qui dépend fortement de l'aide au développement était soudain devenu un sponsor majeur du club de football le plus riche d'Allemagne. Depuis lors, les publicités dans les stades lors des matchs à domicile du FC Bayern indiquent : "Visitez le Rwanda". L'UE, par exemple, envisage actuellement de fournir des fonds pour soutenir les activités de marketing du gouvernement rwandais. Deux appels d'offres lancés par l'Union européenne en sont la preuve. -
Israël et voisinage.
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(suite) Compte tenu de l'assistance matérielle et de la couverture diplomatique que les États-Unis accordent à Israël, ce qu'Israël inflige actuellement à la bande de Gaza peut être qualifié - malheureusement mais avec justesse - de "soutenu par les États-Unis". Mais passer de cette description à l'idée que le carnage à Gaza fait partie d'un plan conçu et dirigé par les États-Unis pour le Moyen-Orient serait une grossière erreur d'interprétation de ce qui se passe à Gaza et dans la région. Le placement automatique de chaque événement fâcheux au Moyen-Orient dans un cadre interprétatif centré sur l'Iran était pleinement apparent dans les premières heures qui ont suivi l'attaque meurtrière par drone de cette semaine contre un avant-poste piloté par les États-Unis le long de la frontière jordano-syrienne. La déclaration de la Maison Blanche n'a pas tardé à imputer l'incident à des "groupes militants soutenus par l'Iran", tout en admettant dans la même phrase que "nous sommes encore en train de rassembler les faits concernant cette attaque". Jusqu'à ce qu'un groupe basé en Irak revendique plus tard la responsabilité de l'attaque, rien n'indiquait que l'administration savait quel groupe avait lancé le drone. On peut se demander comment il est possible de décrire le soutien d'un groupe sans en connaître l'identité. L'Iran a explicitement nié toute implication dans l'attentat. À ce jour, aucun gouvernement n'a fourni, ni même prétendu avoir, la moindre preuve que l'Iran a fomenté, planifié, coordonné ou dirigé l'attentat. L'idée que l'Iran est le principal instigateur du mal régional est tout aussi trompeuse que celle de l'URSS pendant la guerre froide. Comme dans le cas de l'Union soviétique, cette notion passe à côté des principales causes de la violence et de l'instabilité dans la région. L'exemple le plus flagrant est le conflit israélo-palestinien non résolu, les événements survenus depuis le 7 octobre étant une réfutation sanglante de l'idée que ce conflit était un héritage du passé que l'on pouvait sans risque écarter pour se concentrer sur d'autres choses, telles que la "menace iranienne". Comme dans le cas de l'Union soviétique, cette notion ne tient pas compte du fait que le comportement iranien n'est pas une initiative, mais plutôt une réaction aux actions des autres. Les attaques terroristes menées par des groupes alliés à l'Iran contre Israël ont été des tentatives de représailles aux attaques terroristes israéliennes contre les Iraniens. Une attaque contre des installations pétrolières saoudiennes était une réponse aux efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au commerce du pétrole iranien. L'attaque iranienne la plus importante contre une installation sous commandement américain en Irak était une riposte directe à l'assassinat par les États-Unis d'un important chef militaire et politique iranien dans ce pays. Et tout ce qui a été fait dans la région, par les alliés iraniens ou n'importe qui d'autre, au cours des trois derniers mois et demi et qui est lié aux événements dans la bande de Gaza, est une réaction à ce qu'Israël fait dans la bande de Gaza. L'Iran a peaufiné sa propre réaction pour continuer à se poser en défenseur des droits des Palestiniens tout en respectant les principales opinions arabes sur le sujet. Il a notamment accepté les résolutions et les déclarations arabes en faveur d'une solution à deux États en Palestine. Un autre exemple est celui d'Israël, pour lequel la sollicitude encore plus grande des États-Unis a des racines supplémentaires - et maintenant des coûts plus importants, y compris l'association des États-Unis à la catastrophe humanitaire de Gaza - et dont les gouvernements ont fait de la promotion incessante de la haine et de l'isolement de l'Iran une facette majeure de la politique étrangère israélienne. À l'instar de Nguyen Van Thieu qui a saboté d'éventuels accords de paix avec le Nord-Vietnam, Israël a saboté d'éventuels accords avec l'Iran au détriment des intérêts américains, de la non-prolifération nucléaire, de la paix et de la sécurité régionales. Malgré toutes les similitudes, l'application du modèle de la guerre froide à l'Iran est encore pire que son application à l'Union soviétique. Après tout, l'URSS était une superpuissance dotée de l'arme nucléaire, le pilier d'une idéologie largement répandue et un véritable concurrent mondial des États-Unis. L'Iran est loin de ressembler à cela. Il s'agit d'une puissance moyenne, avec une armée en partie décrépite, sans portée ni présence mondiale, et dont l'attrait est limité, même au Moyen-Orient, en tant que nation majoritairement perse et chiite au sein d'une région majoritairement arabe et sunnite. Les historiens du futur seront ébahis de voir à quel point les États-Unis de l'époque actuelle ont permis à cet État lointain et de moindre importance de devenir la pièce maîtresse d'une grande partie de la pensée et de la politique américaines. Paul R. Pillar a pris sa retraite en 2005 après une carrière de vingt-huit ans au sein de la communauté américaine du renseignement, dont le dernier poste était celui de National Intelligence Officer pour le Proche-Orient et l'Asie du Sud. Auparavant, il avait occupé divers postes d'analyse et de management, notamment en tant que chef d'unités analytiques à la CIA, couvrant des parties du Proche-Orient, du golfe Persique et de l'Asie du Sud. Son dernier ouvrage s'intitule Beyond the Water's Edge : How Partisanship Corrupts U.S. Foreign Policy (Au-delà du bord de l'eau : comment la partisanerie corrompt la politique étrangère des États-Unis). -
Israël et voisinage.
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Que nenni. Les Houthis sont nés d'une rébellion locale dans une partie du nord du Yémen que les régimes yéménites précédents avaient ignorée ou désavantagée. Les Houthis, farouchement indépendants, ont accueilli favorablement l'aide iranienne, mais n'ont aucune patience à l'égard des directives iraniennes. Leur action la plus importante dans la guerre civile yéménite - la prise de la capitale Sanaa - a été menée contre l'avis de l'Iran. Aujourd'hui, les attaques des Houthis contre la navigation en mer Rouge sont motivées par le désir de montrer qu'ils sont un acteur régional important à ne pas ignorer et, surtout, par une véritable indignation, soutenue par ce qui était déjà une idéologie anti-israélienne des Houthis, face à la catastrophe humanitaire qui se déroule dans la bande de Gaza. La crise du transport maritime est en réalité liée à l'assaut israélien sur Gaza, et non à un grand dessein régional de Téhéran ou d'un "réseau de résistance". Le fait que l'Iran apporte une aide matérielle à ces groupes et à d'autres conduit à une tendance à assimiler cette aide à une direction ou à un contrôle - à confondre "soutenu par l'Iran" et "mandataire (proxy) iranien". L'erreur d'une telle équation peut être constatée en examinant la relation d'aide la plus volumineuse au Moyen-Orient : les milliards d'aide que les États-Unis accordent chaque année à Israël. Ce flux d'aide n'a pas apporté d'influence significative aux États-Unis, encore moins de direction ou de contrôle - comme le montre le rejet par le gouvernement israélien des demandes américaines de retenue à Gaza et de solution politique au conflit israélo-palestinien. - Dans le cadre de la guerre froide, l'Union soviétique était perçue comme ayant une capacité de déstabilisation presque unique dans le monde, comme une puissance expansionniste utilisant constamment des moyens malveillants pour étendre son influence bien au-delà de ses frontières. Un élément connexe de ce cadre interprétatif, dont la caractéristique la plus mémorable est peut-être l'étiquette d'"empire du mal" de Ronald Reagan, était l'idée que l'URSS était le moteur principal de la malignité, que les Soviétiques étaient en quelque sorte câblés non seulement pour participer au mal, mais aussi pour l'initier. Cette notion a conduit à deux problèmes, l'un étant l'interprétation erronée de nombreuses situations instables dont les causes principales n'avaient que peu ou pas de rapport avec les Soviétiques. L'autre problème était l'incapacité à comprendre à quel point le comportement de l'Union soviétique était une réaction plutôt qu'une initiative. L'un des nombreux exemples est l'intervention militaire soviétique en Afghanistan en 1979, que l'administration américaine de l'époque a traitée comme s'il s'agissait d'un chapitre de l'expansionnisme soviétique, s'étendant bien au-delà de l'Afghanistan et visant le golfe Persique, qui devait être stoppé par une réponse militante. Cette réponse comprenait, outre la doctrine Carter et son insistance sur la force militaire, le début de la longue et généralement malheureuse histoire des interventions américaines en Afghanistan, une histoire qui s'est finalement achevée il y a moins de deux ans. Mais ce que les Soviétiques ont fait en décembre 1979, loin d'être l'amorce d'un conflit ou l'exécution d'une grande stratégie expansionniste, était une réaction aux événements survenus en Afghanistan. Il s'agissait d'une tentative d'éviter une perte plutôt que de remporter une nouvelle victoire. Les Soviétiques tentaient de maintenir un régime amical à Kaboul (avec un dirigeant local différent) face à l'insurrection croissante des moudjahidines. Aujourd'hui, nombre de ces perceptions et attitudes erronées de la guerre froide ont été reconduites au Moyen-Orient, la région se substituant au monde en tant qu'arène de compétition et la République islamique d'Iran se substituant à l'URSS. Comme pour la guerre froide, ce cadre erroné ne se contente pas d'orienter la politique, il imprègne également les débats au Congrès, les discussions entre les experts et la couverture médiatique. Ce cadre interprète les affaires du Moyen-Orient principalement comme un conflit entre les alliés des États-Unis et un "axe de résistance" centré sur l'Iran et dirigé par ce dernier, qui est tenu pour responsable de la plupart, sinon de la totalité, de l'instabilité et des événements fâcheux qui se produisent dans la région. Il est devenu de rigueur pour les médias grand public de mentionner tout groupe ou régime du Moyen-Orient ayant entretenu des relations avec l'Iran et de l'assortir du qualificatif "soutenu par l'Iran". Très souvent, la description est "mandataire (proxy) iranien". Cette description va à l'encontre de la définition du dictionnaire ("une personne habilitée à agir pour le compte d'une autre") en l'absence de preuve que le sujet de l'article agissait pour le compte de l'Iran plutôt que pour son propre compte. En fait, bon nombre des actions les plus marquantes menées par des éléments que l'Iran a soutenus ne présentent aucune preuve de ce type. C'est le cas de l'une des actions les plus importantes de ces dernières années, à savoir l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre de l'année dernière. Même les gouvernements des États-Unis et d'Israël, dont on pourrait s'attendre à ce qu'ils claironnent haut et fort toute indication d'une implication iranienne, n'ont trouvé aucune indication d'une planification ou d'une direction par l'Iran, qui a manifestement été aussi surpris par l'attaque que tout le monde. Une situation similaire prévaut avec les Houthis, qui constituent le régime de facto dans la majeure partie du Yémen. Les Houthis sont nés d'une rébellion locale dans une partie du nord du Yémen que les régimes yéménites précédents avaient ignorée ou désavantagée. Les Houthis, farouchement indépendants, ont accueilli favorablement l'aide iranienne, mais n'ont aucune patience à l'égard des directives iraniennes. Leur action la plus importante dans la guerre civile yéménite - la prise de la capitale Sanaa - a été menée contre l'avis de l'Iran. Aujourd'hui, les attaques des Houthis contre la navigation en mer Rouge sont motivées par le désir de montrer qu'ils sont un acteur régional important à ne pas ignorer et, surtout, par une véritable indignation, soutenue par ce qui était déjà une idéologie anti-israélienne des Houthis, face à la catastrophe humanitaire qui se déroule dans la bande de Gaza. La crise du transport maritime est en réalité liée à l'assaut israélien sur Gaza, et non à un grand dessein régional de Téhéran ou d'un "réseau de résistance". Le fait que l'Iran apporte une aide matérielle à ces groupes et à d'autres conduit à une tendance à assimiler cette aide à une direction ou à un contrôle - à confondre "soutenu par l'Iran" et "mandataire (proxy) iranien". L'erreur d'une telle équation peut être constatée en examinant la relation d'aide la plus volumineuse au Moyen-Orient : les milliards d'aide que les États-Unis accordent chaque année à Israël. Ce flux d'aide n'a pas apporté d'influence significative aux États-Unis, encore moins de direction ou de contrôle - comme le montre le rejet par le gouvernement israélien des demandes américaines de retenue à Gaza et de solution politique au conflit israélo-palestinien. -
Israël et voisinage.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.foreignaffairs.com/middle-east/why-israel-chose-escalate (5 août 2024) Il se peut qu'Israël repousse les limites de ses actions régionales non pas parce qu'il se sent fort, mais parce qu'il se sent faible. Fondamentalement, il n'intègre que peu de calculs stratégiques à long terme dans ses décisions. L'attaque du Hamas du 7 octobre a porté un coup dévastateur à son dispositif de dissuasion. Désormais, prêt à assumer des risques plus importants et à absorber des coûts plus élevés, Israël cherche à prendre des avantages tactiques lorsqu'il le peut, dans une tentative frénétique de rétablir la dissuasion. Avant l'attaque du Hamas, la confiance d'Israël avait atteint son apogée. Israël en était venu à croire que les États arabes l'accepteraient même s'il n'avait pas résolu son conflit avec les Palestiniens et qu'il pourrait frapper l'Iran et ses alliés pratiquement sans conséquences et sans mettre en péril le soutien dont il bénéficie de la part des États-Unis. Puis, presque du jour au lendemain, cette confiance s'est transformée en un sentiment de profonde vulnérabilité. Lors d'une visite à Tel-Aviv à la fin du mois de juin, des experts en sécurité et d'anciens responsables de la défense et du renseignement m'ont répété à plusieurs reprises que le 7 octobre avait bouleversé bon nombre des croyances antérieures d'Israël quant à sa force. L'attaque du Hamas a brisé les hypothèses les plus fondamentales des Israéliens : leur supériorité militaire et technologique pouvait dissuader leurs adversaires, ils pouvaient vivre en sécurité derrière des murs et des frontières fortifiées, et ils pouvaient prospérer économiquement sans faire d'avancées majeures vers la paix avec les Palestiniens. De nombreux analystes israéliens de la sécurité s'inquiètent de l'érosion de la position régionale d'Israël ; ils craignent que l'Iran et ses alliés ne gagnent en puissance et que l'Iran ne soit davantage incité à se doter de capacités nucléaires si Téhéran estime qu'il n'est pas suffisamment en mesure de dissuader Israël par des moyens conventionnels. Ils estiment que le pays est en train d'être relégué au second plan alors que l'Iran tente d'atteindre la "ligue des champions", comme l'a dit un ancien responsable de la sécurité nationale. Israël est en train de perdre son pouvoir de dissuasion "dans une mesure jamais vue", m'a dit un autre ancien fonctionnaire de la défense. Et pourtant, les dirigeants politiques israéliens continuent de dire à leurs concitoyens que leur pays est en train de gagner. Les analystes israéliens sobres expriment aujourd'hui un sentiment de menace existentielle qu'ils décrivent comme différent de tout ce qu'ils ont ressenti depuis l'indépendance du pays en 1948. Mais contrairement à 1948, note un ancien haut fonctionnaire, Israël ne tient pas compte des leçons de son premier ministre fondateur, David Ben-Gourion. Le meilleur moyen de compenser les faiblesses, selon Ben-Gourion, était de renforcer la cohésion sociale, d'approfondir les relations diplomatiques et de rechercher la paix. Israël va dans la direction opposée sur tous les fronts.