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Tout ce qui a été posté par Akilius G.
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Il y a effectivement une part de simplisme intéressé dans la politique extérieure américaine. On sent notamment qu'en Amérique latine, la simplicité n'est pas du tout équilibrée. Néanmoins, cette simplicité est en rapport avec le génie politique du peuple américain - je le dis sincèrement, malgré les évènements actuels - en permettant de mettre en relation la politique extérieure avec les préoccupations populaires, tout en évitant de trop grands abus. Cette simplicité conduit à des effets que nous pouvons trouver intéressants outre Atlantique : - des systèmes de pensée plus élaborés - extérieurs aux Etats-Unis où on en ressent moins le besoin - peuvent y exercer des effets d'attraction. Tout ne se nivelle pas vers le bas. - elle maintient par ailleurs une césure entre l'univers latin et anglo-saxon aux Amériques. Ce qui ouvre une brêche à des pays comme la France, l'Espagne ou le Portugal pour y exercer une influence. Je ne suis pas sur que nous ayons cette volonté actuellement, mais il est possible que nous devions nous y coller. Elle conduirait par exemple à aider les Etats-Unis à stabiliser certaines zones. Lorsque je lis ce rapport, je me dis que la zone Caraïbes est très possiblement destinée à une forme de chaos, qui serait très préjudiciable à nos territoires. L'important ici ne serait pas le "a qui la faute?", mais "comment agir?"
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je reviens sur le document intitulé stratégie de sécurité nationale publiée par la maison blanche en novembre. Le document avait quelque peu énervé et surpris bien des gens, on se souvient par exemple du jugement américain peu courtois sur le déclin européen. https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf Après lecture et quelques jours de réflexion, voici quelques commentaires généraux, d'autres particuliers suivront: - sur la forme, le document assez est court - je suppose que les organes sécuritaires américains surdimensionnés auraient bien des choses à dire pour mettre en avant leurs réflexions et travaux - une écriture assez simple et des citations un peu trop marquées des décisions de Trump, je suppose du caviardage présidentiel... - les bases conceptuelles - bien que classiques pour les Etats-Unis - restent simplistes. Par exemple, il est mis en avant l'intérêt que chaque Etat poursuit légitimement. En fait quand on écrit cela, on n'écrit pas grand chose. J'imagine que lorsque l'on lira cet énoncé en Israël, on trouvera cela évident. C'est pourtant cette évidence qui empêche le pays de créer des liens avec ses voisins. Ou encore l'articulation entre les fins et les moyens. Là aussi, l'évidence peut être trompeuse, car il est possible de poursuivre des fins par des moyens très indirects. - le besoin d'un retour sur soi américain, loin des attentes impossibles à satisfaire des uns et des autres. Ce besoin doit à mon avis être accepté - on voit pourtant le déni européen sur ce point - mais je ne suis pas sur que les Etats-Unis puissent se détacher du nœud de relations et contraintes tissées à travers le monde. Les bases conceptuelles précitées constituent un outil qui leur convient mais qui me semble trop rudimentaire. - la mise en avant d'une doctrine Monroe revisitée par Trump. Pas d'interférence aux Amériques de pays non américains. Et pas de migration. Difficile de dire si la chasse gardée des amériques est une question de principe ou un prétexte pour s'en prendre au Vénézuela. - le déclinisme supposé de l'Europe. Le sujet est plus complexe qu'il n'y parait. Je pense qu'il faut le prendre très au sérieux, mais pas au premier degré. Il y a dans cette affirmation, une inquiétude américaine pour elle-même. La difficulté est de distinguer la part d'objectivité de la part de ligne de fuite, et pour ce faire une base conceptuelle doit être mobilisée ; comparer le PIB n'est pas suffisant. - on comprend à demi-mot que les Etats-Unis souhaitent contrôler les sources énergétiques type pétrole, que ce soit du Venezuela, voire de l'Iran. Ce qui implique une stratégie globale anti-chinoise... - l'endiguement de la puissance chinoise : les partenaires et alliés des Etats-Unis sont fortement invités à motiver la chine à réorienter l'économie chinoise vers la consommation domestique...Il est observé que "Aujourd’hui, les entreprises chimiques allemandes font construire certaines des plus grandes usines de traitement du monde en Chine, en utilisant le gaz russe qu’ils ne peuvent pas obtenir à la maison". Les alliés asiatiques des Etats Unis sont fortement invités à étendre leurs moyens militaires pour défendre les premières iles de mer de Chine. - on note aussi que les monarchies du Golfe sont considérées comme des formes politiques désuettes.. D'une formule peu diplomatique à la menace, quelle frontière établir?
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Allemagne
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Merz semble dupliquer les concepts de Trump c'est inquiétant. Car défendre ses intérêts comme les américains c'est faire disparaitre l'UE.... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
je trouve aussi le préambule totalement lunaire. Dire que la guerre de la Russie contre l'Ukraine est une guerre d'agression est un juste qualificatif, mais dire qu'elle porte préjudice économique à l'UE est au delà de l'inexact, c'est du faux derche cosmique : - fournir des armes et de l'argent à l'Ukraine, cela coûte cher et c'est de l'argent qui manquera pour d'autres projets. C'est un choix à assumer ou à revoir, mais ce n'est pas de la responsabilité russe... - les sanctions économiques européennes ont eu des effet contre l'économie russe... et contre l'économie européenne. Là aussi, c'est un choix européen, pas russe... L'article 6 constitue un risque énorme pour l'Ukraine en conditionnant la levée des sanctions contre les avoirs russes à une indemnisation russe non définie, mais nécessairement gigantesque. Ce qui par construction empêche l'Ukraine de mettre cette levée des sanctions européennes contre l'économie et les avoirs russes dans la balance de conditions politiques moins défavorable. Accessoirement, il semble que l'UE ne souhaite pas financer la reconstruction ukrainienne. Financer des armes serait apparemment suffisant. L'Ukraine subit l'agression russe, se fait tordre le bras par les Etats-Unis et maintenant par l'UE. -
Israël et voisinage.
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
je table sur la seconde hypothèse, mais que le rythme de production de missiles par l'Iran est supérieur à celui de production d'anti missiles par Israel. Cela avantage l'Iran à terme. Il reste quand même la possibilité de détruire les stocks de missiles iraniens enterrés par des opérations spéciales. Ce n'est pas facile mais pas impossible, surtout si l'on est prêt a sacrifier quelques équipes. -
Israël et voisinage.
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
https://fr.timesofisrael.com/le-retour-de-lorgueil-demesure-ce-piege-qui-affaiblit-encore-israel/ une tribune de David Horovitz à la fois réaliste, pertinente ... et sans intérêt Le réalisme figure dans le résumé d'introduction : "Nos ennemis sont affaiblis, mais pas vaincus ; des alliés régionaux prennent leurs distances ; l’opinion publique et les responsables politiques, notamment aux États-Unis, évoluent défavorablement ; et le pays est de nouveau fracturé de l’intérieur ; le moment n'est pas à la complaisance" L'incitation à la prudence est certes pertinente « Israël est aujourd’hui plus fort que jamais. C’est la puissance la plus forte du Moyen-Orient », affirmait fièrement le Premier ministre Benjamin Netanyahu lundi à la Knesset. Or, nous ne savons que trop bien ce qui succède à l’orgueil. Mais à part cela, il n'y a aucune piste ni préconisation - même lointaine - pour améliorer la relation d'Israel avec son voisinage au sens large. Cette absence de préconisation publique n'est pas propre au TOI. Elle surprend lorsque l'on voit le pays de l'extérieur. J'y vois potentiellement plusieurs explications : 1- une forme de médiocrité journalistique - une absence de prise de risque à l'égard des lecteurs ou du pouvoir politique ; 2- l'existence d'un "pré carré" gouvernemental sur les questions de sécurité extérieure, ce qui ferait d'Israel un pays présentant des caractéristiques semblables à celles de l'Egypte , 3- une incapacité cognitive - probablement temporaire - à se positionner. Chaque choix potentiel entrainant des difficultés ou des renoncements, de sorte qu'une préconisation politique et en amont journalistique peut difficilement apparaître ; 4- une incapacité du pays à se définir autrement que par réaction à des ennemis, toujours plus nombreux. L'explication 2 renvoie à une décision politique, à mon avis incompatible avec la démocratie libérale au sens où nous l'entendons en Europe, mais c'est un choix. L'explication 3 renvoie à des sujets nécessitant un approfondissement des sciences politiques, autrement dit qu'Israel est un territoire particulièrement intéressant - un laboratoire en quelque sorte - en matière de sciences politique, et ce que l'on soit ami ou ennemie du pays. L'explication 4 renvoie à une probable disparition à terme du pays - ou a minima à une transformation fondamentale - faute de cohésion interne. Certains penseront probablement en Israël que c'est calquer sur le pays un mode de penser qui lui étranger, que le fait juif doit générer sa propre cohésion... -
Je qualifierai Fuentes de provocateur malsain, quelqu'un qui a probablement un certain talent, mais qui s'enferme dans une posture consternante. Je ne sais pas si l'analogie avec le comique Dieudonné est adaptée. Il agit selon moi tout autant comme agent révélateur et comme repoussoir. Il devrait être blacklisté mais il arrive malheureusement à se placer sur la scène médiatique
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Nick Fuentes continue ses provocations malsaines, notamment antisémitiques. https://nypost.com/2025/12/08/world-news/piers-morgan-slams-nick-fuentes-for-calling-hitler-fking-cool/ La dernière en date, dans une interview par Piers Morgan : You think Hitler was really f–king cool?” Morgan asked Fuentes. “Yes, and I’m tired of pretending he’s not,” Fuentes responded.
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
si l'on part sur 1000 soldats sur 20 km², cela fait 50 h / km². C'est beaucoup en rase campagne compte des facultés d'observation des drones, mais c'est peu pour tenir une ville. Pour tenir une zone de contact de 10 000 km² (estimation perso), il faudrait 500 000 hommes, que l'Ukraine n'a pas. La concentration de troupes ukrainienne serait donc supérieure à Myrnograd qu'ailleurs sur le front. Cela peut s'expliquer par plusieurs motifs, par exemple l'importance de la zone et la surface bâtie, néanmoins, l'imminence d'une restriction logistique ou à l'extrême d'une encerclement devrait conduire à une désengagement partiel des troupes. Un quasi encerclement de plusieurs centaines d'hommes ne devrait pas arriver dans une situation de "transparence" de front.. Je ne pense pas que le commandement ukrainien s'accroche à des positions perdues, mais qu'il est difficile d'estimer l'évolution prévisible du risque pesant sur les déplacements et la capacité prévisible de l'ennemie à se maintenir en zone grise. Autrement dit qu'il y aurait malgré la "transparence" du front le maintien d'une forme de brouillard de guerre. -
[OTAN/NATO]
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Cette évolution américaine est nécessairement compliquée pour un pays comme l'Allemagne, mais cela irait mieux si les spécialistes en politique étrangère du pays s'intéressaient plus à la réalité : - la guerre russe contre l'Ukraine, est une guerre d'agression, à visée impérialiste, avec une volonté de conquête, mais ce n'est pas une guerre d'extermination. Cette guerre mérite plus d'attention que des invocations. Je rappelle que plus d'un million d'ukrainiens sont réfugiés en Allemagne, qu'ils ne rentreront probablement pas en Ukraine après guerre... Il n'y a pas de violence ou de contrainte, mais pour l'Ukraine en tant que pays, c'est une perte bien plus grande que les morts directes de causes russes. La guerre d'extermination, c'est plus côté Gaza... - je pense que c'est inexact de dire que les Etats-Unis se rangent aux côtés de la Russie, c'est juste qu'ils n'ont rien à faire de l'Ukraine et des invocations européennes - l'administration Trump va effectivement chercher à s'immiscer dans les affaires européennes et donc allemandes, même si je ne pense pas que le peuple américain y soit très intéressé à ce stade. L'Allemagne serait-elle si fragile qu'elle ne puisse résister à ces tentatives? Sur le fond, le champ du possible s'est élargi. Pour un spécialiste en politique étrangère, la situation est donc délicate, mais intéressante. Par exemple, que vont devenir les troupes et bases américaines en Europe? Est-ce un souhait américain ou allemand qu'elles restent? Si c'est un souhait allemand, quelles conséquences ce souhait a-t-il sur les autres pays européens? -
Allemagne
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
je pense que le mal est plus profond que le simple opportunisme hors de propos, que l'Allemagne ne comprend globalement pas le monde et l'époque et/ou qu'elle considère ne pas avoir à s'en soucier. Je ne veux pas dire par là que nous avons une compréhension approfondie du monde, juste que nous avons quelques ressorts qui nous maintiennent en alerte sur la réalité, ressorts que l'Allemagne ignore. Ces ressorts - les nôtres - me semblent en partie liés au passé colonial de la France, un aspect de la réalité qui dépasse le bien et le mal. Bien sur ces ressorts finiront un jour par disparaître. Il nous faudra alors puiser au plus profond de notre force de caractère pour approfondir les aspects culturels du moment. Je souhaite signaler un fait étrange lié à un récit de Eric Vuillard : l'ordre du jour, prix Goncourt 2017 de mémoire. Vuillard nous relate les compromissions des milieux économiques - du grand capital- dans la montée du nazisme dans les années 30. Pour autant , tout ceci ne parle pas vraiment du nazisme, tout au plus un concourt de circonstance, car pour dire les choses diplomatiquement, les relations des milieux économiques français avec le pouvoir politique durant la 3ème république n'étaient peut être pas plus reluisant. M. Vuillard nous livre des considérations germanophobes "après les délires d'Herder et le discours de Fichte, depuis l'esprit d'un peuple célébré par Hegel et le rêve de Schelling d'une communion des coeurs, la notion d'espace vital n'était pas une nouveauté". Ces propos sont stupides et faux. S'il n'y avait pas un fond germanophobe dans les milieux culturels français, un ouvrage comportant ce type de propos ne pourrait pas bénéficier d'un prix comme le goncourt. Pour autant, si le récit n'a pas grand intérêt historique et s'il est germanophobe (sur un plan culturel), la réalité qu'on peut lui trouver ... est a posteriori le grand projet que Rheinmettal donne aujourd'hui à l'Allemagne. Il nous faudrait aborder les spécificités ou les limites de la perception allemande du monde, mais on peu affirmer dés à présent que ce mercantilisme attaché à la production d'armement ne mènera à rien de bon. -
Je suis plutôt d'accord avec toi s'il s'agit de dire qu'il ne faut pas confondre symptôme et phénomène. Mark Rutte est fondamentalement le symptôme d'une époque, dans le sens où il peut n'avoir aucun défaut, sans n'avoir aucun intérêt. L'article d'Olivier Zajec laisse entendre que le 'daddy' de Rutte à Trump est probablement une faute irréparable. Autrement dit que le coût stratégique de l'indignité est si élevé qu'il ne permet guère d'alternative à une forme de rupture entre l'Europe et les Etats-Unis. Le fait que les liens entre l'Europe et les Etats Unis soient intrinsèquement profonds ne permettant pas véritablement de compenser. Formuler autrement que les liens entre l'Europe et les Etats Unis sont si profonds que les provocations de Trump ne suffisent pas à les rompre, qu'il faut une action européenne et que Mark Rutte l'a mise en oeuvre. Si tel est le cas, le daddy est fondamentalement est un objet stratégique étrange
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le dernier numéro papier de DSI "novembre décembre", donc sous presse depuis quelques temps, est sévère contre les Etats Unis : entre un article de Roger Noel intitulé Trump et Moscou "source agent d'influence ou idiot utile" et un autre de Olivier Zajec intitulé "Stratégie et dignité" où la servilité à l'égard de Trump de personne comme Rutte est conspuée, le messe est globalement dite. Il va falloir faire des choix internes en Europe.
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Allemagne
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je peux comprendre cette attitude, mais sa validité est surtout interne au pays. Prenons un exemple : Rheinmettal augmente ses capacités de production tous azimuts nous écrit le dernier DSI. La firme a signé fin septembre un accord de 321 millions d'euro portant sur l'implantation d'une usine de munitions en Lettonie. La construction de l'usine commencerait au printemps 2026 et la production un an plus tard. Si la Russie devait lancer une offensive contre les pays baltes - plus ou moins ce pour quoi l'usine est construite - le pays serait probablement envahi avant qu'une guerre longue menée par des alliés ne vienne les libérer (enfin espérons le). Nous aurions donc une usine de munitions flambant neuve aux mains des russes et une guerre longue et sanglante à mener. La logique élémentaire est que l'usine ne doit pas tomber entre les mains russes. Soit on démonte et déplace l'usine à l'ouest si on a le temps, ce qui suppose des plans préétablis, soit on la détruit. En absence de plan, mieux vaut la détruire avec les ouvriers. Un beau cas d'école constitutionnel non? Je n'ai rien contre les constitutions, les augmentations capacitaires et les lettons, ce n'est pas le sujet. Les mêmes personnes qui nous expliquent que c'est terrible, les ukrainiens n'ont plus assez d'armes, vont construire une usine d'armement à la frontière russe... On croit rêver. -
Allemagne
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
ce concept d'extrémisme de la constitution allemande est vraiment étrange vu de chez nous. Je veux bien comprendre qu'on l'utilise comme moyen de repousser des tentations dangereuses, mais j'y vois aussi la tentation du conformisme...Tout ce qui - au sein du peuple français - provient du peuple romain se rebelle contre cette conception. - est ce le rôle de la Constitution d'être en phase avec la réalité présente ou d'anticiper l'avenir ? Probablement pas... par exemple la jurisprudence permet discrètement de s'appuyer sur des principes juridiques ... pour les faire évoluer. - l'âme humaine n'est pas conçue pour s'identifier à une constitution, quelques soient les mérites de cette dernière. L'âme aspire à plus haut et/ou à plus chaleureux. - ce concept élude la question essentielle de savoir quand est ce que l'on prêt de s'entre égorger... Lorsque l'on chante la marseillaise et que l'on parle d'abreuver nos sillons d'un sang impur, ce n'est pas par gout du massacre, c'est plus un moyen de se rappeler que les idéaux, au bout d'un moment, cela doit être concret... Je comprends que le peuple allemand est bien à la peine avec la notion de patriotisme. J'avais lu un ouvrage de Herder et je n'ai pas trouvé que l'emploi d'un mot comme patriotisme incitait chez lui à des dérives nationalismes, le problème est plus récent. -
Allemagne
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
En effet, le scaf n existera probablement pas, car les Français ne veulent pas d' un schéma qui a donné l Eurofighter... Prendre notre part de responsabilité sur le tigre, pourquoi pas, mais le dénominateur le plus commun entre ces deux programmes ne me semble pas la France. Peut être que Dassault est trop gourmand, que le projet est mal ficelé ou les besoins différents... -
[Iran]
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
cet état esprit que l'on pourrait rapprocher des nationalismes européens du 19ème siècle exprime assez bien les réactions publiques israéliennes, même si c'est sur un mode pas très futé. Typiquement lorsque Israel a lancé son opération anti programme nucléaire iranienne, la presse et la classe politique se sont élevées comme un seul homme pour saluer l'opération. Quand les missiles iraniens ont commencé à frapper le pays, les discours auto-satisfaits se sont faits plus discrets. C'était pourtant prévisible. j'ai plus de mal avec cette notion de suprématie régionale : en quoi y a-t-il concurrence? les pays ne sont pas voisins, leurs économies ne sont pas en compétition entre elles, les sphères culturelles sont très différentes et leur antagonisme ouvre la porte aux autres puissances de la région. La suprématie emporterait un avantage, si les petits pays se mettaient à graviter autour du vainqueur s'il y en a un, mais apparemment ce n'est l'ambition ni de l'Iran ni d'Israel... S'il faut parler de suprématie, je ne sais pas, elle suit des schémas différents des nationalismes européens. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
La poche de mynohrad concentrerait 1000 a 2000 soldats. Cela fait beaucoup de monde, même si j' ai compris qu elle n est pas fermée. On peut estimer sa surface (je suis les évolutions du front de loin)? -
[Iran]
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
j'avoue ne pas bien comprendre cet acharnement israélien sur le Hezbollah, voire sur le Liban.... Le forcer à désarmer, certes, mais jusqu'à quel point? Les opérations militaires contre le Hezbollah avaient au moins une logique avant le "plan de paix libanais", car il s'agissait de mesures de rétorsions contre leur soutien au Hamas. De même, les frappes contre l'Iran avaient aussi cette logique de rétorsion. Logique poussée trop loin, mais c'est un autre débat. Si là, Israël veut refrapper l'Iran sous peu c'est "logique" de continuer à frapper le Hezbollah par anticipation. Mais qu'est ce qui pourrait donner du sens à ces frappes sur l'Iran? Quel pourraient bien être leur objectif? Et quel moyen d'impliquer les Etats Unis? je me demande si tout ceci à encore du sens au delà d'un suspicion générale. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
c'est effectivement une manière d'objectiver les choses. En Russie ou Ukraine, la valeur d'un actif professionnel subit l'incertitude politique, ce qui ne limite pas le train de vie des super-riches, c'est à dire leur capacité à se servir sur ces actifs... Rinat Akhmetov s'était ainsi commandé un yacht de 9400 tonnes en 2022 pour 500 M$, et un coût d'entretien annuel estimé à 50 M^$ https://www.superyachtfan.com/fr/yacht/project-luminance/ -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Au delà de la stratégie globale russe s'appuyant sur un effort gradué, mais soutenu et durable, l'auteur met en avant des échecs russes mais aussi ukrainiens, notamment à Sudja. "Ainsi, la déroute ukrainienne de la poche de Sudja en mars 2025, marquée par l’abandon de plus de 300 pièces d’équipement lourd, symptôme d’un épuisement local du dispositif, illustre une rupture de cohésion et l’effondrement des capacités de manœuvre." L'auteur est de ceux qui considère que l'Ukraine s'est entêtée dans une offensive inadaptée dans le saillant de Koursk. Cette analyse me semble globalement valable, mais je n'avais pas en tête un coût en matériel aussi marqué. Par ailleurs, il mentionne que Zalousny était conscient à fin 2023 de l'inévitable effet d'attrition à venir. C'est donc un constat sévère sur le manque de cohérence entre les moyens et la stratégie ukrainienne. -
Israël et voisinage.
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
c'est uniquement pour faire plaisir à Trump qui le réclame, sauver le pays d'un déchirement interne et protéger des juges indignes et récalcitrants de justes sanctions de sources américaines... Si, si, c'est le discours de ministres... https://fr.timesofisrael.com/silman-trump-pourrait-intervenir-si-herzog-ne-gracie-pas-netanyahu/ La ministre de l’Environnement, Idit Silman, a suggéré dimanche que le président américain Donald Trump pourrait intervenir et éventuellement sanctionner des hauts responsables judiciaires israéliens si le président Isaac Herzog ne graciait pas le Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Je pense que le président Trump s’est exprimé très clairement, il a fait part de son opinion et a envoyé une lettre », a déclaré Silman, membre du parti au pouvoir, le Likud, à i24 News, faisant référence à l’insistance du président américain pour que le président Herzog gracie le Premier ministre. -
Israël et voisinage.
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
baisse des vocations dans l'armée. l'armée n'est quasiment plus en mesure de sélectionner ses officiers... En 2026, les réservistes devraient encore réaliser 60 jours en moyenne... à moins bien sur que l'on ne découvre une nouvelle cause de guerre https://fr.timesofisrael.com/de-moins-en-moins-de-soldats-souhaitent-embrasser-une-carriere-militaire-etude/ Selon des statistiques rendues publiques dimanche, Tsahal fait face à une crise majeure, luttant pour conserver ses militaires de carrière, alors que les responsables de l’armée continuent de tirer la sonnette d’alarme sur la pénurie de soldats. Il manquerait à l’armée environ 1 300 officiers aux grades de lieutenant et de capitaine, ainsi que 300 majors, a fait savoir la chaîne d’information N12. Des enquêtes internes menées par l’armée ont par ailleurs montré que, parmi les officiers, seuls 63 % souhaitent poursuivre leur carrière dans l’armée, contre 83 % en 2018. Parmi les sous-officiers, ce chiffre s’élève à 37 % cette année, contre 58 % en 2018. L’armée israélienne lutte depuis des années pour retenir les militaires de carrière dans ses rangs. Les emplois civils, en effet, sont vus comme beaucoup plus lucratifs et moins stressants. L’épuisement causé par la guerre, la dégradation perçue des conditions de service, la délégitimation politique et le mécontentement suscité par les récentes nominations au sein de la direction de Tsahal ont, de plus, conduit à une aggravation du problème. Ce mois-ci, les officiers supérieurs du Directorat des Ressources humaines de l’armée israélienne ont ainsi indiqué aux députés que quelque 600 soldats de carrière demandaient à prendre une retraite anticipée, et que les officiers subalternes devaient être promus plus tôt afin de combler les postes vacants. La générale de brigade Lia Shabo, cheffe de la division du personnel au sein du Directorat des Ressources humaines (2ᵉ à partir de la gauche) et le général de brigade Amir Vadmani, chef d’état-major du Directorat des Ressources humaines (2ᵉ à partir de la droite), lors d’une réunion de la sous-commission des Ressources humaines de Tsahal de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. (Crédit : Dani Shem-Tov/Porte-parole de la Knesset) « Il y a des lacunes. Pour en combler certaines, nous encourageons des jeunes moins expérimentés à rejoindre nos rangs », a fait savoir le général de brigade Amir Vadmani, chef d’état-major du Directorat des Ressources humaines, devant la sous-commission en charge des Ressources humaines de l’armée israélienne de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. « Le taux de sélection est en baisse. D’ici 2028, nous devrons nommer 400 lieutenants-colonels parmi les 500 candidats actuellement disponibles. Cette tendance va s’accentuer d’ici 2028. Nous menons des enquêtes, et nous pouvons suivre les tendances ; nous constatons une augmentation de l’épuisement professionnel à tous les niveaux », a ajouté Vadmani. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, le chef du Directorat des Ressources humaines, le major-général Dado Bar Kalifa et d’autres officiers supérieurs ont travaillé sur des plans visant à résoudre cette crise en plein développement, ainsi qu’à empêcher l’adoption d’une loi qui pourrait encore dégrader les conditions de service des militaires de carrière. Cette enquête interne a été rendue publique quelques jours après la présentation d’une nouvelle version d’un projet de loi réglementant les exemptions du service militaire pour les ultra-orthodoxes, soutenu par le gouvernement et mené par le député du Likud Boaz Bismuth. Bismuth a publié jeudi le texte de ce projet de loi tant attendu, suscitant des critiques dans les rangs de la coalition, de la part de personnalités de l’opposition et chez des conseillers juridiques, motivées par la suppression de diverses dispositions du projet précédent visant à garantir que les personnes inscrites dans une yeshiva y étudient effectivement, et par l’annulation de toutes les sanctions à l’encontre des réfractaires ayant atteint l’âge de 26 ans. Quelque 80 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans sont actuellement éligibles au service militaire, mais ne se sont pas enrôlés. L’armée israélienne a indiqué avoir un besoin urgent de 12 000 recrues, en raison de la pression exercée sur les forces permanentes et de réserve par la guerre contre le Hamas à Gaza et par d’autres défis militaires. L’armée israélienne annonce une réduction significative du temps de service des réservistes et une augmentation de leur entraînement en 2026. Selon un tableau militaire mis à jour, avec la fin de la guerre, l’armée israélienne prévoit que les réservistes seront appelés à servir jusqu’à 60 jours au total en 2026. Au cours de la première année de la guerre, les soldats des filières de combat ont servi en moyenne 136 jours dans la réserve, et 168 jours pour les commandants. Avant la guerre, en plus de leur entraînement annuel, les réservistes effectuaient jusqu’à 25 jours d’activité opérationnelle tous les trois ans. Mercredi, le « tableau de combat » de l’armée israélienne, après avoir été approuvé par le chef d’état-major Zamir, a été remis à toutes les unités. Des réservistes de l’armée israélienne participent à un exercice militaire surprise dans le nord d’Israël, le long de la frontière avec le Liban et la Syrie, le 24 novembre 2025. (Crédit : Michael Giladi/Flash90) Selon l’armée israélienne, ce tableau qui détaille l’ensemble des tâches, exercices, moyens et ressources pour toutes les unités en 2026 a été élaboré sur la base des enseignements tirés de la guerre et d’un « nouveau concept de défense, de vigilance et de préparation ». Il permettrait par ailleurs de « relever les nombreux défis ». Les réservistes, d’après ce tableau, seraient appelés pour environ six semaines d’activité opérationnelle, avec des jours supplémentaires de service de réserve consacrés à la formation et à l’organisation. Au total, ils effectueraient environ 60 jours de service tout au long de l’année. « Le plan de déploiement des réservistes en 2026 montre une augmentation du nombre de jours de formation visant à renforcer la préparation, parallèlement à une réduction du nombre de jours de mission pour les réservistes, afin d’alléger leur charge », a expliqué l’armée. L’armée israélienne a annoncé qu’elle s’efforcerait, l’an prochain, de mener à bien la formation de base, comme prévu. Toutes les unités suivront en outre « une formation spécifique visant à améliorer leur état de préparation, qui durera plusieurs semaines ». -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
de mémoire (la vieillerie me guette...), le sujet de la traçabilité des dons d'armes était mis en avant par les Etats-Unis durant la période Biden. Néanmoins, les Etats-Unis avaient aussi fait acte de contrition en indiquant que la traçabilité des dons d'armes US n'étaient pas folllchone, autrement dit que les américains n'étaient pas super clair sur ce qu'ils donnaient réellement, et non pas sur ce qu'ils donnaient en support power point. Alors 1 point partout, balle au centre? Pas si simple pour deux raisons : - d'une part, l'année 2022 est marquée par un bordel cosmique, il ne faut pas s'attendre à un fonctionnement administratif efficient de l'Etat ukrainien, il ne l'était déjà pas avant, mais avec une invasion, une perte de territoire et une fuite de population, il ne faut demander l'impossible... - d'autre part, la situation est inégalitaire par nature. En guerre, soit tu produis des armes, soit tu dépends de tes fournisseurs. Si ton fournisseur te donne une contrainte de traçabilité pour des armes données, tu dois faire le maximum pour t'assurer de la traçabilité, peu importe le moyen pour rendre la contrainte explicite en interne. Pour l'argent, je ne me prononce pas. Pour les armes fournies gratuitement, mon inquiétude initiale tend à se résorber, je n'ai pas l'impression que l'on voit ces armes sur le marché international de la contrebande. Et comme la guerre dure et les armes manquent, cela limite les risques. En revanche, le fonctionnement interne de l'Etat ukrainien ne semble pas s'améliorer, et c'est bien sur inquiétant. Les affaires de corruptions semblent dans le temps monter en gamme, de contrats secondaires (ex des achats d'uniforme) vers des contrats majeurs (on évoque à demi mots la société fournissant les flamingo). C'est bien sur un sujet impossible à éluder pour les ukrainiens et par ricochet pour leurs alliés. C'est affaire constitue-t-elle une prise de conscience tardive mais salutaire ou une enième reconfiguration des structures d'influence, de pouvoir et donc de corruption en Ukraine??? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Akilius G. a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
c'est courageux, mais est ce que c'est son choix, ou est ce que c'est contraint? Plus facile à dire qu'à faire, car il sait trop de choses pour tomber dans des mains russes...